Divers

L’actu de la semaine (03/08)

La culture du maïs OGM Monsanto de nouveau autorisée en France par le Conseil d’Etat. Philippe Martin et Stéphane Le Foll, les ministres de l’Ecologie et de l’Agriculture, ont immédiatement réagit en rappelant que le gouvernement n’est pas favorable à la culture des OGM. Ils souhaitent que des décisions soient prises avant les semis de 2014.

Une mère et sa fille sont portées disparues à Perpignan depuis la mi-juillet. Le Parquet a ouvert une enquête judiciaire. La jeune fille devait se présenter à l’élection de Miss Roussillon. Aucune des deux femmes n’a le permis de conduire et leurs téléphones portables comme leurs comptes en banques n’ont pas été utilisés depuis leur disparition.

Les boîtes noires du train qui a déraillé près de Saint-Jacques de Compostelle ont montré que le train roulait bien à 179 km/h dans une zone limitée à 80. De plus, le conducteur était au téléphone avec un ami contrôleur au moment du drame.

Dernier Conseil des Ministres hier avant les vacances d’été pour les ministres, qui s’annoncent cette année de courte durée. Au programme de cette dernière cession, le projet de loi de François Lamy (ministre de la Ville) sur la politique de la Ville, pour rénover les quartiers en difficultés et favoriser la mixités, et la loi de programmation militaire, qui fixe le budget des armées jusqu’en 2019. Si le budget devrait rester stable et demeure l’un des plus important de l’Etat, il devrait tout de même y avoir 34 000 suppressions de postes au sein des armées.

En Egypte, Washington s’est vu accusé de complot par Al Qaïda suite au renversement de Mohamed Morsi. Face aux menaces d’attentats, les Etats-Unis, l’Angleterre et l’Allemagne ont choisi de fermer leurs ambassades dès dimanche au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

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Le mot de la semaine sera CAUTELE : « Prudence, réserve » ou Vx et littér. « Prudence mêlée de ruse, défiance. »

Les sorties ciné

Insaisissables : quatre magiciens font des spectacles époustouflants, ils volent des banques et distribuent l’argent au public, Interpol et le FBI font appel à Thaddeus pour les arrêter avant leur prochain coup. Ma foi, ça me semble être un bon divertissement estival, j’ai bien ce genre d’histoire, je prends.

Landes : dans les années 20, à la mort de son mari, Liéna hérite de ses propriétés et va se battre contre tous pour réaliser son rêve, amener l’électricité. La bande-annonce me donne envie d’en voir plus !

Magnifica Presenza : Pietro veut être acteur, il quitte sa Sicile natale pour Rome et une maison pleine de charme mais occupée par des gens quelques eu envahissants. Un film qui peut donner le pire comme le meilleur, on n’est guère avancés…

Bonne semaine !

Patrimoine

Qui veut pister Paris ?

          Vous cherchez une manière originale de découvrir Paris ? Vous aimez les enquêtes policière et rêvez de vous rendre pour Les Experts ? Qui veut pister Paris est fait pour vous ! Sortez votre loupe et vos jumelles et partez tel Sherlock Holmes à la recherche des indice disséminés dans Paris. Saurez-vous mener l’enquête et dénicher le coupable ?

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          Quand j’ai entendu parler de ce tout nouveau concept l’année dernière, je me suis mise à sautiller sur ma chaise en me disant génial ! génial ! génial ! Malheureusement, bien qu’ayant prévu d’aller jouer les limiers avec des amis pour une soirée, tous s’étaient dégonflés le jour venu et j’étais donc restée avec mon idée sur les bras. Fort heureusement, une amie bien inspirée m’a proposé de l’accompagner, accompagnées de deux autres compères, et nous voilà partis à l’aventure ! L’idée donc est de découvrir Paris différemment, qu’on soit de passage en ville ou parisien pure souche.

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          Pour ce faire, on commence à s’inscrire via la plateforme de réservation ou par mail via leur site internet. L’aventure se déroule en équipes de 2 à 6 personnes, n’hésitez donc pas à amener des amis avec vous. Sinon, vous pourrez toujours intégrer un groupe sur place et en profiter pour faire de nouvelles rencontres. Le jour J, on se rend sur place et on est accueilli par un jeune homme qui nous met dans l’ambiance : on est sur les lieux du crime et il est un journaliste qui enquête sur le meurtre. Des indices sont affichés au mur et ils nous aide à en prendre connaissance avant d’aller découvrir au sous-sol la scène macabre (n’ayant testé qu’un seul des jeux de piste, je vous décris son déroulement qui n’est pas toujours le même en fonction de la formule choisie).

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          Notre jeune ami nous confie une mallette pour nous aider dans notre tâche. Ce petit sac du parfait enquêteur comporte loupe, miroir, jumelles, lampe à ultra-violets et bien sûr, notre carnet de route pour aller récolter des indices ! Nous n’avons plus qu’à partir à travers la ville sur les traces du tueur… Il existe plusieurs enquêtes et jeux de pistes dans différents quartiers, nous avons choisi celle qui s’appelle « Le goût du peintre ». Elle nous emmène sur les bords de Seine, on part du Marais, on traverse ensuite le fleuve pour explorer un peu le Quartier Latin avant de nous intéresser à l’Ile de la Cité et à l’Ile Saint-Louis pour enfin retourner sur le lieu de départ. Tout au long du parcours, en plus de nous permettre de dénicher des indices, le carnet de bord nous indique des curiosités historiques du quartier. Des détails qu’on ne repérerait pas ou dont on ne pourrait découvrir la signification en se promenant seul.

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            J’ai adoré ce jeu de piste dans Paris ! Je l’ai trouvé très bien conçu, avec des indices sous des formes variées et des petits détails historiques mis en avant que j’ai beaucoup aimés. On se prend vraiment au jeu et il y avait une réelle compétition entre les équipe qui a donné du piquant à l’histoire et a rendu notre parcours très sportif. Une fois revenus au point de départ est arrivé le temps de la réflexion sur le pourquoi de comment grâce aux indices collectés autour d’une boisson fraîche bienvenue après ce périple. Nous avons trouvé la bonne réponse à l’énigme et, si c’est une question de logique il y a toutefois quelques pièges pour égarer les participants. Il faut compter 2h-2h30 pour le jeu dont 1h30 à 2h dans Paris, cette enquête-ci est à 17,50€ et l’autre à 15€, tous les renseignements sur Qui veut pister Paris ? et Cultival. Nous avons beaucoup ri, beaucoup couru, appris des choses sur Paris, découvert des endroits qui avaient l’air très sympas et qui m’ont donné envie d’y revenir, vu de jolies choses et même réfléchi. Une expérience qui m’a laissé un excellent souvenir, je n’ai qu’une hâte, retourner enquêter dans Paris !

Mes lectures

La promesse de l’aube – Romain Gary

          Le narrateur n’est qu’un enfant lorsqu’il se promet de combler tous les désirs de sa mère. Emigrée russe seule et sans le sous, elle aura connue souffrances et humiliations pour donner le meilleur à son fils et il veut le lui rendre au centuple, la couvrant de la gloire qu’elle n’a pas eu et qu’il souhaite acquérir pour elle. Il sera officier, il sera officier dans l’armée de l’air puis ambassadeur de France et écrivain, voilà qui est décidé, le reste n’est que pure formalité !

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          J’ai un peu honte de le dire mais je n’avais jamais rien lu de Romain Gary. Inutile de dire que j’en avais envie de bien longtemps ! Pourtant j’ai longuement repoussé cette lecture, un peu par peur d’être déçue je pense. Je n’en avais bien sûr entendu dire que du bien et j’imaginais une plume acérée et un humour grinçant comme je les aime. Mais comment un auteur peut-il être à la hauteur quand on en attend déjà autant avant d’en avoir lu une seule ligne ? Malgré tout, j’ai tout de même fini par me lancer car ce n’est pas tout mais il faut bien voir ce qu’il en est à un moment ou un autre quand même !

          Mes craintes se sont avérées totalement infondées. J’ai de suite adoré ce livre. Dès la première page je suis tombée amoureuse de l’écriture de Romain Gary, de son auto-dérision, de son style incisif, de son esprit subtil. Quel régal ! Que pourrais-je dire sur ce texte qui n’a mille fois été répété ? Cette lecture fut un pur bonheur du début à la fin. Si l’histoire est largement autobiographique, chaque aventure est amplifiée, taillée, polie, pour en faire un vrai bijou. Si je ne devais retenir que deux choses de ce livre ce seraient l’incroyable auto-dérision dont fait constamment preuve l’auteur et l’amour infini (quoique parfois un peu vachard et finalement très envahissant voire handicapant) qui le lie à sa mère. Derrière le vernis caustique, j’ai beaucoup aimé la subtilité avec laquelle était décrite cette relation et le déséquilibre affectif qu’elle a pu entraîner dans la vie de l’auteur. Une manière détournée d’évoquer des sentiments graves, tout en retenue, que j’ai trouvé touchante. Ca donne une belle profondeur à ce texte qui en outre extrêmement bien écrit et très drôle. Un roman à la fois cocasse et émouvant, tout en pudeur et en légèreté. De la grande littérature !

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Il n’est pas bon d’être tellement aimé, si jeune, si tôt. Ca vous donne de mauvaises habitudes. On croit que c’est arrivé. On croit que ça existe ailleurs, que ça peut se retrouver. On compte là-dessus. On regarde, on espère, on attend. Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais.

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Je juge les régimes politiques à la quantité de nourriture qu’ils donnent à chacun, et lorsqu’ils y attachent un fil quelconque, lorsqu’ils y mettent des conditions, je les vomis : les hommes ont le droit de manger sans conditions.

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Je n’ai pas réussi à redresser le monde, à vaincre la bêtise et la méchanceté, à rendre la dignité et la justice aux hommes, mais j’ai tout de même gagné le tournoi de ping-pong à Nice, en 1931, et je fais encore, chaque matin, mes douze tractions, couché, alors, il n’y a pas lieu de se décourager.

Divers

Juillet, le bilan

        Je reste sur ma lancée avec une fois encore un mois assez productif, même si ça ne se ressent pas forcément sur le blog. Côté lecture « seulement » 5 livres lus en juillet. Dont deux véritables coups de cœur : Pêcheurs d’Islande de Pierre Loti et La promesse de l’aube de Romain Gary (dont je vous parlerai demain). Deux classiques que je voulais lire depuis un moment et auxquels je me suis enfin attelée, dans des styles très différents mais qui m’ont tous deux charmée. Deux très grands romans. Autres lecture notable qui m’aura occupée fort longtemps, Les détectives sauvages, de Roberto Bolaño avec pas moins de 930 pages ! Peu de livres donc mais de la qualité, une certaine diversité et un nombre de pages conséquent. A noter aussi que j’ai lu ce mois-ci 3 des 30 ouvrages dont je m’étais imposé la lecture pour 2013. J’en suis pile à la moitié avec un petit mois de retard, ce qui n’est finalement pas si mal.

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          Cinéma à présent. Après une période creuse qui n’avait que trop duré, j’ai retrouvé un rythme plus régulier qui me convient mieux. Sept films vus ce mois-ci dans des styles très différents, il y en a pour a peu près tous les goûts. Il y en a toutefois un qui sort indiscutablement de la mêlée : ShokuzaïCe film japonais en deux partie est un véritable chef-d’oeuvre. C’est absolument magnifique de bout en bout, et il y avait longtemps que je n’avais pas été aussi fortement marquée par l’atmosphère d’un film. Quand je pense que j’ai failli passe à côté, ça me fait froid dans le dos… Hijacking fut aussi une bonne surprise. Pour le reste en revanche, à part une expo intéressante à l’Orangerie dont je ne vous ai pas encore parlée, aucune sortie culturelle ces derniers temps, mes soirée étant partagées entre le cinéma, les amis et les sorties sportives dont je vous épargne les comptes rendus.

          Je ne sais pas trop ce qu’août me réserve mais je sais déjà qu’il y aura sans nul doute un peu plus de sorties culturelles : musées, théâtre, concert peut-être… je réfléchis encore à la question ! En revanche, étant donné que j’ai déjà prévu trois week-end hors de Paris et que pas mal de monde souhaite me rendre visite, si ça me permettra surement de prendre quelques photos et de faire des visites intéressantes, je pense que ma productivité quant au cinéma et à la lecture risque de s’en trouver sérieusement amoindrie. J’espère que ces quelques brèves escapades donneront au blog un petit air de vacances en cette période estivale.

Bon courage à ceux qui ne partent pas, bonnes vacances aux autres,
et rendez-vous le mois prochain !
Cinéma

Hijacking

Drame danois de Tobias Lindholm avec Pilou Asbæk, Søren Malling, Dar Salim

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          Le « MV Rosen », un navire danois, est pris d’assaut par des pirates somaliens en plein Océan Indien. Ils prennent en otage l’équipage et demandent une rançon de 15 millions de dollars. Parmi les sept hommes à bord, Mikkel, le cuisinier, va se retrouver au centre des négociations. A terre, c’est Peter, le PDG de la compagnie qui va avoir la lourde charge de ramener ses hommes sains et saufs.

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            La bande-annonce de ce film me tentait bien. J’aime généralement ces sujets difficiles et il me semblait qu’en quelques minutes déjà des tensions intéressantes étaient mises en place, j’avais donc hâte d’en voir un peu plus. Je dois admettre que si sur le fond, ce film a tout a fait répondu a mes attentes, sur la forme, il m’a sans doute laissée plus mitigée. En effet, le réalisateur ne s’attarde pas trop sur les sentiments et la psychologie de ses personnages. Je n’aime pas qu’on sombre dans le larmoyant, pourtant, un minimum d’émotion est bienvenue, un équilibre difficile à trouver, j’en conviens. Ici nous avons affaire à un film froid comme un iceberg, tant par la manière dont est traitée l’histoire que par l’esthétique, par ailleurs intéressante et typique du cinéma nordique. Un cinéma qui me surprend à chaque fois par sa sobriété, quelque soit le type de film à l’écran !

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          Toutefois, si cette distance peut s’avérer surprenante, on ne eut nier la qualité de la réalisation. L’histoire est centrée essentiellement sur le cuisinier du bateau et le meneur des négociations. Ce parti pris permet de ne pas trop perdre le spectateur dans le foule des personnages et de voir une évolution subtile des protagonistes au fil du temps, qui passe plus par la physionomie qui par la parole. Les acteurs sont d’ailleurs excellents et le personnage du cuisinier, remarquablement campé, est le véritable atout sympathie du film. Les pirates sont constamment dans la brutalité et on craint le pire à tout instant. Pourtant, si je m’attendais à une véritable tension, tout à fait palpable dans la bande-annonce, je la trouve un peu diluée dans le film. La violence est très présente on peine à imaginer une issue favorable sans pour autant que le suspens soit constant. Cette mise en scène tout en retenue, loin du mélodrame à la française, peut surprendre ; si cette distance peut s’apparenter à de la froideur, elle permet aussi au spectateur une prise de recul intéressante et qui finalement est peut-être bien la force de ce film autant que sa faiblesse. Une histoire forte, de très bon acteurs, une belle réalisation ; malgré une certaine froideur, un très bon film.