Mes lectures

Barbe bleue – ou quand Amélie Nothomb adapte les classiques

          Un homme riche passe une petite-annonce pour trouver une colocataire. Ne sortant jamais, il cherche une jeune femme avec qui partager sa vie pour tromper son ennui. Selon lui, « la colocataire est la femme idéale ». Mais d’étranges rumeurs circulent sur la mystérieuse disparition des jeunes femmes qu’il a hébergées ? Serait-il un meurtrier ?

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          Je ne suis pas une inconditionnelle d’Amélie Nothomb qui a certes écrit d’assez bonnes choses à ses débuts mais a une certaine tendance à se répéter et à sombrer dans la facilité. Pourtant, avec ce roman qui reprend la légende Barbe-Bleue, l’un de mes contes préférés lorsque j’étais enfant, j’ai eu envie pour la première fois depuis très longtemps, de me plonger dans l’un des livres de la célèbre dame au chapeau, d’autant plus que j’en avais plutôt entendu dire du bien. Si ma maman l’avait acheté à sa sortie, je n’ai toutefois pas eu l’occasion de le lire de suite et l’avais un peu oublié jusqu’au mois dernier où je l’ai retrouvé dans la bibliothèque et ai décidé de profiter de quelques jours de vacances dans le Sud pour me lancer dans cette lecture.

          Les premières pages m’ont plutôt surprise. On s’éloigne quand même assez de l’histoire du Barbe-Bleue d’origine. Pourtant si cela m’a un peu déroutée, j’ai quand même trouvé cette réinterprétation assez intéressante. Elle essaie clairement de moderniser le conte en plaçant l’histoire de nos jours et en intégrant à l’histoire des pratiques modernes comme la collocation. L’idée est originale et plutôt intéressante. Je trouve généralement l’écriture d’Amélie Nothomb agréable même si elle mériterait parfois d’être un peu plus travaillée mais là, j’ai franchement été déçue. Ce n’est pas à proprement parler mal écrit mais c’est assez limite quand même… Un style d’une platitude qui m’a étonnée venant d’elle. Ca a quand même largement gâché mon plaisir.

          D’autant plus que du côté de l’histoire aussi, ça a fini par se gâter. J’ai trouvé que l’auteur se perdait un peu dans sa réécriture du mythe. Finalement, après des débuts assez originaux, on finit par retomber sur un schéma plus classique. Les dialogues m’ont bien souvent agacée, ils sonnent creux et ne font guère avancer le récit. Quant aux personnages, je n’y ai pas cru une seconde, aussi outranciers l’un que l’autre, et ça ne fait qu’empirer au fur et à mesure que le texte avance. Finalement, ce roman qui avait tout me plaire et qui commençait plutôt bien n’a pas tenu toutes c’est promesses et c’est avéré assez médiocre même s’il demeure plutôt agréable à lire.

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Une seule consigne : ne pas prendre de champagne rosé.
– Cela va de soi. Préférer la mièvrerie du rose au mysticisme de l’or, quelle absurdité !
– L’inventeur du champagne rosé a réussi le contraire de la quête des alchimistes : il a transformé l’or en grenadine.

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Tomber amoureux est le phénomène le plus mystérieux de l’univers. Ceux qui aiment au premier regard vivent la version la moins inexplicable du miracle : s’ils n’aimaient pas auparavant, c’est parce qu’ils ignoraient l’existence de l’autre. Le coup de foudre à retardement est le plus gigantesque défi à la raison.

Actualité·Expositions

Les expos de l’été

          Vous le savez peut-être, Paris en été est un peu ville morte malgré de gros efforts faits ces dernières années. Les théâtres ferment pour la plupart leurs portes – hormis quelques théâtres de boulevard qui font de la résistance, les musées ne proposent souvent plus que leurs collections permanentes, délaissant les expositions pour quelques semaines, et même les parisiens semblent fuir, mais ça, c’est plutôt une bonne nouvelle pour ceux qui restent.

          Comme l’an passé, j’essaierai de vous proposer des articles sur des idées de sorties estivales avec les festivals, concerts ou cinés en plein air qui changent le visage de la capitale en été et lui donnent un petit air de vacances fort appréciable. En attendant, voici une liste de 25 expositions proposées cet été dans la capitale (désolée pour les autres, évidemment, je prêche avant tout pour ma propre paroisse). Liste non-exhaustive mais tout de même relativement complète je pense. N’hésitez pas à ajouter en commentaire vos suggestions en cas d’oubli. Attention tout de même la majorité des expositions prennent fin courant juillet.

334113_vincent-van-gogh-antonin-artaud-le-suicide-de-la-societe_retailleVan Gogh / Artaud, le suicidé de la société : deux génies qui ont flirté avec la folie. Qui de mieux placé qu’Artaud pour comprendre la peinture de Van Gogh ? Il écrit en 1947 Le suicidé de la société, l’exposition en reprend des extraits pour confronter les deux œuvres. Vous pouvez retrouver mon article sur cette exposition ici. Magnifique et passionnante. Musée d’Orsay jusqu’au 06 juillet.

LIEP_AFFICHE_100x150Les impressionnistes en privé : cent œuvres des maîtres impressionnistes venues de collections privées ont été rassemblées. L’occasion de découvrir des toiles méconnues de Corot, Manet, Boudin ou Cézanne. C’est l’histoire de l’impressionnisme qui est réécrite à travers cet accrochage exceptionnel. Musée Marmottan-Monet jusqu’au 06 juillet. 

watteau-fragonard-JA-300x225De Watteau à Fragonard, les fêtes galantes : les fêtes galantes, un genre pictural qui connaît un réel succès au début du XVIII° siècle. Mis au goût du jour par Watteau, Lancret, Boucher ou Fragonard se l’approprieront tour à tour. Une soixantaine de toiles pour découvrir ce genre champêtres et lumineuses, tout en légèreté. Mon avis sur le parcours iciMusée Jacquemard-André jusqu’au 21 juillet.

734364_241772109341274_253819861_nLes archives du rêve, dessins du musée d’Orsay : carte blanche à Werner Spies : le dessin, terrain d’expérimentation et de liberté. Le musée d’Orsay compte près de 80 000 dessins dans ses réserves, rarement exposés en raison de leur fragilité. Werner Spies, ami d’Ernst et Picasso a choisi 200 dessin dans ce fonds autour du thème du rêve. L’occasion de découvrir des œuvres délicates et méconnues. Musée de l’Orangerie jusqu’au 30 juin.

10372035_10152530685784265_5346693964367470260_nHarunobu, un poète du féminin : Suzuki Harunobu est un peintre japonais du 18° siècle, maître de la couleur des des estampes brocard. Il se consacre particulièrement aux représentations féminines. Les 44 estampes présentées sont fortement inspirées de la littérature. Musée Guimet jusqu’au 22 septembre.

eugene-delacroix-le-plus-legitime-des-fils-de-shakespeare_xlEugène Delacroix, le plus légitime des fils de Shakespeare : cette exposition entre dans le cadre du 450° anniversaire de la naissance de William Shakespeare. L’auteur tient une place de choix dans l’oeuvre de Delacroix avec notamment des lithographies pour Hamlet. L’exposition met en avant ce lien. Musée Eugène Delacroix jusqu’au 31 août.

afficheParis 1900, la ville spectacle : début du XX° siècle, Paris accueille l’Exposition Universelle et attire tous les regards. La ville du luxe est un symbole de raffinement dans le monde entier. Les précurseurs en matière d’art et de mode s’y donnent rendez-vous. Une exposition qui nous replonge dans cette effervescence artistique du début de siècle. Mon avis est par-là. Petit Palais jusqu’au 17 août.

cliquer-sur-l-affiche-pour-plus-d-infos Le mythe de Cléopâtre : Cléopâtre, une figure mythique de l’Egypte ancienne. Cette reine fut tour à tour la maîtresse de Jules César et Marc-Antoine. Ses amours et sa fin tragique fascinent et ont inspiré peintres, écrivains et cinéastes. Une exposition qui entre réalité et fantasme, décortique un mythe. Pinacothèque de Paris jusqu’au 07 septembre.

T13970404114235Indiens des plaines : une exposition qui présente l’art et les traditions des Indiens des plaines du XVI° au XX° siècles. Une culture qui réunit des peuples d’origines et de cultures très diverses. Les Indiens ont fait naître bien des légendes et on en a souvent une image très éloignée de la réalité. Cette exposition est l’occasion de les découvrir dans leur quotidien. Ma chronique ici. Musée du Quai Branly jusqu’au 20 juillet.

0db91364f2458237bd4f7d2a9c6c86c9Il était une fois l’Orient-Express : l’Orient-Express, un train mythique a découvrir en ce moment sur le parvis de l’Institut du Monde arabe. Après la visite des wagons, le visiteur peut déambuler dans une vaste exposition où objets, affiches et photographies sont une invitation au voyage. Institut du Monde Arabe jusqu’au 03 août.

couv-la-chine-au-musee-arts-decoratifs De la Chine aux Arts Décoratifs : l’art chinois dans les collections du musée : les Arts Décoratifs possèdent une grande diversité d’objets chinois dans leur fonds. Une exposition qui permet de découvrir des savoir-faire artisanaux à travers des objets qui longtemps ont été à la mode en France. Musée des Arts Décoratifs jusqu’au 11 janvier 2015.

3110237545_200x200_rsL’Envol du dragon, art royal du Vietnam : au Vietman, le dragon occupe une place choix dans le bestiaire fabuleux. Il est le gardien des eaux pouvant déclencher sécheresse et innondations. L’exposition se concentre sur les années de croisement entre les cultures française et vietnamienne. Musée Guimet jusqu’au 15 septembre.

tatoueurs-tatouesTatoueurs / tatoués : le tatouage, une mode qu’un retrouve de nos jours dans le monde entier et dans toutes les tranches de la société mais qui a des origines anciennes et une histoire complexe. En Orient, en Afrique ou en Océanie, dans certaines sociétés, le tatouage à un rôle religieux, myau musée du mystique ou social depuis la nuit des temps. Au contraire, il a longtemps été en Occident la marque de la criminalité. Histoire d’une mondialisation. Musée du Quai Branly jusqu’au 18 octobre.

465142843_640Nuit : les cieux étoilés, la vie nocturne, le sommeil mais aussi les monstres nés du noir. De nombreuses disciplines se croisent et la scénographie recrée une ambiance nocturne pour mieux découvrir la nuit qui fascine et inquiète. Museum d’histoire naturelle jusqu’au 3 novembre.

294229_jeux-video-l-expoJeux vidéo l’expo :  sommes-nous tous des joueurs et joueuses ? C’est en tout cas ce qu’essaie de démontrer cette exposition consacrée au jeu vidéo. Bornes d’arcanes, consoles de salon, jeux sur PC ou sur smartphone, tous sont réunis ici. Une exposition qui veut aussi bien initier les non joueurs que divertir les passionnés. Cité des Sciences jusqu’au 24 août.

339375_l-art-des-super-heros-marvelL’art des super héros Marvel : Spider Man, Hulk, les X-Men, Captain America ou les Avengers, autant de héros appartenant à l’univers Marvel. Des planches historiques aux illustrations et objets pour les adaptations cinématographiques, découvrez tous les dessous de la naissance de vos héros préférés. Musée des arts ludiques jusqu’au 31 août.

culture-tv.-saga-de-la-television-francaise__xlCulture TV, saga de la télévision française : l’exposition revient sur 80 ans de télévision française. Les Arts et Métiers présentent les innovations technologiques qui ont marqué l’histoire de la télévision. L’évolution des programmes est aussi évoquées, tout comme l’avenir de ce média si populaire. Musée des arts et métiers jusqu’au 8 mars 2015.

iran-4fev.jpg.crop_displayUnited history, Iran 1960-2014 : composée de plus de 200 œuvres, cette exposition propose un regard nouveau sur l’art iranien des années 60 à aujourd’hui. Beaucoup des oeuvres exposées sont inédites en France et permettent de porter un regard différent sur la société iranienne. Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris jusqu’au 24 août.

small_martial_raysse_0255_aMartial Raysse : un artiste visionnaire en marge des courants dominants à découvrir à travers plus de 200 œuvres, aussi bien peintures, sculptures, films photographies ou dessins. Rétrospective de cet artiste qui depuis plus de 30 ans reste en marge la scène contemporaine. Centre Pompidou jusqu’au 22 septembre.

tristans-ascensionBill Viola : l’oeuvre de Bill Viola, célèbre représentant de l’art vidéo, s’expose au Grand Palais. Autour de ses thèmes de prédilection que sont la vie, la mort et la transfiguration des tableaux en mouvement et des œuvres monumentales sont rassemblées pour nous faire découvrir son travail de 1977 à aujourd’hui. Grand Palais jusqu’au 21 juillet.

afficheParis libéré, Paris photographié, Paris exposé : une exposition présentée dans le cadre des 70 ans de la Libération et du mois de la Photographie. Dès septembre 1944, le musée du Carnavalet recueille des documents sur la Libération songeant au travail des historiens à venir. L’exposition d’aujourd’hui revient sur celle réalisée en 1944 et l’enrichit. Musée du Carnavalet jusqu’au 1° février 2015.

c8c4e71960aff24b906b75d070d37438Robert Mapplethorpe : un grand maître de la photographie, aux compositions très travaillées en noir et blanc. Portrait, natures mortes et nus, plus de 200 clichés pris sur une vingtaine d’années sont exposés ici pour faire découvrir cette oeuvre éminemment érotique. Grand Palais jusqu’au 13 juillet. A découvrir également Mapplethorpe – Rodin : 50 sculptures et une centaine de photographies pour une confrontation de deux oeuvres qui ont magnifié le corps. Musée Rodin jusqu’au 20 juillet.

expo-photo-paris-emmet-gowinEmmet Gowin : plus de 130 tirages du photographe américain sont présentés ici. L’exposition retrace son parcours des années 60 à aujourd’hui dans lequel on trouve aussi bien des photographies aériennes, des papillons de nuits ou des portraits plus intimes. Fondation Cartier-Bresson jusqu’au 27 juillet.

oscar-munoz_protographies_jeu-de-paumeOscar Muñoz. Protographies : Oscar Muñoz est un artiste colombien majeur et reconnu sur la scène internationale. Son travail photographique est axé sur la mémoire. L’exposition présente les thèmes majeurs exploités par l’artiste à travers plusieurs séries. Musée du jeu de Paume jusqu’au 21 septembre.

mpn02-tt-width-836-height-550-fill-1-bgcolor-000000 Marie-Paule Nègre, Mine de rien… : la photographe s’inscrit dans la tradition du reporter. Elle a commencé son travail sur le jazz avant de se rendre au Burkina-Fasso, au Guatémala ou au Rajastan. Autant de témoignages de souffrance, recueillis aux 4 coins du monde. Maison Européenne de la Photographie jusqu’au 31 août.

          Evidemment, certaines de ces expositions me tentent plus que d’autres mais j’ai essayé d’être assez éclectique dans mes choix et toutes ont éveillé ma curiosité pour des raisons très différentes. Malheureusement, je sais bien que je ne les verrai pas toutes mais j’espère me débrouiller pour en rater le moins possible. Comme à chaque fois que je prépare ce genre d’article, j’ai envie d’aller courir les musées ! Vous retrouverez bien sûr mes articles sur mes visites dans les prochaines semaines ou les prochains mois.

Et vous, lesquelles de ces expositions souhaiteriez-vous voir ?

Cuisine

Crèmes au lait d’amande et à la fraise

Pour 6 personnes

Pour la crème

1/2 litre de lait d’amande

1/2 gousse de vanille

30 g de fécule de maïs

50 g de sucre

1 c. à soupe de Cointreau

Pour les fraises

500 g de petites fraises type Gariguette ou Mara des bois

1 sachet de sucre vanillé

40 g de sucre

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Dans une casserole, mettez le lait d’amande à chauffer avec la gousse de vanille après avoir fendu celle-ci en deux dans la longueur et gratté les graines. Lorsque le lait bout, hors du feu, mélangez dans un bol la moitié du lait avec la fécule en remuant énergiquement pour éviter les grumeaux.

Lorsque le mélange est bien lisse, versez la préparation dans le reste de lait, ajoutez le sucre et le Cointreau et faites chauffer. Laissez bouillir la préparation 2 à 3 minutes. Elle doit avoir à peu près la consistance d’une crème pâtissière (ça épaissit légèrement en refroidissant, vous pouvez donc tester la consistance en laissant refroidir un peu de préparation dans une cuillère). Si elle est trop liquide, n’hésitez pas à ajouter un peu de fécule.

Pour ma part, je préfère les crèmes très peu sucrées, d’autant plus que le lait d’amande est très doux mais n’hésitez pas à goûter et sucrer selon votre goût. Lorsque la crème a la consistance souhaitée, sortez-là du feu, enlevez la gousse de vanille et répartissez la crème dans des ramequins en les remplissant aux 2/3. La crème épaissit très vite, il faut donc profiter qu’elle soit encore chaude et assez liquide pour la répartir.

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Lavez les fraises puis équeutez-les. Choisissez-en la moitié, à peu près du même gabarit si possible, à garder entières. Disposez-les sur vos crèmes. Si comme moi vous n’avez pas 2 fraises de la même taille et qu’elles sont assez grosses (d’où l’intérêt de prendre des variétés où les fruits sont plus petits et à peu près calibrées), vous pouvez les couper en 2 ou en 4 et faire illusion en les enfonçant plus ou moins dans la crème.

Avec les fraises restantes, réalisez un coulis : mixez les fraises avec le sucre et le sucre vanillé. Adaptez la quantité de sucre en fonction de la maturité des fruits.

Une fois votre coulis réalisé, répartissez-le sur vos crèmes. Vous n’avez plus qu’à déguster ! Vous pouvez réaliser ce dessert à l’avance et le réserver au frais, il vous suffira de le sortir quelques minutes avant de le servir.

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Cette recette printanière toute simple est aussi fraîche que colorée et fera son petit effet.

Bon appétit !

Mes lectures

Lulu femme nue – Une jolie BD d’Etienne Davodeau

          Lulu cherche un travail. Un jour, après s’être rendue une nouvelle fois à un entretien qui n’a pas fonctionné, elle décide de ne pas rentrer chez elle rejoindre son mari et ses enfants. Quelques jours de liberté durant lesquels elle va faire de belles rencontre et retrouver peu à peu le goût de vivre.

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          J’ai beaucoup entendu parler de cette BD mais ne l’avait toujours pas lue. J’ai également raté le film lors de sa sortie. Ma maman l’avait vu et beaucoup aimé, pour la fête des mères, je lui ai donc acheté la BD, bien qu’elle n’en lise pas habituellement. J’en ai profité pour lui emprunter aussi sec et la lire moi aussi (comment ça ça ne se fait pas de piquer les livres qu’on vient juste d’offrir ?). Je dois avouer que j’ai littéralement dévoré cette BD qui se lit vraiment très bien. Pourtant, j’ai eu une pointe déception au début de ma lecture.

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          Je m’attendais à une histoire très émouvante et j’ai été assez surprise par la sobriété du style. Il y a assez peu de texte et j’ai mis un certain temps à m’habituer aux silences qui prennent une grande place dans l’histoire. Mais peu à peu, ce qui m’a d’abord déroutée est finalement apparu comme un des points forts de cette BD tout en sensibilité. Les choses se mettent en place peu à peu et les sentiments sont évoqués avec pudeur et une économie de mots qui finalement lui donne une teinte peut-être un peu nostalgique que j’ai bien aimée. Le dessin, un peu vaporeux et aux couleurs pastel, renforce cette impression.

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          L’histoire de cette femme effacée qui prend goût à la liberté et se redécouvre est touchante. Il y a des moments tantôt drôles, tantôt tendres et la réaction de la famille, entre inquiétude et compréhension, est très bien construite. J’ai de suite imaginé quel film ça pouvait donner, en remplissant les blancs laissés par le texte, ça m’a donné très envie de voir l’adaptation qui en a été faite et qui doit donner une autre dimension à l’histoire. Une BD tout en retenue mais assez touchante dont l’histoire est je pense assez universelle. Une belle découverte.

Cinéma

X-Men, Days of future past : un opus assez réussi

Film d’action, science-fiction américain de Bryan Singer avec Hugh Jackman, James McAvoy, Michael Fassbender

          Le monde est en guerre, les humains ont créé des robots impitoyables pour vaincre les mutants. Il est impossible de leur échapper, le seul moyen pour eux de survivre est d’envoyer Wolverine dans le passé pour essayer de changer le cours de l’histoire. Arrivera-t-il à remplir sa mission à temps pour sauver ses amis ?

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          J’ai toujours eu un petit faible pour les films de super-héros et les X-men, avec leurs pouvoirs si variés et complémentaires, ont toujours fait partie de mes favoris. Malgré cet amour quasi-inconditionnel, je dois admettre que leurs aventures sont relatées avec plus ou moins de réussite et que dernièrement, le scénario avait un peu tendance à se perdre derrière des effets spéciaux à l’utilité parfois douteuse. Vous l’aurez sans doute compris, la 3D n’est pas franchement mon amie et ne dispense pas à mes yeux d’une bonne histoire. Les derniers Wolverine notamment, était désespérément creux. Je craignais donc un peu ce nouveau volet mais les excellentes critiques lues de toutes part m’avaient totalement rassurée.

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          Pourtant, je n’ai pas été aussi enthousiaste que la moyenne. Bon, il faut admettre que cette fois, il y a un vrai scénario, ce à quoi les blockbusters ne nous ont plus trop habitués dernièrement. Les bases sont bien là. J’ai même cru un moment que pour une fois la 3D n’était pas totalement inutile mais cette impression est malheureusement restée très fugace. Dans l’ensemble, il faut bien admettre que cet opus est un bon cru. Il y a une histoire assez solide, des relations intéressantes entre les personnages et des aspects de leur passé qui leur fait gagner en épaisseur. De plus, l’équilibre entre action et émotion est plutôt réussi. Toutefois, même si j’ai aimé ce film, je ne serai pas aussi dithyrambique que certaines critiques lues deci-delà.

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          Si à la sortie du film les petites imperfections que j’avais à lui reprocher m’apparaissaient très clairement, je dois avouer que j’ai à peu près tout oublié de ces petites récriminations. Si les combats avec les super robots sont assez réussis, j’ai quand même trouvé qu’il leur manquait un petit quelque chose. Moi qui suis assez facilement impressionnée par les scènes d’action, il m’a manqué un brin de suspense. J’ai également trouvé certaines ficelles un peu grosses, mais il faut bien admettre que c’est le propre du genre mais comme ce film semblait au dessus du lot, je crois que mes attentes étaient un rien exagérées. On reste dans le pur divertissement même si l’histoire est assez solide et qu’esthétiquement il y a quelques scènes splendides.

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          La fin m’a semblé à la fois terriblement mièvre et assez maligne vu qu’elle ouvre de très nombreuses possibilités pour des suites éventuelles. D’ailleurs dans l’ensemble ce film est plutôt bien pensé en remplissant les vides laissés par les précédents sur le passé des personnages et en ouvrant pas mal l’histoire. D’un point de vue purement formel, j’ai trouvé les effets spéciaux très réussis et qu’un grand soin était apporté aux images avec de très jolies choses. Dommage que malgré les nombreuses qualités du film on n’échappe pas à certains clichés du genre. J’ai toutefois pris beaucoup de plaisir avec cette histoire qui me réconcilie un peu avec les films de super-héros et qui malgré quelques petits défauts est au niveau des premiers de la série.