Les annales du Disque-Monde

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          Voilà bien, bien longtemps que j’entendais parler de Terry Pratchett et de ses annales du Disque-Monde. Je m’étais même familiarisée avec son univers en jouant au jeu de plateau. Mais après toutes ces années, je n’avais encore jamais lu un seul de ses romans. Fort heureusement, il y a quelques grands fans dans mon entourage qui se sont sentis obligés de palier mes lacunes.

 

La huitième couleur

 

Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde en forme de disque est juché sur le dos de quatre éléphants, eux-mêmes posés sur le dos d’une tortue. A Ankh-Morpork, l’une des villes de ce Disque-Monde, les habitants croyaient avoir tout vu. Deuxfleurs avait l’air tellement inoffensifque le Praticien a chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité mais Deuxfleurs appartient à l’espèce la plus redoutable qui soit : c’est un touriste…

Couverture de la Huitième couleurQuoi de plus évident que de commencer par le commencement ? Le premier tome de cette longue, très longue série. Même si a priori ils peuvent se lire indépendamment, il y a bien quelques références aux tomes précédents quand on prend la machine en route mais rien qui gâche vraiment le plaisir de la découverte. Je dois avouer que j’ai immédiatement été conquise. Il y a bien longtemps que je n’avais pas dévoré un roman avec pareil appétit. Il faut dire aussi que c’est très très drôle. Je lis assez peu de fantasy (plus depuis mon adolescence en tout cas) mais en voir les codes ainsi tournés en dérision est tout bonnement délectable et je me suis beaucoup amusée des aventures de nos anti-héros. Un mage foireux poursuivi par un coffre à pattes, franchement, ça fait son petit effet. J’ai dévoré ce roman d’une traite et je me suis empressée d’enchaîner sur un autre tome de la série.

Ce que j’aimerais être, mais alors vraiment, c’est un soc de charrue. Je ne sais pas en quoi ça consiste, mais ça me paraît une existence qui laisse une trace.

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Certains pirates s’assuraient l’immortalité par de grands actes de cruauté ou de bravoure. D’autres en amassant de grandes richesses. Mais le capitaine avait depuis longtemps décidé qu’il préférait, en fin de compte, s’assurer l’immortalité en évitant de mourir.

Eric

 

Faust, vous connaissez ?…
Mais voici Éric, quatorze ans, le plus jeune démonologue du Disque-monde.
Hélas, aucun démon – ni succube, hum… – ne répond à son invocation. Dans le cercle magique apparaisse Rincevent et le Bagage – respectivement le mage le plus incompétent et l’accessoire de voyage le plus redoutable de l’univers.

Couverture de Eric de Terry PratchettJe n’ai pas continué dans l’ordre. L’ami qui m’a prêté les romans m’ayant dit ne pas avoir aimé ce qui se situait entre les tomes 1 et 9. J’ai décidé de lui faire confiance (de toute façon la série est bien assez longue comme ça, je serai toujours à temps de les lire si le besoin s’en fait sentir). Si le style reste enlevé et que dans l’ensemble c’est toujours le même n’importe quoi jouissif, j’ai trouvé que c’était un peu moins bon que le premier. Déjà, il manque le plaisir de la découverte, forcément et puis c’est un peu moins inventif, plus poussif – même si ça reste léger. En revanche, la réécriture des mythes est un petit plus non négligeable qui relance l’intérêt. Si j’avais eu d’autres tomes sous la main, j’aurais enchaîné aussi sec. C’est que c’est vachement addictif ce truc !

Entre autres talents, Rincevent avait surtout un don pour la fuite, don qu’il avait au fil des ans élevé au rang de véritable science pure ; de son point de vue, ce que ou vers quoi l’on fuit importe peu, du moment que l’on fuit. La fuite seule compte. Je fonce donc je suis ; plus exactement je fonce donc je serai encore.

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Rincevent balaya le plancher du regard. Manifestement, c’était le premier balayage qu’on y effectuait depuis longtemps.

Terry Pratchett

          Depuis, je me suis fait prêter 2 autres tomes par une autre amie. Je ne les ai pas encore lus mais je compte bien m’y attaquer cet été. J’ai beaucoup aimé cet univers inventif et déjanté qui ne manque pas d’humour. Mais sous couvert de fantaisie, on n’est pas sans déceler quelques piques contre notre bon vieux monde. La traduction de Patrick Couton est excellente. Vous n’avez pas fini d’entendre parler de Rincevent et du coffre à pattes !

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