Bars, restaurants

Dirty Dick : le bar pour les amoureux du rhum

          J’avais entendu parler de ce bar il y a un certain temps déjà et je l’avais noté dans la liste des endroits à découvrir. Ambiance tropicale et rhum à gogo, je ne pouvais pas louper ça ! Le bar se situe à Pigalle (pas très loin de chez moi donc, ça change), quartier en pleine réhabilitation où ces dernières années les bars à hôtesses ont peu à peu laissé la place à des bars branchés. Dès l’entrée, chaleur et ambiance Hawaï des années 50 : tapisserie rétro, peau de serpent, tabourets en bois et pin’up peinte sur un mur. Pas de doute, on a envie de rester.

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          L’endroit est bondé et il faut compter une grosse heure pour avoir un cocktail. A peu près autant pour trouver un siège d’ailleurs. Mais franchement, ça vaut largement le coup de patienter. Les barmen sont assez géniaux (et sympas en plus) et c’est un régal de les regarder faire. Je n’avais jamais vu avant quelqu’un sentir ses cocktails pour vérifier l’équilibre et les goûter en cas de doute. A la carte, beaucoup de cocktails à base de rhum, mais pas seulement. C’est plutôt varié et assez exotique. Le plus dur est de choisir. Certains sont proposés pour 2 ou 4 personnes, ce qui s’avère plus rentable.

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          Nous avons opté pour un classique : rhum et jus de fruits (je ne me rappelle plus quoi mais ça devait être quelque chose genre ananas-citron vert) dans un contenant pour 4 personnes. Les produits utilisés sont de qualité, ce qui change tout, et la déco est hyper soignée avec des verres vraiment chouettes. Notre cocktail était servi dans un grand coquillage rempli de glace pilée et recouvert de fruits frais et séchés et de fleurs. De l’alcool est flambé au moment du service pour un résultat on ne peut plus impressionnant. Sans nul doute le plus beau cocktail que j’aie jamais vu !

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          La déco est magnifique aussi bien dans la salle que dans les verres et côté goût, on est dans le top 3 dans meilleurs cocktails que j’aie jamais bus. Les fumeurs apprécieront le grand fumoir décoré avec soin. Côté prix, ce n’est pas donné mais on est dans les tarifs habituels pour un bar à cocktail parisien. Comptez environ 12€ pour un verre. La carte est assez variée. Même si le rhum est à l’honneur, chaque pourra y trouver son bonheur avec à la fois des classiques fruités et des créations plus originales mais aussi une belle carte de rhums. Une déco rétro, une ambiance tropicale, des barmen sympas et surtout de délicieux cocktails : pari gagnant pour ce bar de Pigalle un peu victime de son succès.

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Dirty Dick

10 rue Frochot

75009 Paris

Ouvert tous les jours de 19h à 2h

Mes lectures

La meilleure d’entre nous, plongez au coeur d’un concours de pâtisserie

          En Angleterre, le concours pour devenir la nouvelle Kathleen Eaden est lancé. Cinq candidats s’affrontent pour ce titre prestigieux. Cinq personnalités ben différentes qui ont comme point commun leur passion pour la pâtisserie. Mais derrière les façades souriantes se cachent bien des failles. 

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          Je dois bien avouer que quand l’éditeur m’a envoyé ce livre j’étais un peu septique. La quatrième de couverture me laissait présumer du pire. L’histoire me rappelait étrangement celle de L’école des saveurslivre qui m’étais tombé des mains dès les premières pages tant il dégoulinait de mièvrerie et de bons sentiments. J’ai quand même décidé de m’y atteler par acquis de conscience, parce que je ne croule pas sous les services de presse et que j’essaie de lire tous les livres qu’on m’envoie. J’étais persuadée de le refermer au bout de quelques pages, la conscience tranquille, me disant que je ne ferais probablement même pas d’article dessus vu le retard que j’ai pris pour le blog (plus de 40 articles qui attendent d’être écrits, c’est une catastrophe !). Eh bien, j’avais tort ! Ce n’est franchement pas si mal. L’écriture n’est pas exceptionnelle mais elle est agréable et l’histoire s’avère finalement assez prenante avec des personnages un brin caricaturaux mais attachants. Ca se lit tout seul et non sans plaisir.

          J’ai suivi ce concours de pâtisserie avec une certaine curiosité, un peu comme je le fais pour ceux que je regarde à la télé. Bizarrement je n’ai pas vraiment eu l’impression d’un suspens autour du résultat ou d’une tension grandissante au fur et à mesure des semaines. On s’attache aux personnages peu à peu, ils dévoilent leurs failles et deviennent plus intéressants même si certains sont un peu stéréotypés. Leur psychologie est clairement le point de ce roman. On peut peut-être regretter qu’il n’y ait pas un seul célibataire sans enfants dans le tas, comme si seuls les chargés de familles étaient incollables en douceurs en tous genres. Bien sûr, je suis sans doute un peu plus indulgente face à ce roman parce que le sujet me parle et que les gâteaux m’évoquent de suite des choses agréables. Toutefois, même s’il n’y a là rien d’exceptionnel et qu’il n’est pas exempt de défauts, ce roman m’a assez plu. Un livre léger et agréable qui donne envie de se mettre aux fourneaux.

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Il existe de nombreuses raisons de cuisiner : pour nourrir, pour inventer, pour impressionner, pour atteindre une forme de perfection… Mais aussi pour répondre à une simple faim : celle d’aimer et d’être aimé.

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L’épouse parfaite, l’enfant parfait, la mère parfaite ? Aucune de nous ne peut être cela. Ce sont de purs fantasmes.

Jeunesse·Mes lectures

T’es plus mon amoureux ?

          Horacio boude ses livres, serait-il malade ? Mais non, il est amoureux ! Il pense jour et nuit à Cassandra, la nouvelle de la classe, mais il ne sait pas comment lui dire. Mais Cassandra aussi aime les livres, peut-être qu’il pourra ainsi l’aborder et qu’il pourront même partager leurs lectures. 

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          Honnêtement, ce qui m’a fait complètement craquer dans cet album, ce sont ses illustrations. A la fois colorées et pleines de poésie, elles donnent envie de se plonger dans l’histoire sans tarder. Ce que j’ai bien sûr fait. Je n’avais pas lu le premier tome des aventures d’Horacio mais ce n’est absolument pas nécessaire pour suivre l’histoire. Cette petite souris amoureuse de livres est attachante et on espère le voir réussir dans son entreprise amoureuse. Comment ne pas se reconnaître dans un petit rat de bibliothèque ?

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          Je dois avouer que j’ai été un peu moins convaincue par l’histoire d’amour en elle-même. J’ai trouvé la petite Cassandra assez insupportable. Elle m’a paru capricieuse et j’ai trouvé que son chantage ne donnait pas une très belle image des femmes et des relations de couple. Ca m’a dérangée même si les enfants n’en ont sans doute pas la même lecture. Ca m’a quand même paru vaguement sexiste. Je suis restée un peu mitigée sur le résultat. Une histoire un peu faible mais des dessins magnifiques pour cet album sympathique. 

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Plus d’info sur la création de cet album sur le site de l’illustratrice. C’est par ici.

Bars, restaurants

Arpège, un déjeuner chez Alain Passard

          Pour l’anniversaire de ma maman, elles nous a invitées dans un restaurant qu’elle rêvait d’essayer depuis fort longtemps : L’Arpège d’Alain Passard. L’homme cultive lui-même ses légumes. Il possède pour cela un cheval et se fait livrer chaque matin en légumes frais et de saison. Sa cuisine les met au cœur de l’assiette. Il les travaille sans les dénaturer, ce qui lui a valu d’obtenir 3 étoiles au guide Michelin. Autant vous dire que j’avais hâte de goûter à sa cuisine !

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          Le restaurant est d’une étonnante sobriété. Rue de Varenne, entouré de ministères, la façade passe totalement inaperçue. C’est à peine si le nom figure dessus. Même simplicité à l’intérieur : tables en bois clair, nappes blanches et quelques légumes en déco. La salle était réservée, nous étions donc dans le salon, dans une jolie cave voûtée. La pièces est petite mais agréable, la vaisselle simple mais jolie, sur la table, un Opinel qui nous accompagne durant tout le repas (ainsi que du pain maison avec un excellent beurre salé) et un petit panier plein de légumes en guise de composition florale. On est loin du décorum des palaces et on se sent de suite à l’aise avec des serveurs pour le moins sympathiques.

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          Trois menus sont proposés à 140, 240 et 320€. Eh oui, quand même ! Les étoilés, ce n’est pas donné. Le 1° menu est une surprise du chef. Le 2° tout légume. Et le dernier terre et mer. Nous avons opté pour le 1° sans trop savoir à quoi nous attendre donc. Nous avons été plus qu’agréablement surprises. C’est un vrai festival que ce menu en 12 plats ! Essentiellement des légumes – ce qui n’est franchement pas pour me déplaire – mais aussi un plat de volaille, un de poisson et deux desserts. Sans compter les amuse-bouche et mignardises. Tout est absolument délicieux, même si bien sûr certains plats sortent du lot, comme l’asperge, le risotto aux petits légumes ou encore le mille-feuille.

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          Ce repas était un vrai régal ! Le chef est passé entre les tables et a discuté un bon moment de choses et d’autres, ce qui fut une excellente surprise. Le service est aux petits soins et vraiment adorable. Dans l’assiette, les surprises se multiplient. Chaque plat est très goûteux, on retrouve bien le goût de chaque élément. Les assaisonnements sont souvent à base d’herbes, ce que j’apprécie particulièrement. On aime toujours certains plats plus que d’autres mais il n’y en a aucun qui ne soit pas reparti vide et saucé (ce n’est pas chic mais c’était trop bon alors je m’en fiche !). J’ai d’ailleurs pris peu de photos, un peu parce que les plats ne sont pas très spectaculaires visuellement parlant et beaucoup parce que j’étais trop occupée à manger.

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          Côté produits, le mois d’avril n’était peut-être pas la meilleure saison avec essentiellement des asperges, des betteraves, des carottes et des navets (beurk !). Aucun fruit. Même si les légumes de printemps commençaient à pointer leur nez, je crois que j’aurais plus apprécié d’y déjeuner en été, quand poivrons, tomates et courgettes s’invitent sur les tables. Ce n’est était pas moins délicieux et ne m’a donné que plus envie d’y retourner. Seul bémol parmi les mignardises, le petit chou à la chantilly… au navet (!) qui m’a laissé un goût amer. La tartelette au petits-pois en dessert était quant à elle… intéressante. Ce repas était un sans faute de bout en bout et un excellent moment. Je n’hésiterai pas à casser ma tirelire pour renouveler l’expérience. Une table à recommander à tous les amoureux des légumes sans la moindre hésitation.

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Arpège

Alain Passard

84 rue de Varenne

75007 Paris

Menu à partir de 140€

Fermé le week-end

Mes lectures·Musique

Love in vain, blues et BD

          L’histoire vraie de Robert Leroy Johnson (1911-1938), guitariste virtuose, mort prématurément à 27 ans. Son talent était tel qu’on le soupçonnait d’avoir vendu son âme au diable. Grand séducteur et noceur, il ne reste de sa courte carrière que quelques enregistrements et trois photographies. Mais le mystère et le génie qui l’entourent en font un modèle pour des générations de musiciens.

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          Je trouvais la couverture de cette BD très belle et le sujet me tentait beaucoup bien que je n’y connaisse absolument rien en blues – ou peut-être justement pour cette raison. Toutefois, je dois admettre que j’ai été un peu déçue en l’ouvrant. Je ne sais pas pourquoi mais je ne m’attendais pas à ce type d’illustrations et je les ai trouvées dans un premier temps assez sombres et franchement peu engageantes. Pourtant, au fil de ma lecture, j’ai fini par m’y habituer et même par apprendre à les apprécier. En effet, elles mettent remarquablement le texte en valeur et se posent souvent que des évidences. J’ai particulièrement appréciées celles en pleine page qui au regard du l’histoire semblent prendre vie. Rarement je suis à ce point revenue sur ma première impression et j’en ai été très agréablement surprise.

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          L’histoire est très prenante. Je ne connaissais pas du tout ce chanteur mort très jeune mais qui a inspiré les plus grands et ça m’a donné terriblement envie d’aller écouter ce qu’il faisait mais aussi les gens qu’il a inspirés. C’est passionnant de suivre son parcours chaotique et ses nombreuses (més)aventures. On s’attache très vite à ce personnage haut en couleur et on le quitte à regrets. J’ai regretté au final que cette BD se lise aussi vite, usant de pas mal d’ellipses. Il faut dire aussi que le jeune homme n’a pas vécu vieux, ce qui limitait un peu la possibilité d’écrire un pavé sur le sujet. Cette BD lue dans le cadre de l’opération « La BD fait son festival » organisée par Priceminister a été une excellente surprise, je lui donnerais la note de 18/20. Une vraie réussite et une très belle découverte.

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Je voudrais qu’on m’enterre au bord d’une route sur le bas-côté pour que le démon qui est en moi puisse prendre un bus et filer.