Archives de Tag: cuisine traditionnelle

Le Refuge des Moines

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         Le Refuge des Moines est un petit bistrot du quartier des Epinettes, situé dans le 17° arrondissement, coincée entre les Batignolles d’un côté, et le 18° avec la Butte Montmartre de l’autre. Une belle ardoise avec des produits de saison et une carte des vins impressionnante dans une décor chaleureux pour cette table sympathique.

Salle-du-restaurant

          Si Montmartre ou les Batignolles sont riches en petits restaurants accueillants, les Epinettes est plutôt un quartier résidentiel qui compte essentiellement des pizzeria et restaurants africains. Le Refuge des Moines fait l’angle entre la rue des Moines et la rue Guy Moquet. La déco très boisée et sobre colle assez bien au nom et donne envie de pousser la porte. La carte est alléchante, malgré des tarifs un peu élevés pour un établissement de ce type. En revanche, le vrai bon point est que tout est fait maison, ce qui se fait rare. Vous pourrez y déguster une terrine de lapin au cognac, des escargots de Bourgogne, du thon mi-cuit au sésame, des médaillons de veau sauce citronnée, du magret de canard sauce cerise noire, tarte au citron ou parfait glacé à la framboise. Une carte qui varie bien sur en fonction des saisons.

Vue-de-l-interieur

          Les portions sont généreuses, on ne risque pas de repartir la faim au ventre. La cuisine est assez classique mais bien réalisée et goûteuse, avec des produits de qualité. Si on ne peut pas parler d’une grande table, on est pourtant au-dessus du niveau de la grande majorité des brasseries. Quand à la carte des vins, elle est tout bonnement exceptionnelle, avec de très grands crus en réserve. Je trouve que ce genre de tables à Paris ont une place difficile : un peu chères pour une sortie « de tous les jours » et pour quelques euros de plus on peut le midi accéder à certains menus étoilés. Certes, on n’est pas toujours disponible pour le déjeuner mais bon, les prix parisiens sont quand même une drôle de chose ! Une adresse à découvrir et qui ravira les amateur de bonne cuisine mais aussi et surtout de bons vins. 

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Le Refuge des Moines

85 rue des Moines

75017 Paris

01 42 28 92 52

Fermé le samedi midi et le dimanche

Comptez 45€ entrée/plat/dessert

Le Pyrénéen

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          Le Pyrénéen est une brasserie toulousaine qui a ouvert ses portes en 1925. Le décor n’a pas changé et les traditions se perpétuent aussi bien en salle que dans l’assiette. Au menu, des mets traditionnels, simples mais généreux et une ambiance chaleureuse, hors du temps. 

          Je ne connaissais pas du tout cette institution toulousaine, j’ai beau avoir grandi dans le coin, être passée devant des centaines (voire des milliers) de fois et aimer écumer les bonnes tables, je n’en avais tout bonnement jamais entendu parler ! Il paraît pourtant que pas un touriste ne passe en ville s’en s’y arrêter et que les vieux toulousains s’y retrouvent depuis des générations, comment avais-je donc pu rater une chose pareille ? Quand mon papa m’en a parlé alors que nous passions devant la faim au ventre et à la recherche d’une brasserie ouverte un lundi soir, j’ai donc sauté sur l’occasion d’aller voir de plus près cet endroit dont je ne connaissais l’existence que depuis quelques secondes à peine. Mais après tout, tester de suite était encore le meilleur moyen de ne pas oublier !

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          De l’extérieur, le lieu n’a rien d’exceptionnel. Coincé entre McDo et la Fnac, en dessous d’un autre restaurant dont l’enseigne se lit de loin, il passe un peu inaperçu. D’autant que la terrasse protégée de bâche plastiques et le stand de fruits de mer de m’inspiraient que très moyennement. Pas si surprenant que je n’y ai même jamais jeté un oeil… Grave erreur, une fois à l’intérieur, la salle est magnifique ! La vieille brasserie n’a pas changé de décor depuis son ouverture voilà près d’un siècle ! Mosaïque au sol, vitraux et éclairages « art nouveau », fresque pyrénéennes, tableaux et grandes glaces aux murs, sans oublier bien sûr les accueillantes banquettes vertes et le mobilier « bistrot ». Le lieu est de toute beauté. On est propulsé au coeur des années 20, dans une ambiance qui met de suite à l’aise.

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          Fait assez original, ici, si on est deux, on ne mange pas face à face mais côte à côte ; ainsi, on a tout le loisir d’observer ce qui se passe en salle… et à la table de ses voisins ! Une configuration inhabituelle qui crée une étrange proximité entre les convives. Quant à la carte, elle est pour le moins généreuse ! Vous y trouverez quelques grands classiques quelques peu disparus de la circulation tels oeufs mimosas, rillettes d’oie, harengs pommes chaudes, pieds ou tête de cochon ou encore rognons de veau. Mais aussi des choses un peu moins traditionnelles comme la tartine de Saint-Jacques au Serranno ou le bar au citron confit. La cuisine est simple, les produits de qualité et les quantités généreuses. Quant aux prix, comme les assiettes, ils ne sont pas légers ; toutefois, tout semble fait maison (même les citrons confits, ce qui est fort rare), et le lieu mérite bien ça. Le service est sympathique et on ressort repu. En revanche, autant vous prévenir, les adeptes d’une cuisine raffinée ne trouveront pas ici leur compte. Un lieu et une cuisine hors du temps qui méritent le détour, pour le plaisir d’un voyage au début du siècle dernier.

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Le Pyrénéen

14 allée du Président Roosevelt

31 000 Toulouse

Environs 50€ pour un menu complet

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Bouillon de légumes hivernal

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Avec l’arrivée de l’hiver, les légumes sur les étals se transforment, carottes et poireaux viennent remplacer poivrons et courgettes. Les recettes de saison sont à revoir et je retrouve avec plaisir une recette toute bête mais dont je ne me lasse pas : un bon vieux bouillon de légumes. Une soupe toute simple mais que je ne mouline pas, je laisse le bouillon avec de gros morceaux de légumes qui nagent joyeusement dedans et dans lesquels on peut croquer avec délice : miam !

Pour 4 assiettes de bouillon :

2 poireaux

1 oignon

3 carottes

5 pommes de terre

Un filet d’huile

Sel, poivre

Les quantités sont données pour des légumes de taille moyenne.

Coupez le vert des poireaux ainsi que la racine et rincez-les bien pour enlever le sable qui se loge souvent entre les feuilles puis détaillez-les en rondelles d’environ 1 cm d’épaisseur.

Epluchez l’oignon et coupez-le en cubes  d’environ 1/2 cm.

Epluchez ensuite les carottes et coupez-les en cubes d’environ 1 cm. En rondelle, ça fonctionne aussi, à condition de recouper en 2 celles qui seront plus grosses, les morceaux devant faire à peu près la même taille pour bien cuire.

Epluchez enfin les pommes de terres et coupez-les en cubes réguliers à peu près de la même taille que ceux de carottes (ou légèrement plus gros, question de cuisson toujours).

Faites revenir l’ensemble des légumes avec un filet d’huile dans une cocotte ou une grande casserole. Ils ne doivent pas la remplir à plus d’un tiers ou grand maximum la moitié, afin de laisser de la place pour ajouter l’eau. Lorsque les légumes ont commencé à dorer, ajoutez de l’eau afin de doubler à peu près le volume de la préparation. Salez, poivrez. Vous pouvez également ajouter des herbes ou un bouillon cube de votre choix si vous en avez sous la main, afin de donner plus de goût. Couvrez et laissez cuire à feu doux environ 1/2 h.

N’hésitez pas à jeter un oeil en cours de cuisson et à ajouter de l’eau au besoin. Goûtez également en cours de route pour rectifier l’assaisonnement. Après 1/2 h, vérifiez la cuisson des légumes avec la pointe d’un couteau (testez les carottes, elles sont toujours les plus récalcitrantes). Si la lame s’enfonce bien, c’est cuit ! Enlevez ensuite le couvercle et laissez réduire 1/4 d’h si besoin. Le bouillon ne doit pas être trop liquide, sinon il aura tendance à manquer de goût. Servez bien chaud.

Bon appétit ! 

Chez Claude

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          Chez Claude est un bistrot idéale situé entre le Louvre et les Halles. La salle est typiques des vieux restaurants parisiens, tout comme la carte. Le menu entrée/plat ou plat/dessert est à 15,60 €, ce qui reste relativement raisonnable pour le quartier. Une valeur sure.

           Au menu, ravioles de Royans, foie gras, tartare de boeuf, confit de canard, grandes salades, tarte fine aux pommes, crumble de mangue… Une cuisine assez simple mais franchement bonne et généreuse. On ressort bien calé (mais pas trop lourd) et on apprécie l’accueil sympathique. On se régale et on en redemande. Le cadre est particulièrement accueillant. Une adresse sans prétention mais très appréciable, sans doute l’un des meilleurs rapport qualité/prix du quartier.

Chez Claude

166 rue Saint-Honoré

75001 Paris