Un petit coup de gueule, comme ça, en passant, qui n’a rien à voir avec les livres, le cinéma ou la cuisine. Aujourd’hui, 8 mars, c’est la journée de la femme. Et tout le monde de s’extasier : « oh, mais c’est génial, aujourd’hui on est toutes des princesses, blablabla… ». Non mais qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre ?! Depuis des années, on s’acharne à réclamer la parité, alors peut-on vraiment se réjouir qu’il y ait une journée de la femme ? Les journées de quelque chose viennent toujours célébrer les causes perdues : maladies orphelines, faim dans la monde, que sais-je encore ? Les femmes devraient être considérées comme des êtres humains à part entière tous les jours de l’année. Quoi de plus contre-productif pour la parité tant convoitée qu’une journée de la femme ? Arrêtons de nous extasier parce qu’on nous « offre » une journée rien qu’à nous et arrêtons aussi par la même occasion de nous plaindre que rien ne bouge. Les mentalités n’évoluent pas seules, arrêter de se poser systématiquement en victimes serait déjà un grand pas en avant. Oui, on nous en demande beaucoup entre travail, maison et enfants, et alors ? Les possibilités qui nous sont offertes grandissent chaque jour, ça suppose des choix difficiles, mais c’est aussi et avant tout une chance. Il y a encore des progrès à faire, c’est indéniable, mais c’est de nous qu’ils viendront, ils ne tomberont pas du ciel, et ce n’est pas une journée symbolique qui fera avancer les choses. La femme est l’égale de l’homme ? A chacune de le prouver, TOUS LES JOURS.