Cuisine

La Fourmi Ailée

          La Fourmi Ailée est un salon de thé situé tout près de Notre-Dame. Dans cette ancienne librairie, des livres couvrent les murs. La déco rétro est chaleureuse et fait de cet endroit un lieu agréable où s’arrêter avec un livre et un bon thé. On peut également y déguster des quiches, tartes et salades. L’histoire du lieu fait aussi beaucoup de son charme. En lisant la carte avec attention, on découvrira que des cours de la Sorbonne se sont tenus là, dans des conditions précaires et qu’un certain Dante y a assisté. Un lieu un peu bo-bo, un service pas franchement agréable mais un endroit que je recommande tout de même.

La fourmi Ailée

8, rue du Fouare

75005 Paris

Club lecture

Club lecture mars, rappel

          Juste un petit mot pour vous rappeler que notre club lecture se réunira jeudi soir au Café Livres (dans le 4°) à 18h30 autour de Voyage d’une parisienne à Lhassa d’Alexandra David-Neel. N’hésitez pas à vous joindre à nous si le coeur vous en dit ou à venir partager vos impressions sur le livre via le blog.

Théâtre

La nuit sera chaude

           Comédie de, avec et mise en scène par Josiane Balasko.

         C’est l’histoire d’une femme qui couche avec un homme marié et chez qui débarque un jour la femme de ménage de celui-ci afin de le faire chanter. Malgré son physique ingrat, elle possède un charme irrésistible qui va créer des situations rocambolesques.

          Parlons peu mais parlons bien. Vous aimez les vaudevilles à la Feydeau ? fuyez, on ‘y est pas du tout. Vous aimez les Bronzés ? A côté de cette pièce, le crapaud dans la bouteille de gnôle était le comble de la finesse. Pas de réelle trame ici, pas de fond solide, de scénario qui tienne la route. Les sketchs sont vus et revus même si on rit parfois. Très vite, ça dégénère et perd tout semblant de vraisemblance. Heureusement que les acteurs (et l’incroyable énergie de Balasko) remonte un peu le tout. Ca arrive à rendre la pièce supportable mais ça ne vaut malgré tout pas le déplacement.

La nuit sera chaude

Du 25 janvier au 28 mai au Théâtre de la Renaissance

20, boulevard Saint Martin, Paris 10°

Mes lectures

Henry JAMES, Le Tour d’écrou

          Une perceptrice est embauchée par un homme aussi étrange que séduisant pour s’occuper de son neveu et de sa nièce dans une propriété reculée. La seule condition est que la jeune femme se débrouille seule et ne le contacte sous aucun prétexte. Arrivée dans la sombre demeure, elle va être confrontée à des apparitions mystérieuses…

          Il semblerait que la critique considère Le Tour d’écrou comme le chef-d’oeuvre d’Henry James. Je n’avais jamais rien lu de ce grand nom de la littérature, vu de loin, son oeuvre m’avait l’air pour le moins austère. Eh bien ce court roman n’a guère démenti mes préjugés. Le sujet m’a surprise. Je ne m’attendais pas à un récit fantastique, genre que je n’apprécie que très moyennement. Le style est très ampoulé, vieilli. J’ai trouvé cela un peu laborieux. Je n’ai pas réussi à accrocher ni à l’histoire, ni à l’écriture. Tant et si bien que je n’ai pas réussi à le finir. Cependant, pour les fervents XIX° que le style poussiéreux ne dérange pas, par moment, on laisse l’angoisse nous submerger en même temps que le personnage, l’ambiance est bien rendue et c’est sans doute cela qui fait la force de ce texte. Si quelqu’un venait à le lire (ou l’avait lu), je veux bien qu’il me raconte la fin…

Non, ce n’était qu’une grande maison, vieille et laide mais confortable, qui englobait les restes d’un bâtiment encore plus vieux, à moitié délaissé et à moitié utilisé, dans laquelle je nous voyais presque aussi perdus qu’une poignée de passagers sur un grand bateau à la dérive. Et, chose étrange, c’est moi qui tenait le gouvernail !

Divers

Journée de la femme

          Un petit coup de gueule, comme ça, en passant, qui n’a rien à voir avec les livres, le cinéma ou la cuisine. Aujourd’hui, 8 mars, c’est la journée de la femme. Et tout le monde de s’extasier : « oh, mais c’est génial, aujourd’hui on est toutes des princesses, blablabla… ». Non mais qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre ?! Depuis des années, on s’acharne à réclamer la parité, alors peut-on vraiment se réjouir qu’il y ait une journée de la femme ? Les journées de quelque chose viennent toujours célébrer les causes perdues : maladies orphelines, faim dans la monde, que sais-je encore ? Les femmes devraient être considérées comme des êtres humains à part entière tous les jours de l’année. Quoi de plus contre-productif pour la parité tant convoitée qu’une journée de la femme ? Arrêtons de nous extasier parce qu’on nous « offre » une journée rien qu’à nous et arrêtons aussi par la même occasion de nous plaindre que rien ne bouge. Les mentalités n’évoluent pas seules, arrêter de se poser systématiquement en victimes serait déjà un grand pas en avant. Oui, on nous en demande beaucoup entre travail, maison et enfants, et alors ?  Les possibilités qui nous sont offertes grandissent chaque jour, ça suppose des choix difficiles, mais c’est aussi et avant tout une chance. Il y a encore des progrès à faire, c’est indéniable, mais c’est de nous qu’ils viendront, ils ne tomberont pas du ciel, et ce n’est pas une journée symbolique qui fera avancer les choses. La femme est l’égale de l’homme ? A chacune de le prouver, TOUS LES JOURS.