Archives de Tag: littérature ado

La belle sauvage

Par défaut
          À l’auberge de la Truite, tenue par ses parents, Malcolm, onze ans, voit passer de nombreux visiteurs. Tous apportent leurs aventures et leur mystère dans ce lieu chaleureux. Certains sont étrangement intéressés par le bébé nommé Lyra et son dæmon Pantalaimon, gardés par les nonnes du prieuré tout proche. Qui est cette enfant ? Pourquoi est-elle ici ? Quels secrets, quelles menaces entourent son existence ? Pour la sauver, Malcolm et Alice, sa compagne d’équipée, doivent s’enfuir avec elle. Dans une nature déchaînée, le fragile trio embarque à bord de La Belle Sauvage, le bien le plus précieux de Malcolm. Tandis que despotisme totalitaire et liberté de penser s’affrontent autour de la Poussière, une particule mystérieuse, deux jeunes héros malgré eux, liés par leur amour indéfectible pour la petite Lyra, vivent une aventure qui les changera pour toujours.
          Comme de nombreux adolescents, j’avais adoré l’histoire de Lyra dans A la croisée des mondes dont je me souviens avoir attendu le tome 3 pendant durant de si longtemps. J’avais accueilli sa sortie par des cris de joie hystérique au milieu de la Fnac. Après toutes ces années – et une adaptation cinématographique plus que passable – je commençais même à me sentir nostalgique et à me dire qu’il était plus que temps de relire ses aventures. Et c’est à peu près à ce moment que j’ai appris que Philip Pullman sortait un nouveau roman. Ni une ni deux, je me suis jetée dessus (enfin avec quelques mois de retard quand même, j’ai un léger soucis de notion du temps) sans même jeter un œil à la quatrième de couverture. Quelle ne fut pas ma surprise en y retrouvant Lyra !

Couverture de La belle sauvage

          J’avais peur d’être déçue. L’histoire se passe avant Les royaumes du Nord, au moment de la naissance de Lyra, et explique donc pas mal de choses sur ses origines. C’est le premier tome d’une trilogie – la trilogie de la poussière (j’espère que cette fois les deux suivants ne se feront pas trop désirer). Pas facile de retrouver un univers qui m’a tant nourri avec des yeux adultes et bon nombre de personnages différents de l’histoire qu’on connaît. Mais très vite, j’ai pris un énorme plaisir à me replonger dans ce monde fantastique mais pas si différent du notre. C’est toujours aussi bien écrit et aussi prenant. J’ai eu l’impression d’avoir de nouveau 12 ans. J’ai d’ailleurs dévoré ce roman en deux jours, lisant quasi sans interruption.

          J’ai toutefois un peu moins apprécié ce premier tome que la trilogie précédente, j’y ai moins retrouvé le côté féérique. C’est un univers qui semble plus proche du nôtre, ses aspects magiques sont finalement assez peu abordés. En revanche ça reste un bon roman d’aventures avec des personnages attachants et des péripéties à revendre. L’univers et les caractères des protagonistes se mettent en place peu à peu et nous laissent le temps de nous imprégner de l’histoire. Il n’y a que sur la fin que j’ai trouvé que c’était un peu « bâclé » avec des rebondissements pas toujours très bien amenés et un aspect magique qui tranche de manière trop soudaine avec une première partie plus terre à terre. Malgré tout, j’ai pris un grand plaisir à lire ce roman qui peut se découvrir je pense indépendamment d’A la croisée des mondes. Je n’ai pas retrouvé toute la magie de la première trilogie mais j’ai beaucoup apprécié découvrir de nouveaux personnages et j’ai hâte de découvrir la suite de leurs aventures.

Portrait de Philip Pullman par Graham Turner

Photo Graham Turner

Malcom sentait que, s’il lui posait les bonnes questions, Eric lui confierait des choses qui ne devaient pas être divulguées car le plaisir de détenir des secrets était accru quand on les répétait.

_______________

– On ne devrait pas être obligé de choisir entre la culpabilité et la faiblesse.
– La question n’est pas là. Il s’agit de choisir entre deux maux. Entre deux erreurs, plus ou moins graves. Il s’agit de trouver la meilleure des couvertures possibles. Un point c’est tout.

50 Cents – Thomas Carreras

Par défaut

          A San Francisco, c’est la guerre dans le milieu du crime. La femme de Vlad, un dangereux criminel, vient d’être tuée par une femme qu’on croyait morte depuis 10 ans et il n’a qu’une hâte : la venger ! Mais il n’est pas le seul à vouloir sa peau et lui-même a plus d’un ennemi.

          On m’a offert ce livre à Noël et on m’avait dit qu’il était complètement fou, ce qui m’avait donné grandement envie de le lire ! Bon, autant le dire de suite, mon enthousiasme a été de courte durée. Dès les premières pages, une question s’est imposée : « Mais c’est quoi ce truc ?!? ». A vrai dire, je me pose encore la question… Tout est complètement déjanté. D’habitude, je trouve que c’est plutôt une bonne chose mais là ça part vraiment trop dans tous les sens et le style n’est pas franchement à la hauteur. Difficile d’écrire une critique constructive sur ce roman tellement lui-même est déconstruit. J’ai eu l’impression que l’auteur a voulu mettre tout ce qui lui passait par la tête – à savoir essentiellement des clichés éculés et des images douteuses – sans parvenir à donner une cohérence à l’ensemble. Quand j’ai vu que c’était écrit par un adolescent d’à peine 18 ans, j’ai de suite mieux compris… Généralement, ce type d’histoire donne envie de continuer malgré les indéniables faiblesses pour connaître le dénouement mais là, on voit mal comment tout cela pourrait finir autrement que par la mort de tous les protagonistes, tuant ainsi le suspens dans l’œuf. Je crois qu’adolescente pourtant, j’aurais aimé ce livre pour son côté complètement fou : il faut croire que je vieillis ! J’ai peiné à aller au bout de cette histoire aussi mal écrite que décousue.

544359_319169688205830_804131148_n

Son visage se mit à pâlir de seconde en seconde, à tel point que lorsqu’il raccrocha, on aurait dit un alsacien en plein cœur de l’hiver.

_______________

– Mon patron veut vous parler, continua nez tordu.

Le tueur à gages se détendit. On ne tabasse pas les offres d’emploi.