Cinéma

Recherche bad boys désespérément, de Julie Anne ROBINSON

          Comédie américaine de julie Anne Robinson avec Katherine Heigl, Jason O’mara, Daniel Sunjata.

          Stéphanie Plum ne manque ni de fierté ni d’aplomb, même si elle vient de se faire virer et qu’un créancier vient lui prendre sa voiture. Fauchée, elle parvient à convaincre son cousin, un type plutôt louche, de l’engager dans son agence de cautionnement… comme chasseuse de primes ! Elle n’y connait rien mais ne va pas moins se lancer aux trousses de Joe Morelli, un ancien flic suspecté de meurtre.

          Oui, je sais, c’est honteux d’aller voir ce genre de films. Mais bon, j’étais devant le cinéma, j’avais du temps et ma carte illimitée en poche et j’avais déjà vu tous les autres films qui passaient à cette heure là. Je me suis donc lancée en me disant qu’au pire, ça me donnerait toujours l’occasion de faire la sieste dans un fauteuil moelleux. Ceci étant dit, je vais être brève, pas la peine de s’étaler. On a déjà cent fois ce genre de comédie américaines pas bien futées. Quand c’est bien fait, c’est drôle et enlevé et on passe un bon moment même si on oublie ce qu’on a vu aussitôt sorti de la salle. Là, honnêtement, ce n’est pas franchement une réussite. Le scénario est plus que léger, il n’y a aucun suspense et ce n’est même pas spectaculaire (à peine une petite explosion de rien du tout). Ce n’est pas désagréable à regarder mais très entendu. Heureusement que les acteurs ne se prennent pas au sérieux et arrivent à transmettre un peu de leur amusement flagrant. Bof bof…

Cinéma

Eh oui, moi aussi j’ai vu Intouchables d’Eric TOLEDANO et Olivier NAKACHE

Comédie française d’Eric Toledano et Olivier Nakache avec François Cluzet, Omar Sy, Anne Le Ny.

          Suite à un accident, Philippe est devenu paraplégique. Il cherche un aide à domicile, et Driss, tout juste sorti de prison, se présente pour le poste. Il décide de l’engager et une amitié improbable va naître.

         Il semblerait que la France entière ait vu ce film. J’avais envie d’aller le voir avant sa sortie mais cette liesse m’avait refroidie. Finalement, le hasard à fait que je suis rentrée dans un cinéma au moment où il passait et je me suis laissée tenter. Après tout, c’est la fin de l’année, le Père Noël a été sympa, j’ai un nouveau travail que j’adore, l’heure est à la légèreté !

          Le film a été commenté et re-commenté, je vais donc vous la faire courte. Eh bien j’ai bien aimé ! Je me suis franchement marrée et pourtant dieu sait que je ne suis pas très bon public pour les comédies ! Bon, certes, mon amour inconditionnel pour Omar Sy (et plus généralement pour les grands blacks qui dansent comme des cons) doit y être pour quelque chose. François Cluzet est impeccable, comme d’habitude. Le duo fonctionne plus que bien. Ils ont l’air de s’amuser et nous avec.

          L’histoire est parfaite pour Noël. Même si la musique est parfois un peu lourde et que ça essaie un peu trop de nous tirer des larmes par moments, on aurait pu s’attendre à pire vu le sujet. Ca reste relativement subtil (oui bon, c’est très relatif quand même). En tout cas on ne tombe pas trop dans le pathos et la caricature. Ce n’est certes pas le film du siècle mais c’est le genre qui plaît à tout le monde. Juste parce que ce c’est bien fait, que les personnages sont sympathiques et que l’humour joue sur plusieurs registres, englobant un large public. Un très bon divertissement.

Cinéma

The Artist, de Michel HAZANAVICIUS

          Comédie -drame-romance (pour reprendre la définition de la presse) de Michel Hazanavicius avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, John Goodman.

          Une star du cinéma muet tombe amoureux d’une jeune figurante. Il va voir sa carrière décliner avec l’arrivée du film parlant pendant que celle de la jeune femme va décoller et l’amener aux sommets.

          Un film qui avait connu un grand succès à Cannes, où Jean Dujardin avait été primé pour sa prestation. Un long métrage qui s’inscrit dans la pure tradition du cinéma muet (en noir et blanc, bien sûr !, et porté par une musique très marquée, avec même un peu de claquettes pour le plaisir), ce qui se fait très rare de nos jours et semblait ne plus exister que dans quelques courts-métrages.

          Je craignais un peu la longueur du film, n’étant que moyennement adepte du film muet. Pourtant c’est un pari réussi. Jean Dujardin, qui a tendance à en faire toujours trop, est parfait dans ce rôle où les expressions caricaturales sont de rigueur. Bérénice Bejo est particulièrement convaincante, avec une interprétation un peu plus en finesse et pleine d’énergie.

          La bande son est parfaitement réussie (à part peut-être quelques violons surnuméraires). L’histoire fonctionne bien et rend un bel hommage aux débuts du cinéma. Un film qui reprend les standards du cinéma muet et y ajoute quelques belles trouvailles. Une jolie réussite dont on ressort avec le sourire.

Cinéma

Et maintenant on va où ?, de Nadine LABAKI

          Comédie dramatique française de Nadine Labaki avec Nadine Labaki, Claude Msawbaa, Leyla Fouad.

     Dans un petit village tranquille, la guerre entre chrétiens et musulmans qui ravage le pays va gagner les habitants et menacer l’équilibre fragile qui s’était établi. Les femmes du village vont prendre les choses en main afin d’éviter que le pire n’arrive.

          J’avais entendu dire le plus grand bien de ce film, la bande-annonce était prometteuse et j’avais bien aimé le précédent film de la réalisatrice, Caramel. Je partais donc enthousiaste. J’ai vite été déçue (oui oui, encore, ce n’est pas l’année ciné pour moi…). Le film commence sur une belle image de femmes se rendant au cimetière. Ensuite c’est lent, très lent, très très lent à démarrer.

           Les deux premiers tiers du film sont interminables. Pas désagréables mais sans grand intérêt. Quelques scènes qui pourraient prêter à sourire mais qui m’ont laissée assez indifférente. Heureusement, à la fin, l’histoire connaît un sursaut. Elle gagne en profondeur et quelques scènes intéressantes font leur apparition, certaines drôles, d’autres émouvantes.

           Quelques bonnes choses donc. De bons acteurs, une idée de départ assez intéressante, et quelques scènes réussies. Malheureusement, l’ensemble ne m’a pas convaincue. Ca manque d’énergie et de et construction. Dommage.

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The trip, de Michael WINTERBOTTOM

          Comédie britannique de Michael Winterbottom avec Steeve Coogan et Robb Brydon.

          Un quadragénaire, comédien raté, qui vient de se faire larguer par sa petite amie décide d’emmener un vieux copain faire le tour des restaurants romantiques du nord de l’Angleterre qu’il avait prévu avec elle. L’occasion pour eux de faire un point sur leur vie.

          Vu de loin, ça avait l’air d’une comédie anglaise prometteuse. J’y suis donc allée souriant par avance. J’ai vite déchanté… La critique sera rapide étant donné le vide face auquel je me suis retrouvée. Le film semble ne jamais démarrer. C’est long, c’est lent, c’est chiant. Les personnages se lancent dans de grands concours d’imitations, allant jusqu’à répéter, 20, 30, 50 fois la même phrase, avec des intonations plus crispantes les unes que les autres. Je ne sais pas ce qui fut le pire : les voir s’escrimer à essayer d’être drôles ou voir le public rire et me sentir terriblement seule dans cette salle noire et inhospitalière. Je n’ai pas réussi à tenir jusqu’à la fin, mes nerfs m’ont lâchée au bout d’une heure. Une vraie torture.