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Moi Moche et Méchant 2 – L’espion qui l’aimait

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          Gru a abandonné le crime pour s’occuper de Margo, Édith et Agnès ; il est passé de super-méchant à super-papa. Mais alors qu’il commençait à se faire à sa nouvelle vie, une organisation secrète vient demander son aide pour résoudre une série de crimes spectaculaires. Il accepte et aidé de ses Minions et de Lucy, sa nouvelle coéquipière, l’ancien criminel va pour la première fois changer de camp.

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          Je n’avais pas vu le premier au cinéma mais même si ça rend toujours moins bien sur une télé, je l’avais bien aimé. J’avais entendu dire du bien de cette suite et après la déception de Frances Ha j’ai donc décidé d’aller voir celui-ci dans la foulée pour me remonter le moral. C’est sûr que c’est un tout autre style ! J’avais trouvé le premier plutôt réussi, avec un humour décalé assez inhabituel dans l’univers des dessins animés. Les suites s’avérant souvent décevantes, je ne m’attendais donc pas à un chef-d’oeuvre et espérais juste passer un bon moment. Finalement ce fut une très bonne surprise et je crois même que je l’ai préféré au premier. J’ai en tout cas beaucoup, beaucoup ri ! Je ne suis visiblement pas la seule, toute la salle en a fait autant, petits et grands semblent l’avoir apprécié pareillement.

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          Il faudrait que je revoie le premier pour pouvoir comparer mais il est possible que l’humour de ce second opus soit un peu moins fin, en revanche, le rythme est enlevé et même si les ficelles sont parfois un peu grosses, on se laisse prendre au jeu avec plaisir. Si j’ai apprécié ce film, c’est surtout pour la tendresse un peu bourrue dont fait preuve Gru envers ses trois filles. Cette maladresse dans les rapports aux autres donne naissance à une forme d’humour que j’apprécie particulièrement et qui est ici comme un fil conducteur.  Il y a de l’action, de l’humour, de la tendresse et si on n’échappe pas à quelques clichés on ne sombre ni dans la mièvrerie, ni dans la vulgarité. Un très bon dessin animé qui plaît aux petits comme aux plus grands. 

Le magasin des suicides

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          Film d’animation français, comédie musicale de Patrice Leconte.

          Dans une ville où tout espoir a disparu, les Tuvache tiennent au magasin d’aide au grand saut. Corde, poison ou pistolet, chez eux on trouve tout ce qu’il faut pour trépasser. Leur vie est bien réglée jusqu’à ce qu’arrive dans la famille un bébé souriant, la joie de vivre incarnée, qui va venir déranger cette mécanique bien huilée. La famille tente bien de corriger le petit mais c’est trop tard, le ver est dans le fruit…

          Ce film d’animation me tentait bien, cynisme et humour noir semblant être au rendez-vous. Je m’attendais à une sorte de Famille Adams version dessin animée… Je suis donc allée voir ce qu’il en était. Ce film est assez euh… surprenant ! J’ai plutôt aimé le début. Mais j’avoue que le côté comédie musicale est déroutant et s’il peut être sympathique les 5 premières minutes (10 pour les plus indulgents), il tourne vite au calvaire. L’animation est sympa-sans-plus. Elle m’a vaguement rappelé quelque chose sans que je puisse identifier quoi au juste, ce qui est d’ailleurs assez frustrant. L’univers assez coloré et les chansons franchement mièvres viennent totalement parasiter l’idée de départ et la décalage entre la forme et le fond ne fonctionne absolument pas.

         Je me suis endormie au bout de 20min, petite demi-heure de sieste salvatrice, ce qui ne m’arrive à peu près jamais devant un film, et je n’ai eu aucun mal à reprendre l’histoire sensiblement au point où je l’avais laissée (à savoir, nulle part). C’est vous dire l’épaisseur du scénario et sa tension dramatique. Il faut dire que c’est adapté d’un roman de Jean Teulé, ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille… Je me suis malheureusement réveillée à temps pour un final pathétique, désespérément convenu et dégoulinant de bons sentiments. A un moment je me suis demandée si ce n’était pas à prendre au 18° degré et si Patrice Leconte ne se moquait pas de son propre film. Mais je ne pense pas que l’auto-dérision puisse atteindre de tels sommets d’ineptie. Si vous ne vous êtes pas encore déplacés, vite, passez votre chemin.

Shrek 4, Il était une fin

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          Quatrième et dernier volet de la saga Shrek. On est loin de l’impertinence du premier. Ce qui se voulait une parodie de contes de fées plutôt destinée aux adultes s’est peu à peu transformée en dessin animé bien pensant. Triste évolution.

          Dans ce dernier opus, Shrek veut redevenir méchant et signe pour cela un contrat maléfique (pas avec le diable, mais presque). L’Ane ne le reconnaît plus, Potté s’est transformé en animal de compagnie obèse et Fiona le déteste. Bref, tout va mal. Mais comment notre héros va-t-il bien pouvoir s’en sortir ?

           La 3D est l’intérêt majeur de ce dessin animé. Il y a quelques moments drôles et les personnages sont toujours aussi attachants. Dommage que l’histoire soit aussi convenue et la fin aussi mièvre. Absolument pas indispensable. Avis aux fans du Shrek rustre et impertinent : fuyez !

L’Illusionniste, Sylvain CHOMET

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          Après Les Triplettes de Belleville, Sylvain Chomet nous propose de nouveau un très beau film d’animation sur un scénario inédit de Jacques Tati.

          L’histoire est simple, un suit les désillusions d’un illusioniste. Il y a très peu de paroles (simlement un mot par-ci par-là). Les images sont très belles : des paysages à l’aquarelle d’une grande poésie. Loin des rythmes effrénés des films à gros budget, une invitation à la rêverie. Un petit moment de bonheur.