Peck-Balanchine à Bastille

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          Dernier spectacle de la saison tous abonnements confondus. Cette année aura été difficile, j’ai raté beaucoup de choses même si j’ai réussi à refiler la plupart de mes places. Je n’ai pas vu beaucoup de pièces de théâtre, par contre côté ballet je ne me suis pas trop mal débrouillée. Ma culture en terme de danse est assez limitée et j’ai été très heureuse de découvrir de nouvelles choses. Je n’avais pas fait attention en prenant mon abonnement mais c’était très « Balanchine » cette année (mon avis ici et ). Même si c’est assez classique, j’ai dans l’ensemble beaucoup aimé ce qu’il fait. Je remarque d’ailleurs après 3 ans à me remettre un peu à m’intéresser au ballet que mes goûts évoluent peu à peu. Moi qui adorais le classique, je m’intéresse à des choses plus modernes.

Peck-Balanchine, Bastille, affiche

          Ce spectacle est découpé en deux parties. J’aime assez les ballets qui permettent de confronter des univers différents, même si le lien ne saute pas toujours au yeux quand on est novice en la matière. La première est signée Justin Peck. Je n’avais jamais rien vu de lui (pas que je sache en tout cas – je me rends compte en cherchant le lien vers mes anciens article que j’avais pourtant vu une petite chorégraphie de lui récemment que j’avais appréciée) mais il faut dire aussi que ce jeune américain est tout juste âgé de 29 ans. J’ai vraiment beaucoup aimé cette chorégraphie très intrigante. Les costumes sont vraiment superbes bien que plutôt sobres. Justaucorps noirs avec uniquement des coutures en couleur sur le haut et une bande sur le pantalon pour les hommes et pour les femmes, de longues robes fluides, noires également, mais avec un pan de tissus multicolore qui s’ouvre comme un éventail au moindre mouvement : simple mais magnifique, je rêverais d’avoir une robe pareille ! Tous les danseurs portent un genre de masque rond coloré sur le visage qui ne semble pas laisser la possibilité d’y voir quoi que ce soit. Assez perturbant mais plutôt esthétique. La chorégraphie – sur une musique de Poulenc, compositeur que j’aime beaucoup – s’inspire clairement du ballet classique mais lui apporte une bonne dose de liberté et de fraîcheur. Ce qui marque c’est la fluidité des mouvements, c’est élégant, harmonieux et plein de vivacité. J’aurais aimé que ça dure plus longtemps. Une très belle découverte que ce jeune chorégraphe talentueux ?

Justin Peck, Entre chien et loup

© Francette Levieux / OnP

          Après ce début sur les chapeaux de roues, j’ai eu plus de mal à revenir au classicisme de Balanchine. Les costumes signés Karl Lagerfield sont pourtant réussis. Les tutus gardent leur forme traditionnelle mais quelques touches de noir leur donnent un côté à la fois graphique et élégant. J’ai eu un peu de mal à accrocher avec le style au début. C’est beau mais après une première partie très originale ça semble un peu soporifique. Il faut quand même admettre que c’est impeccable techniquement et incroyablement gracieux. Mais j’ai d’un coup compris ce que voulais dire Benjamin Millepied quand il disait que le ballet de l’Opéra de Paris était une excellente troupe de danse contemporaine mais moins convaincante en classique (incroyable hein ?!). Si les danseurs dégagent une énergie folle dans un répertoire contemporain, quand on repasse à des choses plus sages, on sent une certaine tension, ils semblent étrangement coincés. Il manque le petit plus qui vous prend aux tripes. Enfin, c’est quand même beau, très beau, dans le genre grands tutus, grands ensembles, sauts et portés. La musique romantique colle parfaitement à l’ensemble même si Brahms me touche moins que les romantiques russes. J’ai trouvé ça un peu long mais la dernière partie, avec ses costumes slaves, a été ma préférée, beaucoup plus enlevée, elle termine ce spectacle en beauté.

Geoge Balanchine, Quartet

© Francette Levieux / OnP

          Même si la deuxième moitié m’a moins emballée que la première que j’ai vraiment beaucoup aimée, ce spectacle a clôturé cette saison 2015/2016 en beauté. Je n’ai pas repris d’abonnement ballet pour la rentrée (ni de théâtre d’ailleurs, snif) faute de moyens et par peur que me santé m’empêche encore d’en profiter comme il se doit mais je le regrette déjà, ça va terriblement me manquer. Pareil pour le théâtre évidemment, j’ai le plus grand mal à m’en passer, j’espère que j’aurai quand même l’occasion d’y aller de temps en temps, c’est qu’on y prend goût à ces choses-là !

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  1. je n’ai pas du assister souvent à des spectacles de danse… j’avais beaucoup apprécié cet automne au Chatelet je crois, le spectacle tiré du texte de Mauvignier. Il faudrait être un peu plus initié!

  2. Pingback: Juillet, le bilan | Madimado's Blog

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