Wonder woman

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          Film d’action, aventure, fantastique américain de Patty Jenkins avec Gal Gadot, Chris Pine, Connie Nielsen
C’était avant qu’elle ne devienne Wonder Woman, à l’époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s’écrase sur l’île paradisiaque où elle vit, à l’abri des fracas du monde. Lorsqu’il lui raconte qu’une guerre terrible fait rage à l’autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu’elle doit enrayer la menace. En s’alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l’étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin.

Wonder woman affiche

          Bon, voilà un gros morceau auquel je m’attaque. J’avais tout entendu sur ce film, le meilleur comme le pire, la plupart des avis étant finalement mitigés. Je vous préviens, gros spoils à l’horizon. Je vois difficilement comment dire ce que je n’ai pas aimé sans dévoiler la totalité de l’intrigue donc si vous voulez voir le film et garder la surprise, je vous déconseille d’aller au delà du premier paragraphe de cet article. Voici quand même pour vous le résumé de mon article : j’ai bien aimé le premier tiers, je me suis ennuyée durant le deuxième et j’ai trouvé le troisième ridicule. Voilà. Beaucoup d’espoirs déçus en somme. J’ai quand même bien rigolé, mais je ne crois pas que c’était le but.

Image de Wonder woman

          Le début donc m’a plutôt plu. C’est un peu maladroit peut-être par certains aspects mais c’est sympathique. Un monde de femmes idyllique, une petite fille intelligente (mais un peu chiante quand même) avec une jolie bouille, quelques combats et de la mythologie (revue et corrigée) : on est pas mal. La musique est sympa et surtout, on se dit qu’on va enfin avoir affaire à une héroïne forte et à un vrai scénario en prime. C’était un peu optimiste. Un gugusse débarque, on est pendant la première guerre mondiale même si les costumes m’évoquent plutôt la seconde – mais je ne suis pas très calée en histoire – et il est dans de sales draps. Je n’ai pas trop compris comment il aurait bien pu tomber sur une île invisible mais bref, on sen fout. Machine (devenue adulte) est gentille, elle l’aide. Et elle va partir sauver le monde à ses côtés par la même occasion. Jusque-là, je suis toujours.

Image de Wonder woman

          Arrivée à Londres, elle découvre un monde dont elle ignore tout. Elle est un peu niaise mais étant donné les circonstances, on comprend sa naïveté. Il y a quelques moments plutôt drôles, une ébauche de plan pour la suite, là encore, malgré quelques incohérences, j’aime bien, je me dis que décidément, je vais bien aimer ce film. Les combats commencent, plus ou moins réussis (il y a de sérieux problèmes de crédibilité que je vous épargne mais bon, dans un film de super-héros on pardonne plus facilement ce genre de choses), Diana est héroïque, elle se fait des copains, ça ne fonctionne toujours pas trop mal même si plus ça va, plus ça traîne en longueur. Mais je me dis que c’est pour mettre en place l’histoire, préparer la suite, il faut savoir être patient, le rythme ne peut pas être toujours soutenu, il faut bien quelques temps de narration.

Image de Wonder woman

          Sauf que ce qui se prépare, c’est la mort du scénario. Les incohérences deviennent de plus en plus fréquentes, l’amour s’en mêle faisant de Wonder Woman une potiche de plus qui se dévoue pour son homme – enfin, quand elle ne boude pas, parce que les femmes sont susceptibles – et arrive le grand méchant Arès (qui n’est pas celui qu’on croyait), rien moins que le méchant le plus ridicule de l’histoire des méchants. Il y a une réelle volonté de surprendre, c’est le cas, mais ça ne fonctionne pas du tout, c’est totalement ridicule. La fin est absurde et assaisonnée de mièvrerie. Joli mélange. Après, je suis bon public, je n’ai pas passé un mauvais moment, j’ai aimé certaines choses, ce qui m’a dérangé c’est qu’on ne partait pas si mal et ça va de mal en pis. Dommage, j’ai vraiment cru que j’allais aimer. Finalement, j’ai trouvé ça divertissant, mais de là à parler d’un bon film… Je vous conseille de lire l’avis de l’odieux connard, il a visiblement eu les mêmes pensées que moi pendant le film, quasi mot pour mot, en moins indulgent… J’ai beaucoup ri en lisant sont avis !

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  1. Ton article aussi m’a bien fait rire^^ « Gugusse », « Machine »… 😉
    Je suis allée voir ce film en laissant mon esprit critique (voire historique, même si je suis pas toujours très calée) à la porte, donc je n’ai pas relevé autant d’incohérences et de soucis de crédibilité (enfin, pas plus que d’habitude) (je me rappelle juste avoir pouffé avec mon ami quand ils arrivent à Londres en bateau après une nuit en mer, mais ça c’est habituel il ne se passe pas un film sans qu’il n’y ait un problème de raccord temporel, on appelle ça le syndrome Shield, du nom de la série où ils se rendent en avion de partout dans le monde en 10 minutes, mais je digresse^^).
    Bref tout ça pour dire que j’ai globalement bien aimé, même si on m’avait parlé d’un film féministe, et qu’au final je n’ai pas bien vu le féminisme, voire au contraire des clichés qu’on nous sert à longueur de temps.
    Le vilain Ares, je l’avais repéré dès le début, c’est toujours louche les personnages secondaires à qui on donne un peu d’importance (déformation professionnelle).

    Cela étant j’ai beaucoup aimé l’esthétique du film, les couleurs, l’ambiance. Le passage où elle passe par dessus les tranchées (ok, on repassera pour la crédibilité) est particulièrement saisissant, son costume couleur qui tranche avec le gris de la terre et des soldats…
    Mais c’est un peu aussi ce que je reproche à tous les films de super héros de ces dernières années : beaucoup d’esthétique, mais des failles scénaristiques ultra décevantes, sans parler d’un manque d’originalité lassant. Quand toutes les séries Marvel et DC ont commencé à sortir, j’étais extatique, ayant grandi dans ce monde de par mon père qui dévorait les comics étant jeune (je porte quand même le prénom de la femme du Dr Strange, hé!) (Celui là de film je l’ai bien aimé par contre, mais bon en même temps je n’ai pas bien d’objectivité avec Benedict, et pareil les couleurs étaient splendides). Maintenant, c’est toujours vu et revu, bof.

    J’ai ri plus que de raison devant la chronique de l’odieux connard. Les dialogues revus et corrigés sont hilarants. (et je vois qu’il a aussi relevé les problèmes de raccord temporel, ça fait plaisir^^)
    « C’est un film américain, ça se tient, notez », cela résume à peu près tout.

    (j’ai été bien bavarde ce matin !)

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