J’ai découvert le musée des Arts et métiers relativement récemment. Je ne suis pas parisienne et il m’a fallu du temps pour en entendre parler. A priori, ce n’était pas une priorité étant donnée que côté musées mon truc ça a toujours plutôt été la peinture, très classique qui plus est. Et puis, pour les 60 ans de mon papa, je me suis dit que ce serait sympa de faire quelque chose avec lui. Il était ingénieur, les machines, je me suis dit que ça devrait lui plaire. J’étais curieuse aussi mais peut-être pas démesurément enthousiaste. Ca avait l’air sympa mais les machines, je n’y connais à peu près rien, même si certaines sont fascinantes. Ce que je n’avais pas prévu, c’est l’énorme coup de foudre que j’ai eu pour ce musée. Ce lieu est absolument exceptionnel.
La collection du musée est très belle. Il y a toutes sortes d’instruments scientifiques et de machines plus ou moins farfelues. Une mine d’information sur l’évolution des techniques. Même quand on n’y connaît rien, c’est passionnant. Il faut dire que les domaines couverts sont large : moteurs, instruments de mesure, appareils photo, métiers à tisser, chacun y trouvera quelque chose qui l’intéresse. Il y a des visites guidées gratuites chaque jour qui aident à mieux appréhender les collections et sont absolument passionnantes. Pensez à vérifier les horaires avant votre venue afin d’en profiter au mieux.
Et puis, surtout, les lieux et la scénographie sont magnifiques. Un avion qui ressemble à une chauve-souris géante suspendu au-dessus d’un escalier monumental, des voitures dans une ancienne chapelle baignée de lumière : on en prend plein la vue. Il y a beaucoup de choses à voir dans ce musée où on apprend énormément, difficile de tout faire en une fois. Prévoyez du temps pour votre visite et ciblez-la peut-être autour d’un ou deux thèmes qui vous intéressent. Le musée prévoit d’ailleurs des parcours thématiques. N’hésitez pas à y amener vos enfants, je suis sure que c’est le genre d’endroit à faire naître des vocations. Un lieu magique que je n’ai pas fini d’explorer ni de faire découvrir.
Il y a quelques mois, comme 500 000 français, je découvrais Merci Patron ! J’avais trouvé que ce film faisait tellement de bien au moral. Enfin quelqu’un de drôle, qui se met au service des autres et propose des manières d’agir intelligentes. Une sorte de Robin des Bois des temps modernes. C’était tellement rafraîchissant, ça rendait un peu espoir. Je me suis donc procuré un exemplaire de Fakir, le journal tenu par François Ruffin. J’y ai retrouvé ce que j’avais aimé dans son documentaire : l’humour, les facéties, mais aussi et surtout un vrai engagement. Un journal qui donne redonne le sourire et donne envie d’aller battre le pavé, une banderole au poing. Et comme on a eu envie de les soutenir, pour Noël, on s’est abonnés.
Le numéro suivant était moins drôle, mais non moins instructif, j’ai appris ce qu’était le CICE, comment ça marchait et qui s’en mettait plein les poches au passage. Et là, on ne rigole pas du tout. Surtout quand je vois comment je galère en ce moment et le fait que je n’ai droit à aucune aide, savoir que des mecs se mettent 30 millions dans les poches chaque année sans contre-partie et licencient à tour de bras au passage, je l’ai un peu mauvaise quand même (oui, la vie est injuste, bouh-ou). Dans chaque numéro, une grande part est laissée aux lecteurs et contributeurs bénévoles, l’équipe étant restreinte. Mais il y a aussi quelques dossiers plus fournis sur des sujets d’actu. C’est pas mal ciblé soutien aux ouvriers (du Nord, souvent) des entreprises qui délocalisent.
C’est assez éloigné des grands journaux, tant par le ton que par le choix des sujets. Le moins qu’on puisse dire c’est que c’est engagé, très engagé même ! Ca change de la presse qui ronronne. Un engagement surtout local mais qu’on pourrait imaginer plus global avec d’autres moyens. On ressort de cette lecture avec l’envie de se battre un peu plus pour ses convictions. Je lis peu de journaux mais comme il n’y a qu’environ un numéro tous les deux mois, ça laisse le temps. Alors, à qui s’adresse Fakir ? Au gens de gauche d’abord. Très très à gauche, qui ont envie de lire une presse engagée, indépendante et pleine d’autodérision. N’hésitez pas à aller découvrir ce qu’ils font sur leur site internet. Franchement, ça fait un bien fou !
Comédie musicale de Damien Chazelle avec Ryan Gosling, Emma Stone, John Legend Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent… Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d’Hollywood ?
Ah, La La Land, le film dont on a tellement parlé en ce début d’année ! Bon, en temps normal, je dois dire qu’on aurait pu me rebattre les oreilles d’une comédie musicale avec Ryan Gosling pendant six mois, je ne me serais pas nécessairement déplacée pour autant, surtout en ce moment où on ne peut pas dire que je fréquente les salles de ciné assidument. Seulement voilà, ce n’est pas n’importe quel film, c’est avant et surtout le deuxième long métrage de Damien Chazelle, le petit génie du septième art qui avait marqué les esprits avec son premier film, l’excellent Whiplash (retrouvez ma critique ici pour le petit moment d’auto-promo). J’étais donc, impatiente, curieuse et légèrement surexcitée avant d’aller voir ce film. D’autant plus que comme vous ne l’aurez pas manqué, les critiques plus élogieuses les unes que les autres s’enchaînaient depuis des semaines déjà.
Je dois admettre que je suis un peu embêtée au moment de vous en parler. Les comédies musicales et moi bon… ça fait deux. Pourtant dans l’idée, du chant, de la danse, de la bonne humeur : ça devrait marcher à tous les coups. Mais bon souvent c’est terriblement gnan-gnan et ça, ça passe moins. Que voulez-vous, je suis plus sensible au charme des drames bien sombres… Alors, le verdict ? Ben… euh… mitigé. La scène d’ouverture est pleine de vie, dynamique, assez drôle, bref, très sympa : ça démarre fort. Après, c’est plus inégal. Il y a de jolis passages, d’autres un peu fades, ça traîne parfois un peu en longueur. Il y a du très bon. Et du moins bon. J’ai eu un peu de mal à savoir qu’en penser.
Commençons par ce que j’ai immédiatement aimé : les costumes ! Des robes aux couleurs chatoyantes qui ne sont pas sans rappeler les années 60 par leurs tons vitaminés. Je piquerais bien la garde-robe d’Emma Stone, je suis sure que la plupart des robes qu’elle porte dans le film m’iraient à ravir (enfin, en ajoutant une taille ou deux). Voilà, c’était l’instant mode du jour. La musique aussi est dans l’ensemble très réussie, notamment le morceau qui sert de fil rouge au récit, que je trouve très beau : si un jour je me remets au piano, je l’apprends de suite ! Les costumes et la musique, les deux seules choses que j’ai aimées de bout en bout ! Enfin, ça et la fraîcheur qui se dégage de l’ensemble. Mais ne vous inquiétez pas, ce n’est pas aussi dramatique que ça en a l’air.
Je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à rentrer dans ce film. Dans un premier temps les personnages ne m’ont pas été particulièrement sympathiques, mais ça s’arrange assez vite. Dans l’ensemble c’est très bien filmé, on retrouve d’ailleurs quelques plans qui ne sont pas sans rappeler Whiplash. Damien Chazelle assure avec une caméra ! Bon, et ce que j’ai vraiment moins aimé alors ? Les références parfois un peu lourdes aux classiques de la comédie musicale (je n’ai pas tout repéré, je n’y connais rien, mais Marry Poppins, c’était trop de chez trop). L’univers tellement saturé qu’il pourrait cramer une rétine m’a également laissée perplexe même si on s’y habitue plus ou moins. Quoi qu’on en dise, Emma Stone est assez mal mise en valeur et Ryan Gosling un peu fade. Et surtout, à faire de la comédie musicale à références multiples, autant y aller carrément, ici la danse est clairement délaissée. Et vous savez quoi, ça m’a manqué. Aussi bien les personnages se promènent avec des claquettes dans leur sac, qu’ils s’en servent que diable !
L’histoire a une trame assez classique. Je vais éviter de trop vous en parler pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte à ceux qui ne l’ont pas vu mais dans l’ensemble, rien de surprenant. Le réalisateur semble d’ailleurs s’amuser comme un petit fou avec les codes de la comédie musicale, reprenant quasi tel quel tel ou tel passage célèbre. Il aurait pu les détourner un peu tant qu’à faire mais bon… L’aspect positif c’est que ça donne un côté intemporel au film. Là où ça devient sympa, c’est quand le jazz entre en scène, on sent alors un nouveau souffle animer le film. Là encore, ça reste un peu inégal mais on sent tout l’amour que pour Damien Chazelle à la musique et ça fait du bien ! Il parvient en en parlant à sortir des bons sentiments dans lesquels ce film à tendance à s’enfermer (même si ça reste toujours dans la limite du supportable).
La fin quant à elle est extrêmement belle, délicate, touchante. Un véritable moment de grâce. Dommage qu’il y ait quelques longueurs avant d’en arriver là, un peu plus de rythme n’aurait pas été de refus même si on ne s’ennuie jamais vraiment. J’ai parfois eu du mal devant ce film à concevoir que c’était là l’œuvre du même réalisateur que Whiplash : c’est un peu comme s’il avait mis toute sa cruauté dans un film et tous ses bons sentiments dans le suivant. J’ai adoré certains aspects de ce film, j’en ai détesté d’autres et sur le moment ce mélange d’émotions contraires s’est avéré assez perturbant mais finalement, la musique et la très belle fin font pencher la balance du bon côté, même si on est loin du coup de foudre attendu.
Une fois n’est pas coutume, le mois de février n’a pas été trop mauvais. Bon, ça ne se ressent pas forcément beaucoup dans le bilan malheureusement. Côté lectures, ç’a été très calme avec seulement 5 livres lus. J’ai connu une mini panne de lecture. Après un énorme pavé – dont je vous parle ici – j’ai eu un peu de mal à enchaîner avec autre chose. Malgré son titre, j’ai pourtant beaucoup aimé également Par amour de Valérie Tong Cuong.
Pas de quoi se vanter de mes sorties ciné mais il y a quand même du progrès avec 3 films vus malgré un mois un peu plus court. Pas franchement exceptionnel comme palmarès mais je me rapproche doucement de mon bon vieux rythme d’un film par semaine. Bon, je me suis endormie 2 fois sur 3 mais il ne faut pas trop en demander non plus. Pas d’énorme coup de cœur même si j’ai dans l’ensemble bien aimé La La Land.
Une douzaine de films vus de chez moi, rien de bien phénoménal. Je me suis penchée sur la filmographie de Belmondo. Pas trop ma tasse de thé. Et toujours quelques séries.
Pas de jeux de société et un seul nouveau jeu vidéo : The flame in the fllod. Mignon mais j’ai bien peur qu’on en fasse vite le tour.
Un mois sans autres sorties culturelles. Pas d’expos, pas de théâtre. Rien. C’est un peu tristounet mais j’essaierai de me rattraper en mars. Finalement, en février, à part marcher dans les rues de mon quartier et voir quelques amis à la maison, je n’aurai pas fait grand chose mais franchement, c’était bien aussi ! En mars, je passe du côté des trentenaires, et je compte bien fêter ça ! On en reparle dans un mois.
L’histoire très largement autobiographique du déménagement de l’auteur à San Francisco en 2013 avec sa famille, en tant que co-fondatrice d’un studio de jeux vidéo… Et les déconvenues qui en découleront
On m’avait pas mal parlé de cette BD. Mon copain travaille dans le jeu vidéo et donc cette histoire de créateurs de jeu qui montent une boîte et partent vivre en Californie était sensée lui parler. J’étais très curieuse de voir ce que ça allait donner et j’ai pour tout dire été assez déçue. Je m’attendais à quelque chose de très drôle et à beaucoup d’auto-dérision. Je crois que c’est le style graphique qui me faisait dire ça. Un dessin assez frais, avec un côté presque enfantin plutôt sympa. Ca me rappelait un style un peu à la Bagieu ou dans cette veine là. Sauf que c’est finalement moyennement le cas dans le texte.
Le plus souvent, quand on lit un livre, on s’attache un minimum aux personnages principaux. Dans une BD auto-biographique ça aide quand même sacrément à apprécier en tout cas. Là, ç’a été tout le contraire. Le personnage apparaît comme foncièrement naïf, ce qui le rend très agaçant. Quand à son compagnon, il est parfaitement inexistant : il est là mais semble totalement dépourvu de caractère. Seul le chat est sympathique. Je pense que les petits défauts de chacun sont accentués mais au lieu de les rendre attachants ou de nous faire sourire, c’est parfaitement agaçant.
Bon, dans l’ensemble, leur expérience n’est pas inintéressante. Ca pourrait arriver à tout le monde et je suis la première à admettre que j’aurais pu me faire avoir de la même manière et accepter à peu près n’importe quoi sous prétexte que mon travail me plaît. Ca m’a d’ailleurs rappelé quelques souvenirs. La seule différence c’est que j’en aurais rajouté deux tonnes dans l’auto-dérision et le cynisme si j’avais dû en parler. Il y a une vague tentative mais ça ne va pas assez loin et ça tombe complètement à plat. Trop gentillet. Je jetterai peut-être un œil quand même au blog pour voir comment ça finit parce que là ça nous laisse sur notre faim. Une BD en demie-teinte. Ca sonne juste, ça respire le vécu, mais on s’ennuie un peu et on s’agace des travers des personnages. Dommage, il y avait un beau potentiel.