Poème de terre – Olivier Douzou et Nouk Ricard

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            Un recueil de poèmes pensé pour les enfants. Plein de jeux de mots et des illustrations décalées pour les initier à la poésie en douceur et leur donner le goût des mots.

          Depuis toujours, j’apprécie beaucoup la poésie, même si c’est un genre que je délaisse honteusement depuis quelques années. Petite déjà, les vers me faisaient rêver et j’appréciais ces sonorités mystérieuses qui m’entraînaient ailleurs. Pour autant, je ne me souviens pas avoir eu de recueils consacrés à la jeunesse pour m’accompagner dans la découverte des méandres de la langue française, ce sont plutôt les classiques réputés « abordables » et qu’on apprend à l’école qui m’ont donné la passion du beau langage : La Fontaine, Prévert, Verlaine… Je suis donc novice en matière de poésie pour la jeunesse et ce recueil m’intriguait. Je dois admettre que je contenu m’a surprise et laissée un peu dubitative. Comme le dit la présentation de l’éditeur, « Tout sur les vers en vers, en vert, à revers, à l’endroit et à l’envers ».

          Les poèmes sont essentiellement basés sur des jeux de mots, jouant de l’humour pour conquérir le jeune lecteur. Les illustrations originales prêtent à sourire et collent assez bien au texte. Il est vrai que j’attends de la poésie avant tout une part de rêve et de mystère, ici, c’est l’humour et le jeu sur le sens des mots qui est mis en avant, soit une autre fonction du langage, j’ai donc été un peu déçue dans mes attentes (d’autant plus que j’avais déjà lu un recueil humoristique la vieille et que je saturais un peu côté jeux de mots). Je me suis demandée si finalement par sa complexité ce livre n’était pas plus destiné aux parents qu’à leurs enfants, mais je me trompe peut-être, les petits étant souvent friands de jeux de mots. Un recueil avec lequel je n’ai pas trop accroché mais qui n’en est pas moins intéressant par son travail sur la langue et son humour attachant.

9782812603419_1_75La vérité
croix de bois
croix de ver
si je mens
je pars à l’envers.

_______________

Ô rage!
Ô désespoir!
Ô sècheresse ennemie!
Un ver cultivé se lamente ainsi.

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