Depuis peu j’ai assez fréquemment l’occasion d’aller vers Nation, quartier que je connaissais jusque-là très mal. Je connais encore très peu de bonnes adresses dans le coin mais on m’a fait découvrir récemment le restaurant Au petit Panisse, un bistrot que j’ai vraiment apprécié. La déco du lieu est très sympa : vieux objets à la pelle, tables et chaises en beau, vieux carrelage… Tout ce que j’aime ! On s’y sent de suite bien.
Le menu du midi n’est pas hors de prix : 17€ entrée-plat ou plat-dessert et 19€ entrée-plat-dessert. Les verres de vin sont autour de 5€. Il y a pas mal de choix, 4 ou 5 entrées et plats et une foule de desserts maison. Dans l’assiette, une cuisine assez traditionnelle et généreuse, réalisée avec des produits frais. Je me suis passée d’entrée mais mon plat était très bon. Je me suis régalée. Le dessert n’était pas mal non plus bien qu’un peu en deçà. Les tartelettes avaient l’air délicieuses, je crois que je jetterai mon dévolu dessus la prochaine fois.
J’ai beaucoup aimé cette adresse. La déco est très chouette et l’accueil chaleureux avec un service aux petits soins. Pas de chichis ici mais une cuisine simple et efficace. On se sent très bien à cette table à un tarif raisonnable le midi. Le soir les menus sont à 28 et 32€ avec sensiblement la même carte. Un bistrot très sympa à découvrir dans un quartier qui semble regorger de bonnes adresses.
Sous le charme, Dave, vigile dans un luxueux magasin londonien, laisse, partir une jeune voleuse qu’il venait de surprendre. Sa journée terminée, il la découvre dehors, à l’attendre. C’est le début d’une relation complexe, entre deux êtres abîmés, chacun dissimulant un lourd passé.
Je dois avouer que quand j’ai reçu ce premier livre de la rentrée littéraire, je n’étais pas très enthousiaste. J’ai pourtant été agréablement surprise. Bien que je ne sois pas une grande adepte des histoires d’amour (je sais, j’en lis pourtant beaucoup, mais ce n’est pas de ma faute si c’est le sujet préféré de la littérature) celle-ci m’a plutôt séduite. Le style est assez simple mais fonctionne bien. Il y a une certaine douceur dans ces lignes, j’ai bien aimé ces personnages qu’on sent écorchés et qui sont décrits avec beaucoup de tendresse. D’un côté, un vigile dans un magasin de luxe, de l’autre, une petite voleuse à la tire. Leur rencontre aurait dû être furtive, s’il n’était tombé immédiatement amoureux de la belle. Il leur faudra du temps pour s’apprivoiser. Ce sont ces tâtonnements qui font le charme de ce roman.On découvre peu à peu les secrets de l’un et de l’autre, leurs peurs, leurs failles. Pour une fois, tout ne va pas se passer pour le mieux. Ou pas toujours en tout cas. Même si le texte n’est pas exempt de défauts – un côté un peu mièvre parfois (c’est un peu le genre qui veut ça) – il est agréable à lire. Les personnages sont assez attachants. Leurs petits défauts m’ont parfois agacée mais c’est aussi ce qui les rend humains. L’histoire traîne un peu en longueur vers le milieu et la fin est – relativement – prévisible mais malgré tout, l’histoire fonctionne plutôt bien. Une lecture qui m’a agréablement surprise et m’a fait passer un bon moment.
La face cachée de Margo, de Jake Schreier
L’histoire de Quentin et Margo, sa voisine énigmatique, qui aimait tant les mystères qu’elle en est devenue un. Après l’avoir entraîné avec elle toute la nuit dans une expédition vengeresse à travers leur ville, Margo disparaît subitement – laissant derrière elle des indices qu’il devra déchiffrer. Pour trouver Margo, Quentin va devoir découvrir le vrai sens de l’amitié… et de l’amour.
Quand Nos étoiles contraires était sorti, je m’étais méfié d’une histoire qui me semblait bien sirupeuse. Je l’avais finalement vu quelques semaines après sa sortie et je dois avouer que j’avais été agréablement surprise. Certes c’est tout plein d’amour et il y a un peu trop de bons sentiments à mon goût mais ce n’est pas si mal. Voire même plutôt bien. Quand j’ai vu qu’une nouvelle adaptation d’un des livres de l’auteur qui avait signé cette histoire était sortie au cinéma, j’ai donc décidé d’aller voir ce que ça donnait (et puis j’avais envie de me faire une petite romance pour changer). Même si je n’en attendais pas grand chose et que le film est dans l’ensemble agréable, j’ai été assez déçue. Je me suis un peu ennuyée tout le long, j’ai eu du mal à m’intéresser aux aventures sentimentales de notre « héros ». Difficile de dire pourquoi. Je dois être trop vieille sans doute. Toutefois, si je n’ai que peu compatis aux malheurs du personnage principal, j’ai trouvé son road trip pour aller retrouver sa belle sympathique. L’idée d’un jeu de piste amoureux était plutôt bonne même si elle ne fonctionne à mon sens qu’à moitié. Je n’ai pas ressenti le suspens qu’elle aurait dû susciter mais ça m’a toutefois divertie. La vraie bonne surprise vient surtout de la fin de se film jusque-là un peu trop sage. Je m’attendais à une fin très mièvre mais sans vous la dévoiler, elle est bien plus subtile que je ne l’aurais cru. Un film un peu fade mais pas si mauvais et dont le message est moins niais que ce qu’on aurait pu attendre. Le tout est s’avère plutôt mignon.
En allant faire un brin de tourisme médical dans le sud, j’ai fait une pause rapide sur l’estuaire de la Gironde. Une région que je ne connaissais pas du tout et que j’ai plutôt appréciée. Je lui ai trouvé un côté reposant.
Pour commencer, un petit tour (au pas de course) sur l’île d’Oléron. J’ai trouvé ça très joli et j’ai été agréablement surprise par les artisans qui y sont installés et qui proposent des choses vraiment originales.
Après ça, découverte de la plage de Meschers-sur-Gironde (avec une eau étonnement chaude pour la saison) et du charmant village de Talmont qui a été un réel coup de cœur. Peu de photos prises, même pas une du magnifique coucher de soleil, ce sera donc tout pour cette fois.
À 51 ans, après 20 mois de chômage, Thierry commence un nouveau travail qui le met bientôt face à un dilemme moral. Pour garder son emploi, peut-il tout accepter ?
Voici un film dont on a beaucoup parlé et de manière très élogieuse. Il a d’ailleurs valu à Vincent Lindon le prix d’interprétation à Cannes, lui qui est souvent (injustement) boudé lors de la distribution des prestigieuses récompenses. En toute franchise, si une fois de plus j’ai trouvé la prestation de l’acteur de haute volée, j’ai été assez déçue par le film en lui-même. J’ai trouvé qu’il tenait plus du documentaire que de la fiction aussi bien sur le fond que sur la forme. Certes, c’est intéressant, mais pour ma part, nul besoin d’aller au cinéma pour prendre conscience du triste sort des travailleurs précaires et des compromissions qui accompagnent la recherche d’un emploi puis sa sauvegarde. Le film ne fait que montrer une réalité d’une banalité sans nom, sans sembler la dénoncer outre mesure. Adepte de films engagés, j’avoue qu’en la matière je ne suis pas forcément pour la subtilité et trouve qu’un message un peu appuyé n’est souvent pas de trop. C’est ce qu’il manque ici : la verve du militant. La réalité du milieu du travail est montrée avec un grand réalisme mais il manque à mes yeux une analyse qui aiguille un peu le spectateur et le pousse à aller plus loin et à se poser des questions. Un film qui a peut-être ouvert les yeux à quelques nantis mais qui m’a semblé trop terne pour avoir une réelle portée. Malgré la performance de Vincent Lindon, un grand moment d’ennui.
Le parcours éducatif de Malony, de six à dix-huit ans, qu’une juge des enfants et un éducateur tentent inlassablement de sauver.
Vu juste avant le précédent, ce film m’a semblé un peu du même acabit. Ils sont assez différents et pourtant je les ai de suite associés dans le ressenti. Ceux qui me suivent le savent, j’ai horreur des engueulades au cinéma, ça m’angoisse au plus haut point (promis à l’occasion j’en parlerai à un psy), autant vous dire qu’avec ces deux-là j’ai été servie ! Enfin, malgré mes soucis pour gérer les conflits, y compris quand ils ne me concernent pas le moins du monde, j’ai quand même tenu bon. J’ai trouvé ce film très bien interprété, c’est sans nul doute son point fort. Le personnage principal est vaguement attachant, ce qui n’est pas mal non plus. En revanche, je l’ai trouvé moyennement crédible. J’ai plutôt l’image du juge pour enfants blasée qui bâcle son boulot (surtout en fin de carrière) que celle de celui qui en fait trop pour aider des cas désespérés. Mais c’est peut-être moi qui vire cynique avec l’âge. Le film en fait parfois trop, laissant de côté le réalisme par moments. Un scénario parfois un peu catastrophe qui m’a agacée et un sentimentalisme exacerbé qui sied mal au sujet. Mais malgré ses défauts, ce film qui veut trop bien faire ne s’en tire pas si mal avec des passages touchants et une interprétation convaincante.
Fuyant la guerre civile au Sri Lanka, un ancien soldat, une jeune femme et une petite fille se font passer pour une famille. Réfugiés en France dans une cité sensible, se connaissant à peine, ils tentent de se construire un foyer.
Un peu bizarre peut-être de mettre ce film dans cette catégorie mais il s’en rapproche tout de même. En tout cas, c’est ce que j’en attendais. J’étais persuadée en allant voir cette Palme d’Or que j’allais voir un film sur l’immigration et ses difficultés. Alors oui, et non à la fois. Je dois avouer avoir été assez déroutée et pour tout dire un peu déçue. Je m’attendais à un film hyper réaliste et à la manière dont c’est filmée, je ne me suis pas de suite détrompée, d’autant plus que toutes les personnes qui m’en avaient parlé me l’avaient dépeint comme un quasi documentaire. C’est vrai que c’est l’impression que ça donne. Pourtant, si le début semble assez réaliste, ça devient vite assez improbable avant de ne devenir complètement n’importe quoi. Bizarrement, je ne sais pas trop si ce virage sanguinaire incongru m’a fait décrocher ou au contraire m’a évité de sombrer dans un ennui profond. Le mystère restera entier sur ce point. J’ai eu la très étrange impression de passer de la peinture sociale réaliste (plus ou moins) et poignante au film d’action ultra violent. J’ai beaucoup aimé le sujet mais j’aurais aimé que le réalisme soit plus marqué. Là il m’a semblé plus feint qu’autre chose, une manière assez désagréable de forcer la main du spectateur. Un film qui m’a moyennement séduite et m’a laissée assez dubitative. Déroutant.
Un mois de septembre un peu étrange. Une première semaine bourrée de problèmes administratifs, du tourisme médical, 10 jours clouée au lit et enfin une semaine bien chargée qui a concentré la quasi-totalité de mes activités du mois, d’où l’impression un peu incongrue de n’avoir rien fait et d’avoir été débordée à la fois. J’ai été très lente dans mes lectures, avec seulement 3 livres lus, dont une BD. Pas de gros coup de cœur même si dans l’ensemble j’ai bien aimé ce que j’ai lu. L’arabe du futur 2 m’a bien fait rire, plus que le premier je crois. J’ai moins aimé Un loup à ma table que les autres livres d’Augusten Burroughs qui étaient autrement plus drôles mais le sujet est intéressant. Le bilan lecture s’arrête à peu près là…
Après un début de mois particulièrement pauvre en sorties au cinéma – à tel point que je commençais à croire que je ne verrais pas plus d’un ou deux films en tout et pour tout – j’ai fini par être prise par une espèce de boulimie. Au final, 7 films vus, soit mon meilleur score depuis bien longtemps (quasi tous la même semaine, je commençais à songer à dormir au cinéma pour m’éviter les trajets). Pas vraiment de chef-d’oeuvre au programme, sauf La isla minima (pardon pour le manque d’accents, j’ai eu la flemme de les chercher) que j’ai beaucoup aimé. J’ai été un peu déçue par Dheepan et Everest. Enfin, Agents très spéciaux : code U.N.C.L.E m’a bien divertie malgré quelques faiblesses. Compte tenu du retard dans mes articles, je vous reparle de tout ça plus longuement d’ici 6 mois…
Côté sorties, ce fut un peu faible. Le tourisme médical m’a permis de découvrir rapidement l’estuaire de la Gironde et de faire un petit tour au Pays-Basque (la joie de devoir traverser la France pour voir un spécialiste, si on pouvait me trouver un médecin en Savoie pou cet hiver…). Je n’en ai que très moyennement profité puisque j’étais malade mais j’ai découvert l’île d’Oléron et j’ai beaucoup aimé. J’ai également découvert un excellent restaurant de poisson à Saint-Jean-de-Luz. A Paris, j’ai profité de la fête de la gastronomie pour tester un food truck vénézuélien (miam !) et aller manger au Dali, la brasserie du Meurice, grâce à l’opération Tous au restaurant. Je dois avouer que même si j’ai trouvé ça pas mal, ça m’a semblé un peu classique et assez fade. Je ne pense pas y retourner, d’autant plus que les prix « normaux » sont totalement abusifs.
Pour le reste, toujours pas d’expositions mais la découverte du salon d’art contemporain Art3f. Pas de théâtre, de ballet, de cirque ou de concert. Mes abonnements divers et variés n’étant pas encore commencés. Un peu plus de choses prévues en octobre. J’ai tenté de profiter des Journées du Patrimoine mais je n’ai rien vu d’autre que l’Opéra, que je connaissais déjà. Ca m’aura au moins permis de me balader au soleil. J’ai aussi surexploité la farine de châtaigne dans ma cuisine avec des muffins châtaigne/mirabelle, de succulentes tartelettes prune/farine de châtaigne (pas de photos, donc pas de recette sur le blog, elles ont été dévorées trop vite) et un gâteau pomme/châtaigne aussi moelleux qu’un nuage. J’ai également fait des muffins chocolat/coco franchement bons. Bref, le grand retour de la pâtisserie. Je suis aussi particulièrement fière d’avoir fait mes premières tagliatelles maison ! Et vous, quelles nouvelles ?