Mes lectures

Isadora Duncan – Josépha MOUGENOT et Jules STROMBONI

          Isadora Duncan, une femme indépendante qui semble habitée depuis sa plus tendre enfance par une vision intuitive et naturelle de la danse qu’elle n’aura de cesse de développer toute sa vie durant. Une femme hors du commun devenue un véritable mythe.

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          Cette BD sur cette femme exceptionnelle me tentait beaucoup, j’ai toujours admiré le parcours d’Isadora Duncan, si fascinant, et j’étais contente de pouvoir en apprendre un peu plus à travers cette BD qui retrace sa vie.  J’ai beaucoup aimé les dessins, un trait assez léger et plein de poésie qui m’a semblé assez bien retranscrire son univers. Il y a assez peu de texte et l’histoire est retracée à travers les épisodes les plus marquants de la vie de la danseuse. Un découpage en chapitre, comme autant de tranches de vie. J’aurais parfois aimé que ce soit un peu plus développé, en apprendre plus, avoir des détails, pour donner plus d’épaisseur à cette grande dame dont le portrait n’est ici qu’esquissé. Mais pourtant, les grands moments y sont, on la découvre un peu à travers peu de mot et on referme ce livre avec l’envie d’en apprendre un peu plus. Une BD très agréable dont j’ai beaucoup apprécié la lecture et dont l’univers visuel plein de poésie m’a fait voyager.

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Isadora Duncan

De Jules Stromboni et Josepha Mougenot

Editions Naïve

104 pages

23 €

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Et pour découvrir l’univers de l’artiste, c’est par !

Théâtre

Tango passion

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          La semaine dernière, je suis allée voir la célèbre troupe de Tango passion sur les planches des Folies Bergères. J’ai toujours été totalement fascinée par le tango et j’étais donc on ne peut plus enthousiaste à l’idée de voir ce spectacle dont on parle tant.

Tango Pasion - El Ultimo TangoEtant donné mes modestes revenus et les tarifs prohibitifs des théâtres parisiens, je m’étais contentée d’une place en 3° catégorie mais n’étais finalement pas si mal placée, au 2° rang du balcon, complètement sur le côté, juste au dessus de la scène. L’avantage c’est que je voyais et entendais extrêmement ce qui se passait sous mes yeux, l’inconvénient c’est que je ne voyais que les 2/3 de la scène, en restant penché et de côté. Mais bon, ce n’était pas si mal. Le spectacle commence avec une très belle mise en scène, qui retrace la vie d’un bar argentin. Des tables sont disposées autour de la scène et un jeu de séduction et de rivalités est mimé entre les danseurs. Si c’est visuellement très beau, j’ai regretté que les parties dansées soient assez peu spectaculaires et qu’il y ait de nombreux temps morts.

tangopasion(13)Dans un second temps, le décor disparaît et la danse se fait beaucoup plus grand spectacle, avec beaucoup de portés et des jeux de jambes assez impressionnants. Si ça correspond plus à ce que j’apprécie dans un spectacle de danse, j’ai trouvé dommage que la mise en scène soit délaissée. Je pense que j’aurais apprécié un spectacle plus équilibré, et non pas divisé en deux parties aussi différentes. Il y a également beaucoup de moments réservés à l’orchestre seul, pour des morceaux souvent plus longs que ceux dansés. J’ai trouvé ces intermèdes uniquement musicaux un peu trop nombreux, ils cassent le rythme du spectacle. En revanche, je suis tombée totalement sur le charme de la chanteuse avec sa voix chaude et son physique de rêve. Ses formes à la Betty Boop m’ont laissée rêveuse…

Tango_Pasion©AnjaBeutler-14Les danseurs sont très bons et les costumes absolument magnifiques, cette élégance est d’ailleurs sans doute le point fort de ce spectacle. Dommage que les deux parties soient aussi marquées et que le rythme soit un peu haché. Autre reproche, le spectacle est extrêmement cher et chacune des 2 parties dure à peine 35 min, avec 20 min d’entracte, pour un rapport quantité/prix un peu léger. Il faut bien l’avouer, j’avais en tête un point de comparaison dur à égaler, le spectacle Paris-Buenos Aires vu il y a deux ans à la Cigale et qui était impressionnant de bout en bout avec une mise en scène splendide. Il y a avait dans celui-là beaucoup de danse à plusieurs couples où tout était tellement beau qu’on ne savait où donner de la tête. C’est cette profusion qui m’a un peu manquée dans Tango passion. Malgré le talent de la troupe et de très jolies choses, ça manquait un peu de magie, ou de folie peut-être. Mais bon, je chipote je chipote, dans l’ensemble, ça reste un très beau spectacle.

          Si j’ai été vaguement déçue de ne pas en prendre un peu plus plein la vue tout le long, les danseurs sont très bons, la chanteuse vraiment exceptionnelle et l’élégance des costumes fait rêver. Un divertissement des plus agréable.

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Théâtre

Alvin Ailey American Dance Theatre

         Alvin Ailey est un danseur afro-américain qui a créé sa propre compagnie à New-York en 1958 afin de mettre au point ses propres techniques et offrir une vitrine à la danse contemporaine qu’il réussira à démocratiser. Il meurt en 1989 mais sa troupe continue à vivre après lui et à mettre au point de nouvelles chorégraphies, mêlant toujours différents styles et techniques, dans une vision athlétique de la danse et avec toujours un même objectif : « Casser les murs entre les artistes  et le public ».

         Les étés de la danse, au théâtre du Châtelet, invitent la célèbre compagnie. J’ai réussi à avoir une place jeudi dernier. Au programme de la soirée, 4 chorégraphies (donc aucune signée du créateur de la compagnie, vins-je de me rendre compte, mais tant pis) : Home, The Evolution of A Secured Feminine, Vespers et Love Stories.  Je n’ai pas du tout accroché avec la première, ultra contemporaine, proche de la danse de rue et assez brouillon. La musique était exaspérante et je me suis ennuyée ferme. Autant vous dire qu’après pareils débuts j’étais très mal disposée pour la suite. Et là, le miracle s’est produit.

          La 2° chorégraphie met en scène une femme seule, sur des rythmes enlevés, proches du jazz. C’est très beau et bien conçu. Je ne sais que dire tant la performance impressionne, la mise en scène est intelligente et le tout est aussi dynamique que léger. On n’en attendait pas moins de la célèbre troupe. Mais ce n’est rien par rapport à la suite ! Vesper est tout simplement une merveille. C’est exactement ce que je m’attendais à voir en achetant mon billet. Un subtil mélange de ballet classique et de modernité. C’est époustouflant. On frôle la perfection. Après ça on regarde la fin dans un état de béatitude absolu. Le dernier morceau est le plus dynamique et coloré, plus proche des danses africaines. Plus moderne que les 2 précédents, il offre une vision de la danse très intéressante, reprenant différents aspects de la danse, de la répétition au spectacle final, illustrant bien ainsi ce rapprochement des artistes et de leurs spectateurs. Si je n’ai sans doute pas vu les chorégraphies les plus spectaculaires, j’ai apprécié la diversité des styles et le mélange de techniques et de cultures. Un très beau spectacle qui a l’attrait de la variété et est une excellente initiation à la danse contemporaine.

La qualité est mauvaise mais voici une partie de Vespers.

Théâtre

Paris-Buenos Aires, à la Cigale

          Du 10 au 19 janvier dernier, José Castro et sa troupe (16 danseurs, 6 musiciens et une chanteuse) se sont produits sur la scène de la Cigale à Paris. Un spectacle musical autour du tango, loin de clichés habituels : ici il n’est question ni de bateaux d’immigrants, ni de rixes, mais de l’histoire d’un homme qui a vécu entre Paris et Buenos Aires et partage ses souvenirs.

          L’histoire est très secondaire, c’est la performance qui impressionne. Les danseurs de tango sont éblouissants ! Mais le spectacle ne se cantonne pas à cette image de l’Argentine, on y retrouve aussi de la danse contemporaine, africaine, ou même du cirque. Toujours avec la même réussite. C’est parfois un peu décousu mais on pardonne facilement ce petit défaut devant la richesse de la mise en scène et les prouesses accomplies par les danseurs. Un spectacle enivrant, des rythmes endiablés et des surprises à chaque tableau, on en redemande !!!

Bars, restaurants·Musique

Soirée forro au Bizz’art

          Tous les mercredis, le Bizz’art (à Paris, dans le 10° arrondissement) propose des soirées forro (danse brésilienne proche de la salsa ou de la samba). L’entrée est à 6€ seule, 10€ avec un plat brésilien. Un cours débutant est proposé à 21h et un orchestre assure l’animation de la soirée.

          

          Ambiance festive assurée, un bon moyen de faire de nouvelles rencontres.

http://www.bizzartclub.com/