Un mois de juin pas trop catastrophique pour une fois (on progresse hein ?) mais étrangement peu productif. A croire que je tourne un peu au ralentis quand même. Seulement 5 livres lus si mes calculs sont bons. J’ai beaucoup aimé La mythologie viking et Personne ne gagne. Pas terrible terrible comme performance toutefois.
Côté cinéma, encore un bilan plus que mitigé avec 4 films vus. Le seul que j’ai bien aimé est Ce qui nous lie, dont je vous parlerai bientôt.
Moins de films vus depuis chez moi que d’habitude et ce mois-ci encore j’ai oublié de les noter… Moins de séries également, pas de nouvelles découvertes.
Pas de concerts ce mois-ci mais une soirée cubaine et la magnifique pièce Edmond au Palais Royal. Enfin, j’ai visité le musée Rodin et vu l’exposition La pierre sacrée des maori au Quai Branly.Un mois pas si mauvais donc, même si je me suis connue plus productive. Pas mal de lectures en attente pour cet été, avec la rentrée littéraire qui se profile déjà. Je vais donc essayer d’accélérer un peu le rythme. Verdict dans un mois.
Décembre 1897, Paris. Edmond Rostand n’a pas encore trente ans mais déjà deux enfants et beaucoup d’angoisses. Il n’a rien écrit depuis deux ans. En désespoir de cause, il propose au grand Constant Coquelin une pièce nouvelle, une comédie héroïque, en vers, pour les fêtes. Seul souci : elle n’est pas encore écrite. Faisant fi de caprices des actrices, des exigences de ses producteurs corses, de la jalousie de sa femme, des histoires de coeur de son meilleur ami et du manque d’enthousiasme de l’ensemble de son entourage, Edmond se met à écrire cette pièce à laquelle personne ne croit. Pour l’instant, il n’a que le titre : Cyrano de Bergerac.
Depuis quelques mois déjà, tout Paris (ou presque) parle de cette pièce inspiré de la vie d’Edmond Rostand, l’auteur du célèbre Cyrano de Bergerac. J’avais hésité à aller la voir à Noël, puis pour mon anniversaire, mais les tarifs légèrement exorbitants de ce théâtre privé m’avaient un peu découragée (c’est que je n’ai plus les moyens moi ma bonne dame). J’ai donc honteusement profité de la venue de ma maman sur Paris pour me faire inviter. Je sais ce n’est pas bien. Mais voyez-vous, j’adore Cyrano, cette pièce mi comique mi tragique est pour moi un des plus grands chef d’œuvres du répertoire français. Je ris aux premières scènes, j’admire la tirade du nez, je pleure toujours à la fin et la scène du balcon m’émeut à chaque fois. Un miracle sans cesse renouvelé.
Photo : Alejandro Guerrero
La pièce a déjà été prolongée deux fois et a fait un carton aux Molières. C’est un signe ! Puisque les autres pièces qui nous tentaient étaient complètes ce soir là, nous nous sommes dit que c’était le moment où jamais. Grand bien nous en a pris ! Autant si ç’avait été nul vous m’auriez entendu râler pendant une semaine, mais là, ça valait largement son prix. J’ai tout simplement adoré. De la première scène à la dernière, j’ai été constamment émerveillée. C’est intelligent, vif, drôle, bien construit et même intéressant, c’est dire si ça multiplie les points forts. C’est aussi très bien interprété. Que des qualités en somme. Avec cette mise en scène Alexis Michalik frappe un grand coup. Le seul bémol vient du théâtre. Pour 38€ nous étions tout en haut (au centre certes) sur des sièges pas bien large et la pièce n’étant pas climatisée, c’était une étuve, il devait bien faire 40° à la fin du spectacle.
Photo : Alejandro Guerrero
La pièce revient sur la création de Cyrano de Bergerac. J’avoue que si j’aime beaucoup la pièce, je ne connaissais rien de sa création, ni même de son auteur. J’avais peur que ce ne soit pas palpitant mais pas du tout, c’est très prenant et surtout intelligemment construit. La création de la pièce semble avoir été épique et on rit beaucoup. On retrouve toutes les scènes les plus célèbres de Cyrano, les fans ne se sentiront pas lésés. Pour ceux qui n’aurait jamais vu la pièce, l’intrigue étant bien résumée. La mise en scène est très inventive, avec un décor en perpétuelle évolution puisque les acteurs vont et viennent constamment avec des pièces de mobilier à la main. Ca donne un dynamisme fou à l’ensemble. J’ai ri, j’ai été émerveillée, émue même parfois : un grand moment moment de théâtre !
Arjun Clarkson est le rêve américain incarné : cet orphelin indien issu d’une basse caste, complexé et peu sûr de lui, a immigré à New York où il connaît une brillante carrière dans la publicité. Jusqu’au jour où, dans un accès de folie, il poignarde une ancienne collègue…
Quand j’ai reçu ce livre, à vrai dire je n’en attendais pas grand chose mais j’avais envie d’une lecture un peu légère, ça me semblait tout indiquée (enfin, légère dans le sens « facile », parce que le thème n’est pas du genre très drôle). Le titre fait clairement référence à American psycho, que je n’ai pas lu mais dont j’ai tellement entendu parler. Ca semblait pouvoir me plaire. Dès la première page, ça a très mal commencé avec une faute de français monumentale dans le premier paragraphe. Je sais, les fautes sont légion dans les livres de nos jours mais dès le début, comme ça ? Franchement j’ai hésité à refermer ce livre aussi sec.
J’ai toutefois fait un effort pour me montrer de bonne composition. Franchement, j’aurais mieux fait de suivre mon intuition, on aurait gagné du temps. Le style est facile à lire mais très moyen. Le personnage principal m’a de suite été antipathique, ce qui réduit grandement les possibilités d’apprécier l’ouvrage. La psychologie est inexistante, alors même que ça devrait être la pierre angulaire du récit. Il y a une volonté d’employer un ton humoristique, décalé, qui m’a assez séduite au début mais ne fonctionne finalement pas trop sur la durée.Le roman est finalement assez prévisible et donne l’impression d’être bâclé. Pourtant, malgré ses nombreux défauts, il part je trouve d’une assez bonne idée, dommage que l’exécution ne soit pas à la hauteur.
Vous savez, généralement, quand les gens veulent quelque chose, ils demandent. Et une question, c’est plus qu’un ou deux mots jetés comme ça. Un verbe peut aider. Et parfois on ajoute même « s’il vous plait ».
Cap sur la Nouvelle-Zélande, sur la piste de l’or vert, pierre sacrée des Māori. Matériau d’un art ancestral délicat, symbole de force et objet de fascination, cette pierre aux vertus magiques est intimement liée aux nombreuses croyances, histoires et légendes du peuple Māori.
Le week-end dernier, je suis allée au musée du Quai Branly pour découvrir l’exposition « La pierre sacrée des Maori » sur des objets en jade. Bon, j’avoue que d’une manière générale, ce n’est pas le type d’expo qui me tente le plus mais j’adore le Quai Branly et je me suis dit que le thème me sortirait un peu de ma zone de confort. Une fois n’est pas coutume, j’ai choisi la visite guidée, me disant que n’y connaissant rien en art maori et en pierres, je risquais de passer totalement à côté de cette expo si je la faisais par mes propres moyens (sinon j’aurais pu aller voir une expo susceptible de me plaire, mais j’étais visiblement d’humeur aventureuse).
Alors, cette expo ? Eh bien, c’était très intéressant. J’ai beaucoup aimé le fait qu’on puisse toucher certaines pierres, ce qui est peu courant dans une exposition. Et moi qui adore les histoires, j’ai été ravie qu’il y soit questions de certaines légendes maori. C’est évidemment ce que j’ai préféré, ça m’a donné envie de me pencher sur cette culture que je ne connais pas du tout. Leur vision du monde a l’air assez poétique. La visite guidée se penche beaucoup sur l’utilisation du jade dans la vie sociale des maori et sur son travail, il est donc assez facile d’imaginer son importance sans connaissances particulières. Il y a quelques très belles pièces exposées même si au premier abord ça peut sembler un peu répétitif.
La guide n’était pas du tout une spécialiste de la question (ni même de la Nouvelle-Zélande), ce que j’ai trouvé un peu dommage. Mais elle était passionnée et sympathique, ce qui a fait que son discours était tout de même très prenant et la visite agréable. Elle ne reprend pas tout à fait les panneaux explicatifs mais les complète. Ca m’a donné envie de refaire l’exposition par moi-même pour découvrir les aspects qui ont été moins abordés. Je pense que si on ne connaît pas déjà un peu le sujet, la visite guidée est indispensable pour bien profiter de cette exposition. Pari gagné donc puisque non seulement j’ai passé un bon moment malgré un sujet a priori loin de mes priorités mais en plus j’ai eu envie de revoir l’exposition et de découvrir la culture maori.
Film d’horreur/aventure américain de Alex Kurtzman avec Tom Cruise, Sofia Boutella, Annabelle Wallis Bien qu’elle ait été consciencieusement enterrée dans un tombeau au fin fond d’un insondable désert, une princesse de l’ancienne Égypte, dont le destin lui a été injustement ravi, revient à la vie et va déverser sur notre monde des siècles de rancœurs accumulées et de terreur dépassant l’entendement humain.
Bon, bon, bon, puisqu’il le faut, parlons de ce film… Je ne vais d’habitude pas voir ce type de blockbuster. J’en vois bien d’autres, j’adore les films d’action et de super-héros, mais les trucs un peu horreur, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. Je ne comptais pas particulièrement à le voir (pas du tout même) mais un ami m’a proposé de l’accompagner à l’avant-première. Je ne suis pas une habituée de ce type d’évènement mais c’était l’occasion de se voir et de sortir un peu, autant en profiter !
Si je ne m’attendais pas à un grand film, j’espérais au moins que ce serait divertissant. Eh bien franchement, même pas ! J’ai trouvé ce film d’un ennui… Le scénario est hyper bateau. Enfin, si on peut appeler ça un scénario parce que c’est franchement creux. On voit tout venir de très loin. Visuellement, malgré la grosse débauche d’effets spéciaux, j’ai trouvé ça assez raté. C’est plat, l’esthétique est bâclée, aucun intérêt. C’est vu et revu, étant donnés les moyens mis en œuvre on pouvait s’attendre à bien mieux.
Côté casting, c’est guère mieux. Tom Cruise est le seul à avoir l’air de s’amuser. La momie – Sofia Boutella – est assez fascinante mais malheureusement beaucoup trop en retrait dans l’histoire (oui, ce n’est pas comme si le film portait son nom…). Les autres acteurs sont franchement mauvais. Mais surtout, le film a un énorme problème de rythme. Il y a des gros temps morts, les scènes d’actions sont bâclées, je me suis ennuyée ferme. C’est quand même un comble. Sans compter que les petites blagues viennent systématiquement tuer le suspens. Bref, ce film est un des plus gros navet qu’il m’ait été donné de voir. Sans le moindre intérêt.