Parmi les dizaines d’articles en retard qui m’attendent (parfois depuis très longtemps), voici pour vous les 5 plus exotiques dans des styles éclectiques. Envie d’évasion ? Faites votre choix !
Là où les tigres sont chez eux, Jean-Marie Blas de Roblès
Lorsque le correspondant de presse Eléazard von Wogau reçoit la biographie inédite d’Athanase Kircher, célèbre savant jésuite de l’époque baroque, il se lance sur ses traces, entraînant avec lui maints personnages aussi surprenants qu’extravagants. Véritable épopée, grand roman d’aventures, fresque étrange et flamboyante, où de minuscules intrigues se répondent et tissent une histoire du Brésil à l’aube du XXIe siècle.
Ce livre est resté très très longtemps dans ma bibliothèque avant d’en sortir. Il est imposant et me faisait quand même un peu peur, autant par sa taille qu’à cause de son titre très mystérieux. Je ne savais pas trop où je mettais les pieds mais j’avais l’impression de quelque chose d’assez compliqué. Finalement, si en effet l’histoire est plutôt complexe avec ses ramifications autour du personnage principal, le style est agréable et plutôt accessible. Une écriture travaillée mais pas trop lourde : classique somme toute. Le rythme est assez lent mais agréable. J’ai bien aimé ce roman en ayant l’étrange impression qu’il était toujours sur le point de démarrer sans jamais vraiment parvenir à son rythme de croisière. Je n’ai pas eu des affinités particulières avec les personnages mais chacun a un univers bien défini, qui recoupe vaguement celui des autres tout en gardant une identité forte et j’ai bien aimé passer de l’un à l’autre. Même si la mélancolie et la langueur qui dominent dans ces pages ne sont pas ce que je préfère, j’ai bien aimé l’ambiance particulière de ce livre. Je l’ai d’ailleurs lu plus vite que je n’aurais cru et avec grand plaisir. Il y a des longueurs et la fin m’a un peu déçue mais dans l’ensemble, j’ai bien aimé cette lecture exotique.
Transgresser une règle, toutes les règles, revient toujours à s’en choisir de nouvelles, et donc à revenir dans le giron de l’obédience. On a l’impression de se libérer, de changer son être en profondeur, alors qu’on a simplement changé de maître.
Kamasutra : exactement comme un cheval fou
Ceci est si intime et secret notre imagination si fantaisiste qui pourrait savoir qui devrait faire quoi quand pourquoi et comment ? Dans une nouvelle traduction originale du sanscrit, voici cet étonnant rendez-vous avec une grammaire du désir, conjuguée à l’idée pratique d’une existence sensuelle, théâtralisée, vécue à coups de formules, de ruses, de syllogismes, de recettes ou de techniques diverses, et de poèmes.
Comme la plupart des gens je suppose, je pensais grosso modo que le Kamasutra était une sorte de traité de sexologie aux positions improbables, qui a été au fil des siècle illustré et ré-illustré pour mettre du piment dans la vie de couple. Quand je suis tombée sur cette nouvelle traduction de Frédéric Boyer faite à partir du texte original (nullement illustré donc), avec un titre des plus poétiques, j’ai eu très envie de voir de quoi il retournait. Je l’ai feuilleté quelque peu, lu des passages très énigmatiques, et ma curiosité l’emportant, je l’ai finalement acheté. J’ai sauté la préface pour aller directement au cœur de texte, qui se présente comme une sorte de long poème découpé en chapitres. Si ce texte est un précis sur le couple, la séduction et les relations amoureuses, il loin de ne parler que de sexe. Ce texte m’a beaucoup surprise. A la fois par sa forme, quasi-mystique à mes yeux (sans doute accentuée par la traduction d’ailleurs) et par un contenu souvent d’une incroyable modernité même si certaines pratiques peuvent nous sembler on ne peut plus étrangères. Un mélange déroutant. C’est étrange comme certains passages prônent le respect de la femme (voire sa vénération), quand d’autres peuvent s’avérer autrement plus machistes. Si j’ai beaucoup aimé cette lecture (parcellaire, je dois l’admettre), j’ai en revanche été extrêmement déçue par la préface qui est pour moi un contre-sens total – ce qui est gênant vu qu’elle est écrite par le traducteur. Ca a un peu terni ma vision de ce livre. Ce texte m’est finalement plus apparu comme un traité de vie et de bien-être universel qui dans l’ensemble n’a pas tellement vieilli.
Revenons sur les raisons de coucher avec les femmes des autres et comment y arriver sans effort.
Le gourmet solitaire, de Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi
On ne sait presque rien de lui. Il travaille dans le commerce, mais ce n’est pas un homme pressé ; il aime les femmes, mais préfère vivre seul ; c’est un gastronome, mais il apprécie par-dessus tout la cuisine simple des quartiers populaires… Cet homme, c’est le gourmet solitaire. Chaque histoire l’amène à goûter un plat typiquement japonais, faisant renaître en lui des souvenirs enfouis, émerger des pensées neuves, ou suscitant de furtives rencontres.
Je ne lis quasiment aucun manga. Je n’y connais absolument rien, alors quand mes pas me portent par hasard dans le rayon, je me contente de regarder les titres et celui-ci m’a forcément tapé dans l’œil. Je savais pas trop à quoi m’attendre mais ça parlait de nourriture, c’était déjà un bon début ! J’ai été étonnée de ne pas accrocher tant que ça. Je ne saurais pas trop expliquer ce qui s’est passé avec ce livre. Je lui ai trouvé un certain charme. Chaque chapitre correspond à une découverte culinaire du personnage. On découvre ainsi page après page des spécialités japonaises bien souvent inconnues dans nos contrées. Tout ou presque m’a fait envie ! Ce livre donne terriblement faim et laisse comme une envie d’aller explorer les bas fonds de Tokyo. Toutefois, j’ai assez vite saturé. Ce texte se déguste. Je me suis arrêtée en route, ne voyant pas trop passés quelques passages, ce que je pourrais y trouver de plus hormis une intense frustration. Peut-être que je m’y replongerai un jour. Un texte que je n’ai sans doute pas su apprécier à sa juste valeur mais qui m’aura tout de même fait saliver.
Provoquer une certaine appréhension, en fait, c’est le premier critère pour qu’un restaurant soit « bon ». Un restaurant doit conserver une part d’ombre, des recoins peu clairs, une atmosphère plus ou moins tendue, une aura mystérieuse et sombre.
Port-au-Prince : dimanche 4 janvier, de François Marthouret
4 janvier 2004, Haïti. Célébration du bicentenaire de la déclaration d’indépendance. Depuis des mois, des manifestations étudiantes et populaires protestent contre la dictatuire du « Prophète », le Président Aristide. Tout oppose Lucien, étudiant en philosophie convaincu du succès de la manifestation vers la démocratie, à son jeune frère Little Joe, voyou recruté par les Chimères pour réprimer la marche des étudiants. Ce jour va sceller le destin des deux frères.
Voilà un film que j’ai énormément aimé et dont j’ai malencontreusement oublié de vous parler. Je vais donc corriger cette fâcheuse erreur de ce pas. Je dois avouer que si j’avais lu le synopsis et qu’il me tentait bien, je n’en attendais finalement pas grand chose. J’ai donc été très agréablement surprise de découvrir une petite pépite. Il est vrai que j’aime les films engagés et j’ai ici été servie ! Je ne connais pas du tout l’histoire d’Haïti et je dois avouer avoir été choquée par la répression sanglante de manifestations étudiantes et populaires contre la dictature. On suit l’histoire à travers les yeux d’étudiants qui se battent pour la liberté. Ca peut donner un côté un peu manichéen au film mais la sympathie qu’on éprouve pour les personnages compense amplement ce défaut. Plus que ses qualités cinématographiques (le tout reste assez linéaire et plutôt classique), c’est l’aspect historique de ce film qui m’a vraiment séduite. Il a le mérite de mettre en lumière des événements importants qui m’avaient totalement échappés. Un film assez classique dans sa forme mais intéressant et touchant à la fois. Une belle découverte.
Les Mille et une nuits – L’inquiet, Miguel Gomez
Où Schéhérazade raconte les inquiétudes qui s’abattent sur le pays : « Ô Roi bienheureux, on raconte que dans un triste pays parmi les pays où l’on rêve de baleines et de sirènes, le chômage se répand. En certains endroits la forêt brûle la nuit malgré la pluie et en d’autres hommes et femmes trépignent d’impatience de se jeter à l’eau en plein hiver. »
Une des grosses déceptions de 2015. On disait le plus grand bien de ce film fleuve en 3 parties qui se sert des légendes des Mille et unes nuits pour dénoncer les travers de la société portugaise actuelle. Une idée assez géniale, un potentiel à peu près infini et une presse unanime : ça commençait bien ! J’étais on ne peut plus curieuse de découvrir le résultat. Dès les premières images, j’ai su que ce film n’allait pas être pour moi. C’est lent, mais leeeent… J’ai trouvé que c’était très long à démarrer, avec une sorte d’explication du projet et de sa mise en oeuvre assez lourde et artificielle. D’autant plus que l’esthétique n’est pas franchement folle. Pas que j’aie beaucoup plus accroché avec les contes en eux-même cela dit. Si je continue à trouver l’idée géniale et que certains fonctionnent assez bien, d’autre sont un peu plus obscurs. Le trait est forcé, étiré, déformé, avec plus ou moins de réussite. Je n’accroche pas du tout avec le côté absurde, ce qui explique en grande partie que ce film ait été pour moi une torture. Il ne manque ni d’humour, ni d’inventivité mais m’a profondément ennuyée. Un projet original et inventif qui avait sur le papier tout pour me plaire mais que j’ai trouvé au final d’un mortel ennui.

Je n’avais rien lu de cet auteur dont j’avais entendu parler sans vraiment être capable de citer un de ses titres (et pourtant elle a écrit un roman qui porte mon prénom). Je ne savais donc pas trop à quoi m’attendre quand on me l’a offert et j’avais un peu peur de quelque chose de trop fleur bleue pour moi qui ne le suis pas beaucoup. Finalement, ç’a été une des (rares) bonnes surprises de cette rentrée littéraire dans l’ensemble bien terne. J’ai eu un peu de mal avec l’écriture au début, un peu brute à mon goût. Pourtant j’ai fini par rentrer dans l’histoire peu à peu. On alterne entre le passé et le présent du narrateur. J’avoue avoir au début bien plus accroché avec certains chapitres qu’avec d’autres mais peu à peu l’histoire se met en place, découvre les blessures intimes du personnage et leur origine. Ce qui pouvait au premier abord semble agaçant chez lui devient touchant au fil des pages. Finalement, j’ai été profondément émue par son goût de l’amour toujours déçu. Un roman un peu chaotique qui parle d’amour en négatif avec force.
Après la bonne surprise de la rentrée, la mauvaise (voilà, comme ça les choses sont dites d’entrée). Je n’avais jamais rien lu d’Alain Mabankou mais j’en avais entendu dire le plus grand bien, j’avais donc hâte d’entamer cette lecture qui fut d’ailleurs pour moi la première de cette rentrée littéraire. J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Ce petit garçon aurait dû m’être sympathique mais il m’a laissée indifférente. J’ai eu l’impression d’un texte un peu décousu qui manque d’émotion et ne prend pas assez le temps de s’attarder sur la psychologie de son personnage qui est plus vu à travers des faits épars que par sa vie intérieure. J’ai totalement décroché dans la seconde partie où même l’espèce de sympathie de principe que j’avais pour ce jeune orphelin et qui ne demandait qu’à s’exprimer a juste totalement disparu. La fin est ce qu’il y a de plus réussi dans ce roman mais ça n’a pas suffi à compenser les longues pages d’ennui qui avaient précédé. Le style est agréable mais manque un peu de tenue et de caractère. L’idée de ce roman était séduisante, pourtant je n’ai pas du tout accroché. J’ai trouvé l’ensemble très moyen. Une lecture qui ne m’a absolument pas emballée.
De Carole Martinez, j’avais adoré Le cœur cousu qui avait été un coup de cœur totalement inattendu. Je n’avais pas lu Du domaine des murmures mais j’ai été très heureuse de me voir offrir La terre qui penche. J’ai eu un peu de mal à rentrer dans ce roman (décidément !). Les premiers chapitres m’ont laissée perplexe. J’avais un peu de mal à suivre qui étaient les différents narrateurs, quelque chose m’échappait dans leur personnalité ou leur histoire. J’ai bien cru que je n’allais jamais rentrer dans ce livre. Et puis finalement, au bout de quelques chapitres, j’ai fini par m’habituer au style un peu particulier puis même par y prendre goût. J’ai retrouvé la patte que j’avais tant aimé dans l’autre roman que j’avais lu de l’auteur. L’histoire est très prenante. On s’attache peu à peu à la petite fille qui est au centre du livre et plus on pressent une fin tragique, plus on a envie de savoir ce qu’il va lui arriver. Le contexte historique m’a également bien plu. Il m’aura fallu un peu de temps pour rentrer dans ce roman assez particulier qui fait appel au fantastique et aux légendes mais l’écriture est belle et ç’aura finalement été pour moi un des meilleurs moments de lecture de la rentrée.
Encore un livre qui ne m’a pas séduite (on est à un sur deux pour le moment mais vous verrez, ça ne va pas durer, elle ne m’a vraiment emballée cette rentrée). J’avais beaucoup aimé Je suis le gardien du phare il y a déjà un certain temps. Je n’avais jamais rien lu d’autre de cet auteur et j’ai ouvert ce livre avec le sentiment d’une valeur sure. Grave erreur. Pour commencer, j’ai trouvé l’écriture on ne peut plus commune (et ça encore, c’est la version sympa…). Ensuite, l’histoire m’a laissée totalement indifférente. Les personnages m’ont été plus antipathiques les uns que les autres, j’ai trouvé ça mal construit (ou plutôt pas construit pour être exacte) et d’une crédibilité douteuse. A aucun moment je n’ai réussi à m’y intéresser un tant soit peu. Si j’en suis venue à bout, c’est uniquement parce que ce roman est suffisamment court pour que ça ne vaille pas le coup de l’abandonner en route. Un roman aux nombreux rebondissements qui ne m’ont pas convaincue : malgré un style léger, une lecture laborieuse.
Voilà LE livre de la rentrée littéraire. Je serais presque tentée de dire le livre de l’année même. Un premier roman dont on a pas mal parlé et qui a connu un immense succès d’estime. Je me désole qu’il n’ait pas eu un prix littéraire qui eût été amplement mérité. Je ne suis pas très portée sur les récits de l’intime mais celui-ci me tentait beaucoup. Si j’avais un peu peur d’un récit forcément larmoyant, je me suis vite rendue compte que ce n’est pas du tout le cas. J’ai été très admirative de la manière dont cette mère faisait son deuil. Ses réactions peuvent parfois paraître inhabituelles mais j’ai trouvé qu’elle avait une dignité incroyable. J’envie sa force et l’énergie qui se dégage de ces lignes. On ne peut qu’être terriblement émus par ce texte que traverse le désespoir de la perte d’un enfant. Mais la manière de se reconstruire force le respect et on en ressort avec l’impression que c’est l’amour de la vie qui l’emporte malgré tout. Ni haine ni ressentiment dans ce texte. Sophie Daull offre à sa fille une magnifique déclaration d’amour. Un texte bouleversant.
Le titre de ce roman me tentait énormément. Sans doute en grande partie parce que l’amoureuse de Racine que je suis y a de suite vu une référence à une de ses pièces de théâtre préférées. Bon, malheureusement, on ne peut pas dire qu’il ait conquis les foules autour de moi et je n’étais donc pas très sure d’aimer malgré mon amour inconditionnel pour la tragédie racinienne. A mon plus grand regret, mes craintes étaient fondées : j’ai détesté. Ce livre est d’un ennui mortel. D’un point de vue syntaxique, nul doute que Nathalie Azoulai maîtrise, pas de problème de ce côté-là. Mais non seulement c’est pompeux (avec une obsession inquiétante pour l’hypotypose) mais c’est d’un chiant ! Je n’ai absolument pas réussi à m’intéresser au petit Jean allant en cours ou traînant dans le jardin. Mon amour modéré pour la version latine ne m’a permis de bien comprendre toute la profondeur du récit visiblement. Ce roman manque cruellement de sentiment. Il ne m’a absolument rien évoqué (pour quelqu’un qui nous parle d’hypotypose à tout va, on ne peut pas dire qu’elle maîtrise franchement sa mise en application). J’ai fini par lâcher l’affaire après 100 pages de supplice. Un roman au sujet qui avait tout pour me séduire et m’est tombé des mains.
J’avais beaucoup aimé le dernier roman de Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, que j’avais trouvé très émouvant. J’avais donc hâte de lire ce livre, d’autant plus qu’on m’en avait dit le plus grand bien. Pourtant (ou justement pour ça), j’ai été franchement déçue. Pour tout dire, j’ai trouvé le style un peu faible, je m’attendais vraiment à mieux. Quant à l’histoire, elle m’a laissée perplexe. Je n’y ai pas vraiment cru. Elle ne m’a pas convaincue une seconde. J’ai trouvé ça assez prévisible. Il y avait pourtant un bon potentiel de départ mais la structure même du roman tue tout suspens dans l’œuf. En effet, l’auteur ne cesse de répéter dès les premières pages que cette histoire est incroyable et que cette relation avec sa nouvelle amie s’est avérée nocive. Elle prépare une suite qui n’a donc plus rien d’une surprise, c’est vraiment dommage. Il est vrai que j’ai lu pas mal de choses sur les pervers narcissiques et que cette histoire m’a sans doute paru un peu fade comparée à d’autres. Si cette lecture n’est pas désagréable, elle ne m’a franchement pas emballée. Une de mes grosses déceptions de cette rentrée.
Voilà un projet littéraire qui m’intriguait. Isabelle Monin a acheté un lot de photos d’une famille dont elle ne savait rien. A partir de ces clichés, elle a décidé d’inventer une histoire. Une première partie est le résultat de ce travail, une deuxième est consacrée à ses recherches. Son ami Alex Beaupin a quant à lui proposé des chansons sur le même principe. Ca a au moins le mérite d’être très original ! J’avais beaucoup aimé le dernier roman d’Isabelle Monin, Daffodill Sylver, si je lui avais trouvé quelques défauts, le style m’avait vraiment séduite, j’avais donc hâte de lire ce nouveau livre. Malheureusement, je n’ai pas été conquise (je sais, je suis particulièrement chiante en ce moment…). J’ai trouvé l’écriture un peu faiblarde et si l’histoire de cette petite fille qui cherche sa mère est assez mignonne, elle ne m’a pas non plus emballée outre mesure. Je me suis arrêtée à la première partie que j’ai trouvée pas mal, la seconde me tentant moins. Au final, si le principe m’a séduite, j’ai trouvé le résultat plutôt sympa mais sans plus. Dommage.
J’ai hésité longuement avant de m’attaquer à ce roman. Comme beaucoup (à peu près la moitié de la planète à vrai dire), j’avais adoré la trilogie Millenium et savoir que cette série prévue initialement en 10 tomes n’aurait jamais de suite de chagrinais profondément. En même temps, ça faisait aussi partie de son charme, en quelque sorte elle n’aurait jamais l’occasion de nous décevoir. Une suite par un autre auteur est toujours délicate. On n’y retrouve jamais exactement la touche qu’on appréciait. Difficile pour un auteur de trouver son style propre sans décevoir son lectorat. Je m’étais presque résolue à ne pas ouvrir ce livre. Et puis après avoir résisté plusieurs fois à la tentation de l’acheter, je l’ai vu chez mes parents et je n’ai pu que me plonger dedans. Honnêtement, j’ai trouvé ça assez mal écrit. Il faut dire que le style de Stieg Larson n’était pas non plus fou fou mais son côté brut de décoffrage faisait partie de son charme. Là c’est juste pauvre. Première déception. Ensuite l’histoire est un peu tirée par les cheveux. Là aussi je sais, c’était pareil dans les 3 premiers, mais la différence, c’est que cette fois j’ai peiné à réellement rentrer dedans. J’ai quand même été contente de retrouver les personnages qui restent dans le même esprit et si je n’ai que moyennement accroché, j’ai quand même trouvé cette lecture agréable. Le dernier tiers est autrement plus prenant et l’histoire retrouve enfin du souffle. Au final, même si j’ai trouvé ça un ton en dessous des tomes précédents, une suite honorable à laquelle j’ai pris un certain plaisir. On attend la suite.
Au milieu de la nuit, Hanna et son mari sont attaqués sauvagement dans leur lit. Il ne survit pas aux coups et Hanna est défigurée, elle ne conservera aucun souvenir de cet épisode tragique. Tous les soupçons se portent sur le seul intrus présent dans la maison ce soir-là : Rud, le petit ami de Dawn, la cadette, qui dormait avec elle. Trois ans plus tard, Rud, emprisonné, fait appel. Un nouveau procès va s’ouvrir. Alors que Hanna tente désespérément de se rappeler les événements du drame, Dawn revient vivre chez sa mère.
Jeune, belle, mariée à un homme qui la vénère, installée dans une jolie maison, Suzanne Stone ressemble à ces filles trop parfaites des magazines. Mais elle veut davantage, elle veut la célébrité, elle décide que la télévision sera son royaume et, à force de persuasion, obtient un petit poste dans la station locale. Quand son époux est retrouvé mort, la veuve éplorée, point de mire des caméras, devient rapidement suspecte.
Tout semble aller comme il se doit dans la petite ville de Carthage en ce début de juillet 2005, si ce n’est que Juliet Mayfield, la ravissante fille de l’ancien maire a rompu ses fiançailles avec le caporal Brett Kincaid, héros de retour de la guerre d’Irak. Or, ce soir-là, Cressida disparaît, ne laissant en fait de traces que quelques gouttes de son sang dans la jeep de Brett.
Vingt nouvelles qui varient les registres autour des émotions de leurs personnages dans des moments clef de leur existence. L’auteur construit un monde noir où subsiste pourtant toujours une issue.
Un pari lors d’une soirée trop alcoolisée amène Enzo MacLeod, ancien légiste de la police écossaise établi en France, à entreprendre une enquête autour de la mystérieuse disparition de Jacques Gaillard, ancien conseiller du Premier ministre devenu star de la télévision et dont on n’a plus aucune trace depuis le mois d’août 1996.
Cette fois-ci, l’enquête d’Adamsberg l’emmène dans les brumes islandaises avant de lui faire croiser le chemin de Robespierre. Mais quel est le lien entre ces deux univers en apparence si différents ?
Adam Langer est un journaliste qui s’ennuie loin de New York. Jusqu’à ce que sa route croise celle d’une vieille connaissance, Conner Joyce – auteur de thrillers à succès –, venu à Bloomington, Indiana, pour assurer péniblement la promotion de son dernier roman. Bientôt, Conner révèle à Adam qu’il a reçu une offre des plus étonnantes qui va bouleverser sa vie.
Elle est la plus rousse, la plus myope, la plus sentimentale, la plus menteuse, la plus vraie, la plus déroutante, la plus obstinée, la plus inquiétante des héroïnes. La dame dans l’auto n’a jamais vu la mer, elle fuit la police et se répète sans cesse qu’elle n’est pas folle… Pourtant…
Deux flics que tout oppose, dans l’Espagne post-franquiste des années 1980, sont envoyés dans une petite ville d’Andalousie pour enquêter sur l’assassinat sauvage de deux adolescentes pendant les fêtes locales. Au coeur des marécages de cette région encore ancrée dans le passé, parfois jusqu’à l’absurde et où règne la loi du silence, ils vont devoir surmonter leurs différences pour démasquer le tueur.



Pour le petit Augusten, son père est une présence fantomatique, à peine signalée par une toux ou des volutes de tabac dans l’obscurité d’une pièce. Ce géniteur dévoré de psoriasis, Augusten l’aime plus que tout et ne souhaite qu’une chose : le lui prouver. Mais ce dernier en a décidé autrement et, peu à peu, l’amour se mue en une haine tenace et acerbe.
1878. Vincent Van Gogh arrive en Belgique pour se rendre ensuite en Provence où Gauguin le rejoint. Après le départ de ce dernier, Van Gogh se coupe une oreille et se fait interner dans un asile…