Mes lectures

Animal lecteur, On peut pas tout lire !, de Sergio LAMA et LIMON

          Cette bande dessinée retrace la vie d’un libraire spécialisés en BD (justement). Entre nouveautés, envois au pilon et clients difficiles, autant de saynètes loufoques qui feront rire plus d’un amoureux des livres.

          Le 3° tome d‘Animal lecteur, dont on peut aussi découvrir les planches dans Spirou. Libraires, éditeurs et passionnés de BD se retrouveront dans celle-ci. Des scènes du quotidien croquée avec humour. Un humour un peu grinçant qui rappelle la dure réalité du quotidien des libraires indépendants. Une lecture divertissante.

Cinéma

Les adieux à la reine, de Benoît JACQUOT

          Film historique franco-espagnol de Benoît Jacquot avec Léa Seydoux, Diane Kruger, Virginie Ledoyen.

          14 juillet 1798. La prise de la Bastille crée un véritable vent de panique à Versailles. Pendant que chacun prépare sa fuite, Marie-Antoinette tente de sauver la jeune femme dont elle s’est amourachée et demande pour cela l’aide de sa jeune lectrice, qui lui voue un véritable culte et serait prête à tout pour lui être agréable.

          Une incursion au coeur de Versailles, au milieu des servantes des grands de ce monde. On est plongé dans cette ambiance survoltée. Entre amitiés et jalousies, les petites mains de la Cour sont les mieux placées pour suivre de près les évènements. Ce film est avant tout très esthétique, avec notamment de beaux costumes. La lumière y est également très belle. Malheureusement, bien qu’on soit au crépuscule de la monarchie, on ne peut pas dire qu’il y ait une action folle…

          J’ai trouvé un peu dommage que la politique soit quasiment absente du film. Les évènements sont vus de loin et restent finalement assez vagues. Le point intéressant était cette amitié pour le moins ambigüe qu’entretenait la reine. Je m’attendais à ce qu’elle soit très présente dans le film (après tout, c’est le sujet), pourtant, elle n’apparaît qu’au second plan. Ca manque de profondeur psychologique et d’émotion (je n’aime pas les violons mais tout de même, là, même la banquise est plus chaleureuse). Un film beau mais froid, qui reste à la surface des choses. J’ai passé un bon moment mais n’en garderai pas un souvenir impérissable.

Mes lectures

Petit traité sur l’immensité du monde, Sylvain TESSON

          Traité à l’usage du voyageur, essai sur les manières de parcourir le monde, en essayant de dompter le temps et cette perpétuelle envie de renouveau. Sylvain Tesson a durant ces dernières années parcouru l’Eurasie en long en large et en travers, par tous les moyens possibles : à pied, à cheval, à moto, en train, en vélo… Mais toutes les manières de voyager ne se valent pas. L’auteur dresse ici un condensé de son expérience, un précis de vagabondage.

          Bon, vous le savez, grand est mon amour pour Sylvain Tesson. Sa vie me fascine, son esprit m’éblouit, sa culture m’enchante. Bref, je suis sous le charme. Mais là, malgré toute la mauvaise foi dont je suis capable et un a priori des plus positifs, eh bien je me suis ennuyée ferme. Voilà pourquoi : ce que j’aime chez les écrivains voyageurs, c’est le voyage (aucune originalité, je sais). L’aventure, les expériences uniques, les rencontres, le vent de liberté, les anecdotes de la vie sur les grands chemins. La part de rêve quoi. Ici, comme le titre le suggérait d’ailleurs, c’est bien à un essai que nous avons affaire. En matière d’essai, je suis difficile. Je n’aime que : ceux écrits comme des romans (du style enquête à la Aubenas), l’ethnologie/anthropologie/sociologie (à faible dose) ou la littérature (assez peu, j’en ai assez mangé pendant mes études)/métiers du livre (seul domaine qui me passionne vraiment). Celui-ci avait une chance de se trouver dans la première catégorie : suspens…

          Non, rien à faire, les essais me font bailler. Qui dit essai dit généralités et j’aime justement le particulier (en matière d’aventures en tout cas). Aussi bien je ne compte pas partir avec mon sac à dos demain matin, il m’importe assez peu de connaître les différents types de voyageurs ou de savoir quel moyen de transport facilite le plus la méditation (réponse évidente de plus : la marche à pied, pour la contemplation, plutôt le cheval). Je me suis donc très peu intéressée à ces réflexions par lesquelles je ne me suis à aucun moment sentie concernée. Et qui m’ont un brin agacée en prime. Après tout, chacun voyage à sa guise, pourquoi vouloir hiérarchiser les raisons et manières de le faire ? Petite déception donc que ce livre que j’ai trouvé un peu  suffisant. J’aurais préféré moins de palabres et plus d’action et de rêve. Je m’en veux terriblement de faillir ainsi à mon amour inconditionnel pour l’écrivain-voyageur. Promis, je me rattraperai avec le prochain.

Patrimoine

Hammam de la Mosquée de Paris

          Le hammam de la  Grande mosquée vous accueille en plein coeur de Paris, aux portes du quartier latin. Un lieu où se détendre et faire le plein de chaleur après ces longs mois d’hiver. Un aller-retour direct pour Marrakech pour moins de 20€. On part quand ?

          Le hammam se situe à côté du Jardins des plantes, à l’angle de la rue Daubenton (métro Censier-Daubenton donc). A peine la porte passée, on se sent transporté au Sud. L’entrée simple est à 18€ mais plusieurs formules sont aussi proposées avec gommage, massage et thé à la menthe. Autant vous prévenir, ce n’est pas un institut de beauté, le gommage au gant de crin semble des plus énergiques, peaux sensibles s’abstenir.

          Le lieu est spacieux, divisé en plusieurs salles, plus ou moins chaudes. La plupart des utilisatrices ne s’encombrent pas de pudeur inutile : un bas de maillot suffit. On peut y passer des heures à discuter, transpirer avec délices dans les vapeurs brûlantes et se faire une peau toute douce. Un endroit entièrement dédié aux soins du corps et à la détente. A la sortie, vous pourrez déguster une pâtisserie orientale avec un thé à la menthe.dans l’agréable cour intérieure où se tient le salon de thé. Quelques heures de vacances au coeur de la capitale.

Hammam et salon de thé de la Grande Mosquée de Paris

39, rue Saint-Hilaire

75005 Paris

http://www.la-mosquee.com/htmlfr/entreefr.htm

Femmes :

Lundi, mercredi, jeudi, samedi de 10h à 21h et vendredi de 14h à 21h

Hommes :

Mardi de 14h à 21h et dimanche de 10h à 21h

Mes lectures

Beignets de tomates vertes, de Fannie FLAGG

          En 1986, Evelyn, une femme d’une cinquantaine d’année, rencontre en rendant visite à sa belle-mère une vieille femme avec qui elle va nouer une belle amitié. Celle-ci va lui raconter son histoire, qui court tout au long du siècle, dans une famille nombreuse du coeur des Etats-Unis. L’histoire surtout d’un café au bord de la voie ferrée où se concentrait la vie du hameau.

          La narration oscille entre la maison de retraite, une gazette tenue par une habitante du village au coeur de l’histoire et le présent des personnages eux-mêmes. Ce va et vient m’a par moment un peu gênée. L’histoire en elle-même est plutôt intéressante, la plupart des personnages sont attachants. Je n’ai pas trop aimé les passages qui se déroulent en 1986, la partie dans les années 30 à 60 m’aurait suffit. L’écriture est assez simple, j’aurais apprécié un texte plus travaillé.

          Il y a un côté un peu naïf dans ce texte qui m’a parfois exaspérée. On est en pleine apartheid et les gens semblent à peine s’en rendre compte. Sans parler des deux personnages principaux : deux jeunes femmes homosexuelles à qui personne ne semble chercher des noises. Etrange… Enfin, si le côté historique m’a semblé faiblard, la romance est belle et on prend plaisir à cette lecture. J’aurais apprécié un peu plus de consistance mais j’ai tout de même passé un bon moment avec ce livre entre les mains. Les évènements se succèdent rapidement, empêchant le lecteur de trouver le temps de s’ennuyer. La diversité des personnages et de leurs caractères est un peu  difficle à suivre parfois mais donne à ce livre une fraîcheur et un dynamisme qui en font oublier les faiblesses. Un bon divertissement.

J’ai lu ce livre dans le cadre d’une lecture commune avec Gwendo, vous pouvez voir son avis ici.

Ce best-seller a aussi été adapté au cinéma :