L’éducation sentimentale – Gustave Flaubert

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          Quand le jeune Frédéric arrive à Paris, il est plein d’enthousiasme. Il a de grandes idées, rêve d’amour, de richesse et de gloire. Mais il tombe sous le charme de Madame Arnoux, une femme mariée et chaste, aucune autre ne trouvera plus grâce à ses yeux et il va va peu à peu perdre ses illusions.

7763470613_l-education-sentimentale          Si j’ai lu beaucoup de classiques de la littérature française à l’adolescence puis au durant mes premières années de fac, il y avait un petit moment que je les délaissais, j’avais donc pris comme résolution de m’y remettre un peu en 2013. C’est ainsi que j’ai sorti L’éducation sentimentale de ma bibliothèque. Je dois avouer que j’avais toujours entendu dire que ce roman était difficile en raison de son contexte historique. En effet, il se déroule en pleine Révolution de 1848 et les évènements apparaissent en toile de fond du récit. Il est vrai que quelques notions historiques sur la période sont donc préférables pour bien en comprendre les enjeux. Mais malgré mes connaissances assez sommaires, cela n’a toutefois pas gêné ma lecture.

          L’écriture est bien sûr magnifique, un bijou d’équilibre. Malheureusement, j’ai bien moins accroché avec l’histoire et une belle plume ne fait pas tout. Cinq cents pages durant, Frédéric rêve de Madame Arnoux et de la pureté de son amour pour elle. Environ 250 pages pour lui baiser le poignet, c’est un peu plus que ma patience ne peut supporter. Le reste du temps, il vit au-dessus de ses moyens et décore son appartement, nous avons donc de longues pages sur le choix de la tapisserie ou la couleur des fauteuils. Bien sûr, le roman est loin de se résumer à ça mais ces pages là m’ont semblé bien longues et l’histoire d’amour a sans doute un peu vieilli. Si les premières pages avaient été un plaisir, j’ai eu du mal à me convaincre de venir à bout de ce roman un brin soporifique. A moins d’être un inconditionnel de Flaubert ou un grand romantique, une lecture qui risque de s’avérer bien fastidieuse.

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Qu’est-ce que j’ai à faire dans le monde ? Les autres s’évertuent pour la richesse, la célébrité, le pouvoir ! Moi, je n’ai pas d’état, vous êtes mon occupation exclusive, toute ma fortune, le but, le centre de mon existence, de mes pensées. Je ne peux pas plus vivre sans vous que sans l’air du ciel ! Est-ce que vous ne sentez pas l’aspiration de mon âme monter vers la vôtre, et qu’elles doivent se confondre, et que j’en meurs ?

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Rien n’est humiliant comme de voir les sots réussir dans les entreprises où l’on échoue.

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Les cœurs des femmes sont comme ces petits meubles à secret, pleins de tiroirs emboîtés les uns dans les autres.

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  1. Ce livre est également dans ma pile des classiques à lire de nouveau! Il me tarde de me plonger dedans, même si j’ai un peu du mal à reprendre les textes « classiques »

    • J’aime bien lire des classiques de temps en temps mais c’est vrai que c’est parfois difficile de s’y remettre. Certains réservent de très bonnes surprises et ont beaucoup de charme, d’autres ont moins bien vieilli mais je trouve que c’est toujours intéressant de voir comment un texte traverse le temps.

  2. Une lecture qui risque de s’avérer FASTIDIEUSE ?!?! Tu plaisantes, j’espère ! Il s’agit d’un classique de la littérature française !
    Flaubert fait partie de ces grands auteurs devant lesquels on ne s’ennuie jamais. Peut-être qu’un relecture s’impose 😉

    • Je crois qu’une seule m’aura suffit ! 😉
      Je sais que j’en choque plus d’un en tenant de pareils propos mais pour moi les classiques ne sont pas forcément intouchables. Tous leurs livres ne se valent pas, on ne peut pas tous les aimer tout comme on ne peut pas aimer tous les auteurs contemporains, et parfois certaines œuvres vieillissent moins bien que d’autres. Il y a tout un tas de raisons qui font qu’on peu aimer un classique plutôt qu’un autre. Et pourtant j’ai énormément de classiques dans ma bibliothèque ! Simplement je ne les apprécie pas tous, et parfois je peux admirer le style tout en m’ennuyant ou inversement passer un excellent moment tout en trouvant que ça manque d’envergure.
      Par contre quand je lis un classique, je cherche toujours à comprendre pourquoi il est considéré comme tel. Si c’est pour l’influence qu’a eu son auteur, pour le retentissement de l’œuvre, son aspect subversif… Je pense qu’il est important de faire la part des choses entre ses goûts personnels et la place d’un roman dans l’histoire de la littérature. Sue le blog je me contente d’exposer mon ressenti mais ma vision des choses ne se limite heureusement pas à ça ! 🙂

  3. Il faudra que je prenne mon courage à deux mains pour m’y plonger un de ces jours… Mais ça risque d’attendre encore une année avec de vraies vacances pour ça ^^

    • Pour moi c’est tout à fait dispensable. Franchement, c’est d’un ennui mortel. D’ailleurs dans le genre classique dont on peut d’épargner la lecture, je viens de commencer et de refermer aussi sec « Le bruit et la fureur » que je t’avais emprunté : un vrai calvaire !

      • Il va donc rejoindre à nouveau ma pal pour un temps indéfini ou infini…

      • Infini, ça me paraît pas mal. Et tu vas pouvoir faire pareil avec le Faulkner que je vais te rendre et qui m’a assommée !

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