Cuisine

Des madeleines pour adoucir votre rentrée

Pour environ 20 madeleines

2 œufs

50 g de sucre

100 g de beurre

100 g de farine

Quelques gouttes d’extrait d’orange

1 c. à café de Cointreau

1 c. à café de levure

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Préchauffez le four à 250° C.

Dans un saladier, battez les œufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse.

Faites fondre le beurre et ajoutez-le à la préparation.

Versez peu à peu la farine en continuant à remuer.

Ajoutez l »extrait d’orange, le Cointreau et la levure diluée dans un fond d’eau.

Beurrez vos moules et remplissez-les aux 3/4.

Enfournez 4 min. à 250° C (th. 8/9) puis baissez le four à 210° C (th. 7) et laissez cuire 6 min. supplémentaires. C’est le choc thermique qui crée la fameuse bosse des madeleines.

 

Laissez-les tiédir avant de les démouler et dégustez-les tièdes ou froides.

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Une recette toute simple mais qui fonctionne à tous les coups !

Bon appétit !

Mes lectures

L’emprise, Marc Dugain

          Un favori à l’élection présidentielle, le président d’un groupe militaro-industriel, un directeur du renseignement intérieur, un syndicaliste disparu après le meurtre de sa famille, une photographe chinoise en vogue… Qu’est-ce qui peut les relier ? Lorraine, agent des services secrets, est chargée de faire le lien.

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          Un jour que j’étais à la librairie, je suis tombée sur Marc Dugain qui présentait son dernier roman. Je ne connaissais pas du tout cet auteur mais ce qu’il racontait était vraiment passionnant et m’a donné très envie de lire son livre. Pourtant, la lecture ne s’est pas avérée à la hauteur de mes espérances. J’ai trouvé le style bien faiblard. Même si l’auteur avoue lui-même s’être plus concentré sur l’histoire que sur l’écriture, je ne pensais pas que c’était à ce point. Je ne m’attendais pas à de la grande littérature mais là ça a quand même grandement gâché mon plaisir. Quant à l’histoire… et bien là aussi, je m’attendais à mieux !

          L’auteur semble extrêmement bien renseigné sur les services secrets et les dessous du pouvoir ; pourtant, j’ai trouvé qu’il parvenait assez mal nous faire partager son expérience. Il y a beaucoup de personnages dont les histoires sont alternées d’un chapitre à l’autre et j’ai trouvé qu’il était difficile de se retrouver. L’auteur se disperse un peu et on a du mal à trouver un fil conducteur à ce livre et à comprendre où il va. Entre un style assez pauvre et une histoire décousue, je n’ai pas réussi à venir à bout de ce roman qui avait pourtant sur le papier tout pour me plaire.

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On dit que pour être adulte, il faut avoir pardonné à ses parents tout en étant capable de garder sa part d’enfant. Je vous ai pardonné. Et pour la part d’enfant, la politique s’en charge. Tu sais, c’est comme dans la cour de récréation. Les mêmes haines, les mêmes alliances, la loi du plus fort. On ne vieillit jamais dans ce milieu, c’est l’avantage.

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Il définissait la mondialisation comme une perte de contrôle des gens sur leur propre vie en contrepartie de l’opportunité de consommer moins cher. La mondialisation était selon lui peu ou proue la continuation du modèle colonial. Les nations développées continuaient à se procurer des matières premières et de la main-d’œuvre à bas prix.

Cinéma

Sils Maria, un film prometteur mais décevant

Drame franco-américain d’Olivier Assayas avec Juliette Binoche, Kristen Stewart, Chloë Grace Moretz

          Maria a connu le succès à 18 ans en jouant pour la première fois au théâtre le rôle de Sigrid, une jeune femme qui séduit puis conduit au suicide sa patronne, bien plus âgée, Helena. 20 ans plus tard, un metteur en scène lui propose à nouveau cette pièce, mais dans l’autre rôle cette fois. Un changement qui pourrait s’avérer des plus perturbants…

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          Le sujet de ce film me tentait bien et la bande-annonce m’avait donné vraiment envie de le voir, d’autant plus que j’apprécie généralement Juliette Binoche. Les critiques étaient certes mitigées mais dans l’ensemble plutôt bonne, j’avais donc hâte de voir ce que ça donnait. Je dois admettre que la déception a été à la hauteur de mes espérances ! Disons-le bien, je n’ai pas apprécié grand chose dans ce film. Pas que j’aie de reproches majeurs à lui faire non plus d’ailleurs, je l’ai simplement trouvé insignifiant. Je m’attendais, au vu de la bande-annonce, à des rapports troubles entre Maria et son assistante, faisant écho à celle qui unit Sigrid et Helena dans une sorte de mise en abîme qui aurait pu s’avérer intéressante. Finalement, si cette relation n’est pas totalement inexistante, elle est à peine esquissée.

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          Quant à la peur de vieillir qui assaille Maria en préparant ce rôle, je ne l’ai pas trouvée non plus particulièrement bien exploitée. Elle m’a plus semblé être le prétexte à des crises de nerfs à répétition qu’à une réelle remise en question. Tout m’a semblé vu et revu dans ce film qui manque cruellement d’originalité. J’aurais aimé une réflexion un peu plus poussée sur la peur de vieillir. J’ai plutôt eu l’impression de quelque chose d’assez convenu. Je dois avouer que j’ai également eu un peu de mal avec le fait que le film soit en anglais. L’alternance avec quelques rares passages en français m’a un peu agacée pour une raison que je m’explique mal. Même le jeu de Juliette Binoche ne m’a pas emballée. En revanche, j’ai trouvé que Kristen Stewart y était excellente.

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          Je me suis ennuyée devant ce film qui ne décolle jamais vraiment. Les paysages sont splendides mais souvent cadrés d’une manière… surprenante. Il y a notamment une scène en haut d’un col où tous les sommets sont coupés. Frustrant. En revanche les scènes avec les nuages qui envahissent la vallée sont de toute beauté. La beauté des paysages et la complexité de l’histoire auraient pu faire un très bon film mais s’il n’est pas mauvais, son potentiel est loin d’être suffisamment exploité. Les personnages auraient mérité d’être un peu plus complexes, plus nuancés. Malgré de bonnes idées, Sils Maria reste en demi-teinte et ne convainc jamais vraiment. Un film ambitieux et un brin trop intello qui s’avère un peu fade.

Photo

Les étangs de Bassiès, leur refuge et moi : 20 ans d’amour

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          Il y a 20 ans, je faisais ma première « grande » randonnée et découvrais les étangs de Bassiès. J’avais 7 ans et ce fut un véritable coup de foudre. Depuis, j’y suis revenue des dizaines de fois, avec mes parents, avec quelques amis aussi. Je m’y rends chaque été, comme un pèlerinage. Parfois même plusieurs fois. Au fil du temps, les gardiens sont devenus des copains, on a vu leurs enfants grandir.

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          Cette année, j’ai bien cru que jamais je n’arriverais à faire ma visite annuelle aux étangs tellement j’étais crevée. J’ai finalement réussi à m’y traîner (en mettant un certain temps, il faut bien l’avouer). Depuis 20 ans, c’est toujours la même émotion en voyant apparaître ces étangs au fond d’un cirque magnifique.

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          N’étant pas partie en vacances cet été, j’ai passé 3 nuits sur place. J’aurais donné cher pour gravir le sommet qui surplombe le ruisseau, la Pique Rouge de Bassiès, balade certes un peu longue qui vaut grandement le coup. Je me suis donc contentée de prendre le soleil au bord du ruisseau et de lire au dessus des étangs.

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          La nuit en refuge est un régal. On apprécie l’apéro maison, on mange des plats copieux sur de grandes tables où tout le monde échange et on a hâte d’échapper à la fraîcheur du soir en allant se réfugier sous les couvertures. Ne reste plus qu’à espérer qu’il n’y ait pas trop de ronfleurs pour passer une bonne nuit.

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          Le matin, c’est toilette rapide à l’eau glacée (la douche chaude est payante pour ceux qui ne peuvent s’en passer pour une nuit), petit déj face au soleil levant. Si vous y passez la journée, la promenade au bord des étangs ou le long du ruisseau est agréable et les gardiens vous proposeront une omelette à midi. Mon moment préféré reste sans doute la crêpe du goûter, devenue une tradition.

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          Le plus dur reste bien sûr le moment du retour. Toujours un déchirement. Alors je prends tout un tas de photos, des fleurs, des insectes et des lieux bien sûr, que je mets en fond d’écran ou sur mes murs quand l’attente se fait trop longue avant l’été suivant. Une randonnée magnifique et accessible à tous dans les vallées ariégeoises.

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Refuge de Bassiès

De juin à septembre

Renseignements et réservations au 06 89 40 65 00

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Mes lectures

Les heures souterraines, Delphine de Vigan

          Mathilde est harcelée au travail et sombre peu à peu dans une dépression dont elle ne sait plus comment sortir. Seuls ses enfants la maintiennent en vie. Quant à Thibault, médecin urgentiste, il vient de quitter la femme qu’il aime et qui ne l’aimait pas. Tous deux sont seuls au milieu de la ville. Ils ne se connaissent pas mais pourraient se rencontrer. Ou pas.

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          Je n’avais jamais rien lu de Delphine de Vigan bien que j’aie entendu le plus grand bien de certains de ses ouvrages. Quand j’ai trouvé celui-là sur une étagère à la maison, je me suis dit que c’était l’occasion de m’y mettre. Je dois avouer qu’à la lecture de la quatrième de couverture, j’ai vite compris qu’il y avait peu de chances que ce livre m’emballe réellement. Les histoire de rencontres manquées me frustrent toujours, j’ai bien peur d’être assez peu sensible à ce genre de délicatesse. Il n’empêche que cette lecture fut malgré tout une bonne surprise.

          Le style est simple mais efficace et les personnages sont attachants. Deux portraits tout en nuances et brossés avec finesse. Mathilde est touchante, si fragile et désemparée. Son histoire de harcèlement est très forte et parlante. Elle met mal à l’aise et nous fait prendre conscience que ce problème peut nous toucher tous. Le personnage de Thibault est moins fort mais n’est pas pour autant inintéressant. J’ai regretté le côté très discret de cette histoire, j’aime les choses plus franches et tranchées même si j’ai apprécié cette lecture dont le gros point fort est sans nul doute ses personnages. Un texte tout en nuances au sujet fort. Une lecture peut-être pas très marquante mais agréable.

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Mais les gens désespérés ne se rencontrent pas. Ou peut-être au cinéma. Dans la vraie vie, ils se croisent, s’effleurent, se percutent. Et souvent se repoussent, comme les pôles identiques de deux aimants.

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Les gens qui aiment au-delà de ce qu’on peut leur donner finissent toujours par peser.

Une adaptation cinématographique est en cours avec Vincent Elbaz et Sandrine Kiberlain.