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Bluff, de David Fauquemberg

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          « Silence quand il entra, pas un regard sur lui – il aurait pu être un fantôme. Dehors il pleuvait froid, c’était la tempête. Dockers et pêcheurs désoeuvrés : si cette assemblée d’hommes ne vous dissuadait pas, c’est que vous cherchiez les histoires. On ne poussait jamais par hasard la porte de l’Anchorage Café, surtout en plein hiver austral, quand les rafales soufflées de l’Antarctique tourmentaient sans répit le sud de la Nouvelle-Zélande. On apercevait d’ici la fumée blanche des déferlantes qui saccageaient depuis deux jours les eaux pourtant abritées de Bluff Harbour. Au large, c’était l’enfer. »

Couverture de Bluff de David Fauquemberg

          C’est avec beaucoup de curiosité que j’ai ouvert ce roman qui nous amène bien loin, en Nouvelle-Zélande, tout au sud du l’île du Sud. On y rencontre un français qui a traversé l’île à pieds et semble venu là pour se perdre loin de tout, dans une terre inhospitalière où l’hiver est une longue succession de tempêtes. Il est rapidement embauché sur un petit bateau de pêche en compagnie d’un vieux marin du coin et d’un géant taiseux. Autant vous dire qu’il n’y a pas masse de grands dialogues ! Je ne sais trop que penser de ce roman. Je crois que j’ai plutôt bien aimé mais j’ai aussi connu quelques moments d’ennui durant cette lecture.

          C’est dans l’ensemble assez lent, sans doute un peu trop à mon goût. Un chapitre particulièrement assommant m’a semblé être une redite du Vieil homme et la mer. D’autres sont plus réussis. C’est toutefois bien écrit et il y a de beaux passages. On alterne les chapitres sur le bateau et des chapitres sur de grands navigateurs du Pacifique ou sur la culture maori. En soi, c’est intéressant mais ça tombe parfois comme un cheveu sur la soupe. Le résultat est un peu brouillon, j’ai eu l’impression que l’auteur voulait caser trop de choses dans son roman et perdait de vue l’essentiel. J’ai toutefois beaucoup aimé l’histoire principale, sur le bateau de pêche, tout en sobriété mais qui prend au tripes. Rien que pour ça – et malgré certains défauts – ce roman méritait d’être lu.

Portrait de David Fauquemberg

Les hommes pêchèrent toute la matinée, traçant et retraçant le même sillon à portée de rivage.A chaque virement, Rongo Walker posait un pied dehors pour observer le français. Prendre un bleu à son bord, c’était toujours à quitte ou double.

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Les Polynésiens, trois choses nous importent : un lopin de terre où bâtir son Fare, un coin de lagon pour la pêche, une montagne à cultiver.

 

A la découverte de l’estuaire de la Gironde

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           En allant faire un brin de tourisme médical dans le sud, j’ai fait une pause rapide sur l’estuaire de la Gironde. Une région que je ne connaissais pas du tout et que j’ai plutôt appréciée. Je lui ai trouvé un côté reposant.

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           Pour commencer, un petit tour (au pas de course) sur l’île d’Oléron. J’ai trouvé ça très joli et j’ai été agréablement surprise par les artisans qui y sont installés et qui proposent des choses vraiment originales.

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           Après ça, découverte de la plage de Meschers-sur-Gironde (avec une eau étonnement chaude pour la saison) et du charmant village de Talmont qui a été un réel coup de cœur. Peu de photos prises, même pas une du magnifique coucher de soleil, ce sera donc tout pour cette fois.

Souvenirs de Sète

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Je vous en parlais il y a déjà un certain temps (ici), j’aime beaucoup la ville de Sète à laquelle je trouve énormément de charme. Entre sa plage interminable, ses canaux animés et le calme de l’étang de Thau, elle est une escale dépaysante où les bonnes adresses ne manquent pas. A défaut de vous faire partager celles-ci, voici quelques photos pour vous faire découvrir cette belle ville.

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Les joutes, une spécialité sétoise pour le moins atypique. Deux bateaux, des rameurs et deux hommes avec lance et bouclier pour ce combat singulier à découvrir tous les étés sur les canaux.

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Coucher de soleil sur la plage…

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Lorsqu’on s’éloigne un peu de la ville, la nature reprend ses droits.

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Pour finir, petite escale à Marseillan, au bord de l’étang de Thau avec pour nous accueillir une lumière éblouissante.

Un séjour très agréable où les dégustations de spécialités locale et de poisson frais près de la criée se sont succédé. Vivement la prochaine escapade au bord de l’eau !

Fidelio : l’odyssée d’Alice, un très joli 1° long métrage

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Comédie dramatique de Lucie Borleteau avec Ariane Labed, Melvil Poupaud, Anders Danielsen Lie

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          Alice, 30 ans, est marin. Elle laisse Félix, son homme, sur la terre ferme, et embarque comme mécanicienne sur un vieux cargo, le Fidelio. A bord, elle apprend qu’elle est là pour remplacer un homme qui vient de mourir et découvre que Gaël, son premier grand amour, commande le navire.

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          J’avais bien aimé la bande-annonce de ce film mais je pas très sure pour autan de ce que j’allais voir. J’avais peur que l’histoire amoureuse en huis-clos ne me séduise guère mais ç’a été au final une bonne surprise. Je n’y connais rien en marine marchande mais si j’en crois mes rares lectures sur le sujet, l’ambiance des cargos est très bien restituée. L’histoire a été filmée sur un vrai rafiot et ça se sent ! Le bruit est assourdissant, c’est plein de cambouis, on pourrait presque ressentir les vibrations infernales de la machine et humer les odeurs de fiel. Ce contexte très réaliste qui nous plonge totalement dans cet univers particulier et fait nettement partie des points positifs de ce film. Le sujet comme le contexte ne sont pas sans rappeler le premier roman de Batiste Fillon, Après l’équateur.

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          L’histoire est assez simple : celle d’un trio amoureux.  La bonne surprise vient de son traitement tout en finesse. On ne tombe jamais dans le sentimentalisme et la mièvrerie, ce qui aurait pourtant sans nul doute été la solution de facilité. Les personnages sonnent juste et la complexité de leur relation a quelque chose d’un peu triste qui est aussi réaliste que touchant. Les acteurs sont pour le moins convaincants et Ariane Labed est irrésistible dans ce rôle. Visuellement, il y des choses sympas dans ce film avec souvent une belle lumière. La scène d’ouverture, assez crue, est pour le moins déstabilisante mais la suite est plus sage, sans jamais être fade pour autant. Certains trouveront le film un peu lent, mais ce sont aussi ces non-dits qui font tout son charme. Lucie Borleteau nous livre un premier long-métrage réussi sur les relations amoureuses et ce sort de ce sujet épineux avec beaucoup de délicatesse.

Collioure et ses environs

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Pour bien finir le week-end, des paysages ensoleillés qui ont comme un air de vacances.

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Cette semaine, dernières photos de mon petit séjour sur la Côte Vermeille avec le magnifique village de Collioure et son célèbre clocheton. Une destination qui a un charme fou !

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Envahi par les touristes en été, ce port de pêcheurs est très agréable hors saison avec ses étroites ruelles pavées, ses maisons colorées et ses paysages de carte postale.

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Pour éviter la foule et profiter d’une ambiance un peu surfaite, Port-Vendres et Banyuls, les villages voisins, sont une excellente alternative. Depuis Paris, un train direct dessert tous les villages des environs.

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Et vous, vous les passez où vos prochaines vacances ?