Archives de Tag: Jennifer Garner

Peppermint

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          Thriller, action américain de Pierre Morel avec Jennifer Garner, John Ortiz, John Gallagher Jr.

          Riley North est une jeune mère de famille dont le mari et la petite fille viennent d’être assassinés par un gang. Face à système judiciaire corrompu qui remet en liberté les meurtriers qu’elle avait pourtant formellement identifiés, Riley décide de prendre les armes pour faire payer tous ceux qui, de prêt ou de loin, sont impliqués.

Affiche du film Peppermint

          Pour tout vous avouer, je ne pensais pas vraiment aller voir ce film, même si j’étais curieuse de revoir Jennifer Garner dans un film d’action. Non, j’étais au cinéma pour voir Blackkklansman. On est arrivés 3 min en retard et on nous annoncé à la caisse que le film avait déjà commencé. A l’UGC, alors qu’il y a toujours 20 min de pubs… Après vérification, on ne nous a pas menti, le film commençait bien pile poil à l’heure de la séance, le truc qui n’arrive juste jamais. Pas de bol. Puisqu’on était là, on est donc allé voir ce qui passait à l’heure où on y était. Et voilà comment je me retrouve à vous parler de ce film.

Image extraite du film Peppertmint

          Je n’étais pas hyper emballée en rentrant dans la salle, j’avais peur d’un scénario vu et revu et d’une certaine dose d’ennui, même si au fond je reste bon public pour ce type de film. Mais finalement, j’ai passé un bon moment. Certains ingrédients sentent un peu le réchauffé (une fille canon, une histoire de vengeance et un ripou) mais dans l’ensemble il faut bien admettre que ça s’éloigne un peu des codes du genre. Le personnage est assez réussi je trouve, elle passe de mère modèle à folle furieuse en l’espace d’une fusillade et ça fonctionne plutôt bien. Le point de départ du film s’avère assez efficace.

Image extraite du film Peppermint

          Ce qui est un peu dommage, c’est l’absence totale de suspense : on sait qu’elle est trop forte et qu’elle va dézinguer tous les méchants sur son passage, si possible en les faisant bien flipper tant qu’elle y est. Ca manque d’un petit soupçon de doute pour nous tenir en haleine. D’ailleurs le personnage est un vrai roc, sans la moindre fissure, là aussi un peu plus de nuance n’aurait pas été malvenu. Toutefois, le rythme est soutenu et ma foi, on n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer. Le seul point qui m’a un peu dérangée, c’est la toute fin, qui offre un peu trop de réponses à mon goût. Pour le reste, même si son potentiel n’est malheureusement pas exploité au mieux, ça reste un bon divertissement.

Dallas Buyers Club

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Drame, biopic, américain de Jean-Marc Vallée avec Matthew McConaughey, Jennifer Garner, Jared Leto

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           Ron Woodroof est un cow-boy, un vrai. Sa vie se partage entre les femmes et le rodéo. Mais a 35 ans, il apprend qu’il a le sida. On est en 1986 et la maladie est réputée pour toucher essentiellement le milieu gay. Quand on lui annonce qu’il lui reste 30 jours à vivre, cet homophobe convaincu va décider de ce battre en recourant à des traitements alternatifs. Il les vendra également à d’autres malades, au risque de déclencher les foudres des autorités.

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          Bien que j’aie plein de critiques de films en retard, je ne résiste pas à l’envie de vous parler en premier de celui-ci tant je l’ai apprécié. Vu dès sa sortie, pour une fois au moins je serai à peu près dans les temps et j’écris mon article alors qu’il est encore en salles. En espérant convaincre certains d’entre vous de s’y précipiter. Ceux qui me suivent depuis longtemps le savent peut-être, j’ai consacré mon mémoire de Master à Hervé Guibert et la littérature sur le sida (lire mon dossier sur le sujet ici). Ce sujet m’interpelle donc particulièrement et je ne pouvais pas rater un film consacré à cette maladie. On est au début des années sida, période sur laquelle je me suis particulièrement penchée pour mes travaux. Dans le rôle phare, Matthew McConaughey, un acteur qui ces dernières années s’est imposé parmi les grands noms du cinéma américain avec tournant important dans sa filmographie et des choix intéressants. Ajoutez à ça des critiques élogieuses et tous les éléments étaient réunis pour me pousser dans les salles au plus vite !

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          Ce film dont j’attendais pourtant beaucoup ne m’a pas déçue. La réalisation est assez classique, pas de grands effets ou d’esthétisme outrancier. L’histoire, inspirée de faits réels, est très forte, mais la force du film est pourtant ailleurs. En effet, tout cela aurait semblé un peu fade sans l’incroyable prestation des acteurs. Matthew McConaughey et Jared Leto (que je n’avais même pas reconnu) sont exceptionnels. On a trop rarement l’occasion de voir prestations pareilles. Tous deux sont totalement habités par leur rôle et l’incarnent avec une conviction fascinante. Ils les rendent incroyablement vivants. Matthew McConaughey mériterait de rafler l’Oscar à Leo, tant il crève l’écran. Les personnages sont loin d’être des héros, ils ont leurs fêlures et n’en sont que plus attachants. J’ai trouvé que ce film n’en faisait pas trop dans le message politique ni dans le pathos ; l’histoire se suffit à elle-même, pas besoin d’en rajouter. Et ça fonctionne sacrément bien ! Le réalisateur parvient à capter cet incroyable élan de vie qui semble porter beaucoup de malades du sida. C’est fort et émouvant, c’est terriblement beau. Mon énorme coup de cœur de ce début d’année. 

Matthew McConaughey, Jennifer Garner, Jared Leto