Cow-boys et indiens

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          Les cow-boys et les indiens gardent toujours pour moi ce même pouvoir de fascination, même si avec le temps mon regard sur la question a forcément beaucoup évolué. Je vous présente ici 3 histoires sur lesquelles je suis tombée récemment. J’aurais aimé un article plus fourni mais je n’ai malheureusement pas réussi à me plonger assez dans le sujet pour cela. Bientôt peut-être.

Le dernier des Mohicans

          1757, État de New York. Français et Anglais se battent pour l’appropriation des territoires indiens. Au cœur de cette guerre, un jeune officier anglais, Duncan Heyward, est chargé de conduire deux sœurs, Cora et Alice Munro jusqu’à leur père. Victimes d’une embuscade, les deux jeunes femmes et leur escorte sont sauvées par Hawkeye, un Européen élevé par le Mohican Chingachgook, et son fils Uncas, qui acceptent de les escorter jusqu’à leur destination…

Le dernier des MohicansJ’avais vu le film il y a fort longtemps et je l’avais beaucoup aimé. Le genre qui fait battre le cœur et pleurer à la fin. La première fois que je devais avoir 10 ans, j’étais alors très impressionnable. J’ai donc décidé de le revoir. Inutile de dire que ce film de 1992 a tout de même un peu vieilli. Disons qu’il est très marqué par son époque. C’était la grande période du mélo d’aventure. Si j’étais adepte du genre dans mon adolescence je dois avouer qu’il passe un peu moins bien aujourd’hui. Les ficelles sont un peu grosses et on voit tout venir à des kilomètres. La musique m’a insupportée et m’a vraiment empêchée de rentrer dans le film. Si je reconnais à ce film un certain charme, j’ai été moins sensible à son romantisme effréné et ses bons sentiments que lors des premiers visionnages. Je m’endurcis avec l’âge… Il n’en reste pas moins qu’il a marqué une génération et mérite le coup d’oeil.

Le dernier des MohicansEn revanche, si le film m’a un peu laissée sur ma faim, j’ai vraiment adoré la BD – ou plutôt le roman graphique – que j’ai trouvée vraiment magnifique. Le texte est réduit au maximum pour une histoire assez condensée même si la trame est toujours bien présente. Les illustrations ont ainsi la place de s’épanouir et sont merveilleusement mises en valeur. Elles sont très belles et la mise en page est particulièrement réussie. Le dessin est fort et j’ai passé un temps fou sur chaque page, elles sont autant d’œuvres d’art devant lesquelles on a envie de s’arrêter. Ca m’a donné très envie de lire le roman. J’ai été vraiment convaincue par cette très jolie adaptation. Une belle découverte.

La légende de la femme-louve : Cheveux de feu et Traque sauvage, de Sylvie Wolfs

         1845. Jewell O’Connor et Zuzeca Cik’ala Iyasni ne sont encore que des enfants, mais déjà ils luttent pour leur survie dans un monde qui s’effondre. Pour elle, la famine. Pour lui, la guerre. Pour eux deux, la barbarie. Au fil des bonheurs, des apprentissages, des drames et des épreuves, ils cheminent l’un vers l’autre.

Cheveux de feuVoilà deux romans que j’aurais adoré lire quand j’étais adolescente. Une héroïne au fort caractère et aux cheveux de feu, c’est un peu le type idéal pour me séduire. Et si ça se passe chez les indiens c’est encore mieux ! Je suis de suite tombée amoureuse de ce personnage haut en couleur et particulièrement sympathique. Le style est simple et efficace, dans la plus pure tradition du roman d’aventure. J’ai dévoré le premier tome que j’ai vraiment pris un grand plaisir à lire. Il y a dedans tous les ingrédients qui font le charme du roman d’aventure : une héroïne forte, des rebondissements à la pelle, des rencontres malheureuses et d’autres qui le sont plus, un soupçon d’amour. Sans être de la grande littérature, il n’y a pas à dire, ça fonctionne. Je me suis totalement laissée embarquer par cette histoire. J’ai un peu moins aimé le second tome, qui vire plus mystique. J’avoue avoir toujours un peu de mal avec ça. Même si ce n’est pas totalement hors sujet étant donné que c’est rattaché à la culture indienne, j’ai trouvé que c’était un peu tomber dans la facilité de régler certaines situations conflictuelles en faisant intervenir des esprits. J’aurais aimé qu’au moins un doute soit permis quant à la nature des événements, ça manque de subtilité. Si le second tome m’a moins convaincue que le second, j’ai quand même dans l’ensemble bien aimé cette lecture pour le moins divertissante.

 

Psychanalyse du héros de westernde Wandrille

          Dans l’Ouest aussi, on peut résoudre des problèmes personnels en parlant à un homme médecine pour guérir ce qui se cache sous votre scalp.

Psychanalyse du héros de westernQuand j’ai vu ce petit livre (plutôt un petit carnet même), j’avais déjà prévu d’écrire cet article depuis un bon moment, il m’a donc semblé indispensable de l’y ajouter. Je l’avais feuilleté et ça m’avait l’air plutôt drôle, je n’ai donc pas hésité à me le procurer. J’ai finalement été assez déçue. Je n’ai pas toujours trouvé ce qu’il y avait de drôle dans ces saynètes. Ni même ce qui était sensé être drôle d’ailleurs. En revanche d’autres sont plus réussies. C’est un peu inégal. J’ai bien aimé le dessin et j’ai trouvé certaines choses assez bien vues. Dommage que ce soit un peu court. De plus, 5€ le fascicule de 10 pages, ce n’est franchement pas donné. Une bonne idée de départ mais une réalisation plutôt moyenne, dommage.

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          Je pensais faire un article bien plus fourni sur le sujet. J’avais même fait le stock de westerns en prévision. Et puis finalement j’ai trop traîné à les regarder, ça donnera peut-être lieu à un autre article dans quelques temps. J’ai quand même enfin vu The Salvation que je vous recommande. Déjà parce que Mads Mikkelsen est égal à lui-même, à savoir, absolument parfait. Ah, quel homme ce Mads ! Et l’image est d’un esthétisme époustouflant. C’est très sombre et extrêmement violent mais d’une telle beauté. Un film élégant à l’histoire classique mais à la photographie impeccable. D’une efficacité redoutable.

expo-indiens-Quai-Branly_pics_390

          Sinon vous pouvez retrouver l’ambiance far-west sur mon blog à travers quelques anciens articles. Je vous propose l’exposition Indiens des plaines au Quai Branly, qui m’avait d’ailleurs moyennement séduite malgré sa richesse, elle offrait toutefois une mine d’informations que vous pouvez retrouver dans le catalogue d’exposition. Il y a également l’excellent Mille femmes blanches de Jim Fergus sur un échange femmes-chevaux des plus édifiants. On y apprend beaucoup sur les traditions de différentes tribus. Du même auteur, je vous conseille également La fille Sauvage. Eric Vuillard quant à lui nous amène à la découverte de Buffalo Bill dans Tristesse de la terre. Pas d’indiens mais des cow-boys dans Lonesome Dove où les troupeaux font des milliers de kilomètres à la conquête de l’ouest. Plaies infinies encore dans True Grit, le western des frères Coen. Enfin, Little Bird nous amène au coeur d’une réserve indienne à travers une sombre enquête sur un viol.

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