Expositions·Photo

Les grandes serres du Jardin des Plantes, un petit bout de jungle au coeur de Paris

          Après des années de rénovation, les serres tropicales du Jardin des Plantes ont rouvert il y a environ deux ans (à la louche). Bien qu’ayant très envie de les visiter pour voir leurs plantes géantes, je n’y étais toujours pas allée : voilà à présent qui est chose faite.

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          Les serres sont situées au cœur du Jardin des Plantes. Dès l’entrée, on est dépaysé avec ces arbres immenses qui poussent dans un climat chaud et humide qui dépayse le visiteur plus habitué au frimas parisien. Nous avons raté de peu l’exposition sur les orchidées : grosse déception. Déjà parce que j’adore ces fleurs, et puis parce que quelques touches colorées auraient égayé le paysage.

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          Finalement, je n’ai pas grand chose à dire de cette visite que j’avais pourtant beaucoup attendue. Il y a des plantes magnifiques et variées, même si très peu étaient en fleurs en cette fin d’hiver. Les quatre coins du monde sont représentés avec des explications souvent passionnantes !

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          Les tarifs sont un peu excessifs (ah Paris !) mais j’ai quand même apprécié cette visite qui change un peu des sorties habituelles. Je pense que la prochaine fois j’y reviendrai en hiver pour le simple plaisir d’étouffer alors qu’on se gèle dehors ! Un peu d’exotisme en plein Paris fort agréable.

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Les grandes serres

Jardin des plantes

Tous les jours sauf le mardi

De 10h à 17h en hiver, 18h en été

6€

Expositions·Jeunesse

Pixar au musée d’art ludique

          Le musée d’art ludique a ouvert ses portes il y a peu tout près de la gare Austerlitz. Il proposera des expositions autour de la bande dessinée, le manga, le jeu vidéo ou le film d’animation. Pour son inauguration et les 25 ans des studios, il propose une grande exposition dédiée à Pixar. Je ne pouvais pas ne pas aller voir comment tout ça se présentait !

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          Je vous le dis de suite, cette exposition m’a laissée un avis très mitigé : j’ai oscillé entre une immense admiration et une frustration extrême qui frisait la colère. J’ai eu beau laisser passer plusieurs semaines avant de vous en parler (on ne sait jamais, des fois quand les choses décantent…) mais j’en suis toujours au même point. La première impression d’abord : on est de suite propulsé dans l’univers Pixar, ce qui est une bonne chose. Le programme, résumé à l’entrée en 3 ou 4 lignes est des plus alléchants. Dans la première salle, on en prend de suite plein les yeux avec aussi bien des dessins que des moulages ou des petites vidéos : on retombe immédiatement en enfance et on saute de tous côtés avec les yeux qui brillent. Les salles suivantes nous ravissent tout autant. On adore voir les moulages des personnages, ou des dessins qui nous montrent quelle tête ils auraient pu avoir, et puis il y a des couleurs partout. En plus on se rappelle au passage plein de choses qu’on avait oublié dans chacun de nos dessins animés préférés et on a soudain envie de tous les revoir. Et puis, passé ce moment d’euphorie, un doute nous vient…

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          …  mis à part la petite introduction à l’entrée, a-t-on croisé la moindre ligne de texte ? A-t-on vu une explication quelque part ? Sait-on au juste ce qu’on regarde ? Nous nous concertons, regardons autour de nous, mais l’évidence est là : les œuvres sont livrées à elles-mêmes. Une fois ce constat fait, notre enthousiasme en prend un coup. En effet, on aurait adoré en savoir plus sur toutes ces belles choses. Je me suis posé des dizaines de questions au cours de cette exposition : combien de temps prend un projet ? comment se passent les décisions autour du dessin d’un personnage ? quels sont les plus gros succès Pixar ? et d’ailleurs, Pixar, c’est naît comment et aujourd’hui, ça ressemble à quoi ? est-ce que le travail évolue d’un dessin animé à un autre ? et le passage au numérique, ça change quoi ? J’étais accompagnée de grands fans de Pixar mais même eux étaient loin d’avoir les réponses à toutes les questions qui fusaient dans nos esprits survoltés.

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          Je sais que c’est une évidence pour beaucoup mais déjà, un petit blabla pour expliquer ce que sont les studios Pixar et quelles sont leurs créations n’aurait pas été du luxe, histoire qu’on arrête de les confondre avec Disney. Parce que l’air de rien, je suis sure que ce n’est pas clair pour tout le monde. Ensuite, on a l’immense chance d’avoir sous les yeux toutes les étapes du travail animateurs, j’aurais tellement aimé qu’on m’explique plus précisément comment ça se passait ! J’ai adoré voir différentes versions d’un personnage qui ne ressemblent en rien à celui qu’on connaît, mais ç’aurait été encore mieux avec 2 lignes de baratin sur la manière dont ce travail se fait sur chaque projet. On ne peut que supposer, essayer de deviner à travers les images les différentes étapes de la création, l’ambiance qui règne dans les bureaux, l’importance de telle ou telle étape… C’est terriblement frustrant.

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          J’aime ressortir d’une exposition en me sentant moins bête mais sans être guidée, c’est assez difficile. J’aurais tellement aimé trouver quelques anecdotes sur tel ou tel dessin animé pour pouvoir frimer devant les copains dans des soirées. Je ne sais pas moi, savoir comment est née l’idée de tel ou tel personnage, comment tel autre a failli s’appeler, qu’une fin différente a été envisagée pour un film, que sais-je encore ? je suis sure qu’il y a des dizaines, des centaines même, de détails de la sorte qui m’auraient passionnée ! et ils n’en n’ont pas mis un seul ?! Ca suffit à gâcher mon plaisir… J’ai d’ailleurs commencé à regarder un documentaire sur Pixar pour arranger ça. Je comptais ressortir avec 2/3 babioles à la boutique du musée, selon mon habitude mais elle est extrêmement chiche : aucun intérêt, nous avons donc passé notre chemin, plus abattus que jamais. Heureusement que le zootrope et l’artscape ont fini la visite en beauté ! L’exposition est magnifique, très riche et très variée (les puristes ont regretté qu’il n’y ait pas plus de storie boards, étonnamment peu présents), on est émerveillé de bout en bout. Pourtant, si l’enfant qui sommeille en nous est comblé, l’adulte regrette de ne pas y puiser un quelconque savoir. Le prochain accrochage sera sur les super héros Marvel, je me demande déjà si je dois y courir ou passer mon chemin… 

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Pixar, 25 ans d’animation

Jusqu’au 2 mars 2014

Art Ludique, le musée

34, quai d’Austerlitz

75013 Paris

Ouverts tous les jours (voir ici pour les horaires)

14€, 8,5€ pour les – de 12 ans

Expositions

Kanak : l’art est une parole au musée du Quai Branly

          Le musée du Quai Branly propose la plus importante exposition réalisée sur la culture kanak. Elle rassemble plus de 300 œuvres venues du monde entier et présentées par la voix des kanaks eux-mêmes afin de mieux comprendre leur vision du monde. Mais un dialogue s’établit aussi avec un passé colonial qui a souvent mené à la violence. L’exposition est construite autours de différents axe parmi lesquels la maison, les esprits et la parole.

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Kanak parole afp Une fois de plus, il m’aura fallu beaucoup de temps pour vous parler de cette exposition. Le moins qu’on puisse dire c’est que je ne suis pas au comble de l’efficacité ces temps-ci et mon avis étant assez mitigé, je craignais un peu de me lancer dans la rédaction de cet article qui s’annonçait quelque peu ardue. Mais bon, à force de laisser traîner, le temps passe et alors que j’ai vu l’accrochage presque dès l’ouverture, l’heure de le fermeture a presque sonnée, il était plus que temps de faire quelque chose et de sortir ma plus belle plume pour y consacrer un petit article. L’exposition est de taille importante et les œuvres sont présentées de manière originale puisque le texte explicatif est à la première personne, comme si le peuple kanak s’adressait directement au visiteur pour présenter sa culture et sa vision du monde. Une mise en scène très axée sur la parole que j’ai trouvée assez réussie.

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          J’ai été un peu moins enthousiaste quant au contenu. La première partie contient énormément d’ornements de portes. Certains sont très spectaculaires mais cela a un côté un peu répétitif tout de même et j’aurais pour ma part souhaité voir des choses un peu plus variées. De même pour la suite où un grand nombre de haches ornementales sont présentées. Les objets sont dans l’ensemble intéressants mais chacun est présenté en grand nombre, ce qui peut avoir un côté lassant lorsqu’on n’est pas spécialiste. De plus, si les questions de la parole, de la famille ou de la culture de l’igname sont intéressantes, il me semble que ce n’est toutefois pas ce qu’il y a de plus crucial dans les relations franco-kanakes, avec notamment un passé colonial très lourd. Aujourd’hui encore, la question reste épineuse et j’ai trouvé que le sujet était très largement évité.

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dscf1344Le sujet est en effet sensible et il est difficile de l’aborder sans froisser les susceptibilités, d’un côté comme de l’autre. Question pour le moins épineuse donc… Elle est tout de même abordée mais un peu en pointillé. En effet, l’exposition se construit autour d’un parcours principal, très politiquement correct donc, toutefois, de petites salles sont aménagées un peu marge pour aborder les points plus sensibles. Une manière de faire qui m’a un peu dérangée. En effet, le jour où nous avons visité l’exposition, il y avait relativement peu de monde, pourtant, certaines de ces petites salles étaient bondées, dont une sur l’habitat et le mode de vie notamment qui me semblait très intéressante et dont je n’ai pas pu lire la totalité du texte. Les suivantes sont consacrées à l’évangélisation ou aux différentes révoltes sur l’île. J’ai trouvé ces aspects-là passionnants et assez scandaleux qu’il soit possible de passer à côté par la conception même de l’exposition. On évite de regarder à droite et à gauche et hop, la culture kanak ce n’est plus que masques et appliques de portes, je trouve ça un peu facile et très honnêtement, ça me révolte ! Je sais, je suis une fille naïve avec des idéaux, je n’ai pas fini d’être déçue…

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          Il y a donc en quelque sorte un parcours principal, sur la culture kanake traditionnelle et un parcours secondaire, sur les aspects coloniaux. Bon, pourquoi pas me direz-vous ? Moui, sauf que ce n’est pas très clair et que ça donne la très nette impression qu’on planque ce qui dérange dans un coin. Ce qui est dommage car j’ai trouvé cette partie-là très bien traitée et franchement passionnante. Je n’en dirais pas tant du reste de l’exposition… Il y a certes des choses intéressantes, sur la place de la parole notamment, ou l’usage de masques, mais j’ai trouvé que ça manquait cruellement d’objets du quotidien. Nous avons vu moultes appliques de portes de cases ou haches ostentatoires mais très peu de choses pouvant nous aider à nous représenter de manière concrète le mode de vie kanak. Un peu plus de diversité dans le choix des œuvres exposées aurait peut-être permis de se faire une meilleure idée de la manière dont vivent les gens. Pas grand chose sur les costumes par exemple, ou sur la nourriture (en de l’igname, sujet très développé, il est vrai).

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Nouvelle-Calédonie - Houaïlou : Le Chef Mindia et ses lieutenants Mais il faut bien admettre qu’il est difficile de tout dire en si peu de temps ! Toutefois, j’ai été frustrée de ne pas toujours arriver à très bien remettre les choses dans leur contexte. Il y a des cartes des îles, quelques photographies auraient pu aider à visualiser un peu mieux les lieux. De même pour les fameuses portes de cases, un petit dessin aurait été largement aussi éloquent qu’un grand discours. J’ai trouvé que la partie secondaire de l’exposition permet de mieux se projeter, à travers des photographies, des objets variés et des témoignages ; j’aurais aimé retrouver cela dans la partie principale. Heureusement, certaines parties de l’exposition sont un peu plus riches en photographies, avec notamment un diaporama de passionnant de gens qui se faisaient tirer le portrait en costume traditionnel au début du siècle. Finalement, de salle en salle, une certaine image de la culture kanak finit quand même par émerger.

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          Même si j’ai quelques reproches à faire à cet accrochage que je trouve quelque peu discutable dans sa conception (mais prudemment sous-titré autour de la parole, notons-le), il est toutefois très bien réalisé avec une présentation originale, des éclairages qui mettent très bien en valeur les œuvres et la convocation de médias variés. Quelques réalisations contemporaines viennent se mêler à celles plus traditionnelles pour un  rendu très réussi. Malgré ses lacunes, l’exposition atteint il me semble son but en parvenant à faire découvrir certain aspects de la culture kanak et surtout, en donnant envie une fois qu’on l’a quittée de se pencher d’un peu plus près sur le sujet.

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Kanak : l’Art est une parole

Du 15 octobre au 26 janvier

Musée du Quai Branly

37, quai Branly

75007 Paris

De 11h à 19h ou 21h selon les jours, fermé le lundi

9€ exposition seule, 11€ avec les collections permanentes

Expositions

Jordaens, une expo à ne pas rater au Petit Palais

          Jordaens est l’un des trois grands peintres flamands du XVII° s. avec Rubens et Van Dyck, bien que moins connu en France faute d’exposition de taille lui étant consacrée jusqu’à ce jour. Les sources d’inspiration variées du peintre et sa maîtrise technique permirent à la ville de maintenir son prestige artistique. Très vite sa renommée parcourut l’Europe entière et il travailla pour les plus Grands bien que quittant rarement la Belgique ; voilà qui méritait bien une rétrospective.

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4068727680Le Petit Palais a rassemblé 120 œuvres pour cette première grande rétrospective française consacrée au peintre flamand. J’ai trouvé qu’elle passait un peu inaperçue face aux grandes expositions de la rentrée et c’est bien dommage car, comme souvent, le Petit Palais propose en toute discrétion des choses très intéressantes et loin des foules des grands musées. – Au cas où vous l’ignoreriez, j’en profite pour rappeler que les collections permanentes sont gratuites et que le lieu, très agréable, mérite le détour. – J’ai toujours beaucoup apprécié les maîtres flamands. Même si on peut trouver leur peinture austère, je suis subjuguée par la finesse de l’exécution et leur traitement si particulier de la lumière. Je ne saurais expliquer le fait que je trouve la peinture flamande chaude et froide à la fois. Sans doute est-ce dû au fait que les tons extérieurs sont très froids alors que les éclairages intérieurs sont quant à eux chaleureux, créant un contraste qui exerce sur moi une certaine fascination, surtout dans la manière de peindre les paysage et, plus encore, les visages. C’est un style réellement à part qui, s’il n’a pas la chaleur de la Renaissance italienne par exemple, est d’une délicatesse sans pareille.

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jacques-jordaens-gloire-danvers-retrospective-L-0pUY0MJ’avais déjà vu des toiles de Jordaens,  dont les musées français sont bien pourvus, mais aussi à l’étranger ou dans des expositions, mais nombreux sont les aspects de son oeuvre que j’ignorais ou sous-estimais. Je crois que je n’en saisissais pas bien toute l’étendue et la diversité, que cette exposition met bien en avant. En effet, le parcours thématique amène le visiteur à travers une succession de salles plus ou moins vastes où les toiles sont exposées, mettant bien en valeur les différentes facettes du travail du peintre : compositions mythologiques ou religieuses, illustrations de proverbes, scènes de banquets, cartons de tapisseries… Le maître à plus d’une corde à son arc, et certaines sont parfois inattendues ! En revanche, étonnamment peu de portraits malgré des études de visages saisissantes.

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3485681_6_884d_jacques-jordaens-1593-1678-adoration-des_dcc4d81d4285618923fb254d00a57d89Ces dernières m’ont souvent beaucoup touchée et ce sont ces visages si expressifs qui donnent une telle force aux grandes compositions de Jordaens. L’exposition est très bien conçue et nous plonge dans l’univers de l’artiste. Les explications permettent de saisir rapidement la manière de travailler de l’artiste et aborde me semble-t-il sa vie et son oeuvre de manière assez complète sans pour autant sombrer dans la verbiage. Certains tableaux représentatifs sont commentés de manière un peu plus précise afin d’éclairer le visiteur, ce que je trouve toujours intéressant et bien trop rarement appliqué dans les musée ou les informations restent souvent d’ordre général si on ne prend pas d’audioguide (ce que j’avais exceptionnellement fait, et il était également très bien conçu quoique pas indispensable tant l’exposition est complète).

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n_jordaens_palais2Il est appréciable de pouvoir déambuler dans une exposition où il n’y a pas foule, de pouvoir prendre le temps devant les toiles, de ne pas avoir à se presser. J’ai passé environ 1h30 dans cette exposition qui est certes de belle taille mais ne me paraissait pas non plus immense. Il est vrai que l’audioguide ralentit toujours un peu mais c’est un réel plaisir de flâner au milieu de ces toiles immenses et d’en admirer les moindres détails. En tout cas ce le fut pour moi. Je dois avouer avoir pris un plaisir tout particulier à la série Le Roi boit qui est non seulement de saison mais est pleine de vie et grouillante de détails ! Quelle richesse dans la peinture de Jordaens ! Je sais, je suis d’un classicisme décourageant en matière de peinture, mais que voulez-vous, on ne se refait pas. Il ne vous reste plus que quelques jours pour en profiter alors si vous êtes sur Paris, foncez sans hésiter. Une très belle exposition, intéressante et bien conçue, qui permet de mieux découvrir ce grand nom de la peinture flamande jusqu’ici un peu délaissé. De toute beauté. 

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Jordaens

19 septembre – 19 janvier

Le Petit Palais

Avenue Wiston Churchill

75008 Paris

Du mardi au dimanche 

De 10h à 18h, jusqu’à 20h le jeudi

Plein tarif 11€

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Actualité·Expositions

20 expos à voir en janvier à Paris

bd_afficheFélix Vallotton, le feu sous la glace : une exposition de taille consacrée à cet artiste inclassable proche des nabis. Des toiles dans des styles variés au traits marqués et aux couleurs franches, pour moi, l’une des plus belles expositions de ces dernières années, malgré un style parfois hésitant, un immense coup de cœur (ma critique ici). Du 02 octobre au 20 janvier au Grand Palais.

affiche_orsay_masculinmasculinMasculin/Masculin, L’homme nu dans l’art de 1800 à nos jours : si le nu féminin est souvent exposé, le nu masculin connaît rarement les mêmes faveurs. Il est ici mis à l’honneur à l’honneur à travers peintures, sculptures et photographies. Une exposition qui m’a déçue mais allez voir par vous-même, mon avis complet par-là. Du 24 septembre au 12 janvier au Musée d’Orsay.

99692-frida-kahlo-et-diego-rivera-au-musee-de-lorangerie-en-2013-2Frida Kahlo / Diego Rivera, l’Art en fusion : cette exposition présente conjointement les œuvres d’un couple mythique de l’histoire de l’art, divorcé mais jamais réellement séparé. L’occasion de confronter leurs deux univers, à la fois très différents et pourtant complémentaires. Du 09 octobre au 13 janvier à l’Orangerie.

La Renaissance et le Rêverenaissance : cette période a donné au rêve une place importante. En effet, pour les savants des XV° et XVI° s., rêver permettait d’échapper à son corps et d’accéder à l’au-delà. Une conception qui a inspiré les artistes dont 80 toiles sur ce thème ont été réunies. Du 9 octobre au 26 janvier au musée du Luxembourg.

285455_desirs-volupte-a-l-epoque-victorienne-paris-08Désir et Volupté à l’époque victorienne : une exposition qui invite à la découverte des grands artistes de l’époque victorienne à travers le culte de la beauté. Du 13 septembre au 20 janvier au Musée Jacquemart-André.

partenariat_pinacotheque-exposLes peintres témoins de leur temps : la Pinacothèque consacre 3 expositions à ce thème qu’elle décline autour d’artistes très différents. Vous pourrez ainsi découvrir Goya et la modernité, La dynastie Brueghel et Chu Teh-Chun. Du 11 octobre au 16 mars à la Pinacothèque.

Jordaens.previewJordaens : l’un des trois grands maîtres de la peinture flamande du XVII° s., avec Van Dyck et Rubens, le moins connu en France pourtant. Cette première grande rétrospective lui étant dédiée met en valeur une œuvre très riche. Une exposition magnifique, à ne pas rater ! Du 19 septembre au 19 janvier au Petit Palais.

exposition-kanak-musee-du-quai-branli-2013-2014-jewandaKanak, l’art est une parole : avec plus de 300 œuvres et documents, le quai Branly propose la plus grande exposition réalisée sur la culture kanak. Une exposition assez riche, dommage que les aspect culturels les plus intéressants ne soient  pas assez mis en avant. Du 15 octobre au 26 janvier au Musée du Quai Branly.

exposition bronze cernuschiBronzes de la Chine impériale : la collection du musée est l’une des plus importantes du monde, avec plus de mille œuvres du X° au XIX° s. Un ensemble très varié montré pour la première fois. Du 20 septembre au 19 janvier au musée Cernuschi.

mg_edition_roman_dune_garde-robeRoman d’une garde-robe : Une garde-robe exceptionnelle des années 30 est proposée par le musée de la mode hors les murs. L’histoire d’une parisienne à la mode à travers ses robes e chapeaux. Du 17 octobre au 16 mars au Musée du Carnavalet.

1925-quand-l-art-deco-seduit-le-monde_xl1925, quand l’Art Déco séduit le monde : le style Art Déco s’est développé entre 1920 et 1940. Il se caractérise par ses formes géométriques qui allient pureté et vivacité. Souvent confondu avec l’Art Nouveau, il réunit des champs artistiques variés et s’est diffusé à l’échelle mondiale. Du 16 octobre au 03 mars à la Cité de l’Architecture et de Patrimoine.

7766693579_l-affiche-de-l-exposition-pixar-a-parisPixar, 25 ans d’animation : pour son ouverture, le musée d’art ludique reçoit l’exposition Pixar. 500 dessins de recherches, études, story-boards, sculptures, mais aussi le fameux zootrope de « Toy Story » permettent de mieux découvrir l’univers des studios. Il y a beaucoup de matière dans cette exposition mais j’ai trouvé dommage qu’il n’y ait aucun texte, les amoureux de Pixar et les enfants l’apprécieront tout de même. Du 16 novembre au 02 mars au Musée d’art Ludique.

Mecanhumanimal-3 Enki Bilal, Mécanhumanimal : la rencontre d’un créateur multimédia et d’une collection scientifique ; un dialogue surprenant autour de plusieurs grands thèmes.  Si vous ne connaissez pas le musée, profitez absolument de la visite guidée gratuite, un vrai régal ! Du 4 juin au 2 mars au musée des Arts et Métiers.

294229_jeux-video-l-expoJeux vidéo l’expo : une exposition pour tout découvrir sur le jeu vidéo, que vous soyez un joueur passionné ou un néophyte. On peut aussi bien y découvrir comment naît un jeu que tout simplement s’y amuser avec des classiques ou des nouveautés. Du 22 octobre au 24 août à la Cité des Sciences.

europunk-afficheEuropunk : la première partie de l’exposition est entièrement consacrée aux Sex Pistols, groupe sans doute le plus emblématique du punk. Viennent ensuite Anarchy, Bazooka, WTF, DIY, New Wave mais aussi une timeline et le collectif de photographes Belle journée en perspective. Du 15 octobre au 19 janvier à la Cité de la Musique.

Pasolini-RomaPasolini Roma : Pasolini et Rome, 25 ans d’une passion houleuse. Source d’inspiration et moteur de création, la ville éternelle est au cœur de son œuvre et c’est à travers elle qu’il témoigne des bouleversements de la société italienne. Du 16 octobre au 26 janvier à la Cinémathèque Française.

afficheLe surréalisme et l’objet : l’adhésion des membres les plus actifs du surréalisme au parti Communiste marquera un tournant dans le mouvement avec l’apparition de « recyclage » d’objets du quotidien. Jeux de mots et des images, le ready-made démystifie l’art. Du 30 octobre au 03 mars au Centre Pompidou.

51724-2Bourdelle intime : à travers une soixantaine de photographies prises par l’artiste lui-même ou par ses proches, l’exposition ouvre une nouvelle perspective sur l’atelier comme lieu de création mais aussi comme lieu de vie. Un témoignage rare qui permet de mieux découvrir le sculpteur. Du 13 novembre au 23 février au Musée Bourdelle.

visuel-affiche-Brassaï-sans-traits-de-coupe-693x1024Brassaï, Pour l’amour de Paris : le photographe était fasciné par Paris qui a été son principal modèle. On retrouve la ville dans toute son œuvre, de jour comme de nuit, par ses habitant, ses quartiers, ses graffitis ou ses objets. L’occasion de découvrir gratuitement le photographe, et la ville à travers lui.

Tzuri GuetaNoces végétales : Tzuri Gueta, artiste textile, est invité au cœur des serres. Il y a effectué un travail à base de silicium où les œuvres viennent sublimer la nature, proposant au visiteur de découvrir le monde végétal avec des yeux nouveaux. Du 21 novembre au 03 février au Muséum national d’Histoire Naturelle.

                                                                                      BONNES VISITES