Bars, restaurants

L’atelier, Aix-en-Provence

          Après ce petit passage dans les Pyrénées, allons faire un tour en Provence. À Aix, plus précisément. Quelques photos et bonnes adresses à venir dans les prochains jours. Pour commencer, un petit restaurant très agréable sur la place de la Rotonde.

          L’atelier est un petit restaurant sous une verrière en fer forgé, à la terrasse mi-ombre mi-soleil. Les tables et chaises en fer forgé, les verres colorés et les plantes qui l’entourent en font un lieu accueillant. Il fait bon s’y asseoir pour déjeuner après une longue matinée à arpenter les rues de la ville. Le service, effectué par les patrons, est toujours souriant et agréable.

          Au menu, des très belles salades, copieuses et originales aux accents du Sud : parmi mes préférées, celle aux deux tapenades ! Mais aussi des brushetta, pizza accompagnées de leur salade et quelques plats du jour. Comptez un peu moins de 15€ pour un plat ou une salade. Si cela vous paraît un peu cher, sachez que c’est dans la moyenne des prix pratiqués en ville, pas toujours avec la même qualité…

          Les assiettes sont copieuses et très goûteuses. Seul petit bémol (que les aixoises au régime savent apprécier), il faut assaisonner soi-même sa salade. Les desserts sont également très bons et ils possèdent une belle carte de thés originaux à prix raisonnables, si vous êtes amateur, profitez-en ! Une des meilleures adresses aixoises pour un déjeuner sans prétentions en terrasse.

La fontaine de la Rotonde sous la neige.

N’ayant pas pris de photos de la Rotonde lors de mon passage au mois d’août (essentiellement parce que la fontaine est bien trop imposante à mon goût), en voici une quelque peu inhabituelle de la célèbre place.

2 place Jeanne d’Arc (Place de la Rotonde, du côté de la rue Espariat)

13100 Aix-en-Provence

04 42 52 46 31

Photo

Les étangs de Bassiès

          Aujourd’hui est un grand jour. Je vais vous présenter un endroit que je ne partage que rarement, un lieu qui est pour moi magique, mon paradis sur Terre. Pour y arriver, comptez 2h30 à 3h de marche qui seront largement récompensées !

                          

          Les étangs de Bassiès se trouvent dans l’Ariège, on peut les atteindre par Auzat (commune sur laquelle ils sont situés) ou « Coumebière », au-dessus d’Aulus, sur la route du Col d’Agnes (qui rejoint Massat, mon chez moi). C’est cette 2° option que je vais vous présenter. On commence par monter environ une heure par des lacets en pente douce au bord desquels on peut observer de nombreuses fleurs de montagnes, croiser des vaches et humer l’odeur des oeillets. On atteint ensuite le Port de Saleix, d’où la vue dégagée est très belle. Ensuite, une montée un peu raide vous attend, courage, elle n’est pas très longue et c’est la seule difficulté du parcours. La première bonne surprise vient de l’étang d’Alate, au bord du chemin, idéal pour une petite pause et une baignade pour les courageux. Encore un peu de marche en traversée et…

         

 

          … en contrebas, au fond d’un cirque surmonté par un sommet majestueux (La Pique Rouge), les étangs apparaissent. Sept étangs de tailles diverses dans un écrin de verdure. Une longue descente y mène. Les berges offrent de très beaux paysages, ainsi que le ruisseau à l’eau cristalline dans lequel se jettent de larges pierres. Si vous êtes sportifs et ne craignez pas de vous lever tôt, le sommet qui domine les lieux offre un point de vue incomparable. Le refuge vous accueillera pour quelques heures ou quelques jours. Si vous le pouvez, passez-y la nuit. L’accueil est chaleureux et on y fait toujours de bonnes rencontres. L’apéritif maison est succulent, les repas pantagruélique et l’expérience d’une nuit en refuge est unique ; le tout à des tarifs abordables. Si vous avez moins de temps (ou un tout petit budget), une crêpe peut aussi récompenser votre ascension. Un endroit magique qu’on voudrait ne jamais quitter et où il fait bon retourner encore et encore.

 

 

Pour tout renseignement, le site internet du refuge.

Cinéma·Musique

Killing Bono, de Nick HAMM

           Comédie britannique de Nick Hamm avec Ben Barnes, Robert Sheehan, Pete Postlethwaite.

          Neil a l’étoffe d’une rock star, il le sait. Il ne doute pas de rencontrer le succès avec Shook Up, le groupe qu’il a monté avec son frère, Ivan. Ce n’est qu’une question de temps. D’ailleurs, quand Paul, leur copain de lycée, veut prendre Ivan dans le groupe qu’il a lui-même créé, Neil n’hésite pas à refuser pour lui, certain de leur voler la vedette. Qui pourrait bien prendre au sérieux un groupe nommé U2 et dont le chanteur se fait appeler Bono ?

          Au cas où quelqu’un ici aurait raté l’intégralité des 30 dernières années, U2 est un groupe de rock irlandais, formé à la fin des années 70 par des lycéens absolument pas musiciens – selon la coutume de l’époque – et qui a dès le début des années 80 connu un succès planétaire. Depuis 30 ans, ils vendent des millions d’albums (170 000 en 2009) et réunissent des milliers de fans hystériques à chacune de leurs sorties. Leur chanteur, Bono, est connu (outre ses lunettes) pour son engagement politique et humanitaire. Le groupe est considéré (par le magazine Rolling Stone, véritable parole d’évangile en la matière) comme l’un des plus marquants de tous les temps. Oui oui, rien que ça.

          Juste pour le plaisir, une vidéo d’un de leurs premier gros tubes, Sunday Bloody Sunday, version d’époque (parce que les coiffures des années 80 sont irremplaçables…). Comme vous pourrez le constater, 7 ans après la naissance du groupe, U2 connaît alors un succès retentissant.

         Ce film me tentait énormément, en partie en raison de son sujet, assez loufoque, en partie pour la présence de l’excellent Robert Sheehan découvert dans la non moins génialissime série Misfits. Et puis j’avais encore en tête le fabuleux Good Morning England, film jouissif sur le rock anglais à la fin des années 60. Très vite, les critiques m’ont fait déchanter. Je n’en ai entendu dire que du mal, que ce soit dans la presse ou par des amis : plat, surjoué, manque d’énergie, et dans le meilleur des cas, « bof ». Après une hésitation, j’ai quand même pris mon courage à deux mains et suis allée évaluer l’ampleur des dégâts.

          Je partais donc un peu inquiète. Finalement j’ai plutôt aimé ce film. Après tant de remarques négatives, je m’attendais à un véritable désastre. Certes il y a des faiblesses dans la construction, la musique aurait pu être plus présente, ça manque un brin d’entrain – sauf du côté des acteurs où il y en a trop. Pour résumer, la maturité lui fait quelque peu défaut. Cependant, l’histoire est en or, trop belle pour être vraie ; sauf que justement elle l’est. Un tel personnage de looser, qui pendant 10 ans a raté chaque occasion de connaître son heure de gloire, qui a su à ce point être de tous les mauvais coups et louper tous les coches, ça me laisse admirative. Il y a ceux qui ont du nez, et ceux qui n’en ont pas, ceux à qui la chance sourit et les autres…

          Un personnage comique malgré lui donc, comme je les aime. Un peu de musique en fond sonore quand même. Une histoire de galères pleine de rebondissements. Des acteurs pas parfaits mais enthousiastes. Le tout donne un film assez frais et agréable à regarder. Pas le meilleur du genre, mais on passe un bon moment tout de même.

Mes lectures

Barbara SAMSON, On n’est pas sérieux quand on a 17 ans

          Barbara a 17 ans. Elle aime pour la première fois. Il est séropositif et elle ne le sait pas. Elle apprendra quelques mois plus tard qu’elle a été contaminée. Elle témoigne ici pour partager son expérience, pour faire connaître cette maladie qui fait des ravages depuis quelques années (le livre paraît en 1994) et informer le grand public.

          Soyons honnête, ce livre n’a qu’un intérêt très limité. Sur le moment, il a fait pleurer dans les chaumières : une jeune fille de 17 ans condamnée à mort, ça a de quoi émouvoir. L’histoire est plus contrastée. La jeune fille est en réalité dépressive et a fait plusieurs tentatives de suicide. Elle apprend très vite que son amoureux est un ancien toxicomane (qui va bien vite replonger) séropositif mais décide de continuer sa relation avec lui sans pour autant prendre les précautions qui s’imposent, dans une volonté avouée de jouer avec la mort. Après des mois de relation, ce qui devait arriver arriva : elle découvre qu’elle est aussi porteuse du virus.

          Bien sûr, l’histoire reste tragique. Elle pointe également du doigt une désinformation certaine qui a fait des ravages au début des années 90. Cependant, il est assez difficile aujourd’hui qu’on connaît mieux la maladie de se replonger dans le contexte. La jeune fille est une adolescente absolument insupportable, et s’il me semble possible de comprendre ce mal-être et cette propension à faire n’importe quoi au péril de sa vie, il me paraît plus problématique de rejeter la faute sur la Terre entière une fois qu’on a trouvé les ennuis qu’on cherchait (même si en effet, les responsabilités sont multiples, en assumer sa part aurait donné de la force au propos). Un témoignage qui a mal vieilli donc et qui est difficile à appréhender aujourd’hui. Une histoire sordide, qui parle bien plus des ravages de la drogue, de l’amour et de la bêtise – pour une fois, aucune critique à y voir, je compatis au plus haut point, on se montre tous stupides un jour ou l’autre, avec des conséquences plus ou moins funestes – que de ceux de la maladie (en grande partie parce que celle-ci n’est pas déclarée au moment de l’écriture). Ce récit possède peu d’attrait littéraire, ni l’écriture ni la construction ne vous éblouiront. Barbara Samson a toutefois été l’une des premières inconnues à parler de sa maladie au grand public et à oeuvrer pour la lutte contre les idées reçues. J’ai pu noter en me promenant sur différents blogs que beaucoup d’articles récents circulent sur ce livre, tous très positif : un témoignage qui émeut encore et ravive les consciences sur ce fléau qu’est la sida. Un livre qui semble donc remplir encore sa fonction malgré ses faiblesses. Ce récit sans détour et cette volonté de ne rien cacher de ses erreurs, quitte à se rendre antipathique au lecteur, est un des points forts de ce témoignage.

Cet amour-là était à mort. Une volonté, consciente ou non, de détruire, de tuer.

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La mort me tente toujours comme un galop de liberté sur un cheval fou.

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C’est le plus dur. Personne ne pourra comprendre qu’après  avoir appris du médecin du centre qu’il était séropositif je l’aie rejoint quand même, aimé quand même. Pas même moi, je ne comprends pas.

          Le témoignage de la jeune fille commence après 4 min. On peut noter que la version qu’elle donne dans la vidéo est bien plus larmoyante que celle du livre et manque un brin d’honnêteté, à choisir, se fier donc plutôt au livre qui a au moins le mérite de présenter un personnage complexe, qui même s’il est agaçant, pointe du doigt les aspects sombres de la nature humaine. Le récit a été adapté pour la télévision et le théâtre.

Divers

Bon week-end

          Mon blog va s’octroyer quelques jours de vacances et aller voir ce qu’il se passe dans le sud. Au programme : mariage dans les Hautes-Alpes, passage à Aix-en-Provence et s’il reste un peu de temps et d’énergie, détour rapide par Marseille pour prendre quelques photos. Retour mardi. Bon week-end à tous.