Jeunesse·Mes lectures

Chambre A2, de Julien PARRA

          Mélina et Mathieu sont tous deux en attente de transplantation à l’hôpital. Quand un hélicoptère s’écrase sur une des façades du bâtiments, on les place dans la même chambre faute de lits disponibles. Ces deux adolescents si différents vont peu à peu apprendre à se connaître et s’apprécier.

          Ce roman graphique m’a semblé plus proche du manga que de la BD traditionnelle, tant par les illustrations que par la manière d’aborder le récit. J’ai beaucoup aimé la construction de l’histoire. Elle est découpée en chapitres, chacuns séparés par une planche qui ne prend sens que plus tard dans le récit. J’ai particulièrement apprécié cette petite originalité. J’ai aussi aimé les dessins assez épurés mais efficaces. Les personnages sont dressés en quelques coups de crayons : leur personnalité se dégage nettement sans qu’il ne soit fait usage de beaucoup de mots.

          J’ai bien aimé aussi que l’histoire avance plus par l’image que par l’écrit. L’auteur arrive à trouver un équilibre intéressant entre texte et illustration. En revanche, l’histoire en elle-même m’a moyennement convaincue. On s’approche parfois dangereusement du cliché entre cette jeune fille de banlieue et ce garçon d’une timidité maladive. Si c’est touchant par moments, ça frôle parfois le lieu commun. La fin en queue de poisson m’a laissée perplexe, l’annonce d’une suite peut-être ? Une BD pleine de potentiel pas totalement exploité. Je pense toutefois qu’elle s’adresse plutôt à des adolescents un peu fleur bleue. Ma légère déception est sans doute due au fait que je n’appartient pas vraiment u public ciblé. Une assez belle découverte tout de même.

Mes lectures

Top ten tuesday (24/04)

          Top Ten Tuesday, un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il est désormais repris en français par Iani et son carnet de lecture.

Cette semaine, le thème est :

Les 10 livres que vous avez lus en une journée (ou plus rapidement que d’habitude)

          Je vais choisir ceux que j’ai lus plus vite que d’habitude parce qu’en une journée, il y en a plein, souvent des livres courts, des jours de désoeuvrement. Je vais donc plutôt me consacrer aux livres que j’ai eu l’impression de dévorer, même si il m’a quand même fallu un certain temps pour en finir certains.

1) Les démons de Dostoïevski. J’ai littéralement dévoré cette fresque en 3 tomes absolument passionnante.

2) La plupart des livres de Ruth Rendell. Surtout ses romans psychologiques, très prenants, une fois entamés on ne peut plus les lâcher.

3) Harry Potter de J. K. Rolling. Je les ai lu plus rapidement les uns que les autres, longue attente oblige.

4) L’espoir est une terre lontaine de Colleen Mc Cullough. Le titre ne paie pas de mine mais l’histoire de ce forçat envoyé pour coloniser l’Australie est tout bonnement passionnante.

5) Tous les Michel Folco. Le premier a été une révélation. J’ai lu Même le mal se fait bien quasiment d’une traite, y passant 2 nuit quasi-blanches à me tordre de rire. Deux critiques disponibles ici et.

6) L’appât de José Carlos Somoza. J’ai eu un peu de mal à démarrer mais le suspens devient vite intenable et pousse à tourner les pages aussi vite que possible. 

7) Le pacte de Minuit de David Whitley. Un roman pour adolescent très réussi dans lequel on se laisse facilement prendre.

8) Le royaume de Tobin de Lynn Flewelling. Une fresque médiéval fantasy inégale et parfois un peu facile mais dont l’histoire donne envie d’avancer vite vers le dénouement incertain.

9) Martin Eden. Mon premier Jack London. Un grand moment de littérature.

10) A la croisée des mondes. Une série que j’ai adorée !

          Une liste pas très représentative… J’ai l’impression d’avoir oublié l’essentiel mais ça ne me revient pas. En tout cas, dans l’ensemble, les livres que je lis vite sont ceux qui ont une histoire forte, parfois au détriment du style. Je dévore avant tout des romans aux personnages forts qui vivent de grandes aventures. Ca me donne envie de lire tout ça !

Mes lectures

Top ten tuesday (17/10)

          Top Ten Tuesday, un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Initialement créé par The Broke and the Bookish, il est désormais repris en français par Iani et son carnet de lecture.

Cette semaine, le thème est :

Les 10 plus gros pavés que vous avez lus

1) Le Seigneur des anneauxde J.R. R Tolkien. Le premier gros pavé que j’ai lu. Si je n’avais pas si peur d’être déçue, je le relirais. 

2) Les démons, de Fiodor Dostoïevski. Le livre qui m’a fait découvrir la littérature russe.

3) Anna Karénine, de Léon Tolstoï. Quelques longueurs tout de même…

4) Clarisse Harlowe, de Samuel Richarson. Vous me croirez si vous voulez mais la version abrégée reste un des plus gros pavés que j’ai lus !

5) Les oiseaux se cachent pour mourir, de Colleen Mc Cullough. Un bon gros mélo.

6) La mémoire des vaincus, de Michel Ragon. Une passionnante histoire de l’anarchisme.

7) Les mille automnes de Jacob de Zoet,  de David Mitchell. Le livre que je lis en ce moment et à ce rythme, je ne suis pas arrivée ! Ceci dit, il est très bien. 

9) Clara et la pénombre, de José Carlos Somoza. Un chef-d’oeuvre !

10) Le dit de Tianyi, de François CHeng. Un livre bouleversant.

         J’ai choisi de ne pas mettre les séries dans ce classement. Je sais que la nuance est parfois mince, mais Le seigneur des anneaux est un roman (en 3 tommes et 6 livres, je sais, c’est compliqué), alors qu’Harry Potter est une série. Je vous passe l’explication générique un rien pompeuse. Ceci explique l’absence de saga fantasy dont je fus un temps friande. Ceci dit, la liste doit être totalement fausse (mis à part pour les premiers), étant donné que j’ai lu un paquet de pavés et que je n’ai jamais mené d’étude comparative du nombre de pages. J’aurais donc pu ajouter L’ombre du vent, L’appât, L’espoir est une terre lointaine, et bien sûr les classiques : La bête humaine, Le rouge et le noir ou encore Madame Bovary.

Mes lectures

Un mariage à la mode, Joe KEENAN

          Quand Gilbert assiste au mariage d’un membre de sa belle-famille avec son amie Moïra, leur avenir s’éclaire soudain devant la pile de cadeaux : ils doivent se marier pour empocher le pactole, avant de divorcer quelques mois plus tard. Une idée qui semble aussi simple que géniale. Le problème ? Gilbert préfère les hommes, Moïra est mythomane et la belle-famille s’avère appartenir à la mafia. Leur projet infaillible va peut-être s’avérer plus dur à réaliser que prévu…

          Le « couple » demande l’aide de Philip, le meilleur ami de Gilbert (tout aussi gay que lui), pour les aider à mener à bien leur plan. C’est lui qui nous raconte l’histoire. Pour commencer, il faut trouver le moyen de financer un si grand mariage, traditionnellement payé par la famille de la mariée. Ensuite, il faut également faire croire à la stabilité du couple. Il n’est pas si aisé d’afficher son amour en public pendant les mois que durent les fiançailles ! Et puis il faut se rapprocher de la famille si on veut en tirer de beaux cadeaux. Tout ça sans s’emmêler les pinceaux dans ses mensonges. Le mariage n’est décidément pas une mince affaire !

          J’ai entamé ce livre avec un enthousiasme modéré. Mais faisant confiance au libraire qui me l’a conseillé, je m’y suis attaquée assez vite avant de changer d’avis. Ce n’est pas toujours d’une grande subtilité, le style n’est pas sans rappeler le théâtre de boulevard. Le style est léger et le rythme enlevé. Les péripéties se succèdent aussi vite que les bons mots. Au final, c’est cette incroyable énergie qui tient le tout et finit par convaincre. Un livre qui s’il ne brille pas toujours par sa finesse n’en est pas moins aussi drôle qu’agréable à lire. Une lecture rafraîchissante.

Mes lectures

Heureuse surprise matinale…

          Hier, le sujet du top ten de la semaine concernait les livres qu’on attendait avec impatience. En n°1, sans la moindre hésitation, j’avais placé François Cheng. L’éternité n’est pas de trop, bien que trop romantique à mon goût, m’avait tout de même tiré quelques larmes, Le dit de Tianyi m’avait bouleversée et reste l’un de mes souvenirs de lectures les plus forts. Je n’avais qu’une peur, que François Cheng, poète et spécialiste d’art oriental, n’écrive plus de romans.

          Ce matin, je suis allée à la librairie à côté de chez moi chercher des cartons pour mon déménagement (je sais, on s’en fiche de ça). Je jette un oeil aux ouvrages tout de même en passant. Et là, que vois-je ? François Cheng écrit en gros sur une couverture. Pas d’emballement, je pense tout d’abord à un nouvel essai. Je lis la 4° de couverture pour voir tout de même quel est le sujet. Et là… ô surprise ! Un roman, c’est un romaaaaaaaan !!!!!!!!!! Vous allez encore penser que je suis totalement dingue mais j’en aurais pleuré d’émotion.

          Une question se pose maintenant. Peut-on ne pas être déçu par un auteur que l’on place ainsi au dessus de tout ? Peut-on vraiment monter plus haut quand on a déjà atteint l’Olympe littéraire ? Est-il possible d’écrire une oeuvre qui ne comporte aucun raté, seulement des prodiges de sensibilité ? Depuis des années que j’attends ce livre (depuis avril 2005 très exactement, date où j’ai lu son chef-d’oeuvre, soit 7 ans d’une attente angoissée), comment pourrait-il être à la hauteur de mes espérances ? Evidemment je pourrais choisir de ne pas le lire et de n’être ainsi jamais déçue, mais ce serait également prendre celui de rater une belle surprise.  Et cela au moment où je viens à peine de commencer un énorme pavé, reportant de plusieurs semaines sans doute le début de cette lecture… Quel suspens intenable. Le verdict, dès que possible.

          Ah, et pour vous prévenir tout de même, le premier qui ose laisser ici un commentaire de ce livre avant que je ne l’aie lu, gâchant ainsi une surprise payée par une si longue attente, sera banni à tout jamais et maudit sur 3 générations !