Divers

Avril, le bilan

          Pas de recette aujourd’hui, car c’est l’heure du bilan du mois d’avril. Un mois extrêmement productif pour moi, comme je n’en avais pas connu depuis longtemps… 9 livres lus (dont 2 BD et 1 album jeunesse), 4 films vus (ça reste un peu timide), 4 sorties théâtre et 2 sorties musée. Mais aussi quelques restaurant, des salons de thé et un cabaret. Bref, un mois d’avril bien rempli ! Ce qui a d’ailleurs engendré un énoooorme retard dans la parution de mes articles avec une bonne vingtaine en attente. Je me demande bien comment je vais pouvoir rattraper tout ça…

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          Côté lectures donc, malgré une certaine profusion, un mois qui reste assez mitigé. Pas franchement de grandes révélations et quelques lectures, hum… disons… déroutantes… Deux livres très agréables tout de même avec Le Pacte de Minuit, dont j’avais déjà beaucoup apprécié le premier tome, et Le sang et la poussièreun polar sud-africain très prenant, également second roman d’un auteur dont j’avais vraiment adoré le premier.

          Pour les films, moins de profusion et là aussi, un mois en demi-teinte. Deux bons films tout de même : No et Promised landDeux films engagés, qui ne marqueront sans doute pas les mémoires mais de très bonne qualité et extrêmement agréable à regarder. Pas trop de chance en revanche du côté des sorties théâtre… Notons toutefois l’excellente mise en scène de Mangeront-ils qui m’a enchantée. Enfin, la découverte du Lapin Agile, célèbre cabaret parisien qui est venue clore ce mois en beauté.

Jeunesse·Mes lectures

Le pacte de Minuit, t2, Les secrets du monde perdu – David WHITLEY

          A la fin du tome 1, on avait laissé Marc et Lili aux portes de la ville, face à l’inconnu. Ils doivent à présent se débrouiller seuls dans un territoire hostile dont ils ignorent tout. Nombreuses sont les aventures qui les attendent pour accomplir leur destin.

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          J’avais absolument adoré le tome 1 de cette série pour adolescents. Une véritable révélation. Je dois admettre que j’avais toutefois largement oublié les détails de l’histoire en me lançant dans la lecture de ce deuxième volet. Cela n’a pas tellement gêné ma lecture. En effet, nos deux jeunes héros se retrouvant dans un univers totalement différent, on arrive à suivre sans trop de problèmes l’avancée des événements, sans compter que les grandes lignes sont rappelées quand le besoin s’en fait sentir. En revanche, je ne sais pas si c’est ma mémoire qui me joue des tours mais j’ai trouvé ce tome moins travaillé que le précédent. J’avais aimé l’univers très fouillé, qu’on retrouve un peu moins ici, et également le style de très bon niveau, qui m’a semblé un rien en dessous. Mais peut-être en attendais-je un peu trop.

          On sort donc de la cité d’Agora dans ce tome, pour aller explorer les forêts mystérieuses. Un monde qui m’a un peu moins inspirée, étant sans doute un peu moins surprenant. Toutefois, cela permet à l’histoire de se renouveler en prenant un tour totalement différent, ce qui n’est pas dénué d’intérêt. Nos deux jeunes héros ont grandi et ne sont plus vraiment des enfants. Ils vont être confrontés à une culture différente de la leur, devoir s’y adapter, et faire des choix difficiles. Les manoeuvres politiques et autres magouilles en tous genres sont moins présentes dans ce tome, ce qui m’a un peu manqué. Toutefois, on retrouve les personnages avec grand plaisir et on se délecte de leurs nouvelles aventures. Un livre qui se dévore et qu’on ne referme qu’à regret. Vivement la suite !

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Car telle était la vraie raison d’être du pouvoir, songea-t-il. Savoir quand intervenir et quand laisser les autres agir pour vous.

Cinéma

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Drame historique américano-chilien de Pablo Lorrain avec Gael García Bernal, Antonia Zegers, Alfredo Castro

          En 1988, au Chili, Augusto Pinochet est contraint par la pression internationale à organiser un référendum sur sa présidence. Les dirigeants de l’oppositions confient leur campagne à un jeune publicitaire, René Saavedra. Avec peu de moyens mais beaucoup d’idées, il va essayer de faire tomber la dictature qui étouffe le pays.

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          Ce film me tentait énormément. J’aime le cinéma sud-américain, j’aime les sujets politiques et le petit plus : j’aime Gael Garcia Bernal. Et puis je trouvais intéressant que la dictature soit vue à travers la campagne de l’opposition, ce qui permet de ne pas traiter le sujet de front et de lui donner un peu de légèreté. Trêve de suspens inutile : je n’ai pas été déçue ! Le début est un peu surprenant. L’histoire semble filmée avec une technique et un matériel des années 80 : une lumière un peu jaune, une image saturée, des contre-jour assez inesthétiques… Je dois admettre que ça m’a un peu déroutée, voire franchement gênée. Je sais que le rétro peut avoir son charme mais je lui aurai préféré une réalisation un peu plus sobre. Ceci dit, je me suis peu à peu laissée prendre par l’histoire, et l’impression d’être dans une vieille série du début des années 90 a fini par s’estomper.

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          L’histoire est évidemment passionnante ! Un jeune publicitaire qui doit se creuser les méninges pour déloger un dictateur de sa place, il y a de quoi dire ! Le film est vraiment axé sur la campagne publicitaire et le côté très « marketing » de cette campagne pour le référendum. J’ai trouvé très intéressant cette manière de mettre en avant les ficelles de la communication. En effet, la campagne pour le nom est dirigée par quelqu’un qui au fond n’a pas de convictions politiques bien ancrées et veut surtout prouver son talent en temps que publicitaire. Il mise tout sur des spots dignes d’une publicité pour Coca-Cola. Une méthode qui a de quoi surprendre et que j’ai aimée voir décortiquée. Sans compter que ça donne au film un côté très frais. Une façon d’aborder l’histoire que j’ai trouvé très maline.

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          Mais la force de ce film est aussi sa faiblesse : en misant tout sur l’aspect publicitaire, certes très intéressant, la politique passe finalement au second plan. C’est peut-être un peu dommage. Certes, tout est esquissé et on devine sans peine le contexte et les enjeux, mais ça aurait sans doute mérité d’être mis un peu plus en avant, ça aurait sans doute permis de donner au film un peu plus de profondeur. Les acteurs sont convaincants et le film est très agréable à regarder. Un bon film qui a le mérite de traiter cette période d’une manière radicalement différente de ce que j’avais déjà pu voir. Dommage que l’aspect politique soit un peu mis en sourdine mais l’ensemble reste original et très agréable à regarder, un joli film, empreint d’humour et de bonne humeur. 

Théâtre

Phèdre à la Comédie Française

          Phèdre est l’épouse de Thésée, mais lutte en vain contre son amour pour le fils de celui-ci, Hippolyte, qui est lui-même amoureux secrètement d’une autre femme, Aricie, qui appartient au clan ennemi. Des passions interdites qui ne peuvent les mener qu’à leur perte.

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          Phèdre a beau ne pas être ma pièce préférée de Racine, quand j’ai vu qu’elle passait à la Comédie Française, je me suis empressée de prendre des places. Et c’est avec impatience que j’attendais le moment d’aller voir cette pièce dans la salle Richelieu fraîchement rénovée. D’ailleurs, puisqu’on y est, un petit mot au sujet des rénovations : pas de changement majeur. Le velours est neuf et encore bien brillant, cela mis à part, le coup de neuf ne saute pas aux yeux. Je ne m’étendrai donc pas sur la question, ceci dit, la salle est toujours magnifique et vaut à elle seule le déplacement. Revenons-en donc à nos moutons. Sur scène, un lit, des fenêtre, une table. Tout semble assez classique et d’assez bon augure. Hippolyte entre en scène et bien vite, les ennuis commencent…

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          Une radio vient en bruit de fond parasiter quelque peu le texte. Par moments, une musique (souvent bien trop forte) vient se greffer sur le jeu des acteurs de manière tout à fait inopportune. D’une part elle empêche de les entendre correctement, d’autre part, elle est souvent mal calée sur leurs répliques. Phèdre est déjà un texte à la teneur dramatique très dense, l’ajout de violons pour souligner ses aspects tragique vire simplement au ridicule : on se croirait dans un mauvais téléfilm. Il y a également sur scène un micro, dans lequel les acteurs viennent réciter leur texte à l’occasion, pour d’obscures raisons. Cela leur fait une voix blanche et sans émotion qui a totalement gâché mon plaisir et n’apporte strictement rien à l’histoire.

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          Les acteurs sont bons mais mal dirigés : ils hurlent dans des moments intimistes, chuchotent en pleine crise d’hystérie, bref, prennent le contre-pied du texte, lui faisant perdre de son intensité. Souvent, ils parlent dos à la scène, et on n’entend alors strictement plus rien. Le point de départ de la mise en scène est assez classique (décor et costumes notamment), mais chaque tentative de moderniser le texte semble se solder par un échec retentissant. C’est dommage, plus de simplicité aurait sans nul doute été préférable. Au final, j’ai trouvé cette version de Phèdre à peu près sans intérêt. Heureusement que le texte est exceptionnels et que les acteurs se démènent pour nous sauver de l’ennui. Sans grand succès, malheureusement. Décidément, Racine ne sourit pas à la Comédie Française, qui signe une fois de plus une mise en scène bien fade de mon dramaturge préféré. Encore raté !

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Phèdre

Comédie Française, Salle Richelieu

Place Colette, 75001 Paris

12 à 39€

Mise en scène de Micheal Marmarinos avec :

Actualité

L’actu de la semaine (27/03)

La loi sur le mariage pour tous a été adoptée par l’Assemblée Nationale. Les manifestants qui s’y opposent ont beau continuer à se réunir, le mariage et l’adoption sont désormais accessibles aux couples homosexuels et on n’en parle pas assez mais nombreux sont aussi ceux qui s’en réjouissent.

Le périphérique parisien a fêté ses 40 ans. Depuis 1973, le périph donne des cauchemars à tout parisien se déplaçant en voiture et ayant des velléités d’arriver à l’heure au travail. Depuis peu, il y a une véritable volonté de transformer cette masse de béton et de goudron pour la rendre plus humaine avec des projets comme des projets comme une place publique dans le XVII° ou des jardins dans le XIV°.

François Hollande s’est rendu pour la première fois en visite officielle en Chine. Un voyage qui visait à rétablir un équilibre dans la balance commerciale entre la France et la Chine. Le Chef de l’Etat français s’est rendu dans l’Empire du Milieu accompagné de 60 chefs d’entreprise. Des accords ont été signés entre les deux pays.

Une fusillade a eu lieu à Istres cette semaine. Trois personnes ont été tuées. Le tueur est âgé de 19 ans et avait déjà des antécédents judiciaires. Il aurait acheté une kalachnikov sur internet avec laquelle il a abattu deux voisins et la conductrice d’une voiture. Cette tragique affaire a relancé le débat autour de la facilité de se procurer des armes automatiques sur internet.

– La polémique de la semaine concerne la libération de la famille d’otages qui a été libérée : une rançon a-t-elle été versée pour les libérer ? Le gouvernement dément mais le gouvernement camerounais aurait pu négocier avec les ravisseurs. GDF-Suez, l’employeur de l’un des otages, aurait également pu faire marcher son assurance pour verser une rançon.

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Le mot de la semaine sera PARTURIENTE : « qui accouche ». Un mot que je ne me souviens pas d’avoir déjà rencontré avant cette semaine. Comme quoi, on en apprend tous les jours !

Les sorties ciné

L’écume des jours : Chloé et Colin s’aiment, follement amoureux, ils se marient et nagent dans la félicité jusqu’au jour où Chloé tombe malade, un nénuphar pousse dans ses poumons et la tue peu à peu. Une adaptation du célèbre roman tendre et décalé de Boris Vian par Michel Gondry, je ne peux pas rater ça !

La cage dorée : Maria et José vivent dans la loge d’un bel immeuble haussmannien, le jour où on leur propose de rentrer au Portugal dans de meilleures conditions, personne dans le quartier n’est prêt à les laisser partir. Une comédie qui peut s’avérer plutôt sympathique, pourquoi pas tenter ?

Hannah Arendt : en 1961, la philosophe juive allemande Hannah Arendt couvre le procès d’Adolf Eichmann, responsable nazi, les articles qu’elle publie sur sa théorie de “La banalité du mal” déclenchent une controverse sans précédent. Hannah Arendt est un personnage hors du commun et ce film est l’occasion de s’intéresser à sa vie et son oeuvre.

Bonne semaine !