Mes lectures

Chimère(s) 1887, 2 : Dentelles écarlates – Melanÿn, Peling, Vincent

          Chimère est une jeune fille de 13 ans qui a été vendue par ses tuteurs à la Perle Pourpre, un célèbre tripot parisien. Mais si la jeune fille semblait incarner l’innocence à son arrivée, elle apprend vite et se montre particulièrement futée. Un comportement qui pourrait bien lui attirer des ennuis dans un milieu où il vaut mieux faire profil bas.

25957

          J’avais bien aimé le premier tome de cette série (qui en compte trois), lu il y a déjà un certain temps. Le sujet me plaisait bien et j’avais trouvé le dessin très agréable, l’histoire était toutefois son point faible. Très longue à démarrer, elle laissait finalement assez peu de place à la petite Chimère, qui en est pourtant l’héroïne. Mais c’est souvent le défaut des premiers tomes, ce sont ceux où l’univers se met en place et ils sont bien souvent d’une extrême lenteur. De ce point de vue, ce deuxième tome est bien meilleur. On est cette fois directement placés au cœur de l’histoire et le rythme est beaucoup plus soutenu, avec de nombreux rebondissements.

album-page-large-16329

          Si cette suite tient dans l’ensemble les promesses faites par le premier tome, je suis toutefois un peu restée sur ma faim. J’ai un peu regretté que les personnages, et notamment celui de Chimère, ne soient pas un peu plus fouillés. Ce n’est évidemment jamais simple d’aller à l’essentiel d’un personnage en quelques bulles à peine, c’est l’une des difficultés à laquelle se heurte bien souvent la BD. En intégrant des faits et personnages historiques ainsi que l’amorce d’une trame policière, j’ai eu l’impression que l’histoire se dispersait et perdait un peu de vue l’essentiel : Chimère. Malgré tout, cette BD reste très agréable à lire et ce tome-ci se concluant sur un moment particulièrement fort, on a hâte d’en lire la suite, en espérant que le troisième toma viendra clôturer cette série en beauté.

pl1

Photo

Fleurs de printemps

DSC_0136   DSC_0125   DSC_0205

DSC_0201  DSC_0108  DSC_0140

Une petite balade en montagne le jour de la fête des mères et des fleurs partout sur le chemin. En voici quelques unes…

DSC_0122   DSC_0106   DSC_0219

DSC_0245   DSC_0264  DSC_0129

Cuisine·Divers

Divins chocolats de Patrick Roger

          Il y a peu, en me promenant dans le quartier Saint Germain, je suis tombée sur l’une des boutiques de Patrick Roger, le chocolatier célèbre pour ses sculptures en chocolat. Je me suis donc arrêtée pour en déguster quelques uns. 

PATRICK ROGER

          La devanture est splendide, avec des présentations assez impressionnantes. C’était début mai, il y avait des brins de muguet, des grenouilles, des poules aussi je crois. Un travail très fin et spectaculaire qui fait la réputation de l’artiste, meilleur ouvrier de France. Une fois à l’intérieur, on change un peu de décor. La boutique est très dépouillée. Un grand comptoir, une longue table d’exposition avec quelques mini sculptures et des boîtes de chocolat, et c’est tout. On est presque déçu de ne pas avoir plus de choix. En même temps on se dit que cela doit également être un signe de qualité. Si le chocolatier propose si peu de choix, chaque chocolat doit être particulièrement travaillé.

Patrick-Roger-interieur-boutique-sculpteur-de-chocolat-paris-blog-hotel-art-ensuite-elysees-mermoz

          J’ai donc acheté quelques uns de ses chocolats pour les goûter. Mon choix s’est porté sur thym citron, rhum raisin et citron basilic pour les chocolats « classiques ». Mais aussi des demi-sphères à la prunelle pour les unes et caramel-citron vert pour les autres. Vous remarquerez que c’était quand même très citronné comme sélection ! Le thym citron était un brin décevant mais le citron basilic en revanche fonctionne particulièrement bien. Le rhum-raisin aussi est une belle réussite. Quant aux demi-sphères, leur goût est tout simplement incroyable, un vrai régal !

PatrickRoger-03

          C’est donc sans la moindre surprise que je peux vous confirmer que les chocolats de Patrick Roger méritent leur réputation. En revanche, côté prix, c’est loin d’être donné ! Les chocolats à l’unité sont déjà très chers mais les demi-sphères, aussi belles que bonnes, sont à des tarifs carrément prohibitifs ! Par contre, les emballages sont très soignés et franchement luxueux avec de véritables écrins-bijoux pour les créations les plus fragiles. Pour goûter une fois dans sa vie, c’est bien mais je ne suis pas sure de renouveler l’expérience (on ne sait jamais, au cas où je ne puisse plus m’en passer après, mieux vaut rester prudent). Les boîtes sont d’un rapport quantité/prix un peu meilleur et pour faire un cadeau à un amateur de chocolat, je n’hésiterais pas à me servir ici. Des chocolats succulents mais hors de prix, à goûter au moins une fois. La vitrine quand à elle, se dévore avec les yeux, pour rien du tout !

patrick-roger-chocolatier

Patrick Roger

2/4 place Saint-Sulpice

75006 Paris

Retrouvez la liste des boutiques ici

… et pour celle des créations, c’est par-là.

Expositions

Paris 1900, la ville spectacle à découvrir d’urgence au Petit Palais

          Paris 1900 : l’exposition universelle et l’émergence ou la prolongation de nombreux courants dans une grande émulation artistique. L’âge d’or de Rondin, Cézanne ou Renoir et la naissance de l’Art Nouveau. Que de choses nouvelles en ce début de siècle ! Elle sont à découvrir au Petit Palais, lui même enfant de 1900.

affiche

          Je dois avouer que je ne savais pas trop à quoi m’attendre en allant voir cette exposition. Je crois que je pensais surtout qu’il y aurait beaucoup de photographies et de tableaux assez classiques. Le thème en tout cas me tentait beaucoup ! D’ailleurs, je ne suis visiblement pas la seule à avoir eu cette idée : à la première tentative, il y avait beaucoup de monde et le vigile nous a conseillé de réserver avant de venir et de venir tôt en raison du grand nombre d’œuvres exposées, au deuxième essai, il n’y avait plus de places disponibles à la réservation, la troisième fois fut la bonne. Il est rare de voir tant de monde au Petit Palais qui propose pourtant toujours des expositions très intéressantes (parmi les très belles surprises Jordaens en début d’année ou Félix Ziem la saison passée).

3_Binet_porte_monumentale

          Dès la première salle, j’ai été assez surprise par cet accrochage. Le début de l’exposition est consacré à l’Exposition Universelle. J’ai appris plein de choses, notamment les dates de constructions du Petit et du Grand palais que je pensais bien plus anciennes. Il y a beaucoup de dessins de projets architecturaux qui n’ont jamais vu le jour et que j’ai trouvé très intéressants. Après ce premier grand thème, une grande salle magnifique est consacrée à l’Art Nouveau. C’a été une excellente surprise ! J’avais été très déçue par l’exposition Art Nouveau à la Pinacothèque et j’ai trouvé dans celle-ci ce qui m’avait manqué dans l’autre : du beau mobilier, des bijoux, des tableaux… Une diversité qui nous plonge dans cette période avec délices. Et bien sûr, Mucha est à l’honneur.

exposition-paris-1900-L-0iq5lg

          Mais ce n’est pas la dernière surprise que réserve cette exposition. En effet, après l’Art Nouveau, on passe aux peintres et sculpteurs exposés alors au Salon : Renoir, Cézanne, Rodin… Tous les grands noms sont au rendez-vous, ce à quoi je ne m’attendais pas vraiment. Il y a certains artistes également que je ne connaissais pas et dont j’ai trouvé le travail très intéressant. Il y a une profusion de toiles surprenante. L’éclairage n’est pas forcément très réussi et ne met pas beaucoup en valeur les œuvres, c’est un peu dommage. Un peu plus loin, sont également présentées des robes et autres pièces vestimentaires qui donnent un bon aperçu de la mode de l’époque (là aussi ça rappelle une exposition récente, Roman d’une garde-robe, mais avec un peu plus de réussite). Bien que n’étant pas passionnée par les chiffons j’avoue avoir apprécié cette salle qui m’est apparue en quelque sorte comme une pause légère dans le parcours.

thumb

          Viennent ensuite les cabarets. Là aussi, beaucoup de choses intéressantes et une pièce sur les maisons de plaisir avec un mur de photos très réussi. Il y avait beaucoup de monde et certaines pièces sont assez exigües, j’ai bien cru qu’une dame allait décrocher un tableau avec son sac à dos en regardant une vidéo dans un endroit particulièrement étroit. La scénographie est parfois un peu chargée et l’éclairage assez chiche ne met guère les toiles en valeur dans certaines salles. Toutefois dans l’ensemble, il n’y a pas grand chose à reprocher à cette exposition d’une grande richesse. Elle couvre des domaines très variés et permet de se faire une idée de la vie parisienne des années 1900. Une belle exposition qui par sa richesse et sa variété saura séduire le plus grand nombre. N’hésitez pas à aller découvrir les petites merveilles qu’elle vous réserve.

lld-appassionata

Paris 1900, la ville spectacle

Petit Palais

Avenue Winston Churchill

75008 Paris

Du 2 avril au 17 août 2014

Du mardi au dimanche de 10h à 18h, 20h le jeudi

11€

Divers

Mai, le bilan

          Un mois de mai bien calme côté culture ! 5 livres lus malgré pas mal de temps à consacrer à mes lectures. Il faut dire que Confiteor m’a longuement occupée avec ses 700 pages en grand format et d’une écriture pas des plus faciles. Uniquement de bonnes surprises toutefois avec BW de Lydie Salvaire et La scierie, texte anonyme d’un réalisme poignant. Et puis Lulu, femme nue, une BD touchante, tout en finesse.

          Ce fut la déroute la plus totale d’un point de vue cinématographique. Seulement 2 films vus en mai, la honte ! On est loin du film hebdomadaire que je m’étais fixé (d’autant plus que je comptais rattraper les 3 ou 4 films que j’avais en retard). Lamentable… Un gros coup de coeur quand même pour Pas son genre dont je vous parlerai bientôt. Au  moins, je ne pourrai que faire mieux en juin.

v2 sig

          Heureusement, j’ai tout de même vu une pièce de théâtre (la surprenante adaptation de Cyrano à l’Odéon) et deux expositions (Indiens des plaines au Quai Branly et Paris 1900 au Petit Palais). Et puis de jolies balades dans les Pyrénées et sur la Côte Vermeille et quelques belles découvertes culinaires avec notamment un restaurant afghan dont je vous parlerai bientôt. Allez, après cette sérieuse baisse de régime, je me rattrape en juin, promis !

Et vous, qu’avez-vous fait ce mois-ci ?