Culture en vrac

Pourquoi je ne suis pas allée au Salon du livre

          Et voilà, il fallait bien que ça finisse par arriver, cette année je ne suis pas allée au Salon du livre. Mais pourquoi me direz-vous ? Eh bien, je trouve que c’est surtout un évènement grand public qui vise à attirer un public qui n’ouvre pas un livre durant le reste de l’année. Bien sûr, une librairie géante est très attirante mais n’ayant plus la moindre place dans ma bibliothèque, j’ai décidé d’attendre de pouvoir l’agrandir avant de continuer à la remplir. En attendant, autant lire quelques uns des livres qui n’attendent que ça (une bonne centaine tout de même). Car oui, sachant que je ne peux résister à cette fièvre acheteuse, la solution n’est-elle pas de ne pas y aller ?

          D’habitude, outre les livres, 2 raisons me poussent au salon. La première est la présence de petits éditeurs. J’aime découvrir de nouvelles maisons et c’est l’occasion ou jamais. Mais ils se font rares en raison du prix des stands et une fois perdus dans ce grand hangar, on se dirige vers les seuls stands visibles, à savoir, les très très gros. En gros, on oscille entre Actes Sud et Gallimard, avec un éventuel détour par Flammarion ou Bayard et les seuls petits éditeurs qu’on voit sont ceux qui sont sur le chemin, à condition qu’il n’y ait pas trop de monde devant qui les cache. La deuxième bonne raison de se déplacer c’est pour les conférences. Malheureusement, les conférences grand public sont souvent d’un piètre niveau (trop grand public justement). Je m’incruste donc de préférence aux conférences pro. Malheureusement cette année les thèmes étaient essentiellement le numérique (qui me laisse assez froide), la jeunesse (bof bof) et le Japon (qui d’un point de vue professionnel n’est pas palpitant). Les seules interventions qui m’intéressaient tombaient sur mon temps de travail, vraiment pas de bol.

          Les livres anciens ont failli me convaincre de me déplacer. Finalement, j’ai pensé que c’était surement le pire endroit pour faire une bonne affaire et dénicher la perle rare alors autant reprendre les bonnes habitudes et aller flâner dans les librairies spécialisées. N’ayant que faire des dédicaces et ayant plus ou moins invalidé toutes les bonnes raisons de me déplacer, je me suis aperçue que je n’avais pas franchement envie d’y aller cette année. Le site internet assez peu fonctionnel ne m’a pas aidée à me décider. Rien qui ne me fasse réellement envie donc, juste beaucoup, beaucoup de monde, bien trop à mon goût. Ainsi, pour la première fois, je suis restée chez moi. Que m’arrive-t-il ? Serai-je blasée ? Où est passé l’enthousiasme des débuts ? Peut-être mes attentes ont-elles juste évolué et après avoir écumé les allées du Salon du livre, j’ai fini par préférer les rendez-vous plus confidentiels ou plus spécialisés. Peut-être la prochaine édition m’enthousiasmera-t-elle plus ? Et vous, en avez-vous bien profité ?

Divers·Librairies

L’arbre à lettres

          Après plus de 2 ans et demi passés dans le 14° arrondissement et bon nombre de passages par la fameuse rue Daguerre, je me demande encore comment, mais comment, j’ai pu ne jamais voir cette librairie. Voilà un mystère qui me taraude. Toujours est-il que cette fois mes yeux se sont posés dessus et je suis donc entrée.

          La librairie est assez grande et l’intérieur agencé de manière à laisser beaucoup de place à la lumière. Il y a de la place pour circuler entre les tables, ce qui permet de flâner sans trop de craintes de renverser quelque chose. Les livres mis en valeur sont variés, il y en a pour tous les goûts. Poches et grands formats, romans et essais… Un joyeux mélange dont ressortent tout de même des partis pris intéressants. Quelques auteurs méconnus côtoient ainsi l’air de rien les grands noms du moment. J’ai d’ailleurs craqué pour un des coups de coeur du libraire qui m’a semblé pour le moins atypique. Je ne l’ai pas encore lu, je ne peux donc pas vous en dire plus.

          Le tenant du lieu est sympathique. Je n’ai pas vraiment demandé de conseils ayant trouvé mon bonheur sans cela mais il semble tout à fait disposé à en donner (je sais, ça semble évident et pourtant ce n’est pas si fréquent). La sélection proposée est éclectique et la librairie propose aussi bien romans, jeunesse ou essais. Une librairie généraliste qui semble de bonne qualité. J’ai bien aimé le côté un peu fourre-tout de la sélection mise en avant sur les tables. Peut-être un peu plus impersonnel que Le livre écarlate (dont le libraire donne envie de parler littérature) mais un endroit qui permet de flâner agréablement  à son rythme. Une librairie de quartier intéressante, joliment agencée et bien garnie.

L’arbre à Lettres

14, rue Boulard

75014 Paris

Trois  autres Arbres à lettres ont poussé à Paris, à Bastille et République et rue Mouffetard

http://www.arbrealettres.com/