Cuisine·Culture en vrac

La logique américaine a encore frappé…

          Aux États-Unis, comme dans la plupart des pays « riches » (dénomination bien peu satisfaisante en période de crise mais c’est la 1° qui me vient à l’esprit), et sans doute plus encore qu’ailleurs, l’obésité est un véritable fléau. La « cuisine » américaine est réputée pour être à la fois grasse et sucrée et le régime hamburger/frites/soda fait des ravages. D’après une étude récente, 2/3 de la population américaine serait en surpoids dont 1/3 serait obèse (soit 20% de la population !). L’obésité représenterait plus de 15% des décès et serait la 2° cause de mortalité après le tabac.

          Ainsi, comme dans de nombreux autres pays, le gouvernement américain a décidé de lancer une lutte d’envergure contre ce problème de santé publique de grande ampleur. Il s’agit entre autres d’équilibrer les menus dans les cantines scolaires et de proposer plus de légumes aux enfants. Et c’est là qu’est apparue la grande idée qu’il fallait que je vous fasse absolument partager : ça n’arrange pas tellement tellement les industries agro-alimentaires de voir leurs produits supprimés des cantines, ils ont donc trouvé une parade des plus ingénieuse… Sur les pizzas, il y a de la sauce tomate, la tomate est un légume (un fruit en réalité, mais en l’occurrence, peu importe) donc, la pizza EST un légume !

          Une logique imparable et quelque peu terrifiante. Il avait été proposé d’augmenter les doses de tomates sur les pizzas afin d’en faire un repas plus équilibré, mais ce surplus de sauce a un coût et comme les enfants n’ont pas l’habitude de manger des légumes, ils risqueraient de les consommer, inutile donc de tenter cette expérience coûteuse. Fort heureusement, la proposition n’est pas encore passée mais étant donné le poids des lobbying agroalimentaires dans la politique américaine, il ne semble pas si surréaliste que cette idée soit adoptée afin de satisfaire tout le monde (à savoir les politiques qui donnent l’impression de faire un effort et les industriels qui continuent de s’en mettre plein les poches). C’est beau le progrès ! Pour en savoir plus, allez jeter un oeil à l’article paru sur Le Point ou au savoureux dessein de Caro qui m’a mis la puce à l’oreille.

Bars, restaurants

Le Père Louis, Toulouse

          Aujourd’hui, afin d’égayer ce morose début de semaine, je vais vous présenter un endroit que j’aime tout particulièrement. Un lieu culte où se réunissent les toulousains depuis des générations, depuis plus d’un siècle, un incontournable de la ville rose.

          Ici, le soir on boit un verre de Muscat ou un Tariquet debout autour des tonneaux qui font office de table, une assiette de fromage ou de charcuterie à portée de main. Le midi, l’ambiance est moins survoltée et on déguste des produits « du pays » selon l’ardoise du jour. Les frites méritent particulièrement le détour (le midi, mieux vaut réserver, c’est souvent complet ; le soir, tapas uniquement). Le service accueillant et la clientèle sympathique font pour beaucoup dans le charme du lieu. Parfait pour un début de soirée festif !

Le Père Louis

45, rue des Tourneurs

31000 Toulouse

Je viens d’apprendre par la même occasion qu’il existe aussi un Père Louis à Paris, à tester donc.

Bars, restaurants

L’imprévu

          L’imprévu est un petit (pas tant que ça) bar-salon de thé situé rue Quincampoix, dans le 4° arrondissement de Paris. Quelque part dans une ruelle entre les stations Rambuteau, Hôtel de ville et Châtelet. 

          Un endroit à la décoration pour le moins originale. Plusieurs petites salles vous accueillent, chacune dans un style différent. Les chaises et fauteuils sont dépareillés : on trouve tous les styles du fauteuil de barbier à la simple chaise de bistrot en passant par le canapé moelleux. Un style unique qui fait tout le charme du lieu.

          Du côté de la carte, le choix des boissons est assez varié. Beaucoup de thés, un très bon chocolat chaud, mais aussi quelques cocktails en plus des boissons habituelles (sodas, bières, etc…). De quoi satisfaire à peu près tout le monde. On peut aussi grignoter quelques tartes salées ou sucrées. La tarte Tatin n’est pas mal du tout… Le tout accompagné d’un service agréable. Un endroit dans lequel il fait bon passer des heures les jours de pluie ou de frimas pour les beaux jours, une petite terrasse qui n’a malheureusement pas le charme de l’intérieur est aussi disponible).

L’imprévu café

7, rue Quincampoix

75004 Paris

http://www.imprevu-cafe.com/

Cuisine

Madeleines au thé vert et à la menthe

Une recette facile à réaliser pour des goûters gourmands.

Pour 50 mini-madeleines environ (ou 10 normales) :

– 2 oeufs

– 100 g de beurre demi-sel

– 100 g de farine

– 2 cuillerées à café de thé vert Matcha pâtissier (peut se commander au Palais des thés, le thé vert Matcha a un goût un peu iodé, ajustez les quantités selon votre goût)

– 1 cuillerée à café de levure chimique

– 50 g de sucre semoule

– 1 cuillère à soupe de miel

– quelques feuilles de menthe

          Faites fondre le beurre à feu doux avec le miel. Ajoutez le thé vert et mélangez. Sortez du feu et réservez.

          Battez les oeufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporez la farine et la levure préalablement mélangées, puis la préparation au beurre. Mélangez le tout jusqu’à obtenir une pâte homogène. Ciselez quelques feuilles de menthe fraîche et intégrez-les à la pâte. Mélangez. Vous pouvez éventuellement ajouter une pincée d’épices de votre choix (cannelle, gingembre) pour des madeleines plus relevées.

          Laissez refroidir au réfrigérateur au moins une heure.

          Préchauffez le four à 250° C (th. 8/9). Remplissez les moules aux 2/3 et enfournez 2 min. 30 pour des mini-madeleines (4 min. pour des madeleines de taille normale). Baissez le four à 210° C (th. 7) et poursuivez la cuisson 4 min. environ (6 min. pour des madeleines plus grosses). Lorsqu’elles sont dorées, sortez-les du four.

          Dégustez-les tièdes accompagnées d’un thé à la menthe par exemple.

Bon appétit !

Bars, restaurants

Le piano vache

          Le piano vache est un bar du quartier latin. Depuis le début des années 70, des générations d’étudiants s’y succèdent, mêlés à des nostalgiques qui, leurs études depuis longtemps finies, continuent de le fréquenter avec le même enthousiasme. Ici, pas de musique à la mode ni de déco contemporaine : du vieux rock et des murs couverts d’affiches hors d’âge.

          Dans une rue calme, on ne tombe pas sur ce bar par hasard (à moins d’être très chanceux). Plutôt calmes en journée, les lieux s’animent le soir : on refait le monde autour d’un verre, parfois avec véhémence, mais toujours dans la bonne humeur. Un endroit intemporel où on se sent comme chez soi avec en plus des prix assez raisonnables pour la capitale. Les banquettes déglinguées ont entre autres servi pour le tournage du Péril jeune de Cédric Klapisch. Un repère d’intellos qui ne se prennent pas au sérieux, d’étudiants rockers et d’anarchistes nostalgiques. Un joyeux mélange qui vous promet des soirées animées. À découvrir absolument !

Le Piano vache

5 rue Laplace

75005 Paris

http://www.lepianovache.com/