Culture en vrac

Janvier : le bilan

          Moi aussi je succombe à cette manie des bilans. Janvier a été un très bon mois pour ce blog avec un record de visites et commentaires. Le temps est passé très vite et je n’ai pas eu le temps de faire tout ce que j’aurais voulu. Comme promis, la mise en page du blog a changé. Moins de couleurs cette fois mais cette sobriété me repose. En revanche, le premier article thématique n’a toujours pas vu le jour. Le temps est passé vite et nous voilà en février sans que j’aie vu janvier passer. Avec un mois de retard je vous promets donc de m’y mettre pour le 15, date choisie arbitrairement pour ce rendez-vous mensuel.

          En janvier je ne suis pas beaucoup allée au cinéma, avec seulement 4 films vus sur grand écran. Côté livres, un mois en demi-teinte également. 7 livres lus mais pas de grande révélation (à vrai dire, si, mais je n’ai pas fini de le lire alors la révélation sera pour février). Le film que j’ai préféré ce mois-ci est A dangerous method. Pour les livres, mon choix s’arrêtera sur Lolita, parce que les premières pages sont une vraie splendeur et qu’une telle perfection force l’admiration. Et vous, quels ont été vos coups de coeur ce mois-ci ? Rendez-vous le 1° mars pour le choix de février.

Librairies

Et si vous aviez une librairie ?

          La question du jour vise à aider une lectrice assidue qui se lance dans une grande aventure : elle ouvre sa propre librairie. Vos idées peuvent l’aider alors soyez nombreux à répondre à l’appel. La librairie sera de taille modeste et dans une petite ville qui en est pour le moment dépourvue. Les questions sont simples :

– Pour quelles raisons vous rendez-vous chez un libraire de quartier ? pour y acheter un titre précis ? pour faire un cadeau ? pour demander conseil et trouver des idées ?

– Que vous attendez-vous à y trouver ? plutôt des classiques ou des nouveautés ? des poches ou des grands formats ?

– Quels types de livres achetez-vous plutôt chez un libraire qu’en grande surface (culturelle ou non) ou sur internet ? littérature classique, romans contemporains, polars, essais, beaux-livres… ?

– Qu’aimeriez-vous trouver chez votre libraire et qui n’y est pas forcément ? des livres « rares » ou originaux, des rencontres avec des auteurs méconnus, des lectures à voix haute ?

– Quels sont ces livres, qui sortent des sentiers battus, mais que vous voudriez absolument voir figurer dans les rayonnages de votre librairie ? Pour moi il y aurait Folco et Somoza par exemple.

          La liste est non exhaustive et, bien sûr, l’idée n’est pas de répondre à tout. Je voudrais simplement me faire une idée de ce que vous aimez chez votre libraire qu’il n’y a pas ailleurs, ce qui peut vous faire faire des kilomètres rien que pour le voir. J’aimerais essayer de toucher du doigt ce qu’est l’essence même pour vous d’une librairie. Comment en faire un petit coin de paradis ou on se sent chez soi ? Toutes les idées, même les plus folles, seront les bienvenues. En un mot :

DECRIVEZ-MOI VOTRE LIBRAIRIE IDEALE !

Librairies

Brentano’s

          J’avais déjà entendu parler de cette librairie et j’en avais vu de très belles photos. Mon niveau d’anglais étant pitoyable, je n’avais pour autant jamais eu l’envie d’aller voir de plus près. Heureusement, mon amie Jo a arrangé ça. Je suis donc enfin aller voir ce très beau lieu, malgré ma phobie de la langue anglaise. 

          S’il est vrai qu’on y va essentiellement pour trouver des titres en langue anglaise, il y a toutefois quelques livres en français, notamment en jeunesse. Mais surtout, beaucoup de cartes, carnets, affiches et de très beaux objets, si british. Des boites, des tasses à thé, et tout un tas de petits objets qui vous feront craquer. Idéal pour trouver LE cadeau original quand vous manquez d’idées. Je regrette de ne pas eu mon appareil photo sous la main pour vous montrer ça. Un lieu séduisant et agréable à découvrir absolument.

37 avenue de l’Opéra, 75002 Paris

Culture en vrac

Les livres et la télé

          N’ayant pas de nouveau livre à vous présenter (eh oui, il faut le temps de les lire quand même !) et mon ordinateur refusant en ce jour de charger les images, je me vois dans l’impossibilité de vous écrire un bel article aujourd’hui. Toutefois, je vous ai prévu un peu de lecture. Le blog Marianne 2  a publié un article sur les émissions littéraires qui, s’il n’a rien de révolutionnaire, nous rappelle dans quel monde pathétique nous vivons. 

          Bien sûr, les livres présentés à la télé ne sont pas lus. Croyez-vous vraiment que les présentateurs liraient plusieurs livres par semaine ?!? Que nenni ! Et ces mêmes livres, ne sont pas choisis pour leur qualité mais bien pour la télégénie de leur auteur. S’il faut des phrases courtes, qu’il a de l’humour et qu’en plus il est pas mal de sa personne, notre auteur a tout bon. Ou alors il faut qu’il parle de sexe.

          Comment parler d’un livre que l’on a pas lu ? Eh bien tout d’abord en payant quelqu’un pour le feuilleter et nous faire des fiches. Ensuite, en évitant de parler du livre, bien sûr ! On lit la 4° de couverture, on présente l’auteur (sa vie, pas son oeuvre), et on brode autour du sujet principal. On évite les épineuses questions de style. Les maisons d’édition approuvent : tant que ça fait vendre… Bien sûr, on s’y attendait mais bon, une petite piqûre de rappel de temps en temps n’a jamais fait de mal. Et pour l’article complet, c’est par là.

Culture en vrac·Mes lectures

Hervé Guibert : 20 ans

          Il y a tout juste 20 ans, le 27 décembre 1991, s’éteignait Hervé Guibert. En phase terminale du sida, il est mort quelques jours après une tentative de suicide. Le grand public le connaît pour ses textes sur la maladie, la critique littéraire pour son travail sur l’autofiction. Un artiste qui a connu un succès fulgurant avec le livre révélant qu’il était atteint du sida : À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie. 

          Les habitués de ce blog le savent, j’ai travaillé cette année sur son oeuvre, il a donc été l’objet ici même de nombreux articles. Les voici aujourd’hui réunis, en espérant que certains vous donneront envie de découvrir ou redécouvrir son oeuvre.

          À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie, Le protocole compassionnel et L’homme au chapeau rouge. La « trilogie sida ». L’auteur y raconte son combat contre la maladie à travers une incroyable volonté de continuer à écrire, jusqu’au bout.

           Mais aussi des textes moins connus. Parmi eux, son premier, La mort propagande, un texte extrêmement subversif ; et deux de ses derniers, Mon valet et moi, un roman burlesque et Cytomégalovirus, son journal d’hospitalisation. Je me rends compte au passage que j’ai totalement oublié de faire un article sur le journal de l’auteur, Le mausolée des amants et sur de ses textes que j’aime le plus, Fou de Vincent. Oublis honteux que je compte bien réparer.

          Enfin des articles autour d’Hervé Guibert avec des livres parus à l’occasion de l’exposition de ses photos à la MEP, Hervé Guibert, une leçon de photographie et Hervé et le numéro de La revue littéraire qui lui est consacré. Enfin, un très bon article paru sur le blog de Paris à l’air libre. 20 ans près, un auteur qui fascine encore.