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Balade dans les Pyrénées ariégeoises

Fin avril, je suis allée passer quelques jours dans ma famille, au cœur des Pyrénées ariégeoises (pour ceux qui confondent – et ils sont nombreux ! – l’Ariège se situe dans les Pyrénées centrales, rien à voir donc avec l’Ardèche, au sud-ouest des Alpes, même si les deux semblent pareillement sauvages). Malgré une santé défaillante, j’ai quand même réussi à mettre un peu le nez dehors et à faire mes deux balades favorites. En voici une.

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Temps menaçant et végétation qui hésite encore entre hiver et printemps.

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Je n’ai malheureusement pas réussi à immortaliser le cerfs et les biches rencontrés en chemin.

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           Pour ceux qui passeraient dans le coin, ce sentier de randonnée est balisé. Il part du col de Péguère pour arriver au Col de Port en longeant les crêtes offrant une vue imprenable sur la plaine d’une part, et la montagne de l’autre. Bonne balade.

Cinéma·Mes lectures

Retour sur quelques ratés…

          Il y a les bonnes surprises, et puis il y a les autres. Même si le début d’année a été plus riche en coups de cœur qu’en loupés, il y a tout de même eu quelques déceptions. En voici trois.

La vieille qui voulait tuer le bon dieu, de Nadine Monfils

          Je dois avouer que je ne m’attendais à rien d’exceptionnel en ouvrant ce livre gagné l’année dernière et qui attendait depuis dans ma bibliothèque. Je l’ai ouvert un jour où j’avais envie de quelque chose de léger en me disant que ça pouvait être drôle. J’ai vite déchanté. L’écriture se veut légère mais je l’ai trouvée « surjouée » si je peux dire, un défaut courant dans ce type de roman qui en fait des caisses pour avoir l’air naturels et enjoués. Ce ton assez typique des romans « humoristiques » a une certaine tendance à me taper sur les nerfs. Je ne suis donc pas très bons public pour les romans qui se veulent drôles, malgré tous mes efforts. Celui-ci ne m’a franchement pas emballée. Le personnage principal m’a semblé à la fois antipathique et peu crédible. Mais il faut dire que ce n’aurait pas été un gros problème si le style ne m’avait pas autant agacée. J’ai eu beau essayer de m’intéresser à l’histoire, rien à faire. J’ai trouvé le trait grossier et je n’ai pas souri une seule fois. Un roman qui m’a semblé sans le moindre intérêt.

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En équilibre, de Denis Dercourt

          Ce film me tentait assez, ne serait-ce que parce qu’il y avait Albert Dupontel à l’affiche, ce qui est généralement un gage de qualité. Une fois n’est pas coutume, celui-ci m’a déçue. Il faut dire que les comédies romantiques et moi ne sommes pas forcément faites pour nous entendre, je ne le apprécie que très modérément et suis assez hermétique au romantisme. J’aurais donc sans doute pu me douter que ça n’allait pas coller mais mon optimisme naturel me poussait à croire le contraire. Finalement, j’ai trouvé cette histoire totalement niaise. Je n’ai même pas trouvé que les acteurs jouaient bien alors que je les apprécie habituellement. Même la passionnée de cheval que je suis est restée perplexe devant l’univers équin. Bref, un raté total. J’ai trouvé qu’il ne se payait même pas le luxe d’être franchement mauvais, juste totalement insignifiant. Je suis ennuyée ferme devant ce film qui m’a semblé plus d’une fois improbable. Une grosse déception.

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Un homme idéal, de Yann Gozlan

          Le synopsis de ce film me semblait très prometteur. Une histoire d’écrivain, de manuscrit volé, de harcèlement, les ingrédients semblaient réunis pour passer un bon moment. Pourtant, rapidement j’ai senti que ça n’allait pas être le bon moment espéré. J’ai trouvé le personnage principal de ce film assez exaspérant (les autres aussi d’ailleurs) et plus on avance plus il perd en crédibilité. L’idée de départ était prometteuse mais le film s’enlise dans un scénario improbable servi par un jeu d’acteurs assez fade. J’ai hésité un bon moment entre ennui profond, perplexité et agacement. Et ça ne va pas en s’arrangeant ! Les critiques n’étaient certes pas très élogieuses sur ce film mais je ne m’attendais pas à pareil désastre. J’ai beau être très bon public pour les thriller, je n’ai pas du tout apprécié celui-ci auquel je n’ai pas cru une seconde. Navrant.

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Cuisine

Le banana bread sans lactose ni gluten

Pour 8 personnes

1/2 verre de raisins secs
2 œufs
100 g de sucre roux
10 cl d’huile de noisette
2 bananes bien mures
10 cl de lait d’amande
170 g de farine de sarrasin
50 g de fécule de maïs
1/2 verre de noix de pécan concassées
1 bouchon de rhum
1 c. à café de bicarbonate de soude
1 c. à café de cannelle
1 pincée de sel

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Si possible la veille, mettez les raisins secs à tremper dans de l’eau chaude avec un peu de rhum.

Le jour même, préchauffez le four à 180° C.

Battez les œufs avec le sucre. Ajoutez l’huile de noisette.

Écrasez les bananes à l’aide d’une fourchette et ajoutez-les au mélange. Versez ensuite le lait d’amande.

Incorporez la farine peu à peu en mélangeant bien puis les noix, les raisins et le reste des ingrédients.

Enfournez et faites cuire 50 min. Vérifiez la cuisson à l’aide d’une lame de couteau avant de le sortir du four et laissez cuire 5 à 10 min de plus au besoin.

Laissez refroidir avant de démouler et dégustez.

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          Assez compact, le banana bread est idéal pour le petit-déjeuner accompagné d’un café. Il constitue aussi un goûter très nourrissant. Cette version sans lactose ni gluten est une alternative aussi originale que goûteuse à la version traditionnelle.

Bon appétit !

Mes lectures

Ethan Frome, le chef-d’oeuvre d’Edith Wharton

          Qu’est-il arrivé à Ethan Frome pour que cet homme d’une petite ville du Massachusetts pour qu’il se soit à ce point renfermé ? Quel a été ce grave accident qui l’a lourdement handicapé ? Un nouvel arrivant dans la ville va tenter de percer les mystères de cet homme.

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          D’Edith Wharton, je n’avais lu que Le vice de la lectureun petit texte avec lequel je n’avais pas du tout accroché. J’avais trouvé le style très vieilli et l’argumentation faiblarde. Quand on m’a offert ce roman, je ne me suis donc pas précipité pour le lire, bien que la libraire à qui je fais relativement confiance ait assuré que ce soit un chef-d’oeuvre. Toutefois, cette année, j’ai décidé de le mettre dans la liste des romans à sortir de ma bibliothèque avant le 31 décembre. Je me suis rapidement attelée à la tâche (moins rapidement à vous en parler, comme vous pouvez le constater…) et je dois bien avouer que j’ai été très agréablement surprise. L’écriture est classique mais je l’ai beaucoup appréciée. Assez sobre, avec une retenue plutôt touchante qui donne une note particulière à ce texte. On met un peu de temps à s’attacher aux personnages – par ailleurs assez énigmatiques – mais on finit par s’habituer à leur présence et par vouloir en savoir plus sur leur histoire.

          On se laisse bercer par le rythme très particulier de ce roman. Ethan Frome est un personnage énigmatique alors que sa protégée s’avère pour le moins lumineuse. Le contraste entre leurs deux personnalités donne à ce texte une relief particulier. J’ai beaucoup de mal à expliquer pourquoi j’ai tant aimé ce roman. Ca tient à la fois de ses personnages un peu « abîmés » dont le portrait est si bien dressé qu’on brûle de découvrir leur passé, ce qui a pu les façonner de la sorte. Le style simple en apparence nous coule dans un rythme qui m’a quelque peu bercée. Il y a à la fois de la douceur, de la retenue et un fond de douleur dans l’écriture que j’ai trouvé extrêmement touchant. On apprend à connaître les personnages peu à peu sans à proprement parler de suspens, on sent au fil des pages arriver le drame. Une belle écriture et une histoire bouleversante, un très grand roman.

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Il avait toujours été plus sensible que les gens de son entourage aux beautés de la nature ; ses études, malgré leur interruption prématurée, avaient donné une forme à cette sensibilité, et, même aux heures les plus malheureuses de son existence, les champs et le ciel lui avaient toujours parlé d’une voix souveraine et profonde.

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Ces sautes d’humeur faisaient le désespoir et la joie d’Ethan Frome. Le tour que prenaient les pensées de Mattie était aussi imprévisible que les allers et retours d’un oiseau entre deux branches.

Cinéma·Théâtre

Rire du couple

Papa ou maman, de Martin Bourboulon

          Voilà un film dont je n’attendais pas grand chose. Je n’étais d’ailleurs pas sure d’aller le voir. J’avais peur d’une comédie très lourde et sans grand intérêt même si j’étais assez curieuse de voir ce que donnait cette histoire de couple qui se déchire pour ne pas avoir la garde des enfants. Finalement, j’ai été agréablement surprise. Sans dire que ce film soit toujours d’une grande finesse, j’ai trouvé qu’il tapait quand même plutôt juste. Les situations cocasses s’enchaînent et contre toute attente j’ai ri de bout en bout. Je pense que c’est avant tout une question de rythme : pas le temps de réfléchir tant les vannes fusent vite. J’ai assez aimé le mauvais esprit qui préside à ce film, je suis franchement friande de ce type d’humour caustique. On pourrait dire que le film va peut-être un peu trop loin, surtout sur la fin, mais j’avoue que ça ne m’a pas dérangée outre mesure. Je me suis laissée prendre à cette histoire loufoque, aussi bien ficelée que bien interprétée. L’idée de départ est originale et le résultat assez convaincant. Peut-être pas un grand film mais une bonne surprise, assurément.

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A 3 on y va, de Jérôme Bonnell

          Ce trio amoureux me tentait assez. Même si le synopsis peut sembler un peu improbable, j’avais bien envie de voir Anaïs Demoustier dans ce type de rôle. Etrangement, je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus drôle. L’histoire se prêtait au vaudeville et c’est à comédie douce-amère que l’on a affaire. Je dois admettre que ça m’a un peu déstabilisée. Cela dit ce film est loin d’être inintéressant. La manière dont le sujet est traité est assez fine et il évite en grande partie les écueils que rencontrent généralement ce genre d’histoires. Les personnages sont assez attachants et les sentiments sonnent plutôt vrai malgré la côté pour le moins incongru de la situation. C’est très bien joué et il y a une certaine fraîcheur dans ce film. Malgré tout, il m’a manqué un petit quelque chose pour totalement accrocher. J’ai trouvé que le film peinait à trouver un ton convaincant, entre l’envie de faire rire et d’émouvoir. Un film qui manque un peu de rythme mais s’avère tout de même touchant et traite un sujet difficile avec délicatesse.

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Le clan des divorcées, d’Alil Vardar

          Cette pièce tourne depuis maintenant un certain temps à Paris et je dois admettre qu’elle ne me tentait pas plus que ça. Quand me cousine est venue à Paris, je me suis quand même laissée convaincre. J’ai été plutôt agréablement surprise finalement. Certes, ça n’est pas exactement un humour tout en finesse mais il y a un certain rythme et j’ai ri plus d’une fois. Il faut dire aussi que l’enthousiasme du public y fait pour beaucoup. L’histoire est simple : trois femmes très différentes qui viennent de divorcer se retrouvent contraintes de vivre en coloc. Les comédiennes déploient une belle énergie. Certaines vannes sont un peu faciles, d’autres assez biens vues. Les personnages ont beau être ultra caricaturaux, on se retrouve forcément un peu dans certaines situations et on prend un certain plaisir à se moquer d’elles. Le sujet est porteur et touchera sans doute surtout les 40 ans et plus. Je ne suis pas une grande adepte du théâtre de boulevard mais malgré les défauts de la pièce j’ai quand même passé un agréable moment.

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