Cinéma

True Grit, d’Etan et Joel COHEN

          Western américain des frères Cohen, avec Hailee Steinfeld, Jeff Bridges, Matt Damon, Josh Brolin.

          1870, dans l’ouest américain. Un homme abat le père de Mattie Ross, 14 ans. La justice de semblant pas prompte à faire son travail, la jeune fille décide de se faire justice elle-même, par tous les moyens.

         Pour une fois, je vais être brève. Non pas parce que je n’ai pas aimé, loin s’en faut, mais parce que je n’ai pas à ma disposition les outils nécessaires à une bonne critique comme il faut. Je n’y connais rien en western, aucune culture en la matière. Du coup je n’ai quasi aucun point de repère ou de comparaison, ce qui est forcement problématique. Tout ce que je peux dire de ce film, c’est que je l’ai aimé. Je n’ai pas adoré, je ne crie pas au chef-d’oeuvre, mais j’ai trouvé que c’était un très bon film. Les acteurs sont excellents, l’histoire se tient, il y a de l’action mais point trop, c’est bien filmé : rien à y redire, j’ai passé un très bon moment. Je soupçonne que j’ai raté tout un tas de références qui donnent de la profondeur au film mais bon, c’est de ma faute, si je regardais autre chose que des films récents de temps en temps, je ne serais pas ainsi réduite au silence. En tout cas, un film que je recommande.

Cinéma

La traversée du Zanskar, de Frederick MARX

          Documentaire américain de Frederick Marx avec Richard Gere (voix off).

          Le Zanskar se situe au nord de l’Inde, c’est une ancienne province tibétaine de confession bouddhiste. La région est très reculée et extrêmement pauvre. Pour sauvegarder leur culture, des moines emmènent quelques enfants du village dans des écoles bouddhistes. La route passe par des cols à plus de 5000 mètres d’altitude, infranchissables 8 mois par an. Les enfants qui partent ne reverront pas leur famille durant toute leur scolarité, soit une dizaine d’années, voire plus pour certains. La route est longue et tous ne sont pas sûrs d’arriver vivants.

         Ce documentaire nous offre l’histoire brute, sans aucune mise en scène. Simplement ces moines et ces enfants filmés caméra à l’épaule, et la voix de Richard Gere qui commente leur histoire quand le besoin s’en fait sentir (notament pour présenter l’histoire de la région). Les personnages sont très attachants, surtout le moine, lui-même originaire de la région et parti étudier loin de chez lui adolescent. De son propre aveu, il a choisi la voix de la religion car enfant, il pensait que les moines ne manquant jamais de nourriture ni de thé, étaient les hommes les plus heureux.

           Si la majorité de la population est très croyante, les écoles bouddhistes sont surtout pour les familles un des meilleurs moyens d’ascension sociale. Dans une région où il n’y a aucun moyen de communication, où la population vit dans le plus grand dénuement et où en dehors des moines tous les habitants sont illettrés, les enfants qui restent n’ont pas d’autre choix que de vivre comme leurs ancêtres. Quelques uns, choisis dès leur plus jeune âge par les moines, pourront aller à l’école, à plus de 200 km de là. Pour les parents, cela signifie des années de séparation : 10 ou 15 ans sans revoir leurs enfants. Ce départ est un déchirement et à la fois le seul moyen de sortir de la misère. Un choix difficile entre le désir de garder ses enfants près de soi et celui de leur offrir la chance d’un avenir meilleur.

          La route qui les mène à l’école passe par plusieurs cols à plus de 5000 mètres d’altitude, enneigés la majorité de l’année. Les plus petits ont à peine 4 ans, 11 ou 12 pour les plus vieux. La traversée dure 15 jours et se fera à pied ou à cheval, dans le froid et la neige. Aucun d’eux ne sait réellement ce qui l’attend de l’autre côté, s’il réussira dans la voie qui a été choisie pour lui. Pourtant, adultes comme enfants risquent leur vie dans cette traversée.

          Un très beau documentaire qui nous fait découvrir une région méconnue. Il est intéressant de voir ce rapport à l’éducation, conçue comme le seul moyen à la fois de sortir de la misère, mais aussi de conserver vivantes les traditions d’un pays en trouvant le moyen de les transmettre. J’ai trouvé surprenant que, contrairement à ce qui a été le cas en France du temps où les conditions de vie étaient sensiblement les mêmes, les parents préfèrent envoyer leurs enfants à l’école pour un résultat incertain, faisant ainsi un pari risqué, plutôt que de conserver la main d’oeuvre pour les travaux de la ferme. Aujourd’hui, le Zanskar se modernise peu à peu, une route est en train d’ être construite. Mais si les habitants vont gagner en confort et pouvoir sorti de leur enclave enneigée, cela menace leur culture qui risque de se noyer dans celles qui l’environne. Pour eux se pose aujourd’hui une question essentielle dans chaque société : comment allie tradition et modernité ?

Cinéma

The green hornet, de Michel GONDRY

          Film d’action américain de Michel Gondry avec Seth Rogen, Cameron Diaz, Jay Chou.

          A la mort de son père, le fils du directeur du célèbre journal Daily Sentinel, essaie tant bien que mal de reprendre le flambeau. Il fera la rencontre de Kato, un expert en arts martiaux et en mécanique. Ensemble, ils deviendront des super héros pas comme les autres. Il choisira comme nom, The green hornet.

 

          J’avais entendu dire beaucoup de bien de ce film et étant une inconditionnelle des films d’action américains et des adaptations de comics, je pensais trouver là mon bonheur. Eh bien pas du tout ! Dieu que c’est creux et plat (oui, je sais, question vaisselle c’est contradictoire, mais là, c’est possible !)… Les effets spéciaux sont bien souvent inutiles et inesthétiques au possible, la 3D n’apporte quant à elle rien d’autre qu’un flot de dépenses superflues. Le scénario est extrêmement convenu. Bref, je me suis ennuyée. Il m’a semblé que le film hésitait sans cesse entre hommage et parodie sans jamais arriver à choisir, ce qui est particulièrement agaçant. Quelques moments relativement drôles qui n’arrivent toutefois pas à faire décoller le film. Ma culture très limitée en comics m’a sans doute fait rater bon nombre de références (à en croire les critiques élogieuses), toujours est il que je me suis prodigieusement ennuyée.

Cinéma

Rendez-vous l’été prochain, de Philip Seymour HOFFMAN

          Comédie américiaine de Philip Seymour Hoffman (titre original Jack Goes Boating (je le signale car le titre français n’a aucun lien avec l’original), avec Philip Seymour Hoffman, Amy Ryan, John Ortiz.

          Jack est chauffeur de limousine. Il est célibataire et quelque peu inadapté socialement. Grâce à 2 de ses amis, il rencontre Connie et en tombe amoureux. Il va faire d’immenses efforts pour la conquérir. Leur histoire va se construire peu à peu, pendant que celle de leurs amis se déconstruti.

          Je n’ai pas vraiment accroché à ce film. J’aime beaucoup l’acteur, vu notamment dans Good Morning England et merveilleux dans Truman Capote mais là, ça n’a vraiment pas suffi. Si je ne me suis pas tellement ennuyée, je n’y ai pas non plus pris de réel plaisir. Je dois admettre que j’y ai mis un peu de mauvaise volonté, je pensais totalement à autre chose, mon manque total de concentration n’est donc peut-être pas pour rien dans ma difficulté à accrocher. Il ne se passe pas grand chose dans ce film. Le scénario est un peu léger, les images pas transcendantes, les acteurs un peu insignifiants. Pas tellement mauvais mais assez fade.