Cinéma

Lost River, le premier film prometteur de Ryan Gosling

Drame, thriller américain de Ryan Gosling avec Christina Hendricks, Saoirse Ronan, Iain de Caestecker

          Dans une ville qui se meurt, Billy, mère célibataire de deux enfants, est entraînée peu à peu dans les bas-fonds d’un monde sombre et macabre, pendant que Bones, son fils aîné, découvre une route secrète menant à une cité engloutie. Billy et son fils devront aller jusqu’au bout pour que leur famille s’en sorte.

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        Avec plusieurs mois de retard – histoire de changer – je vous parle d’un de mes gros coups de cœur de cette année 2015. Je dois avouer que quand j’ai appris que Ryan Gosling sortait son premier long métrage, je ne savais pas trop ce qu’on pouvait en attendre. Je ne suis pas une de ses plus ferventes admiratrices en tant qu’acteur, même si dans l’ensemble aimé les films que j’ai vus avec lui. Je l’associe grosso modo à des films violents à l’esthétique bien léchée. J’étais donc très curieuse de savoir ce qu’il ferait une fois derrière la caméra, d’autant plus que la bande-annonce est assez mystérieuse. L’acteur est encore jeune et les premiers films sont rarement des chefs-d’œuvres. Les critiques mitigées n’ont fait qu’attiser plus encore ma curiosité. J’ai été très agréablement surprise. Un vrai coup de foudre. J’ai été heureuse d’avoir pu le voir au cinéma car il s’agit d’un film d’ambiance qui m’aurait sans doute bien moins convaincue à la télé où vu la taille réduite de mon écran il aurait été difficile d’être aussi immergée.

        Si j’espérais plus ou moins quelque chose de comparable à The place beyond the pines dans le style (bien que j’aie trouvé ce film ultra violent, je ne sais pas pourquoi c’est un peu l’image que j’avais en tête en débarquant dans la salle de cinéma), j’ai été servie. Pas que ce soit exactement le même délire mais dans son genre c’est tout aussi esthétisant et dérangeant. L’histoire est dérangeante et l’univers très noir. J’ai été particulièrement surprise de trouver autant de couleur pour le retranscrire. J’ai adoré cette explosion de couleur continuelle qui donne un côté presque pop à ce film pourtant on ne peut plus sombre. L’histoire est étrange et quelque peu décousue mais un fil la tient en place, évitant de perdre le spectateur (enfin, pas tous). Elle prend souvent des tours surprenants, tantôt burlesques, tantôt macabres. La violence est omniprésente mais portée par une image impeccable qui lui confère une certaine beauté.

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          La photo est clairement le gros point fort de ce film. Chaque image semble pensée pour choquer ou éblouir. Une succession de plans hyper léchés tout à fait fascinante, portée par une musique qui n’est pas en reste. Le casting est également impeccable, avec une Christina Hendricks toujours aussi captivante. Ce premier film est pour le moins surprenant, chaque détail semble penser et repensé pour dérouter le spectateur et le faire plonger dans cet univers à la fois sombre et poétique. C’est foisonnant, étrange et il se dégage de se chaos une surprenante beauté. Un cinéma hyper exigeant qui ne saurait conquérir tout le monde. On aime ou on déteste, il me semble difficile d’y rester indifférent. Si le fond se perd un peu dans une forme tentaculaire, on ne saurait nier que le jeune réalisateur se démarque clairement d’un cinéma américain parfois trop aseptisé. Un premier film pour le moins étonnant et clairement captivant. Une très belle surprise.

Photo

Souvenirs de Sète

Je vous en parlais il y a déjà un certain temps (ici), j’aime beaucoup la ville de Sète à laquelle je trouve énormément de charme. Entre sa plage interminable, ses canaux animés et le calme de l’étang de Thau, elle est une escale dépaysante où les bonnes adresses ne manquent pas. A défaut de vous faire partager celles-ci, voici quelques photos pour vous faire découvrir cette belle ville.

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Les joutes, une spécialité sétoise pour le moins atypique. Deux bateaux, des rameurs et deux hommes avec lance et bouclier pour ce combat singulier à découvrir tous les étés sur les canaux.

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Coucher de soleil sur la plage…

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Lorsqu’on s’éloigne un peu de la ville, la nature reprend ses droits.

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Pour finir, petite escale à Marseillan, au bord de l’étang de Thau avec pour nous accueillir une lumière éblouissante.

Un séjour très agréable où les dégustations de spécialités locale et de poisson frais près de la criée se sont succédé. Vivement la prochaine escapade au bord de l’eau !

Cuisine

Muffins au chèvre frais et tomates séchées

Ingrédients pour 6 personnes

150 g de chèvre frais
125 g de beurre mou
3 œufs
1o0 g de farine de blé
50 g de farine de sarrasin
1 sachet de levure chimique
3 c. à soupe de crème liquide
12 pétales de tomates séchées
20 olives noires dénoyautées
1 pincée d’origan
Sel, poivre

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Préchauffez le four à 180° C. (th 6).

Coupez les olives en deux et coupez les tomates séchées en petits morceaux.

Cassez les œufs dans un bol, ajoutez la crème liquide et battez à la fourchette. Dans un saladier réunissez la farine, la levure et le beurre mou. Mélangez longuement. Ajoutez ensuite les œufs à la préparation en mélangeant.

Incorporez délicatement les olives, les tomates et le chèvre émietté (précision importante si on ne veut pas trouver des blocs de chèvre dans ses muffins comme sur ma photo). Salez, poivrez, et ajoutez un pincée d’origan. Versez le mélange dans des moules à muffins et enfournez pour 20 min environ.

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Ces petits muffins sont parfait pour un pique-nique ou en entrée accompagnés d’une salade.

J’ai piqué cette recette sur le Cuisine et Vins de France de cet été, avec quelques légères modifications. Ce numéro regorgeait de bonnes idées pour l’apéro. Celle-ci m’a particulièrement convaincue. Vous pouvez faire le plein de recettes sur leur site.

Bon appétit !

Cinéma·Mes lectures

Trois histoires de génies tourmentés

  • Le monde de Nathan, de Morgan Matthews

Nathan est un adolescent souffrant de troubles autistiques et prodige en mathématiques. Brillant mais asocial, il fuit toute manifestation d’affection, même venant de sa mère. Il tisse pourtant une amitié étonnante avec son professeur anticonformiste Mr. Humphreys, qui le pousse à intégrer l’équipe britannique et participer aux prochaines Olympiades Internationales de Mathématiques. De la banlieue anglaise à Cambridge en passant par Taipei, la vie de Nathan pourrait bien prendre un tour nouveau…

452714Je suis assez intriguée par l’autisme. Sans doute parce que ça me renvoie à mes propres peurs. Sans m’être jamais vraiment renseignée sur le sujet, j’apprécie toujours de voir un reportage ou un film qui en parle. Je ne pouvais donc pas rater celui-ci, d’autant plus que les génies des maths me fascinent. J’ai bien aimé ce film qui montre le monde à travers les yeux d’un jeune autiste, mais aussi les difficultés pour son entourage à le comprendre. Rien de très original dans le scénario, et moins encore dans la réalisation on ne peut plus formelle. Toutefois, le lien entre les personnages est fort et souvent attendrissants. C’est la vraie force de ce film qui parvient à nous faire découvrir l’univers de ce jeune garçon atypique avec beaucoup de finesse. Les mathématiques sont forcément très présentes mais pas besoin d’en être spécialiste pour s’intéresser à cette histoire qui est avant tout celle d’un mal-être, aussi bien pour le jeune adolescent que pour sa mère, qui peine à communiquer avec lui. La fin, si elle est prévisible, n’en n’est pas moins émouvante. Un film qui manque un peu d’originalité mais s’avère souvent touchant.

  • Love and mercy, de Bill Pohlad

Derrière les mélodies irrésistibles des Beach Boys, il y a Brian Wilson, qu’une enfance compliquée a rendu schizophrène. Paul Dano ressuscite son génie musical, John Cusack ses années noires, et l’histoire d’amour qui le sauvera.

418613Je suis allée voir ce film par hasard, un jour d’envie furieuse de cinéma. J’aime bien les Beach Boys mais au vu de leurs chansons, je m’attendais à un film léger. J’ai été très agréablement surprise. La légèreté est sans doute la dernière chose qu’on trouve dans ce film finalement assez sombre. A part leurs tubes, je ne connais pas grand chose des Beach Boys et je ne savais rien de leur chanteur à la voix si particulière, qui s’avère aussi être l’auteur-compositeur du groupe. C’a vraiment été une découverte des plus enrichissantes. Au début, tout va pour le mieux pour le groupe qui rencontre un beau succès et profite de la vie. Mais bien vite, Brian commence à devenir bizarre. Il se replie sur lui-même et ses compositions sont de plus en plus étranges. Il semble entendre des voix qu’il tente de retranscrire : sa musique se nourrit de sa folie. Le film alterne entre deux période de la vie de Brian Wilson : la jeunesse de jeune prodige, avec le début de ses crises, et quelques années plus tard, l’âge adulte et la folie. On le retrouve diminué, perdu et sous l’emprise d’un pervers narcissique qui le martyrise. Si le film est relativement classique sur la forme, l’histoire mérite le détour. Le naufrage de cet homme est particulièrement touchant. On en ressort un peu mal à l’aise mais avec l’envie d’écouter sa musique d’une autre oreille.

 

  • Le suicidé de la société, d’Antonin Artaud

Dans Van Gogh le suicidé de la société, publié en 1947, quelques mois avant sa mort, Antonin Artaud rend au peintre un éblouissant hommage. Non, Van Gogh n’était pas fou, martèle-t-il, ou alors il l’était au sens de cette authentique aliénation dont la société et les psychiatres ne veulent rien savoir.  » Mais quelle garantie les aliénés évidents de ce monde ont-ils d’être soignés par d’authentiques vivants ? « 

41h8xIe8V8L._SX329_BO1,204,203,200_J’avais acheté ce livre lors de l’exposition Van Gogh/Artaud, le suicidé de la société. J’avais adoré les phrases d’Artaud qui ponctuaient l’exposition, elles sonnaient particulièrement juste, et ça m’avait donné très envie de lire le texte dans son intégralité. D’autant plus que sans grande originalité, Van Gogh est un de mes peintres préférés. Je dois avouer que j’ai été amèrement déçue. Artaud est connu pour ses textes très obscurs et sa folie. Je dois avouer que j’ai mieux compris avec cette lecture. J’ai eu un mal fou à suivre. Je me suis même demandée où se cachaient les phrases que j’avais tant aimé dans ce discours qui m’a paru sans queue ni tête. Les commissaires d’expo ont fait un travail incroyable, ils ont tiré le meilleur de ce texte pour le moins alambiqué. Artaud porte un regard très intéressant – et admiratif – sur le travail de Van Gogh, même s’il n’est pas aisé de tirer la substantifique moelle de cet article. Un texte qui m’a laissée quelque peu pantoise mais les courageux y trouveront un regard acéré sur le côté visionnaire de Van Gogh. Difficile mais pas inintéressant.

Et il avait raison Van Gogh, on peut vivre pour l’infini, ne se satisfaire que d’infini, il y a assez d’infini sur la terre et dans les sphères pour rassasier mille grands génies, et si Van Gogh n’a pas pu combler son désir d’en irradier sa vie entière, c’est que la société lui a interdit.

Mes lectures

Quatre récits de voyage

  • Elles ont conquis le monde : 1850-1950, les grandes aventurières, d’Alexandra Lapierre et Christel Mouchard

          Qu’ont-elles en commun, toutes ces femmes aux personnalités si fortes ? Sinon l’intrépidité et le talent unique de savoir reconnaître leur instinct et soutenir leur désir. 

51RSse3759L._SX301_BO1,204,203,200_Moi qui lis peu d’essais, j’avais beaucoup beaucoup aimé Artemisia d’Alexandra Lapierre. Quand j’ai vu ce livre sur les grandes aventurières, je n’ai pu que succomber tant le sujet me fascine. Je dois avouer que j’ai été conquise. Je suis toujours impressionnée par ces destins incroyables et souvent méconnus. Ici, l’auteur consacre 4/5 pages à chaque aventurière avec une petite présentation et une anecdote un peu développée chaque fois. Je dois avouer que si ça permet de découvrir plein de profils différents, j’aurais préféré que le récit soit plus approfondi pour chacune, avec plus de détails, afin de mieux apprendre à les connaître et d’avoir le temps de me plonger un peu dans leur vie trépidante. Toutefois, malgré ce côté un peu trop catalogue qui est assez frustrant, ce livre m’a vraiment embarquée et fait rêver. Le style d’Alexandra Lapierre est toujours aussi clair et agréable. Elle rend hommage comme personne aux grandes dames qui ont accompli des exploits en tous genre. Un livre qui donne envie d’aller de ce pas courir le monde avec son sac à dos et de vivre de grandes aventures.

Il y a tant de choses à prouver. Qu’une dame peut marcher pieds nus dans la jungle de Bornéo en restant une dame, qu’elle peut manier la théodolite et calculer sa position sans se tromper, qu’elle peut affronter victorieusement (à sa manière qui est tout en douceur) anthropophages et desperados. Et surtout, qu’elle peut voyager sans chaperon tout en restant vertueuse.

  • Le secret d’Orbae, de François Place

          Quand Cornélius, fils de drapier, entend parler de la toile de nuage, il va n’avoir de cesse de retrouver l’endroit où on la produit : les îles Indigo. Un long voyage qui va l’amener à l’autre bout du monde, à la rencontre de la belle Ziyara.

imagesVoilà un livre jeunesse qu’on m’avait chaudement recommandé et qui patientait sagement sur mes étagères depuis déjà plusieurs mois. Je n’avais pas remarqué qu’il était signé François Place, auteur jeunesse que j’admire énormément et dont je ne connaissais jusque-là que les albums richement illustrés. Je me suis donc lancée au plus vite dans cette lecture. J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman. Dès le début, j’ai été embarquée par cette histoire, servie par une écriture de qualité. On a affaire a un excellent roman d’aventure, avec juste ce qu’il faut de fantastique et de romance pour nous faire rêver sans devenir improbable. J’ai particulièrement apprécié la première partie, absolument passionnante, récit d’aventure haletant de bout en bout. La seconde reprend la même histoire avec un point de vue différent. Ca apporte un éclairage différent qui n’est pas inintéressant mais il y a un peu moins de rythme et c’est un peu redondant par moments. Ca n’enlève absolument rien au grand intérêt que j’ai porté à ce roman que j’ai dévoré. Une histoire qui nous tient haletants, un récit d’amour et d’aventure à découvrir à tout âge.

Le grand désir d’horizon agit sur certaines personnes, non comme un vent qui souffle, mais comme un appel qui les inspire et les attire plus qu’il ne les pousse, et cette attraction merveilleuse est mille fois plus forte que toutes les raisons qui pourraient les contraindre à rester.

  • Shenzhen, de Guy Delisle

          Envoyé pour trois mois en Chine, Guy Delisle raconte avec humour son rapport au pays et à ses collègues. 

shenzhen500J’avais tellement ri avec Pyong-Yang il y a quelques mois. Je ne pouvais que me lancer (doucement) dans la découverte du reste de l’oeuvre de cet auteur à l’humour si particulier. Je dois bien admettre que j’ai été un peu déçue. Je ne sais pas trop pourquoi mais j’ai trouvé l’humour de cette BD moins percutant que dans l’autre. C’est peut-être aussi que la ville au cœur de cet opus s’y prête moins. Certes Shengzen n’est pas mal côté choc des cultures mais rien à voir avec la Corée du Nord, qui bat tout les records en matière d’absurde. Forcément, à côté, ça paraît un peu fade. On rit moins, on est moins surpris. Cela dit, ça reste quand même assez drôle. Guy Delisle ne manque pas d’auto-dérision. Comme il reste assez longtemps dans chaque pays et qu’il écrit au jour le jour, on assiste à la fois à la découverte du pays, avec toutes les surprises qu’elle peut comporter, mais aussi à ce que peut être la vie au quotidien et aux habitudes qu’on peut prendre. Une sorte de carnet de voyage bourré d’humour qui s’il m’a un peu déçue m’a quand même donné envie de lire les autres BD de l’auteur.

Après chaque gorgée, ma tasse est immédiatement remplie. Au début c’est assez obnubilant, après on s’habitue en faisant abstraction de leurs présences.
Ça doit commencer comme ça l’embourgeoisement.

  • Epépé, de Ferenc Karinthy

          Un linguiste s’endort dans l’avion et se réveille dans une ville inconnue où personne ne le comprend. Entre familiarité et étrangeté, le mur d’incompréhension ne va cesser de s’élever.

epepe-couv-ok-hd-572079On m’avait dit le plus grand bien ce cet ouvrage sur l’absurdité du langage. C’était d’ailleurs moi qui l’avait offert à l’ami qui me l’a ensuite passé. Comment dire… j’ai… euh… détesté ? Rien à faire, je n’ai absolument pas accroché ni avec le style, ni avec l’histoire. Il faut dire aussi que l’absurde n’a jamais été ma tasse de thé. Je me demande des fois pourquoi je m’acharne à tenter des lectures dans des genres que je n’apprécie pas. Je me dis toujours qu’on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise mais force est de constater qu’elle se produit au final assez rarement. Je vais avoir du mal à vous parler longuement de ce roman étant donné qu’il m’est un peu tombé des mains. Ca m’a un peu fait penser au Procès de Kafka dans sa construction, toujours plus absurde et angoissante – avec toutefois un brin de dérision supplémentaire. Ce livre est un de mes pires souvenirs de lecture mais tout de même, je suppose que la comparaison est élogieuse. Le style ne m’a guère emballée non plus, dans mon souvenir il est un peu saccadé, comme pour imprimer un rythme particulier à cette épopée cauchemardesque. Un roman dont j’attendais un moment de détente et qui s’est avéré pour le moins angoissant. Une rencontre manquée.

Budaï a eu l’impression étrange que les autres aussi ne faisaient que proférer des expressions sonores complètement dénuées de sens, clairement personne n’écoutait personne. Devrait-on envisager que les gens eux-mêmes ne se comprennent pas tous les uns les autres ?

Vous aimez les récits de voyage ? Un autre article sur le sujet à découvrir ou redécouvrir dans mes archives : ici.