Actualité·Patrimoine·Théâtre

Théâtre éphémère

          Aujourd’hui, c’est une salle de théâtre que je vous présente. Comme son nom l’indique, elle est un peu particulière, n’étant pas faite pour durer. Mais qu’est-ce que ce projet de théâtre éphémère ? et comment a-t-il poussé en plein coeur de Paris ? Réponses dans quelques instants…

Salle Richelieu

          A la Comédie Française, la célèbre salle Richelieu, avec ses fauteuils de velours rouge, ses boiseries et ses dorures, doit fermer ses portes pour rénovation. Mais peut-on priver Paris de son théâtre le plus prestigieux ? Bien sûr non ! Enfin, vu l’attention portée à la culture – surtout quand l’Etat doit payer – on aurait pu en douter, mais ils reste visiblement quelques forteresses de l’esprit qui demeurent encore imprenables. Mais quelle solution offrir alors pour reloger les comédiens dans une ville déjà surchargée ? Le tout sans décourager les vieilles dames habituées des lieux par un déplacement en banlieue (horreur, horreur, horreur, et pourquoi ne pas prendre le métro tant qu’on y est !).

Théâtre éphémère, intérieur

          Un petit génie a alors eu une idée originale : une salle éphémère. Cette structure en bois, située à quelques pas à peine de la salle Richelieu, allie des qualités écologiques, acoustiques et thermiques. Près de 750 places à bonne visibilité, grâce à des gradins assez en pente (pas de têtes gênantes devant, même quand on est petit) et une absence de poteaux ou autres éléments visuels gênants. Il devrait rester en service un an. Entièrement démontable, ce légo géant sera revendu à la réouverture de la salle principale. Une initiative intéressante et innovante.

Théâtre éphémère, extérieur

Théâtre éphémère

Comédie Française

Place Colette

75001 Paris

Patrimoine·Photo

Les plus belles bibliothèques de Paris

          Cette année, une fois n’est pas coutume, j’ai réussi à profiter un peu des journées du patrimoine. Bien que je n’aie pas été à Paris le samedi et que je travaille le dimanche après-midi, j’ai toutefois pu prévoir un petit circuit thématique des plus agréable par cette belle journée de fin d’été. Aimant passionnément les livres, j’ai jeté mon dévolu sur les bibliothèques parisiennes. Toutes n’étaient pas ouvertes le dimanche et ne pouvant pas tout faire, j’ai choisi les trois bibliothèques anciennes du coeur de la capitale les plus réputées et accessibles au public toute l’année. Elle possèdent en plus l’avantage de ne pas être trop éloignées, ce qui m’a permis de faire au passage une très belle balade sous le soleil parisien. Voici donc une petite présentation de trois lieux d’exception.

          La BnF site Richelieu. La bibliothèque y a été implantée en 1724. La salle ovale, de 45 m de long, 34 de large et 18 de hauteur, a été construite entre 1882 et 1936. Anciennement site principal de la Bibliothèque nationale de France (BnF donc), la Richelieu a laissé la place en 1996 à un site flambant neuf dans le 13° arrondissement, en bords de Seine : la Bibliothèque François Mitterrand. Cette dernière est moderne et bien plus vaste, plus adaptée à la conversation et l’accueil d’un public nombreux. Toutefois, une partie des collections (notamment un grand nombre de collections spécialisées) demeure dans le site Richelieu dont la magnifique salle de lecture reste ouverte au public, à condition malheureusement d’être détenteur d’une accréditation recherche (voir conditions, ici). Dans le cas contraire, vous pouvez entrer et vous ébahir devant la beauté de la salle de elcture à travers une vitre à l’entrée – ou attendre sagement les journées du patrimoine de l’année prochaine. La bibliothèque de l’Arsenal, que je n’ai malheureusement pas eu le temps d’aller découvrir, est ouverte sous les mêmes conditions. Il est également possible de visiter le site Richelieu le jeudi après-midi (plus de précisions ici). BnF Richelieu, 5 rue Vivienne, 75002 Paris.

               

          La bibliothèque Mazarine est située dans l’Institut de France.  Celui-ci a été créé en 1795 par l’Abbé Grégoire (que les défenseurs des langues régionales abhorrent pour avoir massacré les cultures régionales aussi surement que les espagnols ont embroché les indiens) afin de « recueillir les découvertes, de perfectionner les arts et les sciences ». D’abord installé au Louvre, il démanage en 1805 dans l’ancien collège des Quatre-Nationsconditions fondé par Mazarin. L’Institut de France est composé de 5 académies : l’Académie française et celles des inscriptions et belles lettres, des sciences, des beauc arts et des sciences morales et politiques. La Bibliothèque Mazarine est située dans l’enceinte du bâtiment (vous imaginez ! j’ai marché sur les traces de François Cheng !!!). La bibliothèque personnelle du Cardinal Mazarin est la plus ancienne bibliothèque publique de France et le décor n’a pas changé depuis le 17° siècle. Elle est accessible au public sur simple inscription et visitable librement pendant les horaires d’ouverture (pour plus de détails sur les conditions d’accès c’est par-là).  Bibliothèque Mazarine, 23 quai de Conti, 75006 Paris.

          

          La Bibliothèque Sainte-Geneviève tient son nom d’une importante abbaye parisienne fondée au VI° siècle par Clovis. Si les collections se sont considérablement enrichies au cours des siècles, la bibliothèque n’a rejoint son emplacement acluel qu’en 1851, avec la construction d’un bâtiment propre. Jusque-là, elle était restée dans l’édifice abbatial, actuel lycée Henri IV (à quelques mètres de là à peine). La bibliothèque est rattachée depuis le début du XX° siècle à l’Université. Toutefois, elle est accessible à tous, gratuitement, sur simple demande d’une carte de bibliothèque. Idéalement située dans le quartier des universités, elle est réputée pour la beauté de sa salle de lecture, ses horaires d’ouverture très larges et l’incroyable foule qui s’y presse, notamment en hiver (eh oui, l’hiver on révise au chaud et l’été au soleil), entraînant une file d’attente qui peut atteindre plusieurs heures. Si si, incroyable mais vrai, on se bat pour entrer dans ce temple du savoir (si vous souhaitez obtenir plus d’information, c’est ici). Cette bibliothèque n’est peut-être pas la plus impressionnante (quoi que…) mais elle est celle qui m’a le plus touchée et m’a donné envie de retourner un jour y travailler. Ceux qui me connaissent savent que je n’aime guère travailler en bibliothèque, c’est dire l’ampleur de ce coup de foudre. Bibliothèque Sainte-Geneviève, 10 place du Panthéon, 75005 Paris.

               

          Chacune de ces bibliothèques proposait à l’occasion des journées du patrimoine des salles habituellement fermées au public, des visites guidées gratuites, des rencontres avec les conservateurs (pour la plupart très disponibles et ravis de partager leur passion), des ateliers de restauration ou des présentations d’incunables et manuscrits médiévaux (pour ceux à qui je parlerais chinois, « incunable » : ouvrage qui date des premiers temps de l’imprimrie », soit entre 1450 et 1500). Des ouvrages précieux qu’on a rarement l’occasion de voir autrement que derrière une vitrine. Et il est encore plus rare qu’on vous tourne gentiment les pages sur simple demande ! Je n’ai malheureusement pas eu le temps de m’attarder mais j’ai trouvé l’atelier de restauration très intéressant, tout comme les explications sur les manuscrits. Une très belle initiative.

Actualité·Patrimoine

Les journées du patrimoine

          Aujourd’hui et demain se tiennent les Journées du Patrimoine dans la France entière. A cette occasion, 16 000 lieux, dont de nombreux inaccessibles la plupart du temps, ouvrent leurs portes au public, presque toujours gratuitement. Cette année à l’honneur, les patrimoines cachés, qu’ils soient enfoui, en hauteur ou souterrain. Les organes du pouvoir se dévoilent aussi le temps de quelques heures. A moins que vous ne préfériez les balades en ville où vous suivrez un guide qui vous montrera les curiosités de l’architecture de votre ville. Chacun y trouvera son compte. Pour plus d’informations et la liste des lieux visitables c’est par (bon courage quand même pour vous y retrouver !). Bonne visite à tous !

Patrimoine

Hammam de la Mosquée de Paris

          Le hammam de la  Grande mosquée vous accueille en plein coeur de Paris, aux portes du quartier latin. Un lieu où se détendre et faire le plein de chaleur après ces longs mois d’hiver. Un aller-retour direct pour Marrakech pour moins de 20€. On part quand ?

          Le hammam se situe à côté du Jardins des plantes, à l’angle de la rue Daubenton (métro Censier-Daubenton donc). A peine la porte passée, on se sent transporté au Sud. L’entrée simple est à 18€ mais plusieurs formules sont aussi proposées avec gommage, massage et thé à la menthe. Autant vous prévenir, ce n’est pas un institut de beauté, le gommage au gant de crin semble des plus énergiques, peaux sensibles s’abstenir.

          Le lieu est spacieux, divisé en plusieurs salles, plus ou moins chaudes. La plupart des utilisatrices ne s’encombrent pas de pudeur inutile : un bas de maillot suffit. On peut y passer des heures à discuter, transpirer avec délices dans les vapeurs brûlantes et se faire une peau toute douce. Un endroit entièrement dédié aux soins du corps et à la détente. A la sortie, vous pourrez déguster une pâtisserie orientale avec un thé à la menthe.dans l’agréable cour intérieure où se tient le salon de thé. Quelques heures de vacances au coeur de la capitale.

Hammam et salon de thé de la Grande Mosquée de Paris

39, rue Saint-Hilaire

75005 Paris

http://www.la-mosquee.com/htmlfr/entreefr.htm

Femmes :

Lundi, mercredi, jeudi, samedi de 10h à 21h et vendredi de 14h à 21h

Hommes :

Mardi de 14h à 21h et dimanche de 10h à 21h