Mes lectures

Octave MIRBEAU, Les 21 jours d’un neurashténique

          Dans Les 21 jours d’un neurasthénique, Octave Mirbeau suit à travers des anecdotes un « malade » en cure thermale dans les Pyrénées, le tout avec un humour décapant.

          J’ai bien cru que j’allais m’étouffer de rire à la lecture du premier chapitre. Malheureusement la construction du roman est pour le moins obscure (les mauvaises langues diraient inextistante) et les tribulations de notre neurasthénique deviennent un peu dures à suivre. J’ai dû rater au passage quelques références historico-littéraires. Le livre est assez daté et sorties du contexte dans lequel elles ont été écrites (et dont j’ignore presque tout), certaines anecdotes perdent de leur intérêt. Ce livre vaut quand même le détour pour l’écriture savoureuse et l’humour tranchant. A ne pas lire comme un roman mais à petite dose, comme cure de rire.

Citation à venir

Mes lectures

Jean TEULE, Mangez-le si vous voulez

          Mangez-le si vous voulez raconte l’horrible mise à mort d’Alain de Moneys, en 1870, dans un petit village du Périgord. Alors que ce jeune homme aimé de tous se rend à la foire, la foule est prise de folie. Elle le rue de coups, le torture et finit par le brûler vif avant de manger sa graisse en tartine sur du pain.

          Aussi invraissemblable que cela puisse paraître, il s’agit d’une histoire vraie (qui donc serait aller inventer une histoire aussi peu crédible pour un roman, je vous le demande). Il y avait là à l’évidence un sujet digne ce ce nom. Cependant, si le livre s’avère plutôt agréable à lire, on ne peut pas franchement dire qu’il soit bien écrit. On cherche ses qualités littéraires sans en trouver une seule (à part une certaine légèreté peut-être mais certains parleraient plutôt de futilité). L’histoire est traité avec autant de profondeur que l’aurait fait un magazine people. Certes ça fait vendre mais moi, ça me laisse sur ma faim.

Pour la citation, il va falloir attendre quelques jours que je retrouve ma bibliothèque.

Mes lectures

Ambre BARTOK, Ca se passe derrière la télé

          Un « essai » qui décortique avec « humour » les dessous de la télé.

          Le résultat : ce n’est pas drôle mais lourd, mal écrit, sans la moindre originalité. En voulant dénoncer les dessous de la télé, l’auteur ne fait qu’accumuler une montagne de clichés servis par un style déplorable. Bref, sans doute le pire livre que j’ai lu cette année.

Petits veinards ! Je n’ai pas le livre sous la main, je ne mettrai donc pas le traditionnel extrait, vous évitant ainsi la torture de cette lecture insipide.

Mes lectures

David WHITLEY, Le Pacte de Minuit

          Dans la tour du comte Stelli, le grand astrologue, une amitié se lie entre Mark et Lily. Tous deux sont encore des enfants, d’une grande pauvreté, mais un destin exceptionnel les attend. Ils deviendront célèbres, l’un dévoré par une ambition sans limites, l’autre par sa générosité hors du commun. Changeront-ils le futur d’Agora, comme le Pacte de Minuit le prédit ?

          Dès les premières lignes, on est happé par l’histoire. L’écriture est travaillée et le style soutenu : ici on ne prend pas les adolescents pour des imbéciles. Les ficelles du récit sont assez classiques, suivant le schémas habituel des livres de fantasy (des gentils, des méchants, un monde imaginaire, des complots, de l’amitié). Pas de descriptions interminables de l’univers construit par l’auteur, on le découvre au fil du livre. L’histoire est riche en rebondissements, souvent inattendus. En résumé, une base convenue mais une construction efficace, le tout servi par un style irréprochable. Ce jeune auteur nous livre un ouvrage impeccable et intelligent. Vivement la suite !

          Il recula, heurtant une autre ligne de danseurs qui s’éparpillèrent autour de lui. Il n’avait plus rien du jeune prodige ou du parvenu ambitieux. Il claquait des dents comme un pauvre gamin, glacé de terreur devant ce visage blafard et ces deux trous noirs surgis de son passé.

Mes lectures

George ORWELL, La ferme des animaux

          Encore un grand classique de la littérature qui m’avait totalement échappé. On ne peut pas dire que j’étais très chaude pour le lire… Pourtant c’est au final une bonne surprise. Les animaux décident de se rebeller pour échapper à l’exploitation par le fermier. Ils mettent en commun leurs efforts pour un système plus égalitaire. C’était sans compter sur les cochons, qui vont petit à petit s’emparer du pouvoir à la place des humains…

          Les traits employés pour dénoncer les dérives du communisme sont un peu gros mais on se laisse emporter par la plume mordante de l’auteur. Le style est un petit bijou de  maîtrise et d’humour grinçant. Un petit livre vite lu mais qu’on n’est pas prêts d’oublier.

          Une fois encore les animaux éprouvèrent une vague inquiétude. Ne jamais entrer en rapport avec les humains, ne jamais faire de commerce, ne jamais faire usage d’argent _ n’étais-ce pas là certaines des résolutions prises à l’assemblée triomphale qui avait suivi l’explulsion de Jones ? Tous les animaux se rappelaient les avoir adoptées : ou du moins ils croyaient en avoir gardé le souvenir.

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Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer :

« Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres. »