Mes lectures

Lumière d’été, puis vient la nuit, Jón Kalman Stefánsson

Dans un petit village des fjords de l’ouest, les étés sont courts. Les habitants se croisent au bureau de poste, à la coopérative agricole, lors des bals. Chacun essaie de bien vivre, certains essaient même de bien mourir. Même s’il n’y a ni église ni cimetière dans la commune, la vie avance, le temps réclame son dû. Pourtant, ce quotidien si ordonné se dérègle parfois. Pour certains, c’est une rencontre fortuite sur la lande, pour d’autres le sentiment que les ombres ont vaincu – il suffit de peu pour faire basculer un destin. Et parfois même, ce sont les fantômes qui s’en mêlent…

Couverture du roman Lumière d'été, puis vient la nuit

Du même auteur, j’avais lu le précédent roman Asta, qui malgré des qualités indéniables, n’avait pas été un gros coup de cœur. J’avais envie de retenter avec une autre histoire, voir si le courant passait mieux. Bon eh bien, disons-le tout net : pas du tout ! Voire même plutôt moins. Je n’ai absolument pas accroché avec ce roman que je n’ai pas réussi à finir. Pourtant, j’ai trouvé que c’était bien écrit, agréable à lire, un style empreint de douceur et d’une certaine poésie mais il faut le dire, malgré des qualités indéniables, je me suis franchement ennuyée.

On suit la vie d’un village, à travers l’histoire de plusieurs de ses habitants. Certaines sont touchantes, d’autres étranges. Globalement c’est sympathique. Il y a de beaux portraits, le quotidien de ce village n’est pas dénué d’un certain charme et on peut même en apprendre un peu plus sur la vie en Islande. En théorie, ça aurait pu coller. J’ai décroché quand ça a commencé à virer au fantastique. Je pense qu’à un autre moment j’aurais pu apprécier ce récit dans lequel il faut se laisse glisser mais en ce moment j’ai envie d’histoire prenantes qui m’embarquent ailleurs. Enfin pourtant c’était un ailleurs qui me tentait, mais je n’ai pas été embarquée, je suis restée à quai. Encore raté.

Jon Kalman Stefansson, portrait
Photo Roberto Frankenberg

La vie n’est en revanche que mouvement permanent, la poussière ne risque pas de se déposer à sa surface – puis un jour, tout se change en souvenirs et vous voilà mort.


Peut-être renaissons-nous chaque fois que nous ouvrons les yeux, on peut alors supposer que quelque chose se meurt lorsque nous les fermons.

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