Bars, restaurants

Etoile du Kashmir

          L’étoile du Kashmir est un restaurant indien situé tout près de la tour Montparnasse (à vrai dire il y en a plusieurs à Paris, il peut donc aussi être ailleurs, mais c’est celui-ci que nous avons testé). Vu de dehors, rien d’exceptionnel, un indien comme un autre, un peu perdu sur ce grand boulevard. Nous sommes rentrée parce que 1) il faisait faim, 2) on avait envie de manger indien 3) les prix avaient l’air corrects. Nous nous sommes donc lancées à nos risques et périls dans cette grande aventure : tester un restaurant indien au hasard. Première impression : la déco est fabuleuse ! Des fleurs en plastiques jaune fluo, de belles boiseries agrémentées de néons, un plafond qui change de couleur et des pétales de roses sur les tables. On est propulsé en 3 secondes au coeur de Bolywood. Ce mélange de décoration traditionnelle indienne et de kitch est irrésistible. Il est 13h, le restaurant est bondé et tout le monde semble en bonne santé, nous pouvons nous installer (presque) sans crainte.

          La carte est alléchante. Le choix est varié et plusieurs menus sont proposés à des prix raisonnables pour le quartier. On a d’ailleurs opté pour l’un d’eux. Après un apéritif maison offert (je le signale parce que c’est quand même rare le midi), nous avons opté pour des somosas. Elles étaient bonnes et les sauces franchement réussies. Il y avait notamment une sauce à la banane des plus surprenantes. Les plats étaient assez copieux et très bons. Moi qui suis une inconditionnelle de nans fromage, ceux-là sont pas mal du tout. Seul point négatif, le dessert, vraiment trop sucré. Le service était très aimable et prévenant. Pour résumer : le service est aimable, on mange bien pour un prix raisonnable, le tout dans un décor… inimitable ! Dommage que je n’aie pas pensé à prendre de photos du lieu, impossible d’en trouver sur internet ! Une bonne adresse.

Etoile du Kashmir

56 boulevard Montparnasse

75015 Paris

Bars, restaurants

L’objectif lune

          L’objectif lune est un tout petit bar de la rue de la Roquette, dans le quartier de la Bastille, à Paris. Le lieu ne paye vraiment pas de mine. Au milieu des bars branchés, celui-ci passe totalement inaperçu. Difficile de rentrer, il y a toujours un monde fou. Une fois qu’on s’est faufilé à l’intérieur, une seconde mission commence : trouver une place. S’asseoir en ces lieux est un peu utopique mais avec un peu de chance et beaucoup de persévérance, vous trouverez peut-être un bout de bar auquel vous accouder.

          Pourquoi fréquenter un tel lieu, me direz-vous ? Ce ne sont en effet pas les bars qui manquent à Paris, surtout dans le quartier : mais parce que c’est pas cher ! Les prix sont très compétitifs pour la capitale et l’ambiance est très sympa. Ca discute, ça rie, ça joue au cartes sur un bout de tables (oui, ceux qui en ont une n’hésitent pas à vous narguer). C’est avant tout un bar d’habitués où le nouvel arrivant est toujours bien accueilli. La déco est sommaire : de vieilles tables et des tabourets, mais l’endroit, un peu vieillot, est accueillant. En plus, la sélection musicale, plutôt rock, est assez réussie. Par contre le lieu est très (trèèèès) bruyant, à éviter pour un tête à tête ou une soirée tranquille entre amis. Idéal pour les étudiants à petit budget. 

L’objectif lune

19, rue de la Roquette

75011 Paris

http://www.lobjectif-lune.com/

Cinéma

Que voir au cinéma ?

          Beaucoup de films en salle ou sur le point de sortir me tentent particulièrement. Malheureusement, je vais un peu moins souvent au cinéma en ce moment. Une difficile question de choix se pose. Je viens donc solliciter votre avis afin de m’aider à établir l’ordre de mes priorités. Parmi les films que je souhaiterais voir :

Millenium, la deuxième adaptation du célèbre livre, de David Fincher, avec Daniel Craig. Il ne semble rien apporter par rapport au premier (sauf l’acteur principal, bien sûr) mais quand on aime, on ne compte pas.

J. Edgar, l’histoire du fondateur du FBI, de Clint Eastwood avec Leonardo Di Caprio. Un destin tout à fait fascinant et un Leo qui semble au meilleur de son art.

L’amour dure trois ans, tiré du livre du même nom, de Frédéric Begbeider, avec Gaspar Proust et Louise Bourgoin. Parce qu’une comédie de temps en temps, ça ne peut pas faire de mal.

Parlez-moi de vous, de Pierre Pinaud, avec Karin Viard. Parce que la bande-annonce fait sacrément envie quand même !

Himalaya, terre des femmes. Documentaire sur le Zanskar, qui compléterait bien, La traversée du Zanskar, vu l’année dernière. Malheureusement, les séances sont rares.

          Voilà pour ton top 5, dans le désordre, mais je suis sure que j’en oublie bon nombre. En avez-vous vu certains ? Et vous, lequel me conseillerez-vous d’aller voir en premier ? 

Bars, restaurants

Hélène Darroze

          Originaire des Landes, Hélène Darroze a installé il y 10 ans son restaurant rue d’Assas. Issue d’une famille de cuisiniers, elle allie dans ses menus terroir et modernité. Son savoir-faire est couronné par une étoile au guide Michelin.

          Les grands restaurants ont une tendance certaine à être inaccessibles financièrement parlant. Ici, un « petit » menu est proposé le midi à 52€, week-end compris. Il se compose de 2 entrées, un plat de poisson ou de viande au choix et un dessert au choix autour du chocolat ou d’un fruit. Il est également possible de déguster des tapas au salon, avec un plateau repas à 28€. Des formules avec vins sont également proposées à des tarifs relativement raisonnables. Pour ceux qui veulent voir les choses en grands, des menus plus luxueux (et onéreux) sont également disponibles.

          La salle est vraiment très belle, décorée dans des tons chauds et accueillants. Les chaises et fauteuils confortables sont également les bienvenus. Le service est aimable, pas trop guindé pour ce type d’endroit. Quant à la cuisine, c’est tout bonnement délicieux. On retrouve dans l’assiette les produits du sud-ouest, mis en valeur par des recettes créatives. On reste dans une relative simplicité, le goût reste au coeur de la cuisine d’Hélène Darroze.

          De plat en plat, on se régale. Une cuisine à la fois goûteuse et raffinée. Il n’y a pas grand chose à changer à la formule. On passe un bon moment à table dans un cadre agréable, sans trop de chichis. Et on ne ressort pas avec la faim, ce qui n’est pas toujours le cas dans ce genre d’endroits. Une très bonne adresse, qu’on ne pourrait se permettre tous les jours mais parfaite quand on a quelque chose à fêter !

Restaurant Hélène Darroze

4, rue d’Assas

75006 Paris

http://www.helenedarroze.com

Musique·Théâtre

Cabaret

          Spectacle musical de Joe Masteroff, John Kander et Fred Ebb, adapté du roman de Christopher Isherwood. Mise en scène de Sam Mendes, adapté du roman de Rob Marshall. Artistes principaux : Emmanuel Moire (Emcee), Claire Pérot (Sally Bowles), Geoffroy Guerrier (Cliff Bradshaw), Patrick Mazet (Ernst Ludwig), Catherine Arditi (Fraulein Schneider), Pierre Reggiani (Herr Schultz) et Delphine Grandsart (Fraulein Kost).

           « L’action de Cabaret se déroule au début des années 1930 à Berlin en pleine crise économique. En voyage dans la capitale allemande, le jeune écrivain américain Cliff Bradshaw découvre le Kit Kat Klub, une boîte de nuit sulfureuse et décadente où se produit la chanteuse Sally Bowles dont il tombe amoureux. Fraulein Schneider, leur logeuse, projette de se marier avec l’épicier juif Herr Schultz mais tout se complique dans cette ville où les nazis s’apprêtent à prendre le pouvoir. Dans le même temps, au Kit Kat Klub, Cliff Bradshaw découvre les idées libertaires et les moeurs truculentes de la nuit berlinoise. Sally Bowles et le Maître des Cérémonies y offrent un divertissement extravagant et provocant aux spectateurs venus oublier les tensions du monde réel. »

          L’entrée en matière déroute : des filles aux bas troués fument sur scène dans des postures pour le moins inélégantes. La première partie est un peu mollassonne. L’histoire est longue à démarrer (forcément, le nazisme naît à peine et prendra de l’ampleur peu à peu), la mise en scène – pas toujours de très bon goût – déroute et les acteurs eux-mêmes ne semblent pas vraiment y être. Les chorégraphies sont décousues et sans s’ennuyer vraiment, on n’est pas non plus transportés.

          Dès le début de la seconde partie, tout change. C’est beaucoup plus dynamique et plus carré. On entre dans le vif du sujet et le tout devient passionnant. Si je n’ai pas exactement compris pourquoi il n’en était pas ainsi dès le début, je n’ai pu que me réjouir de cet heureux changement. L’actrice principale a une voix impressionnante. Même Emmanuel Moire finit par convaincre dans son rôle de meneur de revue. Parmi quelques autres trouvailles, l’idée de l’orchestre visible à travers un cadre est particulièrement bonne. La fin est particulièrement réussie, ce qui dans l’ensemble donne un spectacle très réussi.

           A voir au Théâtre Marigny jusqu’à début janvier. http://www.theatremarigny.fr/fr/programmation/bdd/id/98-cabaret