Actualité

L’actu de la semaine (15/03)

          Pour cause de retard dans mon article du jour et de léger manque d’inspiration, l’actu de la semaine prend un peu d’avance… J’ai d’ailleurs sans doute raté quelque chose ces derniers jours que je trouve que c’est un peu palot. Je ferai mieux la semaine prochaine !

On a un nouveau pape. François Premier a 76 ans et est argentin. Les premiers jours de sa prise de fonction semble démontrer à la fois d’une certaine radicalité et d’une jovialité peu commune à cette fonction.

Les Etats-Unis se tiennent prêts à une attaque nucléaire nord-coréenne. Le pays a annoncé avoir renforcé sa défense anti-missiles en vue d’une éventuelle attaque et surtout afin de conserver une longueur d’avance sur l’Iran et la Corée de Nord.

Laurent Fabius, le chef de la diplomatie française, est en visite au Cameroun. Il a assuré tout faire pour retrouver la famille de 7 otages français enlevés le 19 février.

Christine Angot a été attaquée en justice par un de ses personnages. « Hélène », Elise dans la vraie vie, s’est reconnue pour la deuxième fois dans un roman de l’auteur (qui avait pourtant promis de ne pas récidiver) et réclame 200 000€ de dommages et intérêts. Son histoire est à découvrir sur Rue89.

MSN va mourir. Le 8 avril, l’ancêtre des réseaux sociaux va disparaître. Fini ses célèbres « wizz » (sorte de sonnerie assez irritante vous indiquant un message) et les collections de smileys. Facebook et Twitter ont fini par avoir la peau de celui qui a réuni pourtant réuni les ados pendant au moins une décennie. Une dispaition qui passe inaperçue mais est pourtant teintée de nostalgie…

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Le mot de la semaine sera CRURAL : « Qui concerne la cuisse ou la jambe. »

Les sorties ciné

Jappeloup : dans les années 80, Pierre Durand abandonne sa carrière d’avocat pour se consacrer au CSO. Il parie sur un cheval auquel personne ne croit, Jappeloup. Ayant fait pas mal d’équitation dans mon jeune âge, ce couple mythique m’a fait rêver et j’ai hâte d’aller voir son histoire portée au grand écran.

L’artiste et son modèle : en 1943, Marc Cros, célèbre sculpteur, vit sa retraite auprès de sa femme, Léa, son ancien modèle ; quand il va rencontrer Mercé, jeune réfugiée espagnole, il va retrouver une inspiration nouvelle. Un film que j’ai envie de voir pour Jean Rochefort, évidemment !

40 ans mode d’emploi : Peter et Debbie ont deux , a bientôt 40 ans, ils remettent leur vie et leur couple en question, un âge où le compromis et le lâcher prise deviennent essentiel pour continuer à avancer ensemble. Etrangement, bien que ce ne soit pas particulièrement mon type de film, la bande-annonce de celui-ci me tentait bien, je pourrais donc me laisser tenter.

Bonne semaine à tous !

Mes lectures

Même les cow-girls ont du vague à l’âme – Tom ROBBINS

          Sissy a les pouces les plus gros du monde, avec cette particularité physique – que d’aucuns considèrent comme un handicap – sa route était toute tracée : elle allait devenir auto-stoppeuse. De fait, elle est devenue la meilleure dans son domaine, de la camionnette à la Mustang, nul véhicule roulant ne lui résiste, chacun s’arrête à la demande de ses appendices hors du commun. Sa route la mènera à la Rose de Caoutchouc, un ranch tenu par des femmes où s’arrêtent deux fois par an les oies sauvages. Ensembles, elles vont vivre de grandes aventures !

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          Il y avait fort fort longtemps que ce livre sommeillait dans ma bibliothèque. Bien qu’il m’ait toujours beaucoup tentée et que j’aie été convaincue avant même de l’ouvrir qu’il me plairait, je ne sais pourquoi j’en retardais toujours la lecture ; par peur d’être déçue peut-être… Finalement, je l’ai inscrit dans mes résolutions de lectures pour 2013 et m’y suis donc mise dès le début de l’année. Quelle riche idée j’ai eue là ! Il paraît (d’après la 4° de couverture tout du moins) que ce serait-là le meilleur roman issu de la contre-culture américaine. Je ne sais si c’est vrai manquant de points de comparaison, mais on ne doit pas être loin de la vérité.

          Le ton est incisif et j’ai beaucoup, beaucoup ri. Tom Robbins a un sacré humour et il y a quelques belles trouvailles dans ce roman. La début notamment est extrêmement prenant. Ce bel élan s’épuise un peu vers le milieu, à l’arrivée à la Rose de Caoutchouc. Il y a alors quelques longueurs et des passages mystico-philosophiques qui m’ont un peu déstabilisée. Bien qu’on y trouve des choses intéressantes, cette dérision au 36° part un peu loin pour moi, qui préfère sans doute un humour un peu plus franc. Toutefois, cette tendance à l’introspection des personnages est de courte durée et l’histoire reprend vite de plus belle. Elle part alors un peu dans tous les sens, c’est le grand n’importe quoi ! Bizarrement, on se laisse tout de même prendre au jeu et on attend avec impatience chaque nouveau rebondissement. Un livre moins léger qu’il n’y paraît et qui aborde de manière détournée des problèmes de société et s’attaque à des sujets aussi vastes que la psychanalyse, le handicap, le rêve américain ou le féminisme. Mais bien sûr, si on l’aime, c’est aussi parce que malgré tout, il nous fait rire de bout en bout.

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Si vous avez une fille qui persiste à s’imaginer un avenir plus exaltant que les travaux ménagers, le secrétariat ou la maternité, il ne vous reste plus qu’à l’amener chez un psychologue pour enfants. Forcez-la à voir la réalité en face. Et la réalité, c’est qu’on a à peu près autant de chances d’être cow-girls plus tard que les eskimos de devenir végétariens.

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Il existe en fait d’innombrables façons de vivre dans l’allégresse et la bonne santé sur cette sphère trémulante, et probablement une seule et unique manière – l’industrialisation des concentrations urbaines – d’y vivre stupidement : et l’homme s’est jeté dessus.

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Les définitions limitent. Les limites tuent. Se limiter est une sorte de suicide. Limiter un autre est une sorte de meurtre. Limiter la poésie est un Hiroshima de l’esprit humain.

 

Cuisine

Crêpes aux pommes

Pour 6 personnes

3 oeufs

2 sachets de sucre vanillé (ou 20 g de sucre)

150 g de farine

1/2 l de lait

25 g de beurre fondu

1 c. à soupe de rhum

1 pincée de sel

3 pommes

1 c. à café de cannelle

20 g de sucre glace

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Dans un saladier, battez les oeufs avec le sucre puis ajoutez-y la farine tamisée.

Versez le lait peu à peu en mélangeant bien afin d’éviter les grumeaux. La pâte doit être bien lisse.

Ajoutez ensuite le beurre fondu, le rhum et le sel. Laissez reposer une heure.

Pelez les pommes et coupez-les en fines tranches (2 mm). Faites-les ensuite revenir légèrement à la poêle avec une noix de beurre et la cannelle. Retirez-les du feu quand elles deviennent fondantes.

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Pour la cuisson, à feu vif,  graissez une poêle d’environ 20 cm de diamètre avec un peu de beurre et lorsqu’elle est bien chaude, ajoutez-y une louche de pâte afin de former une crêpe d’épaisseur moyenne (1 à 2 mm). Disposez des tranches de pommes uniformément sur la surface de la crêpe et ajoutez une nouvelle louche de pâte afin de les recouvrir.

Laissez cuire 2 à 3 min de chaque côté afin que la crêpe soit bien dorée. Réservez sur une assiette et parsemez-la de sucre glace. Pour éviter que les crêpes refroidissent, couvrez l’assiette et placez là sur une casserole d’eau frémissante. Recommencez l’opération jusqu’à épuisement des ingrédients.

Dégustez tiède avec éventuellement une boule de glace vanille.

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Bon appétit !

Théâtre

Les Bodin’s, Retour au pays

          Les Bodin’s, c’est un inséparable couple mère/fils, Maria et Christian. Après 50 ans de célibat, ce dernier s’est marié et est parti vivre à la capitale, loin de la tendresse maternelle… La vieille bique vit mal la séparation, c’est qu’elle s’ennuie sans son petit à maltraiter ! Mais elle a plus d’un tour dans son sac et n’hésitera pas à employer les pires stratagèmes pour qu’il revienne enfin auprès d’elle.

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          J’ai découvert les Bodin’s il y a quelques années avec leur spectacle « Grandeur nature ». Depuis, je ne me lasse pas de leur humour corrosif et de leurs personnages hauts en couleurs. L’année dernière, lorsqu’ils étaient passés à Paris, je n’avais malheureusement pas pu aller les voir (je dois admettre m’y être prise comme un manche et avoir méjugé de leur succès…). Pas question de me laisser avoir une seconde fois ! dès que j’ai vu qu’ils seraient pour quelques jours sur la scène des Folies Bergères, je me suis jetée sur l’occasion ! C’est donc avec impatience que j’ai attendu le jour où je les verrai enfin sur scène pour la première fois.

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          Dans leur nouveaux spectacle donc, Maria est à la maison de retraite et manigance pour que son fils revienne vivre auprès d’elle à la ferme. Pour cela elle commence par lui-faire croire qu’elle a la maladie d’Alzheimer avant de lui léguer sa maison pour en faire une ferme auberge – à la seule condition rentrer vivre avec lui à la maison en cas de guérison miraculeuse. Le pauvre Christian, trop content de cette aubaine, se laisse embobiner, ce qui lui vaudra quelques ennuis. Le spectacle se passe en 3 temps : la maison de retraite, les vacances à la mer et le retour à la ferme. J’ai beaucoup aimé ces changements de décor qui sont également l’occasion de nouvelles situations cocasses.

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          L’énergie des Bodin’s est communicative et leur humour fait mouche. J’ai ri du début à la fin et n’ai pas vu passer les 2 h de ce spectacle survolté. Si leur humour est décapant, il est aussi plein de tendresse, et c’est bien là ce qui les rend si attachant. Ils ne se moquent pas des travers de leurs personnages, non, ils les aiment, et nous aussi ! Le trait est grossi mais tous ceux qui ont grandi à la campagne y retrouveront un peu des personnages qui ont peuplé leur enfance : quelques traits qui semblent piqués à une grand-mère, un vieil oncle ou un voisin. C’est pour cette raison qu’on en redemande, on rit beaucoup bien sûr, mais au fond, on est aussi un peu ému. Bien sûr, le trait est parfois un peu lourd et l’humour pas toujours très fin mais la variation de registres et l’énergie des deux acteurs fonctionnent à merveille.

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          Vous l’aurez compris, j’ai un véritable coup de coeur pour les Bodin’s et leur humour si particulier, bien plus profond qu’il n’y paraît. Ils seront en tournée pendant encore 2 ans avec ce spectacle, ils passeront forcément à côté de chez vous alors n’hésitez pas à aller les voir. Les dates, réservations et autres renseignements divers et variés sont disponibles sur leur site.

Chapeau les artistes !

Expositions·Mes lectures

Le petit Tokaido de Hiroshige

        Utagawa Hiroshige, sans doute le peintre japonais le plus célèbre dans son pays, est entre autres réputé pour avoir consacré une série d’estampes au Tokaido, la célèbre route reliant Edo à Kyoto. Ce très beau coffret nous propose d’accomplir nous aussi ce voyage.

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          Bien qu’Hiroshige soit sans doute le peintre japonais le plus connu sur sa terre d’origine, il demeure en France méconnu du grand public. Il est un maître de l’ukiyo-e « images du monde flottant »: des estampes très colorées de l’époque d’Edo. Vers 1830, il se lance dans une série d’estampes sur le Tokaido, la célèbre route qui mène d’Edo, actuelle Tokyo, à Kyoto. L’oeuvre du peintre a beaucoup influencé les peintres français, notamment les impressionnistes et, quelques années plus tard, Vincent Van Gogh. Pourtant, l’artiste n’avait jusqu’à présent jamais été exposé en France. C’est la Pinacothèque qui a redressé ce tort, lui consacrant cette années une très belle exposition que vous pouvez découvrir ici. Il vous reste d’ailleurs quelques jours pour vous y rendre, courez-y !

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          J’avais beaucoup aimé l’exposition consacrée à cet artiste et avait notamment été très impressionnée par ses paysages de neige, de toute beauté. Pourtant, je n’avais pas succombé au catalogue de l’exposition, légèrement au dessus de mes moyens. Toutefois, fait des plus rares, je suis retournée voir cette exposition avant qu’elle ne ferme, et n’ai pu cette fois résister à l’envie de garder un souvenir de cette oeuvre si délicate. Après avoir hésité longuement entre plusieurs livres de reproductions, je me suis finalement laissée tenter par celui-ci, qui me semblait avoir le plus de chance de sortir de ma bibliothèque de temps en temps.

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          Il s’agit en effet d’un très bel objet. Le format est celui d’un livre de poche classique, très maniable donc, ce qui est relativement rare pour des livres d’art (qui sommeillent donc chez moi en haut de l’étagère la plus difficile à atteindre, la seule assez spacieuse pour les contenir…) – il est d’ailleurs la version allégée d’un volume un peu plus imposant. Il se présente sous forme de coffret. Il y a d’une part un petit carnet rédigé par Nelly Delay, consacré à l’origine de ce sujet du Tokaido ; et d’autre part, la reproduction des 53 étapes décrites par l’artiste. Ce dernier n’est qu’une grande feuille pliée en accordéon, il est donc possible de voir toutes les étapes d’un seul coup d’oeil – à condition d’avoir un très grand salon, bien sûr ! Les éditions Hazan nous livrent ici un très beau livre à un prix abordable, à la fois maniable et esthétique, qui donne envie de le feuilleter encore et encore.