Cinéma

Les enfants de Belle Ville

          Drame iranien d’Asghar Farhadi avec Taraneh Alidoosti, Babak Ansari, Faramarz Gharibian

          Abkar vient d’avoir 18 ans. Il était en centre de détention pour mineur après le meurtre de sa petite amie en attendant d’avoir l’âge d’être exécuté. Son anniversaire sonne la fin de la trêve. Son seul espoir est de convaincre le père de sa victime d’accorder son pardon. Sa soeur et son meilleur ami vont unir leurs force pour tenter de le sauver.

          Le film est construit autour de la tension qui entoure la demande du pardon dans cette circonstance extrême. Le rythme est extrêmement lent et le style assez aride. J’ai bien aimé le tout début, ensuite j’ai été un peu déroutée par le déroulement des évènements. Le film est assez intimiste avec peu de personnages et une économie d’énergie troublante. Je n’aime pas beaucoup les engueulades au cinéma et autant vous dire que côtés cris j’ai été servie ! Des thèmes intéressants sont évoqués avec simplicité : le devoir, la religion, l’amitié, le pardon, l’amour…  C’est l’aspect de ce film qui m’a le plus convaincu. Ainsi que la manière dont le réalisateur se passe de juger ses personnages. Chacun a ses convictions et ses raisons pour cela, toutes sont exposées, sans donner de réponse au spectateur. J’ai trouvé cette manière de traiter le sujet intelligente. C’est ce qui fait tout l’intérêt de ce film par ailleurs pas dénué de défauts quant à la réalisation et au scénario. Datant de 2004 et inédit en France, il préfigure ce qui fera le succès du réalisateur notamment dans Une séparation. Trop âpre à mon goût, mais pas inintéressant, une séance mitigée.

Actualité

L’actualité de la semaine (18/08)

Alors, quoi de neuf cette semaine ?

L’Iran a connu un séisme ravageur qui a fait 300 morts et 3000 blessés. Le pays n’en est pas à son premier tremblement de terre, celui de Bam en 2003 avait fait 35000 morts.

– Un homme a été arrêté pour le viol de 5 fillettes dans l’Ardèche. Il avait déjà été condamné pour des faits similaires.

– Le plan canicule a été déclenché en raison des fortes chaleurs attendues en cette fin de semaine.

– Les Pussy Riot, ce groupe de punk russe qui avait chanté une prière anti-Poutine dans une cathédrale, ont été condamnées à 2 ans de travaux forcés. Une condamnation décriée dans le monde entier.

– En Afrique du Sud, la police a tiré sur des mineurs en grève, faisant plus de 30 morts.

           Le mot de la semaine sera pétulance, un mot que je n’avais pas croisé depuis un bon moment : « vivacité impétueuse, difficile à contenir ».

          En salles cette semaine, toujours pas grand chose, été oblige : Cornouilled’Anne Le Ny, avec Vanessa Paradis et Samuel Le Bihan. Magic Make, de Steven Soderbergh, Mike accumule les petits boulots, le soir il est strip teaser dans un club et devient Magic Mike, l’affiche est repoussante mais bon, Soderbergh quand même…, Comme un homme, de Safy Nebbou avec Charles Berling, quand Grég décide de kidnapper sa prof d’anglais pour se venger de son renvoi, son ami va se retoruver embarqué dans cette sombre histoire, mouais, rien que la bande-annonce m’a semblée poussive, pas sure que mon amour pour Charles Berling suffise à me convaincre.

Bonne semaine à tous !

Bars, restaurants

Le Gange

          Le Gange est un restaurant indien au pied des Buttes Chaumont. Sa particularité ? Un buffet à volonté pour à peine plus de 10€ le midi. Verdict.

          Première impression : la décoration est très chaleureuse. Le buffet propose un large choix de crudités, deux entrées, deux plats de viande, de plats de légumes, du riz, plusieurs sauces et des nans ainsi que deux desserts. Le poulet tandoori est particulièrement réussi, tout comme les boulettes de viandes très savoureuses. L’ensemble, est plutôt bon et vaut franchement le coup. Idéal pour les grosses faims et petits budgets. D’autres menus avec un choix plus large sont aussi proposés. Une bonne pause gourmande avant une ballade digestive dans le parc et une bonne sieste. Une adresse à retenir.

Le Gange

65 rue Manin

75019 Paris

Jeunesse·Mes lectures

Mes géants, mes parents – Agnès de Lestrade et Mayalen Goust

          Quand on est enfant, ils sont bien mystérieux ces géants qui sont nos parents. On ne les comprend pas toujours eux qui avec leurs grandes jambes ne font jamais de balançoire ni de toboggan. 

          J’ai beaucoup aimé les illustrations très douces et poétiques de ce livre. Le texte est aussi sensible. J’ai été agréablement surprise par la douceur de ce livre. Je regretterais simplement une chute un peu légère. Petite déception sur la fin donc mais une lecture malgré tout très agréable.

Les géants ce qu’ils préfèrent,

c’est escalader les montagnes…

traverser les mers…

et regarder les étoiles…

Mes lectures

Top ten tuesday (14/10)

          Top Ten Tuesday, un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il est désormais repris en français par Iani et son carnet de lecture.

Cette semaine, le thème est :

Les 10 auteurs qui vous ont fait aimer la lecture

1) JRR Tolkien, il est décidément de tous les top ten ou presque ! Mais c’est assurément une lecture des plus marquantes.

2) Italo Calvino, c’est drôle, c’est léger, c’est intelligent, c’est poétique. Un des auteurs qui n’a cessé d’attiser mon envie de lire.

3) Agatha Christie, j’ai eu une grosse période roman policier et Agatha Christie a été longtemps un de mes auteurs fétiche (étrangement, je n’en ai pas ouvert un depuis des années et n’en ai même plus la moindre envie).

4) La comtesse de Ségur, petite, j’ai bien sûr suivi les aventures de Sophie avec le plus grand plaisir. Sans doute les romans que j’ai le plus lus et relus.

5) Anne Perry, elle est rattachée à ma période Agatha Christie. J’ai suivi de près la série qui met en scène William, Esther et Olivier. J’ai dû m’arrêter quelque part vers le tome 14 ou 15, parce qu’on a beau aimer, point trop n’en faut quand même.

6) Philip Pullman, une aventure incroyable que j’ai trouvée absolument magique.

7) Jean Racine, eh oui, j’ai découvert le théâtre grâce à Racine et je ne me lasse pas de la beauté de ses textes.

8) Jean de La Fontaine, comme tous les enfants, j’aimais ses fables, j’en ai appris quelques unes par coeur et aujourd’hui encore, il en reste des traces.

9) Stefen King, comme beaucoup d’adolescents, j’ai dévoré ses romans. Je n’en ai pas lu depuis une éternité mais rien que d’y penser j’en ouvrirais bien un !

10) JK Rowling, c’est que l’air de rien, les aventures de son jeune sorcier m’ont tenu en haleine pendant près de 10 ans ! Ca marque forcément.

          D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé les livres, avant même de savoir les déchiffrer. Je ne crois donc pas pouvoir dire qu’un auteur m’ait réellement donné envie de lire puisque cette passion a toujours été là. Mais il y a quand même des auteurs qui ont continué à me faire vibrer, qui m’ont donné l’envie de passer de nouvelles nuits blanches pour connaître la fin de l’histoire et surtout qui m’ont persuadée que jamais la littérature ne cessera de me surprendre et de m’émerveiller. J’ai choisi uniquement des auteurs de romans, découverts avant la fin du collège (je crois même pouvoir affirmer avant mes 13 ans pour chacun de ceux que j’ai cités) et dont les ouvrages m’ont suivie un moment. J’ai lu plusieurs livres de chacun d’eux (Pullman mis à part) et la découverte s’est étalée sur plusieurs années. Je n’avais pas repensé à la plupart depuis bien longtemps et c’est fort dommage ! Un top ten un peu nostalgique pour cette semaine donc. Et vous, quels auteurs vous ont fait aimer la lecture ?