Pico est un petit garçon plein de vie. S’il n’est pas franchement doué à l’école, il est pourtant sacrément futé. Il a une petite soeur, Ana Ana, qui le fatigue parfois mais qui quand même, a des bons côtés. Et puis il y a papa et maman, et les copains bien sûr !Tout un programme…
Pico Bogue est finalement un petit garçon comme les autres. Il a un sacré caractère, et sa soeur aussi, tous les deux ne sont jamais à court de réparties déconcertantes. La vie du petit garçon se partage entre sa famille et ses copains, et puis l’école, dont il se passerait bien. On se reconnaît forcément tous un peu dans les états d’âmes de ce bout de chou si attachant.
Les dessins sont vifs et agréables, même si les couleurs un peu ternes me semblent plus adaptées à un public adulte qu’à des enfants. Les saynètes sont très parlantes, les scènes décrites en peu de mots. Le style est percutant, on ne peut que sourire devant la justesse des situations esquissées. Un humour léger dont on se délecte. Une BD tendre et divertissante, je compte bien me jeter sur la suite !
Comédie-dramatique américaine de Wes Anderson avec Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray
Suzy et Sam sont amoureux et décide en cet été 1965 de s’enfuir ensemble pour vivre leur amour. Suzy est une jeune fille de bonne famille pour le moins torturée, pouvant se montrer violente sous le coup de la colère, Sam est un jeune scout orphelin hai de tous. Pourtant, il va bien falloir partir à leur recherche. La tempete qui approche va encore compliquer la tache à leurs poursuivants.
J’avais entendu des avis très mitigés sur ce film : un public assez réceptif qui semblait apprécier un peu de légèreté dans une sélection cannoise pour le moins sérieuse (et un peu tristounette) et une critique plus réticente, paraissant trouver que le tout manquait quand meme un peu de consistance. Une fois n’est pas coutume, je suis plutot de l’avis général et populaire et ai apprécié ce film qui n’avait pourtant a priori pas grand chose pour m’enchanter. Une histoire d’amour chez les scouts, je dois admettre que ça m’inspirait assez moyennement. Je suis quand meme allée voir par curiosité. Je n’ai pas été déçue du voyage ! Les scènes cocasses s’enchainent à un rythme effréné et on se régale de cet humour tendre et décalé.
Cette histoire est filmée avec une incroyable tendresse pour l’Amérique des années 60. Les couleurs un peu jaunies, la musique d’époque, le vent de folie qui semble souffler sur chaque scène : ce film est un concentré de bonne humeur et de fraicheur enfantine. Les critiques qui lui sont faites sont pourtant justifiées. On pourrait attendre plus de profondeur, quelque chose d’un peu moins conventionnel. Si on est face à un bon film, ce n’est pas un grand film, nuance qui en a déçu certains. Pour ma part, j’ai juste regardé ça les yeux écarquillés, suivant les péripéties avec enthousiasme. J’aurais sans doute préféré une fin plus originale mais j’ai pris un réel plaisir à suivre cette histoire, aussi prévisible soit-elle. Pour une fois, l’absence de surprise ne m’a pas dérangée tant la forme m’a emballée. Les personnages sont attachants et la brochette d’acteurs franchement convaincante. Il y a un rythme intéressant dans ce film, un humour touchant et une esthétique un peu rétro très réussie. En un mot, une très bonne comédie familiale comme on aimerait en voir plus souvent.
En cambriolant une petite bijouterie, Dortmunter empoche par hasard le Brasier de Byzance, le plus gros rubis du monde, que les États-Unis devaient remettre à la Turquie. Aussitôt police, FBI, services secrets, truands et mafias de tous les pays se lancent à sa recherche. Il n’a plus alors qu’une seule obsession : rendre la bague et retrouver la tranquillité en faisant oublier le plus gros casse de sa vie. La tache s’annonce difficile.
L’histoire repose sur un énorme malentendu, dont le personnage (qu’on a déjà pu croiser dans d’autres romans de cet auteur) est un habitué. Ce voleur raté a un don pour se mettre dans des situations improbables qui amusent le lecteur à tous les coups. On retrouve l’humour grinçant de Donald Westlake qui manie avec une grande habileté les situations les plus cocasses. Le style est alerte, enlevé, on ne s’ennuie pas une seconde, allant de péripétie en péripétie, se délectant des malheurs de notre héros. La galerie de personnages est savoureuse et on se demande jusqu’à la fin comment ce sac de noeuds va bien pouvoir finir par se démêler. Un roman noir des plus réussis, on en redemande.
Malcholm Zachary, ça lui plaisait d’être un agent du FBI. Cela conférait à tous ses actes un élément de tension tout à fait fascinant. Quand il descendait de voiture et qu’il claquait la porte, il ne le faisait pas comme n’importe qui, il le faisait comme un agent du FBI : un pas, un quart de tour, une poussée sur la portière, et bing, tous les gestes enchaînés, les muscles souples, solide et déterminé, gracieux tout en restant viril. Malcolm Zachary buvait son café comme un agent du FBI, il écoutait en silence comme un agent du FBI.
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Une fois une gonzesse a été raconter des trucs sur moi, dit Tiny. Je l’ai pendue à une corniche d’immeuble avec son collant. (Il secoua la tête.) Elle n’aurait pas dû acheter des collants de mauvaise qualité.
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Quand la vie devient dure, les durs reprennent vie.
Sybille travaille dans une compagnie d’assurance pour animaux. Carriériste, elle fait passer son emploi avant son couple. Mais à la maison aussi elle veut tout contrôler, ne supportant pas de voir traîner la moindre miette. Adrien, son compagnon, n’en peut plus de tant de stress face à lui, une solution s’impose pour calmer le jeu : employer une femme de ménage. Une mission qui s’annonce plus ardue qu’il n’y paraît.
Le style de cet ouvrage m’a étrangement rappelé Amélie Nothomb, avec un vague côté Stupeur et tremblements (ce qui en l’occurrence est plutôt un compliment tout de même) : le même fraîcheur, la même légèreté. Un talent un peu moindre sans doute mais une écriture agréable tout de même, première bonne surprise de ce livre. L’histoire est plutôt efficace également, le côté un peu névrosé du personnage apporte une petite touche d’humour, et on se reconnaît forcément un peu dans l’un ou l’autre des protagonistes.Je n’ai ps grand chose à ajouter sur ce livre. Ce n’est pas exceptionnel, ça ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais j’ai assez apprécié cette lecture qui est somme toute agréable et m’a permis de découvrir une nouvelle facette de Sylvie Testud.
Dès que je passe la porte de notre appartement, je me transforme. Sans plus aucune coquetterie, je retire mes escarpins, je jette mes vêtements dans la panière à linge sale. Je m’attache les cheveux sur le sommet du crâne, remonte mes manches, et c’est parti pour le rodéo de l’ordre et de la propreté. Une chorégraphie d’un genre peu sexy, à laquelle je ne renonce que tombante de sommeil.
Pauvre Adrien : il vit avec une mégère.
Après une enfance mouvementée, Augusten est allé s’installer à New-York où il travaille pour une agence de pub. S’il a réussi à plus ou moins s’intégrer à la société, il reste toutefois quelque peu ravagé, et ce pour notre plus grand bonheur. Nous suivons ici la suite de ses aventures, avec toujours autant de détails croustillants sur sa vie rocambolesque. Tout un programme !
Je vous avez parlé du jeune Augusten, rencontré dans Courir avec des ciseaux(oui, oui, on est presque des intimes maintenant). J’avais adoré ce livre à l’humour ravageur et au personnage aussi horripilant qu’attachant. J’avais été terriblement déçu que l’histoire s’arrête. Fort heureusement, l’auteur n’écrit qu’autour de sa biographie ce qui offre donc quelques occasions d’en savoir plus. J’ai raté l’épisode de l’entrée dans l’âge adulte – ce que je compte arranger très vite – et me suis directement trouvée propulsée vers la dure trentaine de notre héros.
Contre toute attente, il s’est trouvé un métier respectable et vit de manière à peu près civilisée à New-York. Il est toujours célibataire et se désespère de son début de calvitie. Ses problèmes psychologiques ne sont pas tout à fait réglés et il lui arrive donc encore de montrer quelques signes de graves névroses… Ajoutez-y une certaine tendance à se mettre dans des situations impossibles et vous aurez un livre décapent ! Ce roman est peut-être un peu moins savoureux que le précédent mais on y retrouve bien le même esprit totalement farfelu. C’est avec délectation que j’ai suivi la suite de ses aventures. Augusten Burrough est décidément un auteur à suivre !
S’il y a une chose à laquelle je ne suis pas, mais alors absolument pas allergique, c’est bien les produits chimiques. Je tiens à savoir que cet épais liquide bleu que je déverse dans la cuvette des W-C a été testé et testé encore sur des lapins, des singes, et tout ce qu’ils peuvent entasser dans leurs cages de laboratoire.
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Ce qu’il y a de merveilleux chez les enfants, c’est qu’ils ne disposent pas d’émotions complexes. ils ont la dotation de base ; les options, ce sera pour plus tard.