Suite et fin de ma série sur les articles phare du blog. Après ceux qui ont eu le plus de succès, ceux que j’ai pris le plus de plaisir à écrire, et celui-ci est sans hésiter en tête de liste. Un article très peu lu mais dont je suis pourtant assez fière et que j’aurais eu bien des occasion de compléter depuis (l’occasion peut-être de ressortir quelque chose sur le sujet ?). J’espère que vous prendrez autant de plaisir à le lire ou le relire que j’en ai eu à l’écrire.
Des films sur la condition de la femme : c’est à un gros morceau que je m’attaque aujourd’hui. Bien sûr, ils sont légion, mais il se trouve que j’en ai vu pas mal ces derniers mois, c’est eux que je voulais mettre à l’honneur. Certains ont été vu il y a maintenant un certain temps mais j’attendais un peu pour vous en parler (vous voyez, finalement je m’habitue aux articles groupés). Ils ne sont donc plus en salle depuis plus ou moins longtemps mais vous pouvez bien sûr pour la plupart les retrouver un DVD – et pour les autres ça ne saurait tarder. Voici donc 8 films très différents, venus du monde entier, mais qui ont en commun de porter à l’écran des femmes fortes avec qui la vie n’a pas toujours été tendre.
Je parle rarement de musique ici mais il y a un peu plus d’un an j’ai découvert ce groupe avec son premier album et j’avoue que j’ai beaucoup aimé. Depuis, il quitte rarement mes écouteurs. Il est donc plus que temps de vous en parler brièvement, même si je suis très loin d’être une spécialiste des questions musicales. Je vais faire au mieux, soyez indulgents.
Il s’agit d’une collaboration entre Nergal – de Behemoth, un groupe de black metal polonais – et John Porter, musicien anglais qui touche plutôt à la folk, la country et le blues. C’est plutôt dans cette veine que se situe Me and that man et leur premier album, Songs of love and death. Tout ce que j’aime ! Ils revendiquent des influences de Johnny Cash, Nick Cave ou encore Leonard Cohen, ce qui n’est franchement pas pour me déplaire.
J’ai trouvé que cet album fonctionnait très bien, avec un univers sombre et mélancolique mis en relief par la voix de Nergal que je trouve juste sublime – celle de John Porter n’est pas mal non plus, même si ce n’est pas le même frisson en l’écoutant. Tous deux sont à la fois de bons chanteur et de bons musiciens et l’album s’avère très cohérent. Je regrette vraiment de les avoir ratés en concert. Ils livrent une musique impeccable et des clips travaillés. Si ça reste relativement classique dans l’ensemble, ça fonctionne très bien et je ne me lasse pas de les écouter.
Artiste d’origine Tchèque peu connu du grand public français, Kupka est l’un des pionniers de l’art abstrait. 300 peintures, dessins, gravures, livres et documents redonnent vie à l’artiste et dévoilent sa personnalité engagée et singulière.
A l’occasion de la fête des mères, nous sommes allées découvrir l’exposition Kupka au Grand Palais. Moi qui ai toujours adoré les expositions, je n’en vois quasiment plus. Je peine un peu à rester longtemps debout quasi-immobile et faire marcher mes jambes et mon cerveau simultanément reste difficile. Je ne connaissais absolument pas Kupka et l’art moderne m’inspire généralement assez peu mais j’étais tout de même curieuse d’en savoir plus (bon d’accord, l’emplacement n’y est pas pour rien non plus, ça s’avérait pratique à caser dans notre programme).
Autoportrait
Je dois avouer que j’ai été très agréablement surprise. La première partie est figurative et j’ai trouvé que c’était franchement beau. A ses débuts, Kupka a également beaucoup travaillé pour la presse. Avec le temps, le peintre se tourne vers des choses plus abstraites, inspirées toutefois de manière générale par des formes ou des couleurs.
Madame Kupka dans les verticales
Ruban bleu
Plans par couleur (femme dans les triangles)
Etrangement, j’ai trouvé que bien souvent son idée transparaissait de manière nette dans sa peinture. Plusieurs fois je me suis exclamée « oh un vitrail » ou « ce ne serait pas une sorte d’escalier ? » pour constater que justement c’était exactement ça. Même si pour de vrai ça ne ressemble pas franchement, je ne sais pas, il se passe un truc.
Je peins, oui, mais seulement des conceptions […] des synthèses, des accords.
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Il y a plusieurs phases dans son art. Il s’éloigne du réel, puis y revient un peu, avec des périodes plus ou moins géométriques : il y en a un peu pour tous les goûts (notez toute la finesse de mon analyse déployée ici…). La peinture de Kupka est très travaillée, très conceptualisée, il y a d’ailleurs dans l’exposition pas mal d’essais mis en vis-à-vis avec la version finale, j’ai trouvé que c’était très intéressant de tenter de suivre son cheminement de pensée.
La cathédrale
La montée
Musique
Si certaines de ses œuvres m’ont laissée de marbre, force m’est de constater que beaucoup m’ont touchée, ce qui est fort inhabituel chez moi concernant l’abstraction. Il y en a 2 ou 3 que j’aurais même accrochées avec plaisir dans mon salon. Au final, gros coup de cœur pour cet exposition qui m’aura fait découvrir un artiste au parcours intéressant.
Film d’action américain d’Anthony et Joe Russo avec Robert Downey Jr., Chris Hemsworth, Mark Ruffalo
Les Avengers et leurs alliés devront être prêts à tout sacrifier pour neutraliser le redoutable Thanos avant que son attaque éclair ne conduise à la destruction complète de l’univers.
Allez, un sujet qui fâche aujourd’hui parce que ça faisait longtemps ! D’une manière générale je suis assez bon public pour les films Marvel même s’ils en sortent tellement que je n’arrive plus à suivre. Et de l’avis général, celui-ci était de loin le meilleur de cette loooongue série. Forcément, je ne pouvais pas rater ça (bon, en même temps, ce n’est pas comme si j’avais raté beaucoup de Marvel avant non plus). J’étais donc chaude bouillante et m’apprêtais à passer un grand moment de détente, le cerveau mis sur off à regarder des combats palpitants pour la survie de l’humanité.
J’ai bien vite déchanté. Ne jamais trop attendre d’un film, je devrais le savoir pourtant, c’est le meilleur moyen d’être déçue ! Franchement, dès le début, je me suis ennuyée ferme. Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de personnages dans ce film. A vrai dire ils ont tenté d’y caser tous les personnages Marvel. Ce qui fait que pour certains j’ai trouvé leur rôle anecdotique ou leur histoire bâclée. J’ai trouvé que voir un nouveau mec (voire plusieurs) débarquer toutes les 2 minutes donnait un côté brouillon au film. A moins d’être vraiment un énorme fan de Marvel, je ne vois absolument pas l’intérêt.
Trop de personnages donc mais aussi trop d’effets spéciaux, trop de musique pompeuse qui malmène les tympans, trop de blagues qui tombent à côté de la plaque à moitié du temps, trop de batailles qui à la longue finissent par lasser. Oui oui, il y a tellement d’action non stop que j’ai fini par trouver ça monotone et m’ennuyer. Je crois bien que c’est la première fois que je m’ennuie par trop plein d’action… Bref, trop de tout quoi, c’est un immense fourre-tout absolument épuisant. En même temps, rien qu’à voir l’affiche j’aurais dû me méfier, tout est dit.
Pour le reste, j’ai trouvé ça assez creux. Il y a une tentative de rendre les personnages plus attachants avec des moments « émotion » mais ils tombent souvent à plat. En effet, ils sont casés à l’arrache entre deux bastons et il me faut un peu plus qu’un mec la larme à l’oeil sur fond de violons pour passer de l’action à des choses plus profondes. Et puis bon, dans le genre clichés, ça n’y va pas franchement de main morte ! Sans compter que ce n’est pas toujours hyper bien joué. Il y a également quelques longueurs qu’on aurait pu nous épargner. Finalement, ce qu’il y a de plus intéressant dans ce film, c’est son grand méchant avec des valeurs (discutables, certes, mais tout de même) et sa fin inhabituelle (même si elle sent la suite à plein nez). Bref, un grand moment d’ennui et à mes yeux clairement pas le meilleur Marvel, seuls les inconditionnels de la franchise s’y retrouveront.
Il y a 6 ans (déjà !) j’écrivais un mémoire sur la littérature et le sida et j’en profitais pour écrire un article sur le sujet. J’ai fait de nouvelles découvertes depuis, lu et vu de nouvelles choses mais cet article – même incomplet – me tient toujours autant à cœur.
Comme promis, voici une première page thématique. Pour la première, je ne vais pas faire dans l’originalité mais reprendre le thème qui a marqué mon année 2011 : la littérature et le sida. Je sais, on va encore me dire que c’est déprimant mais pas du tout ! La littérature sur le sida est étonnamment optimiste. L’occasion de revenir un peu sur les livres qui ont marqué mon année et de clôturer ainsi ce travail.
La littérature sur le sida est née au début des années 90, au moment où la maladie s’est transformée en véritable pandémie et a décimé le milieu homosexuel. C’est aussi à cette époque que des chercheurs français identifient le virus, lui donnent un nom, et que les premiers traitements font leur apparition. Cette maladie, dont on sait alors très peu de choses, crée un véritable vent…