Bars, restaurants

Helmut newcake, des pâtisseries sans gluten à tomber !

          Le régime sans gluten fait rage depuis quelques temps, qu’on soit réellement intolérant ou par simple effet de mode, tout le monde s’y met. Pourtant les adresses qui proposent cuisine et pâtisserie sans gluten sont encore rares. Quand j’ai entendu parler de celle-ci, j’ai donc décidé de la tester.

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          Il y a peu, on m’a conseillé un régime sans gluten et sans lactose en raison de problèmes de santé persistants. Je dois avouer que ce changement n’a pas eu le moindre effet positif sur moi, je le suis donc avec moins d’assiduité depuis quelques temps. Toutefois, en quelques semaine, j’ai eu le temps de me rendre compte à quel point il peut être difficile de s’adapter lorsqu’on aime bien manger, surtout en ce qui concerne la pâtisserie. On peut toujours utiliser du sarrasin ou du riz à la place du blé, ce qui change quand même pas mal la texture, le lait est avantageusement remplacé par les laits végétaux (amande, noix de coco…) qui ajoutent un petit goût agréable, en revanche, le beurre est à mes yeux irremplaçable ! Certes, on peut utiliser de l’huile, ou parfois ne pas utiliser de matières grasses du tout, mais le bon goût de beurre frais reste inimitable.

          Mais ces difficultés ne sont rien par rapport à celles qu’on rencontre dès qu’on souhaite manger à l’extérieur. En salé, on arrive à s’en sortir à peu près en triant parmi les salades, les poissons grillés ou les plats asiatiques. En revanche, pour le sucré, trouver son bonheur est quasi impossible ! J’ai donc été ravie d’apprendre qu’il existait une pâtisserie proposant uniquement des gâteaux sans gluten – et même certains sans lactose – près du Canal Saint-Martin. J’ai profité de la venue de ma maman à Paris pour m’y rendre. Le lieu fait également salon de thé, nous sommes donc allées nous y installer l’heure du goûter après une balade le long du canal.

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          Passionnée de pâtisserie, Marie Tagliaferro travaille chez Lenôtre lorsqu’à 20 ans son intolérance au gluten se déclare. Elle doit alors quitter son métier et part pour l’Angleterre. Elle découvre là-bas les possibilité de la cuisine sans gluten et décide de rentrer en France pour créer avec son mari, François, la première pâtisserie sans gluten de France. Elle ouvre près du Canal Saint-Martin fin 2011. Je dois avouer que j’ai été un peu déçue en découvrant le lieu, je m’attendais à quelque chose de plus sophistiqué je crois. Pourtant, le lieu, même s’il n’est pas très vaste, est assez agréable. Dans des teintes claires, une décoration assez minimaliste, quelques tables, des fauteuils confortables et une petite cour couverte vraiment charmante.

          A 17h, la pâtisserie était un peu dévalisée et les clients se sont succédé pendant que nous dégustions nos gâteaux. Il y avait tout de même un choix assez vaste avec du classique, du moins classique et on trouve à côté des pâtisseries fines des gâteaux type cake ou cookies. Il y en a donc pour tous les goûts. J’avais repéré un gâteau pistache/fruits rouges mais j’ai finalement opté pour une tartelette pamplemousse/chocolat blanc qui me semblait être un très bon test. En effet, le chocolat blanc a tendance à être trop sucré, pâteux et écœurant quand le pamplemousse peut amener une amertume désagréable. Trouver le bon équilibre est particulièrement difficile. Ma maman a quand à elle choisi un cake ananas/noix de coco. Le tout accompagné d’un thé.

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          Première bonne surprise, la vaisselle a du charme et le thé est assez bon. Le cake était bon et moelleux. Très épais, la portion était pour le moins copieuse. Il aurait peut-être mérité un peu plus de fruits mais c’est vraiment histoire de chipoter. Quant à mon gâteau, il frôlait la perfection ! La crème chocolat blanc/pamplemousse était très légère et agréable avec belle texture. Bien équilibrée, avec une pointe d’acidité et très peu de sucre. Là aussi, j’aurais aimé un peu de fruit pour la fraîcheur mais ça reste un excellent dessert. La pâte sablée s’effrite un peu trop à mon goût mais c’est parfaitement compensé par le côté légèrement liquide de la crème. Un vrai délice.

          Difficile de faire la différence avec des pâtisseries traditionnelles : chapeau ! Du côté des prix, 14€ pour 2 gâteaux et 2 thés, soit un tarif très raisonnable pour Paris. Comptez 3 à 5€ par pâtisserie. Il est également possible de passer commandes pour de grosses pièces. L’endroit propose aussi des déjeuners et brunchs ainsi qu’un peu d’épicerie avec notamment du pains sans gluten. Une deuxième boutique a ouvert il y a peu près de la Madeleine. Une adresse gourmande à petit prix qui séduira les intolérants au gluten… et les autres !

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Helmut Newcake

Canal Saint-Martin

36 rue Bichat

75010 Paris

Sur place et à emporter

Tous les jours de 12h à 19h30, de 10h à 18h le dimanche

Madeleine

28 rue Vignon

75009 Paris

Du mardi au samedi de 11h30 à 19h

Uniquement à emporter

Cinéma

Tristesse club, une comédie douce-amère qui m’a laissée sur ma faim

Comédie dramatique française de Vincent Mariette avec Ludivine Sagnier, Laurent Lafitte, Vincent Macaigne

          Léon et Bruno sont frères mais ne se parlent plus guère. Ils vont pourtant se retrouver pour l’enterrement de leur père. Là-bas, ils vont découvrir qu’ils ont une demie-sœur et que leur père n’est pas vraiment mort. Ils vont partir ensemble à leur recherche et apprendre à se découvrir ou se redécouvrir. 

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          Si je ne suis pas très férue de comédies, je me suis laissée tenter par celle-là. J’aime généralement bien les comédies douces-amères et elle me semblait tout à fait en faire partie. J’aime beaucoup le trio d’acteurs (surtout Laurent Lafitte, il faut bien l’avouer) et la bande-annonce me semblait plutôt prometteuse. De plus, j’en avais plutôt entendu dire du bien, je n’avais donc aucune raison de ne pas aller voir de quoi il retournait. Pourtant, je dois avouer que j’ai été assez déçue. Je n’ai que très rarement ri (voire pas du tout d’ailleurs) et je me suis ennuyée ferme d’un bout à l’autre…

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          Je n’ai pas cru une seconde en cette histoire ni dans ses personnages que je n’ai d’ailleurs pas trouvés particulièrement bien interprétés. Les blagues sont dans l’ensemble tombées à plat et quelques moments frôlent le grotesque. Pourtant, dans l’ensemble, le film reste assez sensible, jouant sur les failles de personnages qui se cherchent. Malheureusement, je n’ai pas réussi à m’intéresser à leur histoire j’ai trouvé qu’elle peinait à trouver un ton juste. Faute de trouver ce film réellement mauvais, il m’a plutôt semblé fade. Je suis totalement passée à côté.

Mes lectures

Comment voler une banque ?

          John Dormuntder, habitué des vols en tous genres, en est réduit à vendre des encyclopédies pour gagner péniblement ça vie. Une situation qui n’a rien pour le réjouir. Heureusement, Victor, ancien agent du FBI et neveu de son ami Andy Kelp est sur un gros coup. Il ne propose rien moins que de voler une banque. Oui oui, la banque entière. Mais parviendront-ils à mener à bien cette opération des plus périlleuses ?

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          J’aime beaucoup les romans de Donald Westlake et son humour désopilant. Les aventures de son héros favori, John Dormuntder sont l’assurance de passer un agréable moment de lecture aux côtés de ce voleur raté qui joue systématiquement de malchance. Ce roman-ci ne déroge pas à la règle. L’histoire ne manque pas de sel. Nos compères veulent voler une banque installée dans un mobil-home ce qui ne va pas sans poser quelques problèmes d’organisation : des repérages au vol d’un camion en passant par la recherche d’une planque, les questions à régler ne vont pas manquer et les complices auront parfois bien du mal à se mettre d’accord.

          Le style de Donald Westlake est très agréable : très fluide et avec un humour qui me ravit. J’adore retrouver Dortmuntnder d’un livre à l’autre et cette histoire-ci est particulièrement réussie, pleine de rebondissements, on se demande de bout en bout comment ça va bien pouvoir finir. Les personnages sont très attachants, une bande d’anti-héros assez touchante qu’on aime suivre et voir évoluer. On est loin du polar traditionnel et cette manière de le revisiter est aussi originale que réussie. Donald Westlake est un auteur avec une pâte vraiment particulière qu’on retrouve ici. Un roman plein d’humour et très agréable à lire qui confirme si besoin était mon amour pour cet auteur.

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Assis dans le break volé, à côté de Kelp qui l’entrainait avec optimisme dans sa chasse aux chimères, Dortmunder avait l’impression de vivre là toute l’histoire de sa vie. Sa chance n’était jamais totale, ni complètement absente. Elle oscillait toujours autour d’un savant équilibre qui faisait que veine et déveine se neutralisaient systématiquement.

Musique·Théâtre

The King and I, magnifique comédie musicale au théâtre du Châtelet

          Anna, jeune veuve galloise, se rend au Siam avec son fils pour faire classe aux nombreux enfants du roi ainsi qu’à ses favorites. Tous deux dotés d’une forte personnalité et issus de cultures pour le moins différentes, le roi et elle vont avoir bien du mal à se comprendre et à trouver un terrain d’entente. 

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          J’avais choisi cette pièce car j’adore Lambert Wilson, que je n’avais jamais eu l’occasion de voir sur scène, et qu’il tient ici le rôle du roi. Je ne pouvais pas rater ça ! Pourtant, n’étant pas très férue de comédies musicales j’avais un peu peur de ne guère apprécier le spectacle. Je dois avouer que je craignais un peu le pire, d’autan plus que les que les critiques que j’en avais lu n’étaient pas très enthousiastes. Je me demande bien pourquoi… Dès les premières minutes, j’ai été complètement rassurée et très vite, je suis totalement rentrée dans ce spectacle saisissant. Je dois avouer que je ne vois absolument à y redire, tout m’a semblé absolument parfait de bout en bout ! L’histoire, tirée d’un fait réel, n’est pas très complexe mais il y a de l’humour, de l’amour et on ne tombe pas dans la mièvrerie, ça fonctionne très bien et on suit les déboires des protagonistes avec plaisir.

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          Les décors sont très impressionnants. J’ai toujours beaucoup aimé les mises en scènes classiques avec leurs riches décors et leurs costumes imposants : j’ai été servie ! Le rideau se lève sur le pont d’un bateau, nous sommes ensuite transportés dans le palais, la salle de classe ou même dans un théâtre. Des nombreux changements de décors, toujours très bien menés, que j’ai vraiment appréciés. Moi qui craignait un peu de ne pas trop aimer les parties chantées, je les ai trouvées très réussies. La musique est très réussies et les acteurs sont pour la plupart d’excellents chanteurs, ce qui donne beaucoup de charme au spectacle. Mais ce que j’ai aimé par dessus tout, ce sont les somptueux costumes ! Ils sont plus beaux les uns que les autres et m’ont fait voyager.

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          Il y a également des parties dansées dans cette comédie musicale décidément très complète ! Il y a notamment un passage plein d’inventivité et de toute beauté qui m’a laissée sans voix. Malgré les 3h15 du spectacle et la fatigue après une grosse journée, je n’ai pas vu le temps passer. Tout est parfait de bout en bout et on en prend plein la vue. Vous l’aurez compris, j’ai tout aimé dans ce spectacle ! La salle était loin d’être pleine, je n’ai qu’un conseil, courez-y ! C’est certes un peu cher mais il est tellement rare de voir des mises en scène de cette qualité que ça vaut grandement le coup. Un spectacle vraiment magique qui vend du rêve de bout en bout : tout simplement féerique.

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The King and I (Le Roi et Moi)

Théâtre du Châtelet

Place du Châtelet

75004 Paris

Jusqu’au 29 juin

Photo

Le soleil et la mer à Cadaquès

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          Situé dans la Province de Gérone, en Catalogne, à l’extrême nord de la Costa Brava, Cadaquès est le village le plus oriental d’Espagne. Ce petit village de pêcheurs très touristique a un charme fou. Nous avons profité d’un séjour sur la côté Vermeille pour aller y faire un tour. Voici quelques photos de cette excursion ensoleillée.

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