Viviane Elisabeth Fauville – Julia Deck

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          Viviane Elsabeth Fauville, la quarantaine, un bébé, fraîchement divorcée. Elle est suivi par un psychanalyste et un jour, sans trop savoir pourquoi, elle le tue. Un meurtre qui la surprend elle-même et va quelque peu chambouler son existence jusque-là bien rangée.

         Un roman pour le moins surprenant, tant par l’histoire que par l’écriture. En effet, le point de vue semble interne mais c’est le « vous » qui est utilisé pour désigner notre héroïne, ce qui est extrêmement rare en littérature (à vrai dire de mémoire je serais même bien incapable de vous fournir un seul exemple). Une très belle originalité donc qui crée une ambiance toute particulière. La distance du vouvoiement donne un style assez froid qui retranscrit bien l’état d’esprit du personnage. Je ne m’étendrai pas trop sur ce livre, assez court et dont l’intrigue très particulière est le principal atout. Je n’ai trouvé aucun reproche majeur à lui faire, c’est original, bien écrit, bien construit. Incroyable mais vrai : je n’ai strictement rien à y redire ! L’auteur nous surprend et nous offre même une fin inattendue. La sensibilité et l’humour n’en sont pas pour autant oubliés avec une réflexion douce amère sur la quarantaine, le couple et la maternité. Un excellent premier roman qui ne ressemble à aucun autre et laisse présager du meilleur. A découvrir au plus vite.

Elle y boit des cafés en attendant d’aller chercher sa fille. Il paraît que les autres mères sont débordées, ravies d’échanger leurs enfants contre une ou deux heures de liberté, et Viviane pense pour quoi faire, il n’y a pas assez de démarche administratives pour occuper toute une vie, pas assez de ressources créatives chez aucun coiffeur pour justifier de s’y rendre plus d’une fois par semaine.

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L’argent, l’amour – on prend l’un quand on n’a pas l’autre, vous ne croyez pas ?

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  1. Elle était présente à La Grande Librairie une de ces dernière semaines, elle m’a déjà bien convaincue par sa présence. Ton billet conforte mon idée que je veux découvrir cette nouvelle auteure!!

  2. C’est pas mal et rappelle le nouveau roman. J’ai pensé à Butor. Juste quelles lassitudes vers le milieu, mais je coupe trop mes lectures!. C’est original et bon. Mais quand on lit « Anima » époustouflant, tout paraît léger!

    • Léger, léger… C’est un bien grand mot ! Il y a quelques maladresses mais c’est quand même un roman étonnant et de bonne qualité. Mais je dois admettre avoir aussi trainaillé un peu à la lecture, ce n’est peut-être pas le livre le plus prenant de la rentrée. Mais s’ils étaient tous de cette qualité, ce serait bien !

  3. Pingback: Rencontre avec Julia Deck « Madimado's Blog

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