Expositions

Salon du Livre de Paris, 2011

          Jeudi soir se tenait l’inauguration du Salon du Livre de Paris. La soirée d’ouverture était consacrée aux 30 ans de la loi sur le prix unique du livre.

          Le prix unique du livre, c’est quoi ? En France, depuis 1981, la loi Lang (du nom du ministre de la culture de l’époque) impose un prix unique pour chaque ouvrage édité. Ce prix est déterminé par l’éditeur et est indiqué sur le livre (parfois sous forme de code), le revendeur (librairie, supermarché, vendeur de biens culturels…) est tenu de respecter ce prix. Il peut toutefois accorder à ses clients une remise de 5% ou faire payer des frais supplémentaires dans le cadre d’une commande. Contrairement aux idées reçues, le livre ne coûte pas plus cher chez votre libraire ! Cette loi vise à éviter la concurrence déloyale et à protéger ainsi les petits libraires. Ne croyez pas pour autant que la situation est facile pour eux ! Si la loi leur permet de survivre, le système avantage largement les grosses structures. Aujourd’hui, on trouve encore en France des librairies indépendantes de grande qualité mais leur équilibre est toujours plus précaire alors n’hésitez pas à aller acheter vos livres chez votre libraire et à faire passer le message autour de vous !

          Le Salon du Livre regroupe chaque année de nombreux éditeurs. Il permet de découvrir de petites maisons qui ont très peu de visibilité en librairie. Pour les petites structures, ce sont souvent les éditeurs eux-mêmes qui tiennent les stands. L’occasion de discuter et de faire de belles rencontres littéraires. N’hésitez pas notamment à passer sur le stand des éditions du Sonneur qui vous accueilleront chaleureusement. N’oubliez pas non plus de jeter un oeil au programme des conférences et signatures. Vous avez encore une journée pour profiter de la plus grande librairie de France, porte de Versailles.

Bars, restaurants

Le Relais Odéon

          Le Relais Odéon est une brasserie du quartier Saint-Germain (comme son nom l’indique, elle se situe à la sortie du métro Odéon, je sais, mon esprit pratique vous subjugue là…). C’est un lieu assez chic, à la décoration classique mais très belle. Si c’est relativement cher, je ne crois pas que ce soit au dessus des prix du quartier. Le bâtiment a une seconde entrée, qui donne sur un passage qui a beaucoup de charme. Pour déjeuner, les tarifs sont un peu élevés mais c’est vraiment très bon ! Ils proposent également un brunch le dimanche matin qui a l’air très bien. Le service est généralement très bien. Un endroit très agréable dans lequel j’aime m’arrêter à l’occasion, que ce soit pur un café, un apéro ou un bon repas.

Le Relais Odéon

132, boulevard Saint-Germain

75006 Paris

http://www.relaisodeon.com/

Cinéma

True Grit, d’Etan et Joel COHEN

          Western américain des frères Cohen, avec Hailee Steinfeld, Jeff Bridges, Matt Damon, Josh Brolin.

          1870, dans l’ouest américain. Un homme abat le père de Mattie Ross, 14 ans. La justice de semblant pas prompte à faire son travail, la jeune fille décide de se faire justice elle-même, par tous les moyens.

         Pour une fois, je vais être brève. Non pas parce que je n’ai pas aimé, loin s’en faut, mais parce que je n’ai pas à ma disposition les outils nécessaires à une bonne critique comme il faut. Je n’y connais rien en western, aucune culture en la matière. Du coup je n’ai quasi aucun point de repère ou de comparaison, ce qui est forcement problématique. Tout ce que je peux dire de ce film, c’est que je l’ai aimé. Je n’ai pas adoré, je ne crie pas au chef-d’oeuvre, mais j’ai trouvé que c’était un très bon film. Les acteurs sont excellents, l’histoire se tient, il y a de l’action mais point trop, c’est bien filmé : rien à y redire, j’ai passé un très bon moment. Je soupçonne que j’ai raté tout un tas de références qui donnent de la profondeur au film mais bon, c’est de ma faute, si je regardais autre chose que des films récents de temps en temps, je ne serais pas ainsi réduite au silence. En tout cas, un film que je recommande.

Divers

Aaaaaaah

Un petit mot très rapide pour signaler que ce blog a dépassé hier la 10 000° visite après un peu moins d’un an d’existence ! 

Merciiiiii !!!!

Mes lectures

Brigitte OLLIER, Hervé

          Ce petit livre regroupe des témoignages sur Hervé Guibert. De courts textes, autant de souvenirs, d’anecdotes qui 20 ans après sa mort font revivre l’artiste le temps d’une lecture.

           Bon, c’est bien joli tout ça, mais en vrai, ça donne quoi ? Eh bien rien justement ! Pour la plupart, les gens qui témoignent ne sont pas des proches d’Hervé Guibert. Certains semblent l’avoir à peine croisé. Certes, il a des passages intéressants (à défaut d’être suffisamment mis en valeur pour émouvoir, comme celui du mariage d’Hervé avec Christine. Mais dans l’ensemble, tout cela est d’une grande platitude. Et bourré d’inexactitudes qui plus est (les témoins n’ont visiblement pas tous bonne mémoire). Si le concept me semblait intéressant, le résultat est plus que médiocre (notez mon extrême retenue dans le qualificatif). Je n’ai rien à appris ou presque dans ce livre qui est vendu à un prix exorbitant. Un grande déception.

Le Protocole compassionnel est l’un des livres les plus courageux, les plus admirables, les plus essentiels sur la douleur, le courage et l’événement le plus tragique de la fin du XX° siècle, l’apparition de la maladie de l’amour.

François-Marie Banier, artiste (petit clin d’oeil à une actualité relativement récente)

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Une autre fois, toujours chez Agathe, alors que nous évoquions Hervé encore et toujours, une porte claqua.

– Hervé est là, murmura Agathe.

Et ce fut comme si j’avais véritablement rencontré l’écrivain.

Arnaud Genon, cofondateur du site www.herveguibert.net

Ce témoignage est un de ceux qui m’a le plus touchée parce que je m’y suis un peu reconnue. Tout comme Monsieur Genon (mais à un niveau bien moindre !), j’ai choisi de travailler sur cet auteur dont la mémoire est encore si vive et que je n’ai pas eu la chance de rencontrer. Un homme qu’il me semble connaître un peu et que je découvre grâce aux témoignages de ceux qui l’ont côtoyé. Et puisque nous en sommes à parler de lui, un grand merci à Arnaud Genon pour son formidable travail de collecte sur Hervé Guibert, véritable mine d’or de la recherche guibertienne.