Mes lectures

L’île infernale, II et III – Yusuke Ochiai

          La suite des aventures d’Ei Moshiba, à la recherche du meurtrier du son père. Il a tué des gens pour pouvoir être exilé sur l’île infernale et assouvir sa vengeance. Il a découvert là-bas un univers cruel et régit par des règles mystérieuses. Il n’est pas au bout de ses surprises et va devoir affronter bien des dangers pour atteindre son but.

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          J’avais bien aimé le premier tome de cette trilogie même si l’histoire met un peu de temps à démarrer, comme souvent au début d’une série. Toutefois, la seconde moitié était riche en rebondissements. L’univers est bien construit et le personnage principal très charismatique. On finissait ce premier livre sur un mystère qui m’avait donné très envie de lire la suite. La suite ne m’a pas déçue ! Chaque tome rend l’univers un peu plus complexe et intéressant. L’histoire évolue de manière linéaire mais connaît différents bouleversements qui la rendent difficilement prévisible, ce que j’ai particulièrement apprécié.

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          Sans vous en dévoiler plus, chaque tome correspond a une facette de l’histoire. Le point de vue et la chronologie restent les mêmes mais d’un livre à l’autre, il se produit chaque fois un événement suffisamment perturbant pour qu’on en vienne à reconsidérer l’histoire sous un angle légèrement différent. Ca fait vraiment partie des aspects de la narration que j’ai beaucoup appréciés. Le dessin quant à lui reste agréable. Le personnage principal est très fort et porte réellement le récit. On pourrait reprocher aux autres personnages d’être un peu effacés voire inexistants en comparaison mais je n’ai pas trouvé particulièrement gênant.

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          Du point de vue de l’histoire, certains y trouveront peut-être un léger manque de crédibilité. J’avoue que je suis totalement rentrée dans cet univers du coup je n’ai à peu près aucun esprit critique de ce point de vue-là (ça vous change hein ?). J’ai trouvé certaines idées plutôt bien vues, notamment celle des sevriers, genre d’esclaves complètement déshumanisés. Je suis sure que ça a déjà dû venir à l’esprit de certains dirigeants. Après je ne lis jamais de mangas et très peu de distropies (ou contre-utopies en langage courant) ce qui fait que je suis particulièrement mal placée pour juger de l’originalité de l’histoire. Une série que j’ai appréciée pour son héros haut en couleur et son histoire riche en rebondissements qui ne manque d’un certain engagement qui n’est pas pour me déplaire…

Expositions·Photo

Les photographies de Peter Knapp s’exposent au château de Pommard

          Peter Knapp est un artiste complet qui a connu le succès grâce à ses photographies. Il a tout particulièrement travaillé dans le domaine de la mode avec des collaborations prestigieuses comme le magazine Elle ou le couturier Courrèges. Un travail novateur et varié qu’il poursuit aujourd’hui encore et dont le Château de Pommard propose de découvrir l’un des nombreux aspects.

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          Il y a peu, j’ai été invitée à passer une journée au château de Pommard à l’occasion de vernissage de l’exposition Peter Knapp. Une journée exceptionnelle dans un lieu magnifique dont je vous reparlerai. Le domaine a été racheté il y a 10 ans par Maurice Giraud et pour fêter ça, 10 événements sont prévus cet été. Parmi eux, une exposition des photographies de Peter Knapp sur la vigne. Je dois avouer qu’avant cette invitation, je ne connaissais pas Peter Knapp. Du moins c’est que je croyais car après quelques recherches j’ai découvert que je connaissais nombreux de ses clichés !

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          Peter Knapp est un artiste suisse né en 1931. Il a commencé la photographies en 1945, même s’il a toujours été plus attiré par la peinture. Il s’est installé à Paris dans les années 50 pour poursuivre sa formation et est devenu le directeur artistique des Galeries Lafayettes, puis de Elle. Il a changé le regard porté sur la mode en prenant ses mannequins en mouvement, il a notamment beaucoup travaillé avec le créateur Courrèges. Son travail est très varié et il a été reconnu aussi bien pour son travail photographique que pour ses films et court-métrages. Outre ses photographies de mode, il a également fait des séries sur le ciel bleu, contre le racisme et, ce qui nous intéresse aujourd’hui, avec des ceps de vigne.

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          Ce fut vraiment une très belle rencontre. Peter Knapp a passé la journée à nos côtés et j’ai découvert un homme charmant qui partage avec plaisir autour de son travail. J’avoue que je regrette de ne pas en avoir profité plus de questions mais bon, on ne se refait pas et il me faut toujours un peu de temps pour aller vers les autres. Nous avons toutefois pas mal échangé, ce qui a grandement contribué au succès de cette journée. Si je connaissais quelques unes de ses photographies de mode, j’ai été très heureuse de découvrir le reste de son travail. En introduction à l’exposition, on nous a un peu parlé de sa vie, mais également de ses travaux antérieurs avec notamment une très belle série consacrée au ciel bleu.

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          Les photographies consacrées à la vigne sont particulièrement belles. Il y a souvent un côté très graphique dans ses clichés. On retrouve cet aspect-là dans les photographies de ceps de vignes lancés en l’air sur un ciel très bleu. Le contraste est très marqué et met bien en avant le bois qui prend un aspect très différent, presque irréel. Les ceps de vignes prennent des airs de bonhommes dansants assez intéressants. Les photographies sur les outils nécessaires au travail de la vigne sont plus classiques mais particulièrement belles. On regrette qu’il n’y ait pas plus de clichés exposés mais c’est une très belle initiation au magnifique travail de Peter Knapp que nous propose le Château de Pommard.

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Exposition Peter Knapp

Jusqu’au 24 août

Château de Pommard

15 rue Marey-Monge

21 630 Pommard

Ouvert tous les jours de 9h30 à 18h30

Cinéma

Black Coal, un polar chinois aussi beau que déroutant

Drame policier chinois de Yi’nan Diao avec Fan Liao, Lun-mei Gwei, Xue-bing Wang

          En 1999, un corps est retrouvé dispersé dans des tas de charbon. Quand cinq ans plus tard deux hommes liés à la femme de la première victime sont assassinés, l’inspecteur Zhang, qui s’était occupé du premier meurtre avant de quitter la police, décide reprendre du service. 

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          J’avais lu de très bonnes critiques sur ce film. Je dois admettre que je n’étais pas très sure d’avoir envie de le voir, ça me semblait très sombre, mais quand on m’a proposé d’y aller, j’ai accepté. Une décision que je n’ai pas regretté ! Ce film est pour le moins particulier. Il nous sort de nos habitudes et ne ressemble en rien au polar américain auquel on est accoutumé. L’histoire est complexe et peut dérouter. Je dois avouer que pendant un moment, j’ai été un peu larguée dans les méandres de l’enquête mais petit à petit, les choses finissent par se mettre en place et ça fait aussi partie du charme de l’histoire.

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          Mais ce qui est le plus impressionnant dans ce film, c’est son esthétique impeccable. C’est sombre mais incroyablement beau. Il y a des scènes vraiment splendides mais jamais attendues. On ne tombe pas dans la facilité avec les ralentis chers au cinéma asiatique ou les plans serrés interminables, ici la beauté surgit toujours à l’improviste, on est scotchés par la maîtrise de certains plans tout à fait inattendus. J’ai eu l’impression que ce film prenait constamment le spectateur à contre-pied. C’est pour le moins troublant mais également intéressant de se voir ainsi malmené dans ses habitudes.

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          Je ne dirais pas que j’ai adoré ce film, il d’ailleurs fallu un certain temps après l’avoir vu pour me remettre les idées en place et savoir si je l’avais apprécié. La fin, certes impressionnante visuellement, m’a toutefois laissée un peu perplexe, j’ai eu comme l’impression qu’il manquait un petit quelque chose pour clore cette histoire. L’intrigue est originale et bien construite, elle m’a surprise à plus d’une reprise même si je l’ai trouvée assez complexe, au risque de perdre le spectateur (ce qui a bien faille être le cas mais j’ai fini par m’y retrouver). Visuellement, c’est sombre et assez sobre tout en étant étonnamment beau. C’est là sans nul doute le gros point fort de ce film surprenant à plus d’un titre. 

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La Côte Vermeille : balade sur le chemin côtier entre Cerbère et Banyuls

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Entre terre et mer, une très belle balade au bord de l’eau. Le chemin côtier relie tous les villages du littoral et est très bien indiqué. De Collioure à Cerbère en passant par Port-Vendres et Banyuls, des paysages magnifiques vous attendent. Du vent, du soleil et plein de fleurs pour cette promenade des plus agréables. Attention, le chemin est escarpé, bonnes chaussures indispensables ! La suite la semaine prochaine !

 

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Mes lectures

Et puis, Paulette…

          Ferdinand vit seul dans sa ferme. Même s’il s’occupe à l’occasion de ses petits-enfants, il s’ennui un peu sans compagnie. Quand le toit de sa voisine s’effondre, il lui propose donc de venir s’installer dans cette maison devenue trop grande pour lui. Peu à peu, la vie va revenir dans la maisonnée.

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          J’avais beaucoup entendu parler de ce livre. Je savais que ce n’était le genre de roman qui me passionnent mais je m’attendais à une histoire légère et agréable que je me réservais pour un jour où j’aurais envie de quelque chose de facile à lire. Pourtant, malgré mes attentes très limitées, j’ai trouvé le moyen d’être déçue… Ce que j’aime dans ce genre de livres, c’est leur côté léger : une écriture simple, une histoire efficace, des livres facile d’accès qui, s’ils ne correspondent pas trop à mes goûts, font souvent d’excellentes moments de détente. Pourtant, là, ça n’a pas fonctionné.

          Le problème avec la simplicité, c’est qu’elle est parfois difficile à doser et la limite entre simple et simpliste est mince. Elle est ici largement franchie. Le style est, il faut bien le dire, franchement mauvais. J’ai parfois eu l’impression que c’était digne d’une rédaction de collégien. Ce n’est certes pas très charitable comme description mais ça définit assez bien la richesse du vocabulaire… Passons à l’histoire maintenant. Elle est particulièrement longue à démarrer. Pleine de bons sentiments, on voit venir les rares rebondissements à 2 km, ce qui gâche considérablement le plaisir de la lecture. A aucun moment je n’ai réussi à m’intéresser à ce qui allait se passer et j’ai fini par abandonner faute d’avoir envie d’aller plus loin dans l’histoire et de prendre le moindre plaisir à cette lecture.

          Ce roman avait pourtant une assez bonne critique. Si j’avais parfois lu qu’il était moyen, je n’en avais jamais entendu dire du mal. Je savais qu’aimant quand même la littérature un peu exigeante j’étais loin de ma zone de confort mais même si je lis très peu de littérature « grand public » cela ne m’empêche généralement pas d’y prendre un certain plaisir quand je me penche dessus. Là ce fut très loin d’être le cas. J’ai eu l’impression d’un roman écrit par-dessus la jambe et qui prenait le lecteur pour un imbécile. Je me demande si avec le temps et la multiplication des lectures je ne deviens pas tout simplement plus difficile à satisfaire. Je suis sensible au style mais surtout, j’ai l’impression que plus le temps passe et plus l’histoire est essentielle à mes yeux. J’ai besoin d’être embarquée, surpris, émue. Rien de tout ça ne s’est passé avec ce livre-là. Une écriture incroyablement pauvre et une histoire sans grand intérêt ont eu raison de ma patience. Encore un succès qui m’échappe et me désespère.

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Roland ne va pas très bien, en ce moment. Il n’arrive pas à se remettre de sa séparation d’avec Mireille. Au début, il avait l’air de bien supporter. Il faisait le gars qui prenait les choses avec philosophie. La vie n’est pas un long fleuve tranquille, qu’à cela ne tienne, il apprendrait à pagayer.

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C’était tout simplement triste d’avoir perdu autant de temps. Pour lui, Ferdinand , de se rendre compte seulement maintenant que son fiston n’était pas juste un p’tit con. Et pour Roland, que son père n’était pas qu’un vieux naze.