Divers

Juillet, le bilan

          Alors, alors, ce mois de juillet ? Ma foi, pas bien terrible. Le moral un peu en berne, pas mal de fatigue, je me traîne en ce début d’été où je n’ai quasiment rien fait. Pas énormément de lectures alors que j’ai une pile de livres à lire pour la rentrée qui commence à grimper dangereusement et assez peu de coups de cœur. 6 livres lus il me semble, dont un jeunesse. Pas d’énorme coup de cœur mais j’ai beaucoup aimé Personne ne gagne (surtout la 1° moitié), Rose-Mercie m’a touchée et j’ai énormément ri avec Dirty Sexy Valley.

          La catastrophe côté cinéma. Un seul film vu, Une femme extraordinaire, qui m’a donné envie de retourner plus au cinéma, ce que je n’ai pas fait (et je doute fort que ce soit mieux en août). J’avais rarement connu période aussi creuse de ce côté-là !
Presque aussi peu de films vus depuis chez moi. Quelques séries mais là aussi c’est calme. J’ai enfin pris le temps de regarder True detective, qui n’a pas été le coup de cœur escompté. J’ai également enfin vu la saison 6 de Games of throne.

          Pour le reste… eh bien, pas de théâtre, pas de concert, pas trop de sorties quoi. Quand je vous dit que 2017 est une année bien calme pour moi ! Je suis un peu au ralenti… Espérons que ça va s’arranger dans les prochaines semaines. J’ai toutefois vu l’expo Rehab 2, vraiment sympa. La seule bonne nouvelle dans tout ça, c’est plus de temps passé avec des gens que j’aime, ce n’est déjà pas si mal. Et vous, vous prévoyez quoi pour cet été ?

Mes lectures

L’arche de Darwin de James Morrow

          Actrice sans rôle, Chloe Bathurst décroche un emploi de gardienne de zoo chez Charles Darwin où elle rencontre toutes sortes d’animaux exotiques, ainsi que différentes théories scientifiques d’une modernité étonnante. Pour sortir son père de l’hospice, elle vole la première mouture de la théorie de l’évolution et s’inscrit au Grand concours de dieu, qui offre 10 000 £ à qui prouvera ou réfutera l’existence d’un être suprême.

Couverture de l'Arche de Darwin

          Allez savoir pourquoi je lis assez peu en ce moment, je me laisse très facilement distraire par la moindre connerie qui passe à la télé (ce qui n’est pas peu dire). Ce n’est pourtant pas faute d’avoir de quoi faire ! Avec tout ça, je n’ai donc toujours pas fini de lire les sorties des mois de mai-juin, alors même que les titres de la rentrée littéraire s’empilent déjà dangereusement. Je ne sais pas pourquoi – comme souvent – mais ce livre me tentait bien. Je me suis dit qu’il me changerait de mes habitudes et jusque-là, ce type de récit qui tournent (même vaguement) autour de l’histoire et de la science, ont toujours été de bonnes surprises.

          Je dois avouer avoir été assez surprise par le style très… enlevé ! J’ai beaucoup aimé. Ca ne manque pas d’humour. L’histoire est assez invraisemblable mais j’ai aimé sa fantaisie et ses très nombreux rebondissements. La première moitié a été un vrai régal ! Je me suis un peu lassée par la suite. Que l’histoire devienne de plus en plus improbable ne m’a bizarrement pas trop dérangée. C’est plutôt rigolo, c’est loufoque mais ça fonctionne. Mais les très nombreux rebondissements ont fini par me fatiguer un peu. Le roman est assez long est malgré une histoire riche en surprises, la lassitude a fini par se faire sentir. Dans l’ensemble, ç’aura tout de même été une agréable lecture qui ne manque pas d’originalité.

Portrait de James Morrow

La seule excuse de Dieu est qu’il n’existe pas.

Cinéma

Wonder woman

          Film d’action, aventure, fantastique américain de Patty Jenkins avec Gal Gadot, Chris Pine, Connie Nielsen
C’était avant qu’elle ne devienne Wonder Woman, à l’époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s’écrase sur l’île paradisiaque où elle vit, à l’abri des fracas du monde. Lorsqu’il lui raconte qu’une guerre terrible fait rage à l’autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu’elle doit enrayer la menace. En s’alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l’étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin.

Wonder woman affiche

          Bon, voilà un gros morceau auquel je m’attaque. J’avais tout entendu sur ce film, le meilleur comme le pire, la plupart des avis étant finalement mitigés. Je vous préviens, gros spoils à l’horizon. Je vois difficilement comment dire ce que je n’ai pas aimé sans dévoiler la totalité de l’intrigue donc si vous voulez voir le film et garder la surprise, je vous déconseille d’aller au delà du premier paragraphe de cet article. Voici quand même pour vous le résumé de mon article : j’ai bien aimé le premier tiers, je me suis ennuyée durant le deuxième et j’ai trouvé le troisième ridicule. Voilà. Beaucoup d’espoirs déçus en somme. J’ai quand même bien rigolé, mais je ne crois pas que c’était le but.

Image de Wonder woman

          Le début donc m’a plutôt plu. C’est un peu maladroit peut-être par certains aspects mais c’est sympathique. Un monde de femmes idyllique, une petite fille intelligente (mais un peu chiante quand même) avec une jolie bouille, quelques combats et de la mythologie (revue et corrigée) : on est pas mal. La musique est sympa et surtout, on se dit qu’on va enfin avoir affaire à une héroïne forte et à un vrai scénario en prime. C’était un peu optimiste. Un gugusse débarque, on est pendant la première guerre mondiale même si les costumes m’évoquent plutôt la seconde – mais je ne suis pas très calée en histoire – et il est dans de sales draps. Je n’ai pas trop compris comment il aurait bien pu tomber sur une île invisible mais bref, on sen fout. Machine (devenue adulte) est gentille, elle l’aide. Et elle va partir sauver le monde à ses côtés par la même occasion. Jusque-là, je suis toujours.

Image de Wonder woman

          Arrivée à Londres, elle découvre un monde dont elle ignore tout. Elle est un peu niaise mais étant donné les circonstances, on comprend sa naïveté. Il y a quelques moments plutôt drôles, une ébauche de plan pour la suite, là encore, malgré quelques incohérences, j’aime bien, je me dis que décidément, je vais bien aimer ce film. Les combats commencent, plus ou moins réussis (il y a de sérieux problèmes de crédibilité que je vous épargne mais bon, dans un film de super-héros on pardonne plus facilement ce genre de choses), Diana est héroïque, elle se fait des copains, ça ne fonctionne toujours pas trop mal même si plus ça va, plus ça traîne en longueur. Mais je me dis que c’est pour mettre en place l’histoire, préparer la suite, il faut savoir être patient, le rythme ne peut pas être toujours soutenu, il faut bien quelques temps de narration.

Image de Wonder woman

          Sauf que ce qui se prépare, c’est la mort du scénario. Les incohérences deviennent de plus en plus fréquentes, l’amour s’en mêle faisant de Wonder Woman une potiche de plus qui se dévoue pour son homme – enfin, quand elle ne boude pas, parce que les femmes sont susceptibles – et arrive le grand méchant Arès (qui n’est pas celui qu’on croyait), rien moins que le méchant le plus ridicule de l’histoire des méchants. Il y a une réelle volonté de surprendre, c’est le cas, mais ça ne fonctionne pas du tout, c’est totalement ridicule. La fin est absurde et assaisonnée de mièvrerie. Joli mélange. Après, je suis bon public, je n’ai pas passé un mauvais moment, j’ai aimé certaines choses, ce qui m’a dérangé c’est qu’on ne partait pas si mal et ça va de mal en pis. Dommage, j’ai vraiment cru que j’allais aimer. Finalement, j’ai trouvé ça divertissant, mais de là à parler d’un bon film… Je vous conseille de lire l’avis de l’odieux connard, il a visiblement eu les mêmes pensées que moi pendant le film, quasi mot pour mot, en moins indulgent… J’ai beaucoup ri en lisant sont avis !

Divers

Le bilan des 1600

          Ca fait longtemps que je n’ai pas mis un article un peu personnel sur le blog. La semaine dernière, j’ai publié mon 1600° article. 1600 ! Vous imaginez ? D’accord, il faut dire qu’en 7 ans j’ai eu le temps d’écrire aussi. Mais même si j’écris bien moins qu’avant, l’air de rien, ça commence à chiffrer. Les 5 premières années du blog, j’ai écrit tous les jours ou presque. J’ai rencontré plein de gens, j’ai pris un plaisir fou à ce que je faisais et j’ai eu bien plus de visites que j’en espérais.

          Et puis j’ai eu des problèmes de santé. Au début, j’ai continué à écrire autant mais ça a fini par devenir compliqué puis complètement impossible. J’ai écrit moins, moins bien aussi mais je n’ai pas totalement laissé tombé, bien que l’envie s’en soit parfois fait sentir et qu’il y ait eu des période de pause. Petit à petit, les visites s’en sont ressenties. Depuis quelques temps, je suis revenue à des publications plus régulières. D’abord 2 articles par semaine, puis 3. Certes, ce n’est pas les 5 ou 6 d’il y a quelques années, mais ce n’est déjà pas si mal.

          Pourtant, les visites continuent à s’effondrer. Au début, j’ai essayé de ne pas y faire attention, je me suis dit que ça finirait bien par remonter avec du temps et de la patience. Mais non, ça continue à baisser inexorablement et c’est assez minant. L’impression d’écrire dans le vide. Le moment de la remise en question a fini par arriver : est-ce que je dois continuer ? Si l’écriture est moins facile et qu’il n’y a plus personne pour me lire, pour quoi faire ? Je ne suis toujours pas sure d’avoir trouvé la réponse.

          La première raison, c’est bien sûr l’attachement à ce blog. 7 ans de travail, ça ne se jette pas à la poubelle comme ça ! Et puis les petits mots d’encouragement de gens que j’apprécie, voire que j’admire. Je me suis rendue compte aussi qu’avec le temps, beaucoup de mes abonnés n’étaient plus actifs sur internet et que je faisais sans doute moins l’effort d’aller en pêcher de nouveaux : commenter chez les autres, partager constamment sur les réseaux sociaux, être présent partout, tout le temps… Ca prend une énergie dingue ! Si je n’ai pas arrêté, c’est vrai que j’ai quand même baissé le rythme.

          Il y a aussi les catégories qui ont disparu du blog faute de temps et de matière : la cuisine et la photo. Bien sûr, j’adore toujours ça mais ça prend moins de place dans ma vie en ce moment, j’ai donc supprimé ces deux catégories pour me recentrer sur la culture, me privant ainsi d’une grosse partie de mon trafic. Côté lecture je suis dans une longue phase d’exploration de la littérature contemporaine. J’y prends beaucoup de plaisir mais c’est sans doute moins porteur que les classiques côté visites. J’ai sans doute un peu raté le virage réseaux sociaux. Je suis assez active sur Twitter mais c’est à peu près tout. Et entre temps Youtube a pris énormément de place chez les amoureux des livres, nous pauvres blogueurs sommes totalement dépassés, de vrais dinosaures.

          Je ne suis pas sure de changer grand chose côté contenu. Je délaisse peu à peu les articles groupés mis en place lorsque j’écrivais moins, mais je continuerai à en faire quelques uns à l’occasion. Je vais essayer de faire un peu de tri dans le blog : revoir les mises en pages qui ont sauté, vérifier les liens inactifs, refaire mes catégories. Avec 1600 articles au compteur, c’est un travail de fourmi ! Comme toujours, toute suggestion est la bienvenue. J’hésite à remettre le rendez-vous du samedi : l’actu de la semaine, même si je ne suis plus autant plongée dans l’actu qu’avant. Au mieux de sa forme, ce blog attirait près de 400 visiteurs par jour. Aujourd’hui il y a des jours où j’en ai à peine 40, c’est absolument décourageant.

          J’espère qu’avec du temps et de la patience, ça remontera un peu et surtout que je retrouverai le plaisir d’échanger avec une communauté active. Aujourd’hui les 3/4 de mes visites viennent d’articles écrits il y a 5 ou 6 ans ! Les petits nouveaux sont plus ou moins invisibles. Je n’ai évidemment pas de solution miracle, j’espère simplement ne pas être à cette charnière qui me dit qu’il est temps d’arrêter et de passer à autre chose sans que je m’en rende compte. Même si je suppose qu’un blog ne peut pas vraiment être éternel. Il est pour moi un vrai pense-bête : il contient toutes mes lectures, toutes mes sorties, tous mes bons et mauvais moments depuis 7 ans, comment s’en séparer ?

          Je suppose que tout blogueur a eu ses moments de doute et de découragement, je suis déjà hyper chanceuse d’avoir passé 5 années sans le moindre nuage. J’espère qu’il y en aura d’autres. Je remercie ceux qui sont présents depuis tout ce temps et font vivre cette page. Depuis toutes ces années, je sais qu’il y a des types d’articles qui marchent généralement mieux que d’autres mais je ne me résous pas à choisir mes lectures ou mes sorties en fonction de ce qui pourrait plaire. Restons spontané ! Peut-être un peu trop ? Je suppose qu’avec le temps, on prend ses petites habitudes, on se renouvelle moins. Je ne sais pas si j’arriverai à redonner un nouveau souffle à ce blog, mais on va essayer. Et vous, vous est-il déjà arriver de tout remettre en cause ?

Expositions

Shakespeare romantique

          Il y a quelques temps j’ai eu l’occasion d’aller découvrir l’exposition « Shakespeare romantique » à Saint-Omer. Etant assez fascinée par Shakespeare (et ne voyant pas bien ce qu’il venait faire chez les romantiques), j’étais très curieuse de savoir de quoi il retournait. Je n’étais jamais allée à Saint-Omer – ni dans la région – et j’ai trouvé la ville très mignonne. C’est facilement accessible depuis Paris et ça se fait très bien dans la journée, grâce au TGV jusqu’à Lille. C’est donc tout à fait envisageable de se lever un peu tôt et d’aller découvrir l’exposition et la ville sans avoir à y dormir. Même si vu le prix des billets (comptez 60 à 80€ l’aller-retour), autant y dormir et profiter du week-end pour découvrir un peu la région.

Exposition Shakespeare romantique

          Je dois dire que j’ai été agréablement surprise par cette exposition. Elle commence par ce qui fut son point de départ : la découverte d’une édition originale du théâtre de William Shakespeare. Un livre rare dont j’ai beaucoup aimé entendre conter l’histoire de la découverte, d’autant plus que c’est un auteur que j’apprécie. Et puis vous l savez, les livres sont clairement mon point faible ! Je ne connaissais pas vraiment les liens entre les romantiques et l’œuvre de William Shakespeare, j’ai beaucoup aimé les découvrir et j’ai appris pas mal de choses. Shakespeare était au début du XIX° s. assez peu connu en France, mais son théâtre revient sur le devant de la scène à la fin du XVIII° s. en Angleterre et au début du XIX° s. en France, créant un réel engouement chez de nombreux artistes, notamment Delacroix.

Exposition Shakespeare romantique

          Les œuvres exposées sont plus ou moins intéressantes mais il y a quelques belles pièces et de grands noms s’y retrouvent avec des prêts du musée Delacroix et du Louvre. La scénographie est réussie et poétique, avec de jolies silhouettes sculptées qui nous plongent dans l’univers des pièces de Shakespeare. Dommage que certains éclairages créent de gros reflets sur certaines œuvres sous vitrine (comme souvent). Le parcours est chronologique et bien conçu. Il y a également une volonté d’interaction avec des tableaux tactiles pour les enfants et les visiteurs mal-voyants. Une programmation est également prévue autour de l’exposition avec des visites théâtralisées et des lectures. Dans l’ensemble, c’est une très jolie exposition, intéressante qui plus est. L’occasion pour les amoureux de Shakespeare d’aller découvrir Saint-Omer, une petite ville qui ne manque pas de charme.

Bandeau de l'exposition Shakespeare romantique

Shakespeare romantique

Musée de l’hôtel Sandelin
14 rue Carnot 62500 Saint-Omer

Jusqu’au 30 août 2017

Du mercredi au dimanche, de 10h à 12h et de 14h à 18h
Ouvert le lundi et le mardi aux groupes, uniquement sur réservation
Fermé les jours fériés

Plein tarif : 5€50