Mes lectures

La compagnie noire IV – Glen COOK

          Jeux d’ombres est le quatrième tome de la série Les Annales de la Compagnie Noire. Un univers fantasy loin des sentiers battus et totalement addictif. Une fois que vous y aurez jeté un oeil, vous ne pourrez plus vous en passer. Verdict sur la lecture de ce quatrième volet.

          A la fin du troisième tome, on avait laissé la Compagnie Noire divisée et mal en point après une lutte acharnée contre des forces obscures. Avec ce quatrième opus, une nouvelle aventure commence (la série est divisée en plusieurs cycles et ici débute le deuxième). La troupe s’est sérieusement réduite et part à la recherche de ses lointaines origines. Un chemin qui va bien sûr s’avérer rempli d’embûches parfois pour le moins… inattendues ! J’avais un peu peur que ce changement de quête fasse perdre de son souffle à l’histoire. En effet, pas simple de finir un cycle haletant et de faire aussi bien avec le suivant ! C’est pourtant un pari des plus réussis ! Les personnages ont évolué, ils ont vieilli et préfèrent autant que possible éviter le combat, lui préférant la ruse (ou parfois la simple paresse…). Ce changement leur va bien, ça leur donne un charme nouveau et un côté bougon assez délectable.

          On sort ici complètement du célèbre combat forces du Bien/forces du Mal (où déjà les deux camps s’avéraient aussi retors l’un que l’autre), et notre compagnie se retrouve bien seule face à la quête de ses origines. Les dangers qu’elles devra affronter ne disent pas leur nom : bandits de grands chemins ou anciens ennemis à la rancune tenace, le chemin ne va pas s’avérer de tout repos… Comme les précédents, ce livre se lit d’une traite. On dévore ces nouvelles aventures dans un genre un peu nouveau. La plume de Glen Cook est un bonheur : des pires grossièretés au langage le plus soutenu, tout y passe, et toujours parfaitement à propos, pour notre plus grand plaisir ! Les péripéties s’enchaînent à un rythme soutenu et nombreux sont les nouveaux personnages qui viennent amener du sang neuf, pendant que les anciens gagnent encore en épaisseur psychologique. Bref, une série qui continue excellemment sur sa lancée et s’avère toujours aussi réjouissante. Loin des sentiers battus, une saga fantasy hyper prenante au style léché et aux personnages travaillés. On ne s’ennuie pas une minute et on n’a qu’une hâte : lire la suite !

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Rien ne saurait être plus irrationnel et aveugle – et godiche – qu’un homme empêtré dans une passion obsessionnelle.
Les femmes semblent moins bêtes. On les prétend plus faibles. Mais on prétend aussi qu’elles se transforment en harpies quand elles sont frustrées.

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Peut-être quelqu’un viendra-t-il avant que j’y passe? J’en ai tellement marre que j’aimerais voir arriver même quelqu’un de l’autre camp. Saloperie de flèche. Achevez-moi. Qu’on en finisse.

Cinéma

Jappeloup

Drame, biopic français de Christian Duguay avec Guillaume Canet, Marina Hands, Daniel Auteuil

          Après avoir passé son adolescence à faire des concours hippiques, Pierre Durand est devenu avocat. Un jour, il décide de lâcher sa carrière pour revenir à la compétition avec un jeune cheval auquel pas grand monde ne croit : Jappeloup.

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20418886.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxPierre Durand et Jappeloup : un couple mythique. Ensemble, ils ont tout gagné et fait une carrière exceptionnelle. Tout cavalier, si piètre soit-il, ne peut que se prendre à rêver devant pareille destinée. Pour ma part, il y a fort longtemps que j’ai arrêté l’équitation après des années de pratique assidue mais la bande-annonce m’a de suite donné envie d’aller le voir au cinéma. Après avoir un peu traîné, voilà qui est chose faite ! Un film sans prétention mais que j’ai vraiment beaucoup aimé ! J’ai passé les deux heures sur un petit nuage, à frisonner de peur d’un refus devant chaque obstacle et à me réjouir du succès grandissant de ce drôle de duo.

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20418781.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx          Je me suis complètement laissée embarquer par ce film. Guillaume Canet y campe un Pierre Durand très convaincant, avec ses doutes et ses faiblesses ; une part d’ombre bien exploitée qui donne au film toute sa profondeur. L’histoire est bien menée, sans en faire trop dans le suspens inutile (ben oui, parce que bon, on sait comment ça finit quand même) et le sentimentalisme outrancier. Certes, il y a quelques scènes un rien larmoyantes, mais ça reste léger léger. En revanche, le tout est extrêmement bien filmé. Sans tomber dans le film esthétisant, il y a quand même un jeu de lumière intéressant et quelques très beaux plans. Et pour le reste, tout tient bien sûr sur cette histoire en or. Qu’on soit cavalier ou pas, on ne peut qu’admirer un tel parcours ! Le film reste un peu sage et n’est sans doute pas un chef-d’oeuvre, mais il s’avère un excellent divertissement qui nous embarque dans son univers pendant deux heures. Un film qui m’a fait vibrer et m’a donné en vie de me remettre en selle !


Bars, restaurants

Le marocain – Toulouse

          Un restaurant bien nommé qui sert de délicieuses spécialités marocaines. Couscous et tajines de toutes sortes, pastillas, assortiments de pâtisseries orientales, c’est un bout de Maroc en plein coeur de Toulouse. On en ressort repu et ravi.

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          Le Marocain est une véritable institution toulousaine. On y mange une cuisine familiale, authentique et absolument divine. Une fois que vous aurez goûté leur couscous, ceux que vous pourrez déguster ailleurs vous sembleront bien fades ! Les tajines sont également excellents, avec pour ma part un sérieux penchant pour le tajine de poulet aux citrons confit ou le tajine d’agneau, abricots sec et pignons. Pour le couscous, je reste fidèle depuis des années au couscous merguez qui ne m’a jamais déçu ! Ce qui fait la différence avec les autres restaurants qui servent des couscous ? Une semoule cuite selon les règles de l’art, un bouillon généreux et surtout, les meilleurs raisins secs que j’aie jamais mangés ; j’avoue que c’est ce dernier point qui me fait totalement fondre…

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          Un plat suffit amplement côté quantités mais les entrées sont également très bonnes (j’adore leurs carottes au miel et à la cannelle, presque un dessert), ainsi que leur assortiment de pâtisseries ou leur salade d’orange maison accompagnée d’un bon thé à la menthe. La décoration très chargée avec ses banquettes, ses coussins et ses objets marocains, nous plonge dans un univers « Mille et une nuits » très agréable – je déplore d’ailleurs de ne pas avoir eu mon appareil sous la main pour avoir des photos un peu moins ternes à vous proposer, celles que j’ai trouvé datent un malheureusement un peu et ne rendent pas très bien. Le service toujours souriant est également appréciable. Un petit moment d’évasion à des tarifs assez raisonnables. Comptez environ 15€ pour un plat ou 22€ pour le menu. Un lieu convivial et chaleureux qui ne m’a jamais déçue et où je retourne toujours avec grand plaisir.

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Le Marocain

47 rue des Couteliers

31000 Toulouse

05 61 53 28 01

Mes lectures

Pablo, T2 : Apollinaire – Clément OUBRERIE et Julie BIRMANT

          Dans le 2° tome de cette BD retraçant la vie de Pablo Picasso, le peintre croise la route du poète Guillaume Apollinaire. Avec toujours Max Jacob à ses côté, il continue sa découverte de la vie parisienne auprès de Fernande et fait la rencontre des premiers collectionneurs à s’intéresser à ses toiles.

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          J’ai reçu cette BD dans le cadre de « La BD fait son Festival », partenariat organisé par Price Minister. Le principe est simple, une BD issue de la sélection 2013 du festival d’Angoulême en échange d’une critique. Je me suis bien sûr empressée de postuler et ai jeté mon dévolu sur cette BD qui me semblait passionnante ; avec toutefois le vague regret que ce ne soit là que le tome 2… J’aurais voulu lire le tome 1 avant mais malheureusement, ma librairie ne l’a pas reçu aussi vite que je l’aurais souhaité et je ne voulais pas trop différer cette lecture (d’autant que j’en ai pas mal qui m’attendent…). Une fois n’est pas coutume, vous aurez donc la chronique du tome 2 avant celle du tome 1 !

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          J’avais un a priori très positif sur cette BD. Je ne suis pas une inconditionnelle de Pablo Picasso (loin s’en faut !) mais sa vie fut palpitante et ses rencontres aussi variées qu’enrichissantes. Sans compter que l’époque fait tout de même rêver d’un point de vue artistique ! Si j’ai regretté de ne pouvoir la commencer par le début, cette histoire peut toutefois se prendre en route, chaque tome étant construit autour d’une rencontre particulière. Toutefois, je vous recommande de ne pas suivre mon exemple et de commencer par le commencement ; les titres suivent un ordre chronologique et il est donc beaucoup plus simple de les lire dans l’ordre pour s’y retrouver ! Ce deuxième opus a donc pour sous titre « Apollinaire » mais si le poète fait bien des apparitions fréquentes dans ces pages, le choix du titre m’a paru quelque peu racoleur, en effet, c’est plutôt Fernande qui est au centre de l’histoire. Un titre un peu traître donc mais assez malin : en effet, quoi de plus vendeur que de mettre côté à côte deux noms si prestigieux ?

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          Passons à présent aux choses concrètes. Le type de dessin me touche moyennement, un rien trop « brouillon » à mon goût, j’ai tendance à préférer les traits plus francs (mon amour du classicisme, toujours). Toutefois il s’en dégage une énergie certaine et il traduit bien l’esprit bohème qui règne dans le milieu artistique de l’époque. Sans compter que l’aspect moderne du trait colle bien avec l’univers de Picasso, qui est alors en pleine recherche de son style. Un choix judicieux donc, qui retranscrit bien l’ambiance qui pouvait régner dans l’atelier du peintre. En revanche, le choix des la police texte m’a laissée perplexe. Elle reprend un style manuscrit en mode pattes de mouches qui est parfois à la limite du lisible. Ca a certes son charme, le côté spontané, tout çaaaaa, mais ça a  quand même légèrement gâché mon plaisir. Si les éditeurs pouvaient calmer cette mode du « écrit main » pour quelque de plus sobre, ce serait pas mal. Un texte clair c’est bien aussi !

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          Si cet aspect pas tout à fait assez carré m’a un peu gênée pendant les premières pages, je m’y suis peu à peu habituée (bien obligée si je voulais continuer ma lecture) et surtout, je me suis vite laisser prendre par l’histoire, oubliant un peu les légers désagréments dus à la mise en forme. En effet, l’histoire reste forcément intéressante ! On découvre l’univers de Picasso dans ses jeunes années, alors qu’il était encore inconnu et fraîchement débarqué à Paris. On peut y déceler les prémices de sa personnalité qui se fera de plus en plus excentrique. Un univers vraiment prenant dans lequel on prend plaisir à déambuler. Le troisième et dernier tome sortira le 26 avril. L’histoire reste donc concentrée sur jeunes années du peintre, ce qui permet de se concentrer sur les contradictions de l’homme plus que sur sa vision artistique. C’est ce qui fait d’ailleurs tout le charme de cette série ! Une BD très intéressante qui prend le temps pour poser ses personnages pour nous dévoiler un Picasso méconnu, loin des idées reçues. J’ai hâte de lire la suite !

Un grand merci à Price Minister pour cet envoi. Et puisqu’il fallait noter cette lecture, je lui attribuerait la note de 16/20.

Divers

Mars, le bilan

          C’est le premier du mois, l’heure du bilan a de nouveau sonné. Un mois de mars très riche en lectures avec une dizaine d’ouvrages lus ; parmi eux, un album jeunesse et 2/3 BD. Un véritable coup de coeur se dégage sans la moindre hésitation : Même les cow-girls ont du vague à l’âme de Tom Robbins. Un roman totalement déjanté issu de la contre culture américaine qui pose des questions intéressantes avec un humour des plus délectables. Dans un tout autre style, deux autres très bonnes lectures également dont je vous parlerai bientôt (oui, j’ai un brin de retard dans mes articles…) La compagnie noire, T4, dans lequel on retrouve pour notre plus grand plaisir toubib et son équipe et Le vieux fou de dessin, un album sur les estampes japonaises aussi beau qu’intéressant.

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          Côté cinéma, pas beaucoup de films vus ce mois-ci, il y a de nouveau du laisser aller. En revanche, la qualité était largement au rendez-vous, pas la moindre déception cinématograpique en vue ! Elefante blanco est sans nul doute mon coup de coeur du mois. Un film sensible et intelligent comme en en voit trop peu souvent. A découvrir absolulent si ce n’est déjà fait ! Autre très bon film à signaler, dans un genre un peu plus léger, Happiness therapy. Je m’attendais à une comédie romantique somme toute assez banale, il n’en est rien ! Un film surprenant et bien plus grave qu’il n’y paraît, ça mérite le détour. Ce sera tout pour ce mois-ci, pas d’expos ou autres sorties culturelles (j’avais bien Phèdre de prévu mais comme j’ai oublié d’y aller…). Allez, on se rattrapera en avril !