Mes lectures

Mathias ENARD, Bréviaire des artificiers

          Ce livre est un petit manuel de terrorisme pour débutants. Un maître y apprend à son esclave les bases du métier (illustrées) afin de lui transmettre son savoir.

          Un petit livre plein d’humour. La transposition maître/esclave dans le monde contemporain m’a quelque peu gênée. Il y a quelques bonnes idées qui m’ont fait rire. Un petit fond politique qui pourrait donner de la profondeur à l’ouvrage, cependant, c’est un peu léger pour réellement fonctionner. C’est parfois un peu maladroit. Dans l’ensemble, un livre agréable à lire mais tout à fait dispensable.

Plus d’une fois, je l’avoue, j’ai été tenté de profiter de la situation, et d’administrer à mon cher maître une volée dont il se serait souvenu, mais le seul fait qu’il me l’ait ordonné lui-même faisait perdre son sel à l’affaire. J’étais donc une femmelette et redoutais le moment où il me faudrait prendre l’engin de bois pour accomplir cette basse besogne.

Club lecture

J-1 !

          Bonsoir,

          Je me permets de vous rappeler que demain se tiendra la 2° réunion de notre club lecture. Nous nous retrouverons à 18h30 au Café Livre, au 10 rue Saint-Martin, dans le 4°.

          Nous échangerons cette fois autour de La mémoire des murs de Tatiana de Rosnais.

          Pour nous reconnaître, facile ! on aura nos exemplaires avec nous, bien en vue sur la table. Et j’aurai aussi une robe avec plein de couleurs (puisque cette fois il fait moins froid que le mois dernier, je peux la sortir !) qui devrait vous aider à me repérer de loin.

          Si vous ne pouvez pas être là à 18h30, ne vous inquiétez pas, on ne bouge pas, vous pouvez nous rejoindre plus tard, on vous attendra. Pour celles qui ne peuvent vraiment pas, vous pourrez toujours nous retrouver en février pour la prochaine réunion !

          On espère que vous serez nombreuses (ou nombreux d’ailleurs) au rendez-vous. A demain !

Mes lectures

Pénélope BAGIEU, Joséphine

          Joséphine est une trentenaire célibaitaire pas toujours bien dans ses baskets. On partage dans cette BD publiée chez Jean-Claude Gawsewitch (et parue en poche dans la collection « Le livre de poche ») ses déboires.

          J’ai moins accroché à Joséphine qu’à Cadavre exquis. Ici, pas réellement d’histoire, simplement une juxtaposition d’instatanés. Les dessins sont toujours aussi sympathiques, l’humour de Pénélope Bagieu plutôt séduisant. J’ai cependant eu un peu de mal à me reconnaître dans cette trentenaire complexée aux préoccupations très féminines (mais quels sacs vais-je assortir à mes chaussures ?). Une BD agréable à lire, mais un vrai « truc de fille ».

Mes lectures

Françoise SAGAN, Bonjour tristesse

          L’été de ses 17 ans, Cécile va découvrir l’amour. C’est une jeune fille sur qui la vie sans passer sans laisser de traces ; comme son père, elle est légère et inconstante. L’arrivée d’une femme intelligente et calme va venir troubler leur vie désordonnée et faire naître en elle les premières passions.

          Ce roman est un grand morceau de la littérature du milieu du XX° siècle. Il avait fait scandale lors de sa parution, en particulier parce qu’il parle librement du désir féminin. Pris aujourd’hui hors contexte, ce livre a aujourd’hui relativement peu d’intérêt. Il est bien écrit, mais pas non plus de manière exceptionnelle. L’histoire est intéressante mais pas transcendante. On prend plaisir à le lire, sans en être bouleversé. Un bon livre mais qui ne sort pas tellement du lot. A replacer donc absolument dans son contexte pour le comprendre : écrit par une adolescente et qui a à sa manière révolutionné la littérature par sa liberté de ton. Et vu comme ça, de suite, on accroche plus !

La liberté de penser, et de mal penser et de penser peu, la liberté de choisir moi-même ma vie, de me choisir moi-même. Je ne peux pas dire « d’être moi-même » puisque je n’étais rien qu’une pâte modelable, mais celle de refuser les moules.

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Je savais qu’il se consolerait comme il se consolait de tout : une rupture lui coûterait moins qu’une vie rangée, il n’était vraiment atteint et miné que par l’habitude et l’attendu, comme je l’étais moi-même. Nous étions de la même race lui et moi ; je me disais tantôt que c’était la belle race des nomades, tantôt la race pauvre et desséchée des nomades.

Divers

Résolutions

          Bon, avant de retourner à des articles plus consistants, un dernier blabla de début d’année. Vous avez été plusieurs à me demander que quelles lectures 2011 serait fait. Je vais donc tenter une réponse rapide.

          Je vais essayer de lire cette année plus de classiques, quelque peu délaissés en 2010. Au programme (liste non exhaustive et non contractuelle) sans doute L’éducation sentimentale de Flaubert, Guerre et paix de Tolstoï dans sa nouvelle traduction (qui remplacera sans doute mon Dostoïevski annuel), peut-être Germinal de Zola (ou un autre ?) ou même La chartreuse de Parme de Stendhal. En contemporain, le prix Médicis 2008, Là où les tigres sont chez eux de De Roblès, Le crime d’Olga Alberina d’Andreï Makine, La presqu’île de Gracq, Clara et la pénombre de Somoza et bien sûr les livres que j’ai eu à Noël. Je pense aussi lire le livre conseillé par Carmadou à Noël. Mais aussi, des romans grand public ! Les déferlantes de Claudie Gallay, un Levy, un Pancol et un Musso, pour arrêter de taper toujours sur les mêmes sans en avoir seulement lu une ligne ! Pour le reste, vous aurez la surprise !

          Je vous rappelle quand même que je dois lire un livre en partenariat avec Babelio et un par mois pour le club lecture.

          Si vous aussi vous avez plein d’idées lecture, n’hésitez pas à les partager en commentaires et si vous êtes un grand lecteur, un challenge vous attend sur Grim’livres, on espère que vous serez nombreux à y participer.