Archives de Tag: jeunesse

Oliver Twist

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          Dans un orphelinat de l’Angleterre victorienne, Oliver Twist survit au milieu de ses compagnons d’infortune. Mal nourri, exploité, il est placé dans une entreprise de pompes funèbres où, là encore, il ne connaît que privations et mauvais traitements. Oliver endure tout, jusqu’au jour où une provocation de trop le pousse à s’enfuir vers Londres. Epuisé, affamé, il est recueilli par une bande de jeunes voleurs.
Couverture d'Oliver Twist de Charles Dickens

          Je continue mon exploration de la littérature classique avec cette fois une histoire réputée sordide. Les premières pages d’Oliver Twist sont un vrai régal. Charles Dickens y fait preuve d’un humour noir qui m’a ravie au plus au point. C’est du grand art. Je ne m’attendais pas à trouver autant de dérision et de mauvais esprit dans ce livre. Cet homme est un génie. Malheureusement, plus l’histoire avance et plus le style prend un tour sérieux. Le second degré pointe bien encore parfois le bout de son nez mais de plus en plus timidement jusqu’à disparaître tout à fait. Cruelle désillusion… J’ai toutefois continué ma lecture, non sans plaisir.

          L’histoire est donc celle d’un petit orphelin, comme chacun sait, placé chez une horrible femme et qui après s’être enfui doit trouver le moyen de survivre seul à Londres. Pas très joyeux, vous en conviendrez. Les rebondissements se succèdent à un rythme effréné avec une crédibilité de plus en plus douteuse. Et surtout, plus ça avance et plus ça vire mièvre… J’ai également trouvé que les personnages étaient bien souvent trop stéréotypés (même si à vrai dire ça leur confère un certain charme). Malgré tout, on se lasse prendre par l’histoire de ce petit garçon si touchant. Si dans l’ensemble j’ai apprécié cette lecture, ce sont toutefois les premières pages qui m’ont le plus convaincue par leur ton grinçant.

Charles Dickens

Le fait est qu’on eut beaucoup de peine à décider Olivier à remplir ses fonctions respiratoires, exercice fatigant, mais que l’habitude a rendu nécessaire au bien-être de notre existence.

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Ton lit est sous le comptoir. Tu n’as pas peur de coucher au milieu des cercueils, je suppose ? D’ailleurs qu’importe que cela te convienne ou non ? Tu ne coucheras pas ailleurs.

Ondine de Benjamin Lacombe

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          Il y avait bien longtemps que je n’avais plus lu de jeunesse. J’ai donc profité d’un séjour chez une amie pour lire cet album. Les illustrations de Benjamin Lacombe sont toujours aussi belles et ce sont elles qui m’ont donné envie de me lancer dans cette lecture. J’ai beaucoup aimé l’histoire. Je l’ai trouvée très belle quoique finalement assez sombre. Elle m’a rappelé certains contes de mon enfance que j’aimais tant. Il y a du fantastique, de l’amour et des drames. Tout ce qu’on aime quand on est enfant… et plus grand !

Ondine de Benjamin Lacombe

          Les illustrations complètent parfaitement le texte. J’ai beaucoup aimé leur douceur. Elles sont extrêmement travaillées, avec même des jeux de calques pour certaines que j’ai trouvés sublimes. C’est féérique. J’aurais beaucoup aimé avoir ce genre de livre quand j’étais enfant, même si c’est le genre qui fait quand même un peu peur (je redemandais sans cesse Hansel et Gretel et j’étais chaque fois morte de trouille). Un très bel album qui m’a fait passer un excellent moment. 

Ondine de Benjamin Lacombe

Le maître des livres

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          À la bibliothèque pour enfant « La rose trémière » vous êtes accueillis et conseillés par Mikoshiba, un bibliothécaire binoclard célèbre pour son caractère bien trempé. Mais contrairement à ce qu’il peut laisser paraître, c’est un professionnel de premier ordre. Aujourd’hui encore, adultes comme enfants perdus dans leur vie viennent à lui en espérant qu’il leur trouvera le livre salvateur.

Le maître des livres, couverture

          Vous le savez peut-être, je lis très peu de mangas, pour ne pas dire pas du tout. J’ai totalement échappé à la déferlante étant adolescente, leur préférant les classiques, version gros pavés de préférence. Ensuite j’ai rarement croisé leur route et je n’ai pas eu de coup de cœur suffisant pour un titre pour me donner l’envie de découvrir toute l’œuvre d’un auteur. J’en pioche donc un par-ci par-là sur les conseils d’amis ou quand la thématique m’intéresse. Il va s’en dire qu’avec un titre pareil celui-ci ne pouvait que m’intriguer. Il se trouve en plus qu’après l’avoir acheté j’ai lu pas mal de critiques positives dessus, j’avais donc hâte de me plonger dans ma lecture.

          Dès les premières pages, la déception a pointé le bout de son nez et j’ai senti que ma relation à ce livre risquait d’être compliquée. C’est… mièvre ! Ca dégouline de bons sentiments, c’est moralisateur, ça manque totalement de subtilité dans le message, bref, ça ne passait pas. Je me suis dit que j’allais quand même lui laisser une chance, après tout, ça pouvait très bien s’améliorer par la suite et devenir peut-être plus complexe. Je dois avouer que même l’arrivée du bibliothécaire passionné et acariâtre n’a pas suffit à m’adoucir. Je n’ai pas accroché du tout avec ce manga que j’ai trouvé terriblement niais par certaines réflexions et assez lourd. Une série que j’aurais pourtant tellement voulu aimer, j’en suis presque désolée.

Arriver à trouver le livre qui nous plaît parmi tout ce choix…C’est comme une sorte de chasse au trésor.
A quoi cela sert d’enlever ce plaisir aux enfants ?

L’ours et l’enquiquineuse

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L’ours n’aime pas les enquiquineurs. D’ailleurs, pour être tranquille, il a même affiché un panneau sur sa porte :
NE PAS DÉRANGER.
Mais voilà qu’un jour une souris frappe à sa porte.
Une souris minuscule, grise et les yeux malicieux !

Couverture de l'album L'ours et l'enquiquineuse

Allez, en cette période bien morose d’entre deux tours, je me suis dit qu’un mini article sur un album tout mignon ne nous ferait pas de mal. Et puis ça faisait longtemps que je n’avais pas parlé jeunesse. Ce petit livre pour enfants n’a pas été sans me rappeler Ernest et Célestine, que j’adorais étant petite. Un ours et une souris, forcément… Bon, évidement, pas facile de faire le poids face à pareille référence mais bon, ce n’est quand même pas si mal. Ne serait-ce que parce que l’ours bourru et la souris hyper sociable sont attachants.

L’histoire est très mignonne. Vraiment très mignonne. J’ai beaucoup aimé. Pour le reste, le dessin à l’aquarelle est plus coloré et moins poétique que dans Ernest et Célestine mais l’histoire est suffisamment choupinette pour nous faire oublier un peu nos attentes en matière de style. Je pense aussi que ça s’adresse à des enfants un peu plus jeunes (même si je suis très mauvaise jauger). Finalement, ce que j’ai le moins aimé, c’est le titre, même s’il colle pas mal au contenu. D’autres tomes sont disponibles, que je n’ai pas eu l’occasion de découvrir. Une petite lecture qui fera passer un bon moment aux enfants mais aussi à leurs parents.

Dernières lectures jeunesse

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Max et les Maximonstres, Maurice Sendak

Max et les MaximonstresJ’avais beau en avoir entendu parler en cours lors de mes études d’édition, je n’avais jamais lu ce grand classique de la littérature jeunesse. Il est connu surtout par les professionnels pour ses illustrations qui prennent une place croissante de page en page pendant toute la première moitié du livre, avant de décroître de la même manière dans la seconde partie. Malheureusement, je n’ai pas trop accroché avec le dessin, trop terne à mon goût, et qui manque de poésie. L’histoire ne m’a pas emballée plus que ça non plus. Je dois avouer que je n’ai pas vraiment compris où l’auteur voulait en venir. Je dois être trop vieille pour comprendre. Si la mise en page a fait date, elle a depuis vieilli et on fait aujourd’hui des choses plus dynamiques en terme d’intégration des illustrations. Une petite déception. 

Gruffalo et Petit Gruffalo, Julia Donaldson

GruffaloJe suis un peu vieille pour avoir lu Gruffalo dans mon enfance et je suis loin d’être une experte en littérature jeunesse, secteur que je délaisse très largement. J’étais donc passée totalement à côté. Même si je lui reconnais des qualités, ce livre ne m’a pas non plus totalement convaincue. C’est l’histoire d’une petite souris qui fait peur à toute la forêt avec la légende du Gruffalo. Jusqu’au jour où elle le rencontre. Elle va devoir ruser pour en venir à bout. Les dessins sont classiques mais efficaces. L’histoire quand à elle est mignonne et met en avant le côté très rusé de la petite souris. Pour ma part, je l’ai trouvée assez méchante à vrai dire. Le tome 2 reprend un peu la même trame avec une réussite moindre je trouve : même si on reste dans la même lignée, il manque l’effet de surprise. Deux livres plutôt mignons à lire à vos enfants.

Les coulisses du livre jeunesse, Gilles Bachelet

Les coulisses de la littérature jeunesseDe mes dernières lectures jeunesse, clairement celle que j’ai préférée. Quasi que des illustrations ici (et leur titre), chacune faisant référence à un ou plusieurs classiques jeunesse (dont Gruffalo justement, ce qui m’a poussé à le lire). On s’amuse à chercher les références, plus ou moins facile à dénicher. Heureusement pour moi qui ne suis pas très douée pour ce genre d’exercice, elles sont répertoriées en fin d’ouvrage. Une manière d’aborder la littérature jeunesse très ludique et qui ne peux que ravir les grands enfants que nous sommes. Ca convient sans doute moins au plus petits, à moins de les avoir abreuvés d’albums dès leur plus jeune âge et qu’ils ne soient incollables sur les héros préférés. Personnellement, j’aurais adoré étant enfant retrouver tous mes albums préférés dans un livre où j’aurais dû les reconnaître, je ne dois pas être la seule dans ce cas. Un petit amusant pour les petits et grands incollables en albums jeunesse.